En 1888, Tchekhov a vingt-huit ans : récits et brèves nouvelles commencent à lui valoir une relative notoriété, mais il rêve de se mesurer à ses illustres aînés, Dostoïevski, Tourgueniev ou Tolstoï, et se lance... > voir plus
Le voyage à travers la Russie méridionale d'un jeune garçon partant vers de lointaines études.
Un long récit d'initiation. On est bercé par la monotonie envoûtante de La Steppe et l'art du détail...
Quand nous regardons longuement le ciel immense, nos idées et notre âme se fondent dans la conscience de notre solitude. Nous nous sentons irréparablement seuls, et tout ce que nous tenions auparavant pour familier et cher s'éloigne indéfiniment et perd toute valeur, Les étoiles, qui nous regardent du haut du ciel depuis des milliers d'années, le ciel incompréhensible lui-même et la brume, indifférents à la brièveté de l'existence humaine, lorsqu'on reste en tête à tête avec eux et qu'on essaie d'en comprendre le sens, accablent l'âme de leur silence; on se prend à songer à la solitude qui attend chacun de nous dans la tombe, et la vie nous apparaît dans son essence, désespérée, effrayante...
Une volée de perdix, effrayée par l'équipage, se leva de terre avec son doux "trrr"... et s'envola vers les collines. Les sauterelles, les grillons, les courtilières cachés dans l'herbe entonnèrent leur musique grinçante et monotone.