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Serge Quadruppani (Traducteur)
ISBN : 2265073946
Éditeur : Fleuve Editions (03/04/2003)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Un homme d'affaires marron disparaît de Vigàta, et avec lui, les économies de bon nombre d'habitants du bourg sicilien. Est-il vivant, en train de profiter de l'argent escroqué ou bien mort, exécuté par la mafia ? Contre l'avis de tous, Mlle Cosentino, éperdument amoureuse de son patron, attend son retour. C'est le début d'une nouvelle enquête pour Montalbano, menée d'abord avec nonchalance, entre deux ventrées de rougets à la trattoria San Calogero, puis avec beauc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Colchik
  25 février 2018
Comme toujours chez Camilleri, presque rien : un comptable véreux qui disparaît avec les économies d'une partie de la population de Vigata. L'enquête est quasiment enterrée et les victimes de l'escroquerie n'ont plus que leurs yeux pour pleurer.
Mais, pour le commissaire Montalbano, ce presque rien l'agace. Comme il le constate souvent, on voit la main de la mafia quand elle n'y est pas et on ne la voit pas quand elle tire les fils. Gargano l'escroc n'a sans doute pas été éliminé par la pieuvre ainsi que le pense la moitié de Vigata, pendant que l'autre moitié le croit en fuite vers de verdoyants paradis. Alors, Montalbano furète à droite et à gauche tout en se ménageant de solides étapes culinaires qui lui permettent de chasser le spleen : la cinquantaine est l'heure des bilans.
Cette histoire a la douceur acidulée et désenchantée des meilleurs Camilleri. Cet auteur a le don de faire vivre des personnages qui s'incarnent sous nos yeux, nous les voyons, nous les entendons comme nous respirons « l'odeur de la nuit » et goûtons presque la saveur de la cuisine sicilienne.
Au fil des histoires de Montalbano, j'arrive à me faire au parti pris du traducteur de restituer les différents registres de langage. J'y trouve même une certaine mélancolie plus qu'un effet comique.
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Charybde2
  18 mars 2013
Septième enquête de Montalbano, sur la disparition d'un Madoff sicilien ayant ruiné quelques dizaines d'épargnants, dont certains, peut-être, un peu vindicatifs...
Publiée en 2001, la septième enquête de Montalbano n'a curieusement (semble-t-il) pas été reprise en poche en français (je cherche actuellement une explication !).
Toujours est-il que cette disparition d'un Madoff sicilien au petit pied, opérateur d'une spectaculaire pyramide de Ponzi au détriment d'une bonne part des épargnants (un peu trop avides ?) de Montelusa et de Vigata, est particulièrement savoureuse.
Andrea Camilleri y confronte aussi son héros, plus encore qu'à l'accoutumée, à des tentations culinaires hors du commun, tandis que la relation avec Livia semble stagner, et que Mimi Augiello hésite à l'extrême-bord du mariage...
Le traducteur Serge Quadruppani semble aussi dans ce roman avoir expérimenté des variantes dialectales, en recourant davantage qu'à l'accoutumée à quelques sympathiques expressions provençales (j'ai beaucoup apprécié de retrouver l' "engatse" au détour d'une phrase !).
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pilou62200
  01 octobre 2014
Comme tous les Camilleri, celui ci est croustillant à souhait.
Montalbano navique entre le 'pétit, et le manque de 'pétit.....
Pour finalement, avec sa finesse habituelle, dénouer les fils de cette intrigue.
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Didier_Tr
  09 mars 2014
Toujours un réel plaisir de marcher dans les pas de Montalbano. Cette fois, c'est la disparition d'un homme d'affaires qui est le début de l'histoire, qui nous fait découvrir une nouvelle facette de la vie de Vigàta.
Comme d'habitude, la traduction recherche le parallèle avec la langue locale et ses particularités et différences avec l'italien.
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Jangelis
  27 mars 2014
Comme habitude, lire Camilleri est une vraie récréation, un petit moment de plaisir.
Avec le Commissaire Montalbano, encore mieux.
On sourit, on se régale, on compatit.
Et je tire mon chapeau au traducteur, qui titre après titre arrive à nous rendre un texte étonnant, à la fois en gardant les spécificités de l'auteur, et de façon qu'on comprenne toujours.
J'avoue que j'adore y retrouver des termes du Midi, qu'on ne lit pas souvent.
Merci M. Quadruppani.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   02 février 2013
Pour parler sans détour, on dit que je suis fou. Un fou tranquille, un citoyen qui paie ses impôts, respecte les lois, ne fait pas d’actes obscènes ou violents, ne menace pas, ne maltraite pas sa femme, va à la messe, a élevé fils et petits-fils, mais qui est toujours et malgré tout fou. Vous avez dit juste : de temps en temps, il m’arrive de voir des choses inexistantes.
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ColchikColchik   25 février 2018
L'habituel pétit de loup lui était venu, peut-être parce qu'il y avait longtemps qu'il n'avait pas si bien dormi. [...] Il lui vint l'envie de galéjer. Il interrompit Calogero qui se lançait dans la brève litanie du menu :
- Aujourd'hui, j'aimerais bien une côtelette à la milanaise.
- Vraiment ? fit Calogero, éberlué, en s'agrippant à la table pour ne pas tomber.
- Et tu crois que la côtelette, je vais venir te la demander à tia, à toi ? Ce serait comme exiger la Sainte Messe dans un temple bouddhiste. Qu'est-ce que tu as, aujourd'hui ?
- Des spaghettis al nivuro di siccia, au noir de seiche.
- Amène. Et après ?
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rkhettaouirkhettaoui   04 mars 2013
C’est sûr que ça fait du mal de fumer. Mais d’après vous, le smog, ça compte pas, l’électrosmog, ça compte pas, l’uranium appauvri, c’est bon pour la santé, les cheminées, ça ne fait pas de mal, Tchernobyl a amélioré l’agriculture, les poissons à l’uranium ou à ce qu’on veut nourrissent mieux, la dioxine c’est un reconstituant, la vache folle, la fièvre aphteuse, les aliments transgéniques, la globalisation vous feront vivre comme des dieux, la seule chose qui tue des millions de personnes, c’est la tabagie passive.
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rkhettaouirkhettaoui   02 février 2013
Bouleversées elles aussi par le rythme toujours plus rapide de l’existence humaine, elles s’étaient elles aussi adaptées : elles avaient compris qu’elles représentaient une pause et avaient donc disparu, parce que au jour d’aujourd’hui aucune pause ne peut être concédée dans cette course toujours plus délirante qui se nourrit de verbes à l’infinitif : naître, manger, étudier, baiser, produire, zapper, acheter, vendre, caguer et mourir. Mais l’infini de cet infinitif durait juste un vire-tourne d’une nanoseconde.
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JangelisJangelis   27 mars 2014
-- Cu è ? (Qui est-ce ?) demanda une voix de femme âgée.
-- Montalbano je suis, commissaire de la Sécurité publique.
-- Commissaire ? Sicuri semo ? (Nous en sommes sûrs ?)
-- De mon côté, j'en suis sûr, que je suis commissaire.
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