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Patrick Lévy (Traducteur)
EAN : 9782070325030
384 pages
Éditeur : Gallimard (04/04/1989)
4.02/5   225 notes
Résumé :
L'homme se tient sur une brèche, dans l'intervalle entre le passé révolu et l'avenir inconnaissable. Il ne peut s'y tenir que dans la mesure où il pense, brisant ainsi, par sa résistance aux forces du passé infini et du futur infini, le flux du temps indifférent.
Chaque génération nouvelle, chaque homme nouveau doit redécouvrir laborieusement l'activité de pensée. Longtemps, pour ce faire, on put recourir à la tradition. Or nous vivons, à l'âge moderne, l'usu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Luniver
  20 juillet 2018
Si vous désirez une lecture légère pour la plage, fuyez ! La crise de la culture ressemble plutôt à une pierre ponce inversée : le livre n'a l'air de rien à vue de nez, mais il faut prendre une pause d'une demi-heure à chaque page pour bien assimiler ce qu'on vient de lire.
L'investissement en valait cependant la peine. L'essai met des mots précis sur des concepts un peu vagues que je ressens depuis quelque temps (et je ne parlerai donc que de ceux-là dans la suite de cette critique). Globalement, le monde occidental repose depuis des siècles sur un trio de fondements qui se renforcent mutuellement :
- la tradition : on sait qui on est, et qui on a toujours été (même si paradoxalement, ça peut changer souvent au fil des générations. Mais à tout moment donné, la majeure partie de la population a une référence unique en tête).
- l'autorité : on reconnaît qu'il y a des gens qui savent très bien quoi faire pour être encore mieux nous-même, et on leur fait naturellement confiance dans leurs prises de décision.
- la religion : on n'est pas nous-même sans raison, et il y a des transcendances qui justifient parfaitement nos comportements.
Or, ces derniers temps, toutes ces belles certitudes ont été pulvérisées par les philosophes, les scientifiques et les historiens, et souvent brillamment. On se sait plus très bien qui on est, ni même si ce « on » a bien un sens ; toutes les valeurs deviennent relatives, et il est difficile de savoir au nom de quoi on pourrait bien donner des leçons aux autres ; quant à l'autorité, vu que le respect naturel qui doit la provoquer n'a plus de base stable, elle est bien souvent remplacée par des petites crises de violence et/ou de rapports de force qui ne mèneront pas à grand-chose.
Il ne s'agit cependant pas d'être nostalgique de vérités passées : l'auteur montre que l'idée même d'un événement fondateur dans le passé dans lequel tout le corps social se reconnaît ne fonctionne tout simplement plus dans nos sociétés. Et que les tentatives d'en inventer de nouveaux se cassent la gueule encore plus vite que ceux qu'elles prétendent remplacer. Mais en tout cas, rien n'a encore émergé pour remplacer ce concept, et on gère désormais les problèmes au jour le jour, sans vraiment avoir de vision d'avenir claire. Est-ce que c'est grave ? Est-ce qu'on finira par nous découvrir une nouvelle cohésion ? Est-ce qu'on tiendra le choc face aux sociétés qui savent très bien, elles, où elles veulent aller ? L'avenir nous le dira.
L'essai demande pas mal d'efforts, mais je pense qu'il en vaut largement la peine si on veut vraiment réfléchir en profondeur à ces questions et éviter les lieux communs habituels.
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karenbzh
  22 novembre 2017
La crise de la culture, écrit par Hannah Arendt, de son titre original Between Past and Future est un recueil de pensée politique comprenant huit essais dont La crise de la culture qui s'intéresse particulièrement au rapport entre Société et Culture et étudie les phénomènes de Société et Culture de masse ; il a été publié pour la première fois en 1961.
