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EAN : 9782264070630
Éditeur : 10-18 (16/02/2017)
3.71/5   26 notes
Résumé :
Tandis que Naples suffoque sous la chaleur du mois de mai, l’équipe du commissaire Palma reçoit un coup de fil alarmant : Dodo Borelli, 9 ans, petit-fils d’un puissant entrepreneur napolitain, vient d’être enlevé. Rien de très surprenant dans cette famille qui a tout pour attiser les haines, du grand-père richissime et intraitable à la mère en révolte contre l'autorité paternelle. Mais pendant que Romano et Aragona tentent de démêler l’affaire, Lojacono et Di Nardo ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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cardabelle
  20 août 2017

Comme nombre de lecteurs, j'ai découvert l'auteur par "La méthode du crocodile " , un thriller que j'ai beaucoup apprécié pour son originalité, la qualité de la narration et l'ambiance. Et ,bien sûr, j'en attendais autant de cette seconde lecture mais j'en reviens un peu déçue.
Aussi, ai-je préféré prendre un peu de recul avant d'en parler.
Alors, au début, plaisir des retrouvailles : l'inspecteur Lojacono, la magistrate Laura Piras ,la trattoria et le coeur de Naples que l'on écoute battre dans la chaleur d'un mois de mai .
Et à Naples, il y a le commissariat de Pizzofalcone ,un "placard" où sont mis au rebut des enquêteurs accusés de fautes diverses comme Romano ,un taciturne qui étrangle facilement ses interlocuteurs, Alessandra , qui a la gâchette facile ou Aragona , la grande gueule du groupe, caricature d' un riche beau gosse , flic par désoeuvrement ...
Ambiance donc !
Mais, l'enlèvement du petit-fils d'un ponte de la ville va très vite mettre à mal la routine de l'équipe.
Dans un premier temps ,ils sont chargés de l'enquête . Ils vont tous mettre un point d'honneur à la conserver et surtout à la résoudre.
On va donc suivre leurs méthodes et apprécier leurs talents.
On savoure de belles études de caractère ,une fresque familiale peinte au vitriol et une sociocritique débridée.
En première partie,il faut reconnaître que le suspense est bien préservé.
Mais, peu à peu, j'ai regretté que l'intrigue perde un peu de souffle ; le dénouement se profilait trop sûrement par perte d'originalité .Quelques longueurs aussi .
Cependant, même si elle était prévisible, la fin m'a tout de même laissée médusée !
Alors, malgré les quelques aspects négatifs que je lui reproche , ce roman m'encourage à suivre l'oeuvre de Maurizio de Giovanni : j'aime beaucoup son style classique, élégant et empreint de finesse. Poétique aussi parfois.
Et, comme souvent, j'obéis aux caprices du hasard , je vais découvrir le tome 2, "La collectionneuse de boules de neige" ,après ce tome 3 !
Je sens déjà poindre l'impatience ...
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kathel
  28 novembre 2018
Un enfant disparaît lors d'une sortie scolaire au musée. Les soeurs qui surveillaient le groupe n'ont rien vu. Seule la caméra de surveillance montre Edoardo, dit Dodo, partir en tenant la main d'une femme en sweat-shirt à capuche. Son grand-père est un riche entrepreneur napolitain, la piste de l'enlèvement contre rançon est donc privilégiée par les policiers du commissariat de Pizzofalcone.
Ils reviennent dans ce roman, après La méthode du crocodile et La collectionneuse de boules à neige, l'équipe de l'inspecteur Lojacono, tous affectés à ce commissariats en raison de différents problèmes, l'un avec la mafia sicilienne, l'autre avec son impulsivité, d'autres avec une famille en miettes ou une dépression chronique. Malgré ces problèmes, ou pour y échapper, tous s'investissent à fond dans l'enquête, il n'est pas question de perdre un seul instant pour retrouver le petit garçon.
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé le commissariat napolitain et que je me suis attachée à leur enquête. Même si les vies privées de chacun des membres de l'équipe prennent de l'épaisseur, la recherche du petit Dodo, dix ans et une famille qui se déchire, est très prenante, d'autant que l'auteur alterne avec le point de vue du petit garçon enfermé, ou celui de ses ravisseurs. de plus, des sortes d'intermèdes poétiques ponctuent le texte comme celui sur la nuit ou sur le mois de mai, très différents l'un de l'autre d'ailleurs, mais tout aussi saisissants. Je trouve d'ailleurs que l'auteur à gagné en art de faire monter l'émotion depuis le roman précédent… Et ce jusqu'au dénouement…
Les personnages secondaires le sont beaucoup moins, et gagnent en véracité, en poursuivant leurs histoires personnelles en parallèle. Cela donne grande envie de lire la suite, mais j'ai l'impression que pour l'instant seuls trois volumes sont traduits. Je pourrai, si je veux retrouver l'auteur, m'attaquer à la série du Commissaire Ricciardi, qui reste à Naples, mais cette fois dans les années 30, et qui semble passionnante aussi...
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Perlaa
  21 octobre 2020
À Naples l'enlèvement du jeune Dodo contre rançon va réveiller le sulfureux commissariat de Pizzofalcone de sa routine.
