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EAN : 9782918767428
256 pages
Éditeur : Asphalte (02/05/2014)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 19 notes)
Résumé :
La collection « Asphalte Noir » revient en France et, après Paris, explore Marseille, de l’Estaque au Vieux-Port, de la Joliette à la Plaine, de la Belle-de-Mai au Stade Vélodrome, en passant par le Panier ou les îles du Frioul…

Marseille dans toute sa diversité, toutes ses communautés, toutes ses contradictions. Des nouvelles noires inédites, écrites spécialement pour ce recueil, par des auteurs marseillais de naissance ou d’adoption, œuvrant aussi ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
encoredunoir
  15 mai 2014
Cela faisait un moment que l'on attendait le premier inédit français d'Asphalte. C'est chose faite avec, qui plus est, un recueil de nouvelles dans la collection emblématique de la maison d'édition. Et, pour ne rien gâcher, le livre est vraiment bon.
En effet, de tous les volumes des « Villes noires » parus jusqu'à présent, Marseille Noir est certainement celui dans lequel on sent le mieux battre le coeur de la ville. Ici, elle ne sert pas seulement de décor mais est dans la quasi-totalité des quatorze nouvelles du recueil un personnage à part entière, bienveillant et menaçant, aimé et détesté. Car ce que disent ces récits, c'est que si les habitants de Marseille, du cru depuis plusieurs générations ou nouveaux arrivants, font la ville, la ville a aussi une réelle emprise sur eux.
Cela commence par une partie consacrée aux « mythologies » marseillaises, en particulier la tradition du crime plus ou moins – et quand même souvent moins – organisé. Cela continue avec un bouquet de nouvelles regroupées dans un chapitre « Errances » qui voit des personnages comme perdus dans une ville qui tient au moins autant du refuge que du cul-de-sac, avant de passer à l'inévitable « Sale et rebelle » dans lequel les récits montrent bien comment la ville, entité supérieure douée de [dé]raison, façonne ceux qui y vivent, y compris, nous dit la quatrième et ultime partie, « Toujours en partance », lorsqu'ils ne font qu'y passer.
C'est le jeu, bien entendu, on ne peut mettre sur un pied d'égalité toutes les nouvelles réunies par Cédric Fabre. Certaines apparaissent plus accrocheuses et/ou plus profondes que d'autres, mais il n'en demeure pas moins que l'on se trouve là face à un ensemble extrêmement cohérent. Les éditrices ont eu le nez fin en optant pour Marseille à l'occasion de ce premier recueil totalement inédit, la ville la plus susceptible de leur fournir une matière d'une telle qualité en terme de noir.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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aurelie_leroy
  29 janvier 2015
La ville "fausse et haine" se livre ici sous toutes ses coutures : de l'Estaque au Vieux-Port, de la Joliette à la Plaine, de la Belle de Mai au stade Vélodrome, en passant par le Panier ou encore le Frioul…
Ce bouquin fait le récit d'une interaction entre un personnage et son environnement, les conséquences terribles d'une société criminogène. Exemple type dans la nouvelle de Patrick Coulomb, le Panier – le silence est ton meilleur ami : un mec, soi-disant très calme, va finir par tuer son voisin pour tapage nocturne.
Un bon écrivain serait un homme qui observe son environnement pour livrer une sorte de diagnostic sur ce qu'il découvre. Un chercheur, donc, ou un archéologue des bas-fonds de la ville. Dans le présent ouvrage, le point de départ est toujours le lieu, et Marseille se prête particulièrement bien au jeu. Ici, il est pratiquement impossible de faire abstraction du lieu où l'on se trouve. La ville nous rattrape sans cesse avec un cri, un coup (de vent), une odeur. Marseille est un parfait matériau d'écriture avec ses mythes, son folklore et les fantasmes qu'elle génère. Elle est le personnage principal de chaque histoire et se donne en spectacle, à mi-chemin entre tragique et comique. Comme le rappelle l'anthologiste en citant Stevenson : « Certains lieux parlent distinctement. »
A l'heure où les écritures du réel la gagnent, la fiction montre patte noire. Elle est surréelle, à l'image d'une ville ô combien excessive. Dans Marseille Noir, la subjectivité est assumée : ici, on ne fait que raconter des histoires.