La « Culture de masse » est la culture de la « Société de masse » ; ces deux termes ont longtemps été péjoratifs : En effet, la « Société de masse » désignait au départ une forme débauchée de la Société, le terme de « culture de masse » apparaît donc antinomique. La culture étant représentative de la classe sociale dirigeante et cultivée, à contrario de la masse englobant la classe inférieure, jugée inculte. le premier but de ce concept est d'intellectualiser le « kitsch », en partant du principe que la Société de masse va devenir universelle. Ce phénomène provoque l'inquiétude des intellectuels ; on ne peut envisager de laisser la « culture populaire » au petit peuple. La question qu'Hannah Arendt pose est de savoir si ce qui est vrai pour la « Société de masse » l'est aussi pour la « Culture de masse ». Les rapports entre la culture et la Société ont toujours été ambigus. En Europe, le snobisme et le goût de la bonne culture sont apparentés au rang social. La littérature et la peinture américaines ont eu une forte influence sur le développement de l'art moderne, y compris dans des pays adoptant des attitudes anti-américaines. Sur le continent américain, il y a moins de rapport entre la culture et la position sociale, d'où une forte influence de cette culture sur l'art moderne qui est le fruit d'une rébellion à l'égard de la Société bien pensante européenne. La « Société de masse » est apparue lorsqu'on a englobé toutes les catégories sociales dans la Société, y compris la masse de la population ; auparavant, la Société n'était représentée que par les individus jouissant de richesses et de loisirs et donc ayant des moyens et du temps à accorder à la culture. L'apparition du terme de « Société de masse » semble indiquer que l'ensemble du peuple, libérée de ses travaux harassants, peut désormais disposer de loisirs pour la culture. Il semblerait que l'origine de cette bonne société remonte à l'époque des cours européennes absolutistes et en particulier celle de Louis XIV, qui sut, en rassemblant sa cour à Versailles assujettir la noblesse en faisant d'eux de courtisans, les écartant ainsi de tout pouvoir politique. le précurseur de l'homme de masse serait l'individu découvert par Rousseau ou John Stuart Mill, auteurs en rébellion contre la Société bien pensante. Depuis, la Société et ses individus n'ont cessé d'être en conflit, tant dans la fiction que dans la réalité. L'homme, partie intégrante de cette Société qui n'a de cesse de lui « prendre le meilleur de lui-même » et à laquelle il cherche continuellement à se démarquer. Auparavant, la Société n'était restreinte qu'à certaines classes de la population ; l'englobement de certaines classes faisant alors partie de la « non-société » crée alors un malaise chez ses individus qui ne se trouvent plus d'échappatoire. On peut souligner que l'artiste est le dernier individu de la « Société de masse ». Il faut bien distinguer la Société de la « Société de masse ». Paradoxalement, l'artiste s'est détourné de la Société, qui le rejetait en tant qu'individu. C'est ce rejet qui a conduit à l'art moderne, qui n'était au départ qu'un refus à l'égard de cette Société. Curieusement, et c'est là qu'est toute l'ambivalence de ce rapport, la Société s'intéresse à toutes formes de culture présumée. La Société s'accapare la culture, qui devient signe de position sociale et de qualité. La culture devient, dès lors, un moyen de réussite sociale et « d'éducation ». de tous temps, les rapports entretenus entre Société et Culture ont été ambivalents : la Société recherche la Culture dont elle a besoin, tout en rejetant l'artiste qui la crée et se sent donc menacé par cette même Société et cherche à s'en éloigner. Ce phénomène est cependant bien plus présent en Europe que sur le sol américain. L'Europe est dominée par un philistinisme qui veut que l'utilité passe avant la nature et l'art jugés inutiles. Ce qui n'empêche pas la Société de rechercher la Culture et de se l'approprier. La « Société de masse », à l'inverse de la Société classique englobe l'ensemble de la population, ce qui peut parfois provoquer des tensions entre les différentes couches de la Société et conduire à des rébellions de la part des classes lésées qui se cherchent une échappatoire qu'ils ne trouvent plus dans la « Société de masse ». La « Culture de masse » est donc la culture de cette « Société de masse », sans pour autant être laissée à la « masse » du peuple, mais à l'ensemble des couches sociales, donc inévitablement à la classe dirigeante.
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Fx1
  31 mars 2014
De tout temps la culture a toujours était un élément prépondérant. du reniement de celle - çi dépend l'avénement d'une vision populiste de la société. La culture est l'ennemie la plus faouche des populistes et autres démagos. La lutte pour le maintien d'une culture digne de ce nom n'occupe que trop peu de place dans la société contemporaine . L'aliénation de masse la détruit et la place dans une position trés compliquée. Hannah Arendt a choisie de porter ce difficile combat dans une oeuvre qui aborde avec force les différentes problématiques rencontrées par la culture dans un monde ou elle passe clairement au second plan. Hannah Arendt organise son livre en plusieurs mouvements , qui aborde la liberté , la culture , l'éducation , l'autorité , ect. le spectre des thématiques est ici trés large et cela demande une lecture attentive afin d'assimiler concrétement tout ces éléments . Hannah Arendt traite ici de la confrontation entre la perte de latradition et le nouvel age de la culture et du chemin a parcourir entre le passé dont l'on ne veut plus forcément et l'avenir que l'on ne souhaite pas forcément connaitre car l'on en a peur. Cette aventure de la culture est particuliérement passionante et Mme Arendt la fait vivre de la maniére la plus riche que l'on puisse connaitre. Une oeuvre fondamentale de plus à l'actif de cette grande dame de la pensée.
