AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782377420520
198 pages
Poulpe Fictions (08/03/2019)
3.77/5   133 notes
Résumé :
Les princesses ne sont pas toutes de belles endormies, de délicates rêveuses, de romantiques filles sages… Les princesses prennent leur revanche !
Ici, lassées d’attendre qu’un prince vienne enfin les rejoindre, elles partent elles-mêmes à l’aventure ! Tour à tour espiègles, courageuses et rebelles, au théâtre comme en forêt profonde, rien ne les arrête.
Un beau recueil richement illustré signé par 6 autrices :
@sandrine_beau_auteur : « Tapisser... >Voir plus
Que lire après La revanche des princessesVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
3,77

sur 133 notes
Être une princesse, c'est loin d'être la panacée !
Garder un teint de pêche et une peau diaphane, avoir les cheveux bien brossés et savamment tressés, être douce et polie, exécuter avec talent des pas de danse et une sonate pour piano, s'envelopper de mille jupons en taffetas virevoltants, et sourire en toutes circonstances...
Et quand bien même elle parvient à être si parfaite, la princesse doit se montrer patiente, obéissante, un tantinet capricieuse mais pas trop tout de même, et surtout faire plaisir à ses parents royaux !
Et croyez-moi quand on a des parents roi et reine, c'est encore pire que des parents tout court.
Il faut se montrer digne de leurs ambitions majestueuses, digne de leurs désirs souverains et digne de leurs volontés impérieuses !

Bref...le temps de la revanche pour les princesses a sonné et ces six histoires sont ravissantes. Euh non, charmantes. Encore moins. Merveilleuses alors ?
Non, rien tout de ça !
Ces six histoires sont un beau pied de nez à l'ordre établi et une jolie façon de tordre le cou aux idées reçues.

Ici, c'est certain, les filles s'affirment et osent le dire ! Et il faudra bien que Papa et Maman arrêtent de nous vouloir parfaites ! Parce que ce qu'ils prennent pour défauts pourrait bien se révéler qualités...

Six histoires de princesses marrantes, détonnantes, émouvantes, innovantes et particulièrement inspirantes !

Commenter  J’apprécie          280
La revanche des princesses est un vrai recueil engagé réalisé par six des autrices à succès, les plus lues actuellement et engagées en littérature jeunesse : un engagement marquant viseble à l’occasion du salon du livre « Livre Paris 2019 » et relayé par Poulpe édition. Autant dire que s'il y a des ouvrages qui font date, celui-là marque déjà un acte fort par rapport à la littérature genrée et la construction de l'identité féminine.
Les six « contes détournés » ou « contes moderne » sont autant de choix des possibles pour princesses modernes ! Le discours est superbement porté par la richesse de la variété des illustrations de Kim Consigny. Elles permettent de développer son sens critique, d'affirmer des possibles et de lever des préjugés. Hâte de voir comment les lectrices et les lecteurs vont s'emparer de ce superbe recueil rempli de finesse et de liberté. Poulpe édition indique en tout cas que ce recueil est un premier tome : de nouvelles autrices devraient poursuivre ce panorama des identités humaines.
Lien : http://www.liresousletilleul..
Commenter  J’apprécie          240
Un jeune personnage se fait raconter des histoires de princesses par son papa avant le dodo et ce n'est pas triste.

La tradition, ça a du bon, certe, mais notre jeune écouteuse d'histoires ne voyait pas là des rôles de princesses aventureuses et indépendantes.

On en veut du prince et de la robe bouffante, certe, mais on apprécie aussi de monter seule à cheval et pas forcément en amazone, voici ce qui est dit.



Sandrine Beau, Clémentine Beauvais, Charlotte Bousquet, Alice Brière-Haquet, Anne-Fleur Multon et Carol Trébor, un sacrée gang d'auteures, vont imaginer pour notre plaisir un recueil de contes dépoussiérés de leurs princesses de trop bonnes manières et en promettre à celles et ceux qui veulent sentir leur cascade de cheveux dans la tempête qui souffle.



Il était une fois une princesse comédienne.

Vous avez bien entendu, cette princesse fait du théâtre.

" Costumier, toi qui est mon ami, sais-tu pourquoi on ne me propose JAMAIS de jouer un rôle intéressant (vibrionnant, exaltant, sautillant, voire méchant!)?"

Le costumier de l'histoire se fera "miroir miroir" et tentera de répondre à la question de la princesse.

Mais hélas on ne lui donne que des rôles de princesse en jachère, attendant son heure.