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Missmarguerite
  29 juin 2014
L'Homme de la maison étant originaire de Marseille (nous y passons des vacances deux fois par an), il va de soi que j'ai eu l'oeil attiré par ce titre lors de la dernière édition de Masse Critique. Et parmi les quelques romans que j'avais cochés, c'est celui-ci que j'ai eu le grand plaisir de recevoir.
L'occasion de plonger dans cette ville que je suis bien loin de connaître comme ma poche mais dont j'apprécie beaucoup certains quartiers, mais aussi de découvrir 14 auteurs -tous m'étant jusqu'alors, sauf erreur, totalement inconnus.
Embarquement pour Marseille, donc. Ville à la fois millénaire et multiculturelle, adossée à la Provence et ouverte sur la mer, elle est un personnage à part entière de ces récits teintés de noir. le recueil comporte 14 nouvelles, chacune se déroulant dans un quartier déterminé, regroupées en 4 parties (Mythologies, Errances, Sale et rebelle, Toujours en partance), abordant des thèmes variés, relatifs notamment, on s'en doute, au foot, à la drogue, à la mafia, à l'immigration, à la pollution. Parce que oui, Marseille fait rêver, fantasmer, mais Marseille souffre aussi de cette réputation de ville dangereuse, sale, rebelle. Elle est une juxtaposition de quartiers, de réalités, pas forcément intégrés en un ensemble cohérent, et est de ce fait difficilement compréhensible pour celui qui voudrait la découvrir.
Il est bien difficile de formuler un avis général, compte tenu de la diversité des sujets, des auteurs et des styles. Comme souvent dans un recueil (même oeuvre d'un seul auteur, d'ailleurs), on peut trouver le résultat inégal, certains textes plus accrocheurs que d'autres. J'ai personnellement particulièrement apprécié la plume de Philippe Carrese (Le problème du rond-point : "Parce qu'à Marseille, le vrai problème, c'est qu'il est plus facile d'aller exécuter un contrat que de circuler en bagnole" ). J'ai souri, pendant une surveillance d'examen, en lisant les états d'âme d'un professeur qui rêve de zigouiller quelques élèves avant de tuer un voisin particulièrement bruyant à coups de livre (Le silence est ton meilleur ami) (quel dommage de devoir se débarrasser d'un bon roman, quand on y pense...). J'ai aimé reconnaître quelques lieux au détour d'une page, la montée des Accoules et la Vieille Charité, la Plaine et le cours Julien, l'ombrière du Quai des Belges et le cours d'Estienne-d'Orves, le Vélodrome et la corniche, les animaux colorés de la capitale de la culture et ces mots que j'ai fini, au fil des ans, par utiliser moi-même.
J'espère -parce que je l'aime, cette ville, avec sa foule, ses bruits, ses ruelles, sa Bonne Mère et ses navettes- que l'insistance sur ses côtés sombres que sont la pollution et autres règlements de comptes, n'empêchera pas le lecteur de partir à son tour à sa découverte. Parce qu'en réalité, les règlements de compte y font peu de dégâts collatéraux ;) Parce qu'une fois la porte d'Aix dépassée (ce qui signifie que vous aurez vaincu les bouchons, les radars, la circulation modifiée pour la x-ième fois (merci les travaux) avec ses piétons et ses voitures qui vivent leur vie sans se soucier de ce qui se passe et circule autour d'eux), quand vous vous offrirez un thé chez Cup of tea ou un petit verre en terrasse à noël, vous vous direz que Marseille, noir ou pas, c'est quand même vachement chouette.
Merci à Babelio et aux éditions Asphalte pour cette belle découverte.
Lien : http://margueritelit.canalbl..