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vincentf
  24 février 2013
Que reste-t-il dans le monde déboussolé d'aujourd'hui des grandes notions qui en ont façonné la pensée, comme la liberté, l'autorité, la vérité, la tradition ou l'histoire? Les analyses serrées d'Hannah Arendt montrent à quel point celles-ci sont ébranlées, que les expériences politiques et scientifiques radicales du vingtième siècle ont mis à mal tous les repères. Elle montre aussi l'écart qui existe entre la pensée solitaire du philosophe et la vie dans la cité, où la vérité importe beaucoup moins que l'action, où l'éducation, en voulant épouser les besoins de l'enfant, devient vide de sens, où la culture, en se démocratisant, se transforme en banal objet de consommation. le monde nous échappe, et nous ne pouvons que le penser sans coller à lui, que faire semblant de l'adapter à la faiblesse de nos sens imparfaits. La crise ouverte est loin d'être refermée.
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mercutio
  28 janvier 2021
Ce recueil d'essais hérite du titre de l'un d'eux; il est sous-titré "huit exercices de pensée politique".
D'exercices, il s'agit bien ici et c'est en cela que réside premièrement l'intérêt de l'ouvrage.
Sur les thèmes, sélectionnés vers 1960 par l'auteur, américain, toujours pleinement d'actualité et, www aidant, parlant à l'ensemble du monde occidental (krachs de la tradition et de l'autorité, aspirations contradictoires à la liberté, perte de confiance dans le politique et complotisme, dissolution de la culture dans les loisirs,….), point de réponse apportée à des questions qui, lorsqu'elles sont posées, ne sont que rhétoriques.
Mais une activité incessante pour chaque fois rechercher des origines, établir des filiations, dénicher le concept derrière la perception commune, détecter des ruptures, pointer le coeur derrière la peau, la graisse et autres membranes obscurcissantes, en un mot dépecer la bête.
En second lieu, l'indéniable connaissance par l'auteur de ses illustres prédécesseurs dans la matière, offre "clés en main" un ensemble de références et l'opportunité d'aller y regarder de plus près, au cas où affinités notamment chez les chouchous Platon, Aristote, Machiavel et Kant.
Seul L'essai "La crise de l'éducation" fait exception car traité sur un plan plus sociologique que philosophique.
Et d'un, et de deux, c'est pas mal!
Au-delà, c'est affaire d'aptitude et me semble-t-il de goût.
Aptitude à la gym au sol quand les abdos ont disparu voire n'ont jamais existé.
La conduite de la pensée de l'auteur semble souvent non linéaire, les enchaînements surprennent, l'ensemble peut paraître confus avec des débuts comme extirpés d'un plat de spaghettis, des ensuite qu'on veut bien mais pourquoi ceux-là et pas d'autres? , des enfin aux airs de "ah tiens, c'est là où elle voulait en venir"!...
Bien entendu, ce n'est que l'avis d'un gars qui préfère le marathon à la gym au sol.
Goût pour les mets simples plutôt que la nourriture moléculaire .
La phrase traduite en français est plutôt lourde, épaissie de nombreuses locutions, inserts, précisions qui ne semblent pas s'imposer et nuisent à un exposé clair du raisonnement. Des formules "toc" tels que "mais le plus important est…", "l'ennuyeux est….", "tout se passe comme si…" sont récurrentes et lassent à force. Et cet élitisme gratuit, inutile consistant à émailler le texte de mots ou locutions, grecques de préférence, latines à l'occasion, quelquefois traduites mais pas toujours.
L'élitisme peut énerver mais il est à la rigueur admissible en tant que prérogative d'une élite adoubée par ses pairs et le public.
Ne boudons donc pas notre plaisir d'exploser de rire devant la métaphore du parallélogramme des forces imaginée par l'auteur dans sa préface quelque peu absconse "La brèche entre le passé et le futur"; métaphore qui, tout bien considéré, toute honte bue et les neurones en fusion, nous laisse préférant Hannah Arendt proposant des exercices de philosophie plutôt que des travaux dirigés de physique.
Reste la question: le relire ou pas?
A discuter avec Hamlet.