La princesse comédienne de début nous offre un conte randonnée posant à tous les étages du théâtre la même ritournelle et lamentation: "pourquoi ne me propose t-on pas le rôle de ma vie?"



C'est un roman jeunesse féministe, chers lecteurs, à n'en point douter, avec son humour en morceau de sucre et sa double lecture servie en tasse de thé.

C'est une version originale et il y en aura d'autres. Ce roman est une oeuvre collective pleine d'esprit.



La deuxième histoire marquera ce décalage avec un temps "merveilleux" évoqué comme révolu et elle propose le regard mûr de jeunes héros et héroïnes.

Une classe visite un Centre de Protection des Princesses, un lieu patrimonial entre le Musée et le Zoo.

Nous laisserons le ton enjoué du Conte pour tomber dans une nouvelle SF un peu plus carcérale, il faut le dire.

Peau d'Âne et d'autres beautés seront mises à l'honneur derrière des vitrines afin d'être admirées.

Malgré l'intention louable liée à un devoir de mémoire, nos élèves trouverons cela plus triste que ça n'y parait.

Et pourtant, les princesses vraies de vraies sont habituellement toujours prises au piège dans une forêt, dans un sommeil éternel ou dans une tour sans porte dans les contes, il y aura de la cohérence ici.

Pauvres princesses!

Elles seront maintenues et figées, dans leur image, non pas pour qu'on les sauve mais pour que l'on se souvienne.

Nous profiterons d'une métaphore qui liera l'intemporalité des contes et le temps qui passe autrement pour ses générations de lecteurs.

Ca sera l'occasion d'emmener les jeunes lecteurs sur le terrain de la maturité donc, mais aussi de l'engagement et de la préservation de nos ressources dans de saines conditions.

Une écologie des contes de fées, c'est original.



La 3ème histoire s'ouvrira sur le thème de l'apparence.

Une princesse est touchée d'un étrange mal, elle vire de couleur en fonction de ses humeurs, des dents jusqu'aux cheveux.

Quelle vulgaire exubérance!



La 4ème lance une chasse aux sorcières sur les enchanteurs, un couple royal n'arrive pas à avoir d'enfant, selon eux, ce n'est pas le mauvais sort du destin mais celui des magiciens.

En outre, ce bébé devra être parfait et sans défauts.

N'est-ce pas les fées et autres ensorceleurs qui offrent les qualités en cadeau à la naissance, sommes-nous en train de penser?



La 5ème nous transporte au Moyen Orient, avec une princesse du désert qui croisera les djinns et défiera les tyrans.



La dernière histoire la parole a une princesse ronde délicieusement impertinente.



Avec toutes ses figures féminines ados qui allient douceur et poigne, les récits véhiculeront des valeurs intéressantes pour les jeunes lecteurs.

Les propos ne seront pas que sérieux, certaines histoires refléteront l'exubérante et folle jeunesse adolescente, une insouciance dans laquelle se retrouveront aussi les lecteurs.

Un bon équilibre.



Nous aurions pu nous attendre à un début d'aventure commun à toutes les histoires , à la façon de "l'Histoire sans fin" de Michael Ende avec un adulte conteur et une plongée en abyme dans la fiction pour introduire chaque histoire, il n'en sera rien au final.

Cette entrée en matière ne concernera que la première histoire.

Le roman est un vrai recueil, apportant avec chaque auteure différente, un univers, un ton et un angle varié autour du thème des Princesses et de la féminité.



Nos lectrices pré-ados ciblées sont les petites princesses d'hier, à peine sorties de l'enfance et elles commenceront à présent à se trouver en âge de devoir décider plus sérieusement, à envisager plus d'options, prince ou palefrenier, château ou hutte dans les bois en camping, attendre l'amour ou partir le quérir ou se fixer un scénario sans prince du tout.

Les différentes histoires tiendront compte de ces perspectives, avec des auteures qui marqueront bien la classique princesse comme une période "bourgeon", comme une époque charnière vers quelque chose de joyeusement plus imprévisible, à définir.