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Blackbooks
  05 janvier 2020
Marseille l'indolente, la rebelle, semble s'endormir attablée à la terrasse d'un café, s'enliser dans d'infinis palabres, d'incoercibles logorrhées. Mais sous de faux airs débonnaires, la cité millénaire, terre de contrastes, de fantasmes et de légendes, entretient son image. Enchâssée entre azur et montagne, terre d'accueil et d'écueil, la cité phocéenne conjugue son présent aux sons des règlements de compte et de l'O.M. Mais pour ne plus être endiguée dans l'affairisme, Marseille joue de ses cultures, de ses identités plurielles pour s'ouvrir, s'offrir aux autres. Marseille noir nous imbibe de ces quartiers aux noms enchanteurs que sont la Joliette, l'Estaque, la Belle de Mai. Des lieux qui sont les véritables héros de ces histoires, parfois entrecoupées par la folie stridente du Mistral qui pousse les êtres aux dessins les plus vils, «Il me dévisage à nouveau de son regard noir d'aigle sicilien, un regard qui venait de loin, qui portait en lui des dizaines de siècles de bergers, de marins, de paysans secs, bruns et austères pour qui l'honneur était le ciment de la vie, et dont les vengeances et les malédictions ne s'interrompaient jamais, couraient d'une génération à l'autre, jusqu'à ce que la dette dont personne ne se souvenait plus vraiment soit enfin réglée, la plupart du temps dans le sang et les larmes »  . Des paysages croulant sous le poids d'immondices, de petits caïds dealers ou de nostalgie. Marseille noir nous invite au voyage, mais ici, les bagages ne recèlent pas toujours des souvenirs de vacances et les trajets en bus finissent en cagade. Car Marseille ne fait jamais rien comme les autres, ici on ne peut boquer devant les bombasses aux pilotis, et le cagnard vous fait des misères.Quatorze nouvelles, quatorze facettes de la capitale culturelle 2013 qui finissent comme souvent sur la cannebière comme un air de révolte, une grosse bronca sous l'oeil de deux légendes marseillaises, parce qu'ici peut être plus qu'ailleurs les mythes ont la vie dure et les rues résonnent encore du bruit des gangs. « Au-dedans, rien n'a changé ou presque. le petit peuple d'Endoume en tout cas est toujours le même. Ce que l'on appelait « le milieu » en revanche n'existe quasiment plus : la moderne et cynique société libérale en a eu raison – et à cet égard, oui, de mon point de vue, « c'était mieux avant ». Aujourd'hui, il n'y a plus que des caïds de plus en plus sauvages disséminés un peu partout en ville et en banlieue. Mais au bout du compte cela n'a peut-être pas changé grand-chose. Les règles et les méthodes sont juste plus violentes et plus arbitraires, voilà tout ».
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nathalie_MarketMarcel
  11 juin 2014
Ce recueil, c'est d'abord Marseille. Et la ville est là, avec ses curiosités, son passé, sa gloriole, ses voisins bruyants, ses gabians qui bouffent les cadavres de rat, ses éboueurs, ses automobilistes etc. J'avoue – naïvement – mon plaisir à avoir très bien retrouvé ma ville dans ces nouvelles ! Pari réussi. le livre rend hommage aux histoires que les Marseillais aiment à se raconter sur leur ville.
Et le noir ? C'est un recueil et toutes les nouvelles ne se valent pas, bien sûr. N'empêche que plusieurs d'entre elles sont vraiment bien écrites. La ville surjoue la mythologie de la mafia italienne. Il y a les petits truands classiques, la drogue qui mène la danse depuis des années et les bobos qui débloquent un jour à cause d'un déraillement du quotidien. C'est peu policier, mais souvent noir, reflétant la violence des rapports sociaux de la ville.

Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   14 février 2015
Le 49 la clique de crabes qui se déplacent en biais là-dedans. Un putain d’aquarium d’Antibes. Même parfois, comme si on était pas assez de cons, des touristes se rajoutent, comme l’autre jour, un couple de chasseurs du dimanche : c’est bien par là le MuCEM ? ils demandent au chauffeur. Mais qu’est-ce que tu prends le 49 pour aller au MuCEM ? j’ai envie de leur dire. Tu peux pas faire la promenade du Vieux-Port à pied comme tout le monde ? En plus il y a que des MuCEM en Bavière, pourquoi tu viens ici voir ce que tu as chez toi ? Monsieur le chauffeur, on a pris deux tickets solo, faites-nous bien signe pour sortir. Putain, si tu rates le MuCEM, t’es pas une touriste, t’es une taupe à Élie Baup. Le truc tout noir qui pète à la gueule, le hangar à charbon, toi c’est sûr tu regardes pas France 5. Les Bavarois qu’est-ce que tu veux que je m’esquinte.
Maintenant qu’il passe par les docks, qu’après il tapine un peu place de Lenche, il nous attire tout un tas de ces pauvres paumés du mois d’août, des Boches, des Chinois. Sans parler des cultureux qui s’arrêtent à la Friche, avec les mèches et les accents pointus, tout un tas de barjots, toute l’année, pas vraiment cultivés, je peux te dire, en tout cas pas finis de germer, que du gosse de riche à problèmes, qui vient s’encanailler avec les skates et les casquettes. Les culs de boxer-shorts. Les jeans de pingouins. Eux se rajoutent au concours, tous ensemble ils se donnent la main pour venir te faire chier dans notre beau quartier de la Belle de Mai. Ils nous envoient leurs rejetons de poubelles, après ils s’étonnent que le trois-mâts au maire, tu sais celui qu’il a amarré au Vieux-Port, devant chez lui, qui faisait restaurant pour les quiches de sa farce, on lui ait retiré le bouchon. (François Beaune)
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Charybde2Charybde2   14 février 2015
Marseille était soi-disant constituée de cent onze villages, qui n’avaient en vérité jamais été foutus de faire une ville ensemble, et celui de la Treille, c’était la porte de la Provence. Les collines et la garrigue. Toute mon enfance, j’avais trappé des lapins et tiré les faisans d’élevage qui avaient échappé aux chasseurs. Une enfance à la Pagnol. Sauf que la gloire de mon père, elle se résumait au fait qu’il avait disparu un jour, en nous plantant là, ma mère et moi, avec un mot d’excuse. Son garage avait fait faillite, il avait choisi la fuite plutôt que le suicide, avait-il écrit. L’aventure et le grand large, en somme : j’avais bien compris, entre les lignes. Il avait toujours préféré les poètes beatniks et le rock psychédélique aux écrivains provençaux, aux félibres et aux musiciens folkloriques occitans. J’avais appris plus tard qu’il avait embarqué sur un cargo, et je ne l’avais jamais revu. J’avais ensuite découvert le punk, ce qui m’avait conduit à faire des études ; un malentendu probablement lié à une mauvaise compréhension des paroles du morceau « Career Opportunities », des Clash. (Cédric Fabre)
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Charybde2Charybde2   14 février 2015
On devrait pouvoir définir une ville post-industrielle par la distance qui la sépare de son âge d’or, parce que c’est au cœur de cet espace-temps – quand une page d’histoire glorieuse se tourne – que se forgent les mythologies et les fantasmes, les amertumes et les nostalgies, qui contribuent à bousculer et refonder son identité. Car si les changements sont parfois aveuglants, les permanences, elles, deviennent presque tangibles. « Marseille, toujours en partance, écrivait Pierre Mac Orlan. Hélas, l’horizon semble – « momentanément », dira-t-on pour demeurer optimiste – inaccessible, et la ville se cherche toujours un avenir, selon la formule consacrée. (…) Marseille est une « ville-monde » – qui fait plus songer à Londres qu’à Paris, d’ailleurs, sur bien des aspects -, un carrefour des peuples d’Europe et de