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EAN : 9782070407200
145 pages
Gallimard (02/02/1999)
3.59/5   11 notes
Résumé :
" Tous les mercredis, au printemps de 1917, Guillaume Apollinaire vers six heures du soir, attendait ses amis, au café de Flore, voisin de son logis.
Blaise Cendrars " s'amenait " (c'est le moins que l'on puisse dire) régulièrement. Je me souviens des visages de Max Jacob, de Raoul Dufy, de Carco, d'André Breton et de quelques fantômes dont il vaut mieux oublier les noms. Le café de Flore n'était pas à cette époque aussi célèbre que de nos jours. On pouvait y... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Kickou
  08 juillet 2022
Co-auteur (avec André Breton, en 1920) des Champs Magnétiques, initiateur du Dadaïsme, précurseur de l'écriture automatique et du Surréalisme, Philippe Soupault n'a pourtant pas laissé une très grande trace dans la littérature française. Dans ce recueil de 11 textes, sous forme de chroniques ou de critique littéraire, il se souvient de ces rencontres avec Marcel Proust, James Joyce et Georges Bernanos. Il nous dit son admiration pour Guillaume Apollinaire, qu'il a connu ; puis pour A. Rimbaud et C. Baudelaire, pour la poésie d'une façon générale, comme l'expression de la liberté et de la révolte. Il nous parle de son engouement pour certains peintres : Henri Rousseau (Le Douanier), Max Ernst, Francis Picabia ou le photographe Man Ray (auteur de la photo de couverture) ... Il montre les parallèles entre les arts picturaux et la littérature de cette époque (années 1920/1940). On croise dans ces textes toute une faune d'artistes bohèmes, oubliés pour certains, restés dans l'histoire pour d'autres ; Tristan Tzara, Max Jacob, Louis Aragon, René Crevel, Georges Braque ... Comme toutes les contre-cultures le dadaïsme fût « rattrapé » par son succès et par le « Système ». de son ami Blaise Cendrars il apprendra que « le vrai n'était pas toujours vraisemblable » (p. 82). de Pierre Reverdy, il dit qu'il était « Trop orgueilleux pour être vaniteux » (p.77). Page 131, il avoue à son lecteur « Je dois reconnaître qu'à cette époque nous savions ce que nous ne voulions plus mais que nous ignorions encore où nous souhaitions aller ». Certes leur époque ne fût pas la plus facile, mais n'est-ce pas le propre de chaque grande génération d'artistes que de vouloir renverser les tables ?
Sympathiques petits textes, agréables à lire et plein d'érudition, pour qui s'intéresse à l'histoire de la littérature du XXe siècle. Allez, salut et bonnes vacances à tous.
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Charybde2
  05 novembre 2015
Le champ magnétique de l'échange, par un grand témoin et acteur de la littérature qui ose.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2015/11/05/note-de-lecture-profils-perdus-philippe-soupault/

Lien : http://charybde2.wordpress.c..
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VACHARDTUAPIED
  27 mars 2013
Soupault nous propose huit portraits(Apollinaire, Crevel, Proust, Joyce, Bernanos, Reverdy, Cendrars, le Douanier Rousseau. J'ai adoré l'évocation d'Apollinaire....
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   05 novembre 2015
Je continue à penser que l’œuvre poétique d’Apollinaire c’est-à-dire Alcools et Calligrammes est d’une variété et d’une audace qui sont, à dire vrai, exceptionnelles, surtout si l’on se souvient de l’époque où elle fut conçue. Ce poète inspiré cherchait, sans toujours y réussir, mais avec une extrême bonne foi, à trouver « quelque chose de nouveau », comme il disait. Ce à quoi il attachait le plus de prix, quand il s’agissait de poésie, c’était la nouveauté dans tous les sens que l’on veut accorder à ce mot. Les chers fantômes, surtout celui de Henri Heine et parfois celui de Ronsard, hantaient ses rêves et lui dictaient certaines tournures, mais la plupart du temps (une de ses expressions favorites) il cherchait délibérément l’inconnu. Il est hors de doute que son érudition (affectée ou véritable, nul ne peut en juger) l’a souvent gêné. Il n’en est pas moins vrai qu’il fut celui qui offrit aux jeunes poètes de son temps l’occasion « d’aller plus vite et plus loin » comme il l’avait si ardemment souhaité et réclamé.
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Charybde2Charybde2   05 novembre 2015
(À propos de Pierre Reverdy) En ces années, il ne parlait que de poésie. Il oubliait la guerre, les mensonges, les bourrages de crâne, la boue, le sang, les tueries, les absurdités et le reste. La poésie devenait essentielle. C’est grâce à lui que j’ai admis que certains devaient se vouer à la poésie. Et il m’imposa cette vocation alors que j’étais tenté de jouer au plus fin, d’acquérir de la puissance et de tricher comme beaucoup de mes contemporains. Il m’enseigna la pureté. Il m’apprit à haïr les tricheurs. Et si, bien que cela me répugne en évoquant Pierre Reverdy, je me crois obligé d’écrire : je… ou moi… c’est parce que je fus et demeure un des rares témoins (il me l’a dit lui-même plus tard) de cette époque de sa vie, celle où il tentait de définir les puissances de la poésie. Au même moment, dans la même ville, un théoricien, disciple infidèle de Mallarmé, s’efforçait d’en fixer artificiellement les limites.
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Charybde2Charybde2   05 novembre 2015
Cette vie commande l’attitude des lecteurs. Elle exige pour aborder l’œuvre de Joyce un effort. Elle redonne à la lecture un sens différent et une dignité que la plupart des romans contemporains lui avaient fait perdre.
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Charybde2Charybde2   05 novembre 2015
(À propos de Marcel Proust) Je crus, et ne fus pas le seul, qu’il se cachait et qu’il refusait de revoir ceux qui auraient pu lui rappeler des souvenirs dont il n’avait plus l’usage. En vérité, et je le compris aisément, il avait hâte de finir son œuvre qui d’ailleurs ne fut jamais finie bien qu’il ait cru nécessaire d’écrire le mot fin au bas d’une des feuilles de son manuscrit.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   27 mars 2013
Ta langue
le poisson rouge dans le bocal
de ta bouche
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Videos de Philippe Soupault (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Soupault
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, un groupe de jeunes poètes, traumatisé par le conflit et animé par un fort désir de révolte, se lance dans l'exploration de nouveaux territoires de création. Parmi eux, André Breton et Philippe Soupault vont écrire, au début de l'année 1919, Les Champs magnétiques. Rédigé dans des conditions inédites et radicales, ce texte va bouleverser les conventions littéraires de l'époque et constituer un jalon important de l'histoire du surréalisme. Découvrez pourquoi avec Olivier Wagner, conservateur à la BnF et commissaire de l'exposition « L'Invention du surréalisme », présentée à la BnF du 19 mai au 14 août 2021.
Du 19 mai au 14 août 2021 | François-Mitterrand
En savoir plus sur l'exposition « L'Invention du surréalisme : des Champs magnétiques à Nadja » : https://c.bnf.fr/L7t
+ Lire la suite
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