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ISBN : 2070146308
Éditeur : Gallimard (17/04/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes)
Résumé :
«Je suis, à ma façon, un amateur d'histoire, un spectateur du bon Dieu. Dans la mesure de mes moyens, j'étais, j'essayais d'être, je suis toujours ou j'essaie d'être le témoin du temps qui passe et de ma propre vie. C'était l'ambition avouée de La Gloire de l'Empire et d'Au plaisir de Dieu. Au revoir et merci n'avait pas d'autre sens. Est-ce qu'il y a rien d'autre à faire, pour un écrivain, pour un homme, que de s'efforcer de comprendre notre monde et sa vie ? Est-c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Nastasia-B
  09 décembre 2017
Il est probablement de mauvais ton en ce moment de dire ce que l'on pense sincèrement de Jean d'Ormesson, littérairement parlant. Le littéraire, qui devrait être la seule chose qui nous préoccupe dès lors qu'on parle d'un écrivain, fût-il récemment décédé.
Il y a quelques années, donc, dans ma librairie favorite, je feuilletais un volume de la Pléiade : Thomas Mann ? Hermann Hesse ? John Steinbeck ? D. H. Lawrence ? Robert Musil ? Witold Gombrowicz ? Yachar Kemal ? Italo Svevo ? Junichirô Tanizaki ? Orhan Pamuk ? Non, non, non, malheureusement, non. Ceux-là ne figurent pas dans la collection, tous écrivains trop mineurs probablement pour espérer y figurer. Non, non, c'était bien mieux que tout ça, c'était un volume de... Jean d'Ormesson !
Il y avait donc sur l'étagère, dans un proche voisinage, William Shakespeare, Léon Tolstoï et Jean d'Ormesson. Au départ, j'ai cru qu'il s'agissait d'un jeu où l'on pouvait gagner quelque chose si l'on désignait correctement l'intrus. Mais non, la vendeuse a été formelle, le machin de d'Ormesson était à vendre lui aussi. Il n'y avait rien à gagner. Au contraire, en le feuilletant, j'ai vite compris qu'il y avait tout à perdre : et son temps et son argent.
Je n'y ai trouvé que pages atones et douloureux ennui : des phrases ou creuses, ou pompeuses, ou sirupeuses, ou démagogiques, ou méthodecouéistes, ou tout ça à la fois. J'ai sondé le machin à plusieurs endroits afin d'être sûre : partout la même farine, partout la même blancheur, partout la même inconsistance. Ça me filait entre les doigts ; j'ouvrais la main : il ne restait plus rien.
Alors oui, il est mort le pauvre homme. Ce sont des choses regrettables, très tristes mais qui malheureusement arrivent à tout le monde. Par exemple, Michel Butor ou Michel Tournier se sont éteints récemment et pour eux, pas de drapeau, pas de funérailles, pas de nationales, pas de discours opportuniste d'un président, rien. Reste l'oeuvre nue, il n'a plus que ça, l'écrivain, voilà sa stèle, voilà l'empreinte qu'il laissera. Jean d'Ormesson, lui, a tout eu : les médias complaisants, le décorum, les larmes à l'œil et le crayon sur le cercueil… Mais qu'en restera-t-il, dans dix ans d'ici ? (À l'échelle de la littérature, vous savez bien que dix ans c'est la plus petite unité de mesure.)
Milan Kundera a plusieurs fois fustigé — et ce à quoi je souscris — ce qui pour lui était la pire lie de la littérature, à savoir le kitsch. Il définit le kitsch (grosso modo) comme ce qui est bienpensant, gentil, onctueux (l'équivalent livresque du Nutella), ce qui est censé plaire à tout le monde, car totalement lisse, sans aspérité, sans saveur ni odeur clairement affirmées, sauf à aller toujours dans le sens du courant dominant.
Une odeur n'est définissable, n'est repérée comme telle par notre cerveau que dès lors qu'elle parvient à se distinguer du bain odoriférant de l'environnement. Le kitsch c'est l'odeur d'ambiance. Eh bien pour moi, littérairement parlant, Jean d'Ormesson est l'incarnation du kitsch, donc, par définition, ce qui ne survivra pas aux modifications de l'air du temps, car ça ne développe aucune pensée, aucune vision, aucun style propres.
Bref, aujourd'hui, plus que jamais, ce n'est qu'un avis, et vous savez qu'il ne représente pas grand-chose, qui plus est sur une oeuvre abandonnée jadis, le jour même où je m'y étais plongée, comprenant vite qu'elle ne comblerait aucune de mes attentes, littérairement parlant. Quant aux trompettes de la renommée, un vieil ami à moi m'a soufflé une fois qu'elles étaient souvent mal embouchées. Allez savoir…
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Matho
  11 décembre 2017
Tout ce qui est excessif est insignifiant, et à cet égard la "critique" de Nastasia-B du présent volume est insignifiante.
Il est trop facile de faire une citation sortie de son contexte, et de la démolir : à ce jeu, il suffit d'énoncer la citation de Proust où il est question des vertèbres sur le front de tante Léonie pour "démontrer" que c'est un mauvais écrivain.
Jean d'Ormesson n'est ni Proust ni Céline, mais il a écrit de bons livres : je recommande l'Histoire du Juif errant.
Il n'est pas digne de la Pléiade ? Peut-être, mais grâce aux ventes du délicieux D Ormesson dans cette collection, Gallimard va pouvoir financer des volumes au public plus restreint.
Jean d'Ormesson ? Un bienfaiteur de l'humanité, vous dis-je.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JipiJipi   21 avril 2018
Le train de ma vie

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents.

On croit qu'ils voyageront toujours avec nous.

Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.

Au fur et à mesure que le temps passe, d'autres personnes montent dans le train.

Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l'amour de notre vie.

Beaucoup démissionneront (même éventuellement l'amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.

D'autres seront si discrets qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs sièges.

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, de bonjours, d'au-revoirs et d’adieux.

Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons.

Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

Aussi, merci d'être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec vous.

Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.

Jean D’Ormesson
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dcombierdcombier   20 juin 2016
J'ai toujours pensé qu'il n'y avait qu'un seul créateur, un seul peintre et sculpteur, un seul musicien, un seul romancier de génie : C'était Dieu. (Avant-propos de l'auteur)
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AustralAustral   02 janvier 2016
La France se méconnaît lorsqu'elle donne dans le panneau mélancolique du sublime noir et de ses terreurs.

(Préface)
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dcombierdcombier   20 juin 2016
N'avoir pas de succès est affreux, mais ce n'est rien : le pire, c'est que les autres en aient. (Au revoir et merci)
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"La bibliothèque idéale de l'homme cultivé de notre temps" - Jean d'Ormesson
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