Affirmer son caractère et ses opinions n'auront rien de disgracieux, chères lectrices.
Commenter  J’apprécie          50
La revanche des princesses est un recueil de six histoires écrites par six autrices ; chaque récit s'ouvre avec une illustration en noir et blanc que vous pouvez découvrir sur le site de la maison d'édition, Poulpe Fictions (lien en fin de chronique). Voici les titres de ces contes modernes, dans l'ordre dans lequel ils apparaissent dans le roman :

• La Princesse est en colère d'Anne-Fleur Multon
• #Charming d'Alice Brière-Haquet
• La Belle et la Bête de Clémentine Beauvais
• La Flamme de cristal de Charlotte Bousquet
• La Princesse aux mille et un reflets de Carole Trébor
• Tapisserie, jarrets dodus & dragon rugissant de Sandrine Beau

Chaque récit fait entre vingt et trente pages et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont tous bien écrits et très prenants ; bien sûr, j'ai mes préférences et il y en a un qui, s'il ne manque pas de qualités, m'a semblé trop convenu par rapport aux autres. Il s'agit de la flamme de cristal de Charlotte Bousquet et, si je l'ai moins apprécié, ce n'est pas pour son univers, sa narration ou même ses personnages, mais vraiment pour l'histoire elle-même. En effet, il n'y a pas de surprise, c'est du déjà-vu avec une héroïne qui s'avère être une sorte d'élue. Je pense que ça plaira aux enfants mais, pour moi qui connais déjà un certain nombre de récits dans ce genre, ça m'a quelque peu ennuyée. Mais je vous l'ai dit, il ne manque pas de qualités pour autant. de même que les autres contes.
La Princesse en colère entame parfaitement le recueil en nous narrant l'histoire d'un père qui s'apprête à coucher sa fille et, surtout, à lui raconter une histoire de princesse. Mais pas n'importe laquelle car la petite ne souhaite pas d'une histoire de prince qui veut trouver chaussure à son pied, ni d'une histoire de princesse « ennuyeuse à mourir ». Suit #Charming, dont le début m'a laissée sceptique : des princesses en voie de disparition enfermées dans une sorte de sanctuaire qui s'avère plus être un zoo de haute sécurité ? Avec pour héroïne une ado en visite scolaire dans ce lieu singulier ? J'ai finalement été conquise. de même avec les autres récits : La Belle et la Bête revisite le célèbre conte avec beaucoup de liberté, tant dans le récit que dans la mise en page du texte (probablement mon histoire préférée dans La revanche des princesses) ; La Princesse aux mille et un reflets avec son héroïne aux mille couleurs qui n'a pas manqué de me séduire par son originalité ; enfin, Tapisserie, jarrets dodus & dragon rugissant avec sa princesse à la recherche d'indépendance, accompagnée de sa licorne qui fait des « prouts ». le point commun de toutes ces histoires ? Des héroïnes super cool qui bousculent les clichés de le demoiselle en détresse. Et, dans la plupart de ces récits, de l'humour à foison et une bonne dose d'originalité !
La revanche des princesses nous présente de super contes modernes mais aussi des héroïnes tantôt pétillantes, tantôt blasées, souvent drôles, ne manquant jamais de volonté, à la recherche d'une liberté perdue, prêtes à s'émanciper… Ce sont de très bons modèles pour la jeunesse.

Je pourrais entrer dans les détails de chacune de ces six histoires mais, à dire vrai, je n'en vois pas l'intérêt. C'est vraiment un très chouette bouquin, que ce soit pour les enfants (à partir de 8 ans, d'après la maison d'édition) ou pour nous, adultes en quête de légèreté et de messages positifs. Donc on dit « oui! » à La revanche des princesses ! Pour les jeunes ou les moins jeunes, on veut plus de livres de ce genre.
Je vous souhaite une bonne lecture en compagnie de ces princesses revanchardes.
Lien : https://malecturotheque.word..
Commenter  J’apprécie          80
Mon avis
Avant de débuter ma lecture de ce livre, je me suis posé cette question. Qu'est-ce qu'une princesse ? J'ai pensé, la fille du roi. Mais aussi, la femme d'un prince. Et puis, la souveraine d'une principauté. Et encore, un titre de noblesse. Enfin, la jeune fille avec sa belle robe brillante dansant au bal. Mais ça, c'est dans les dessins animés. Parce qu'ici en 2019, les princesses rêvent d'aventures, d'espionnage, de sauvagerie, de laideur, de combat et d'émancipation.
Six plumes de talent se sont regroupées et signent un recueil décalé où tout est permis.