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
kilitoukilitou   14 août 2010
C'est également avec l'éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d'entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n'avions pas prévu, mais les préparer d'avance à la tâche de renouveler un monde commun.
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moklosmoklos   19 septembre 2007
Puisque l’autorité requiert toujours l’obéissance, on la prend souvent pour une forme de pouvoir ou de violence. Pourtant l’autorité exclut l’usage de moyens extérieurs de coercition ; la où la force est employée, l’autorité proprement dite a échoué. L’autorité, d’autre part, est incompatible avec la persuasion qui présuppose l’égalité et opère par un processus d’argumentation… Historiquement nous pouvons dire que la disparition de l’autorité est simplement la phase finale d’une évolution qui a sapé principalement la religion et la tradition.
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blanchenoirblanchenoir   01 juillet 2016
La culture, mot et concept, est d'origine romaine. Le mot "culture" dérive de colere - cultiver, demeurer, prendre soin, entretenir, préserver - et renvoie primitivement au commerce de l'homme avec la nature, au sens de culture et d'entretien de la nature en vue de la rendre propre à l'habitation humaine (...) Il semble que le premier à utiliser le mot pour les choses de l'esprit et de l'intelligence soit Ciceron. Il parle de excolere animum, de cultiver l'esprit, et de cultura animi au sens où nous parlons aujourd'hui encore d'un esprit cultivé, avec cette différence que nous avons oublié le contenu complètement métaphorique de cet usage.
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pierre31pierre31   28 septembre 2020
Derrière l'identification libérale du totalitarisme et de l'autoritarisme et le penchant concomitant à voir des tendances « totalitaires » dans toute limitation autoritaire de la liberté, il y a une confusion plus ancienne de l'autorité avec la tyrannie et du pouvoir légitime avec la violence. La différence entre la tyrannie et le pouvoir autoritaire a toujours consisté en ce que le tyran gouverne selon sa volonté et son intérêt propres, tandis que le gouvernement autoritaire même le plus draconien est lié par des lois ; ses actes sont contrôlés par un code qui n'a pas été fait par l'homme, comme dans le cas des lois de nature, des commandements de Dieu ou des idées platoniciennes, ou du moins ne l'a pas été par les hommes qui exercent le pouvoir. La source de l'autorité dans un gouvernement autoritaire est toujours une force extérieure et supérieure à son pouvoir même ; c'est toujours de cette source de cette force extérieure qui transcende le domaine politique que les autorités tirent leur « autorité », c'est à dire leur légitimité, et c'est par rapport à elle que peut être authentifié leur pouvoir.
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LuniverLuniver   05 juillet 2018
[L]a naissance de l'idée moderne d'histoire n'a pas seulement coïncidé avec la mise en question à l'époque moderne de la réalité d'un monde extérieur « objectivement » donné à la perception humaine comme stimulé par ce doute. Dans notre contexte, la plus importante conséquence de ce doute fut l'accent mis sur la sensation qua sensation comme plus « réelle » que l'objet « senti » et, en tout cas, comme seul fondement sûr de l'expérience. Contre cette subjectivisation, qui n'est qu'un aspect de l'aliénation du monde toujours croissante de l'homme à l'époque moderne, aucun jugement ne pouvait résister : ils étaient tous réduits au niveau des sensations et finissaient au niveau de la plus basse de toutes les sensations, la sensation du goût. Notre vocabulaire est un témoignage parlant de cette dégradation. Tous les jugements qui ne sont pas inspirés par un principe moral (considéré comme démodé) ou qui ne sont pas dictés par quelque intérêt personnel sont considérés comme une affaire de « goût », et cela dans un sens peu différent que celui qu'on a en tête quand on dit que c'est une affaire de goût de préférer la bouillabaisse à la soupe aux pois.
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"Aucune philosophie, aucune analyse, aucun aphorisme, aussi profonds qu'ils soient ne peuvent se comparer en intensité, en plénitude de sens, avec une histoire bien racontée", disait Hannah Arendt. À l'occasion de la parution des "Promises", Jean-Christophe Grangé se livre sur ses inspirations, son enfance, sa carrière... Comment les réponses aux questions qu'il se pose sur lui-même et sur le monde ont nourri ses intrigues depuis toujours. Tout ce qui fait de lui l'écrivain fascinant qu'il est. . Réalisation: @kissmystory Musique: Czech National Symphony Orchestra / Symphony No. 3 in F Major, Op. 90 . Découvrir "Les Promises": https://www.albin-michel.fr/les-promises-9782226439437
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