Méditerranée, une ville d’accueil pour tous les migrants et tous les exilés, on l’a tant dit… Mais, peu à l’aise dans ce rôle de « poste-frontière » de l’Europe dans lequel on voudrait parfois l’enfermer, où la Provence se dilue – se dissout ? – dans le tiers-monde, elle incarne surtout la part de fantasme canaille de la nation tout entière. On aime sa gouaille et son accent autant qu’on redoute son côté frondeur. De fait, son identité est souvent réduite à un slogan de stade, « Fiers d’être marseillais », qui trahit aussi un sentiment d’abandon et d’impuissance. Ici, l’échec social rassemble et unit parfois les gens tout autant que les victoires de l’Olympique de Marseille. Elle a tout d’une capitale de roman noir, que ses habitants aiment souvent autant qu’ils la détestent, éclairée – ou aveuglée – par cette lumière du Sud. « On ne comprend pas Marseille si l’on est indifférent à sa lumière. Elle oblige à baisser les yeux » : c’est ce que disait Jean-Claude Izzo, cet extraordinaire romancier qui, après des décennies sans littérature de fiction ou presque, redonnait enfin une voix aux Marseillais. (Préface de Cédric Fabre)
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asphalteasphalte   01 avril 2014
Marseille est une « ville-monde » – qui fait plus songer à Londres qu’à Paris, d’ailleurs, sur bien des aspects –, un carrefour des peuples d’Europe et de Méditerranée, une ville d’accueil pour tous les migrants et tous les exilés, on l’a tant dit… Mais, peu à l’aise dans ce rôle de « poste-frontière » de l’Europe dans lequel on voudrait parfois l’enfermer, où la Provence se dilue – se dissout ? – dans le tiers-monde, elle incarne surtout la part de fantasme canaille de la nation tout entière. On aime sa gouaille et son accent autant qu’on redoute son côté frondeur. De fait, son identité est souvent réduite à un slogan de stade, « Fiers d’être marseillais », qui trahit aussi un sentiment d’abandon et d’impuissance. Ici, l’échec social assemble et unit parfois les gens tout autant que les victoires de l’Olympique de Marseille. Elle a tout d’une capitale de roman noir, que ses habitants aiment souvent autant qu’ils la détestent, éclairée – ou aveuglée – par cette lumière du Sud. « On ne comprend pas Marseille si l’on est indifférent à sa lumière. Elle oblige à baisser les yeux » : c’est ce que disait Jean-Claude Izzo, cet extraordinaire romancier qui, après des décennies sans littérature de fiction ou presque, redonnait enfin une voix aux Marseillais.
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Charybde2Charybde2   14 février 2015
Quand j’avais sept ou huit ans, un soir, je suis monté sur les genoux de ma mère et elle a commencé à me lire Le comte de Monte-Cristo. Pendant un an, tous les soirs, j’ai grimpé sur ses genoux et, jusqu’au bout, elle m’a lu l’histoire extraordinaire de cet homme enfermé pendant quatorze ans dans les entrailles d’une forteresse lugubre. Elle me racontait la souffrance puis l’évasion de cet homme, sa vengeance implacable jusqu’au dernier des traîtres qui l’avaient envoyé croupir sous le niveau de la mer.
Edmond Dantès était pour moi le plus beau des Marseillais, le plus grand. La justice, ce n’était pas les juges, les procureurs et les geôliers, c’était cet homme qui avait appris la philosophie dans un souterrain et qui défendait la vie. (René Frégni)
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Videos de Cédric Fabre (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cédric Fabre
LE FESTIVAL AUQUEL VOUS AVEZ [HÉLAS] ÉCHAPPÉ !
Cédric Fabre était cette année l'un des écrivains associés au projet Des nouvelles des collégiens. Journaliste indépendant, auteur de romans noirs, passionné par les liens qui unissent rock et littérature, il nous lit un extrait d'un de ses livres, Un bref moment d'héroïsme (Plon, 2017)
À lire : Cédric Fabre, Un bref moment d'héroïsme, coll. « Sang Neuf », Plon, 2017.
http://www.ohlesbeauxjours.fr
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