1. La princesse est en colère. Anne-Fleur Multon laisse sur la touche les Comtes Grimm et Perrault, jugé trop kitch par sa princesse. « Quand une princesse est énervée, je vous déconseille d'approcher, vous risqueriez de vous faire foudroyer par un éclair de paillettes dorées. »
2. Charming. Alice Brière-Haquet nous infiltre au sein d'une organisation secrète afin de sauver des princesses enfermées contre leur gré. « Une princesse AOC, élevée au grain, triée sur petit pois, pour que le prince l'épouse sans même lui avoir parlé. »
3. La princesse aux mille et un reflets. Carole Trébor fait de sa princesse au physique ingrat une force contre la différence. « Ne se regardant pas dans les miroirs, elle ne vit pas ses dents se teinter en bleu turquoise, ni l'arc-en-ciel se répandre sur ses mèches, rassemblées en queue-de-cheval : Ari était portée par l'espérance de rencontrer, enfin, des gens différents. »
4. La belle et la bête. Clémentine Beauvais utilise le rapport au corps pendant l'adolescence. Une princesse peut en cacher une autre. « Ce bébé était doux, certes… mais pas doux comme peut l'être une peau de bébé, non… pas doux comme le cou laiteux d'un bébé blond. Non. Doux comme le poil dru… d'une guenon. »
5. La flamme de cristal. Charlotte Bousquet montre combien il est important de bien s'entourer. « Il s'appelle Lunn. Prends soin de lui, ma princesse. Chéris-le. Car il te guidera et te rappellera, même dans les moments les plus difficiles, que la lumière n'est pas loin. »
6. Tapisserie, jarrets dodus et dragon rugissant. Sandrine Beau émancipe sa princesse d'un mariage forcé. « La vérité vraie, c'est que dans mon château, ma vie est à peu près aussi palpitante que celle d'un coton-tige ! »

Dans ce recueil vous allez vite comprendre que les princesses bling-bling sont mises au placard. On veut du vrai, du dur, du pur et de l'efficacité. Les princesses ont enfin leur REVANCHE. Et punaise comme c'est kiffant ! Chaque autrice propose son univers, son histoire et la petite morale qui va avec, sans trop en faire. Qu'elles soient courageuses, dévergondées, laides ou têtues, les princesses s'émancipent de ce cliché à l'eau de rose faisant d'elles des victimes.
C'est drôle, émouvant, frais, libre et moderne. À bas les clichés. Bravo les filles.

L'avis d'Amélie
Quel plaisir jubilatoire de lire ces six histoires qui envoient valser les diadèmes et les sourires figés des princesses de contes de fées ! Ayant grandi avec Cendrillon, La Belle au Bois dormant et autres princesses Disney, je ne peux renier le plaisir que ces histoires m'ont apporté. Malgré tout, nous savons bien que la représentation des personnages féminins dans ces histoires laisse à désirer… Et comme l'écrit Héliéna, nous sommes en 2019, et il est temps de remiser les belles robes pas pratiques et les princes charmants inutiles au placard. Et c'est exactement ce qu'ont fait les six autrices de ce recueil. Aucune d'elle ne renie l'héritage des histoires de princesses. C'est même un recueil sur les princesses ! Mais elles proposent aux jeunes lectrices et lecteurs des contes modernes, résolument libérés et libres. On sent qu'elles se sont amusées en imaginant leurs héroïnes et leurs destins (dont elles sont bien entendu les seules maîtresses).
Et au détour d'une loufoquerie, la réflexion n'est jamais loin. Certaines nouvelles sont particulièrement audacieuses, comme celles d'Alice Brière-Haquet et de Clémentine Beauvais, par exemple. Mais chacune d'elles constitue une facette d'un projet commun et réussi : dépoussiérer les histoires de princesses sans en nier l'héritage.

http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2019/05/15/37336215.html
Lien : http://www.mesecritsdunjour...
Commenter  J’apprécie          40


critiques presse (2)
Ricochet
17 juillet 2019
Un bel ensemble sur le mode musical de la fugue, dont s'inspirer pour construire la diversité des possibles féminins. À méditer dès l'enfance.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Actualitte
21 mai 2019
Toutes les nouvelles n’ont pas la même force, mais l’ouvrage mérite d’être lu ne serait-ce que pour le texte poétique de Clémentine Beauvais.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
« Mathilde sentit son sang s’accélérer encore. Elle serra plus fort le trombone. La petite sirène … Elle l’avait accompagnée sous forme de peluche pendant ses premières années de maternelle, et trônait encore aujourd’hui sur l’étagère près de la porte. C’était son héroïne à elle. Le super-pouvoir de respirer sous l’eau l’avait toujours fascinée, et Mathilde s’entrainait consciencieusement à chaque bain sans jamais dépasser la minute. Mais la petite sirène était bien plus que cela. Mathilde admirait sa curiosité et son courage, ce besoin d’aller ailleurs, toujours plus loin, d’aller au-delà de ce que la vie et sa famille avaient prévu pour elle. C’était elle qui avait sauvé le prince, non l’inverse ! Une princesse moderne avant l’heure. Dans la version originale d’Andersen, il n’y avait pas de happy end. Le prince en épousait une autre, mais la sirène refusait de se venger et préférait se sacrifier. Pas de marche arrière. Pour cela aussi, elle l’admirait.
Le centre s’était visiblement donné beaucoup de mal pour reproduire un décor de fond marin : une couche de sable blanc, quelques coquillages en plâtre, une cascade de fausses algues, et bien sûr l’eau bleue que des spots lumineux rendaient presque phosphorescente. Féérique. Seule dénotait la petite sirène elle-même. Les écailles un peu ternes, les cheveux de travers. On lui avait interdit les fourchettes de peur qu’elle ne se blesse, elle ne pouvait plus se coiffer. »

(Citation choisie par Kally's mashup)
Commenter  J’apprécie          20
Mais le costumier se tortillait, un peu gêné : après minuit, la tenue allait disparaître et la princesse retrouverait ses histoires gnangnan et ses rôles de second plan.
- En est-on encore à une époque où les princesses ne peuvent pas profiter que d'une seule soirée de qualité ?! Lança la princesse, ulcérée.
Car la princesse n'avait pas besoin d'une énième bonne fée : ce qu'elle voulait, c'était un Grand Rôle. Il fallait être ambitieuse, nom d'une citrouille !
Commenter  J’apprécie          60
Que cette mascarade cesse, et qu'on m'explique une bonne fois pour toutes pourquoi aucun conte ne relate mes exploits ! Et je veux une bonne raison, cette fois, car je suis à deux doigts d'en avoir VRAIMENT marre, nom d'un carrosse en retard !
Commenter  J’apprécie          120
Il fallait que ce fût une petite princesse,
Précisément parfaite.
parfaite, cela voulait dire :
peau aussi douce qu’une plume de cygne,
odeur aussi sucrée que celle du pois de senteur,
allure aussi gracieuse qu’un roseau dans la brise,
et ainsi de suite
Commenter  J’apprécie          90
La princesse en colère :
Cette nuit, c'était décidé, on changerait d'histoire ! Princesse en grève, finis les petits pois et les robes en soie !

#Charming :
Les charmings, eux, prenaient tout cela au sérieux. Ils s'étaient même forgé une devise en bouclier, des mots qu'ils se répétaient et qui leur permettaient d'avancer "les choses changent doucement, et il ne tient qu'à nous de les accélérer.

La princesse aux milles et un reflets :
Elle était faite comme ça : de colère, ses cheveux bleuissaient, ses dents verdissaient et son teint jaunissaient. Quand elle était joyeuse, ses cheveux rougissaient autant que ses dents et son visage grisonnaient, voire noircissaient. Jaunes d'espoir, es cheveux viraient orange sous le coup de l'impatience et rosissaient de tristesse. La curiosité les rendaient verts. A chaque émotion, sa couleur.

La Belle et la bête :
Et au bout de la langue, mieux qu'un baiser de prince : le goût de la liberté, qui est celui d'une nuit d'été, un peu mouillée sans étoile, épicée par les stridulations des cigales, parfumée aux racines et à la terre où le ciel semble un œil noir sans fond, et on a peur de tomber dedans à l'envers.

La flamme de cristal :
Dans ce pays, l'eau nourrit la terre et le soleil réchauffe les coeurs. Dans ce pays poussent des herbes folles et des fleurs. Dans ce pays, tout est vert, bleu, multicolore.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Clémentine Beauvais (60) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Clémentine Beauvais
Les Petites Reines, lecture dessinée
À l'occasion de l'adaptation du titre en bande dessinée aux éditions Sarbacane, deux queens de la littérature de jeunesse se partagent le plateau du Live. Avec l'autrice Clémentine Beauvais et l'autrice-dessinatrice Magali le Huche.
Animé par Margaux Leridon.
En cuisine Les recettes créatives de la crème de la littérature jeunesse. Avec l'auteur Benoît Séverac. Ouvrages notamment publiés par Syros.
autres livres classés : féminismeVoir plus
Les plus populaires : Jeunesse Voir plus


Lecteurs (348) Voir plus




{* *}