Autour de ce fait divers on pénètre dans la vie du commissariat et le suivi d'affaires a priori hétéroclites. le roman est centré sur une équipe de policiers qui constituent les véritables personnages incarnés. On assiste aux interrogatoires suite à une tentative de cambriolage sans vol apparent, on est projeté dans l'ombre d'un prêtre désireux d'abréger les souffrances des Napolitains déprimés. Sans être désagréable l'ensemble n'est pas captivant. Les couples se déchirent en se traitant de noms d'oiseaux, les épouses libérées se consolent entre les bras d'amants décérébrés, les ex-maris font assaut de machisme. La société napolitaine aisée sent le moisi et l'argent sale. Seul le petit Dodo paraît très émouvant...Tout cela reste assez superficiel et un tantinet forcé.
Il faut attendre les derniers chapitres pour que le rythme passe à la vitesse supérieure avec quelques beaux passages.
N'ayant pas lu la Méthode du crocodile j'ai probablement pâti de ma méconnaissance des policiers. Il faut un peu de temps pour se familiariser avec eux et le roman s'achève avant qu'on ait eu le temps de s'y attacher. J'ai eu l'impression de regarder au hasard l'épisode d'une série dont je ne connaissais pas les codes. le switch final sauve le récit d'une enquête assez faible.
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Fantine
  04 août 2016
Suivant Maurizio de Giovanni depuis la parution de la Méthode du crocodile, et, celle de la série du commissaire Ricciardi, je me suis littéralement jetée sur le nouvel opus qui a été dévoré en quelques jours.
On retrouve ainsi Lojacono, et, ses comparses évoluant dans leur ville de prédilection, c'est-à-dire Naples, mais, pas celle des revues et/ou guides touristiques, mais, plutôt celle présentant le côté sombre, et, morbide de la ville.
Les divers personnages prennent peu à peu leurs marques dans un commissariat de quartier à la réputation sulfureuse, démontrant par leur compétence, leur ténacité que tous les flics ne sont pas des ripoux ainsi que des super héros à la gâchette facile.
En effet, parallèlement à leur travail de policiers où on les voit utiliser "leurs méninges plutôt que de leurs armes, et, leurs "poings" pour résoudre une enquête, le lecteur assiste également à la vie d'un simple citoyen dès qu'ils ont quitté le commissariat, et, leurs habits de flics, avec ses joies et ses problèmes.
Seul petit hic en ce qui me concerne, le dénouement qui n'en n'ai pas vraiment un, et, qui ouvre la porte à plusieurs pistes quant à la résolution de l'enquête.
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polacrit
  01 mars 2018
Et l'obscurité fut, dont le titre original Buio per i bastardi di Pizzofalcone est paru en Italie en 2013, traduit par Jean-Luc Defromont ( tout comme les deux précédents), a été publié en France en 2016 par les éditions Fleuve Noir, et réédité en 2017 par les éditions 10/18 dans la collection "Grands Détectives".
Dans ce troisième opus de la série mettant en scène l'inspecteur Lojacono, Maurizio de Giovanni continue d'explorer les tréfonds de la ville de Naples, cette fois en racontant une lamentable histoire d'enlèvement et d'un banal cambriolage, sur fond de crise économique et de désespoir, montrant avec sa dextérité habituelle que derrière la plus jolie façade se cachent les pires instincts, réduisant en miettes les sentiments les plus nobles, transformant les êtres en des redoutables prédateurs. Comme l'ont constaté les plus grands philosophes des siècles passées, notamment Erasme, Francis Bacon ou Hobbes "Homo homini lupus est", ce qui signifie " L'homme est un loup pour l'homme", locution on ne peut plus pessimiste...
Le style: dès les premières pages, le ton est léger, l'ambiance est décontractée, avec beaucoup d'humour: "-Président, si je ne t'avais pas parlé, tu ne te serais même pas rendu compte de ma présence. Ô vieillesse ennemie!... le plus âgé et le plus jeune du commissariat adoraient se titiller, l'un sur le ton d'un professeur ayant affaire à un élève attardé, l'autre en ramenant systématiquement sur le tapis le sujet de la démence sénile." (Page 13)...Ou quand Aragona se moque gentiment de Romano, surnommé "Hulk" à cause de son caractère impulsif et emporté: "Eh! Hulk! Ton surnom, ils te l'avaient déjà donné dans ton ancien commissariat, non? Et maintenant, tu vas te foutre en rogne, devenir tout vert et arracher ta chemise." (Page 16). Cependant, la langue est riche, imagée, presque poétique par moments, surtout lorsque l'auteur décrit la ville.
Pour autant, il ne faut pas s'y tromper: Et l'obscurité fut est un roman sombre, sans aucune illusion sur la présence du Mal parmi les humains...Alors que les ténèbres les plus noires s'emparent de leur coeur et de leur âme, à l'image des flics ripoux qui ont entavhé la réputation du commissariat de Pizzofalcone. de ce fait, le récit alterne ces passages légers avec des passages plus graves, braquant ses projecteurs sur la détresse et la misère humaines, que l'on peut croiser à chaque coin de rue, sous n'importe quelle forme, sans distinction de sexe, d'âge ou même de classe sociale.
En ce mois de mai, la canicule s'est abattue sur Naples comme la misère sur le monde. C'est alors que le commissaire Palma est informé de la disparition d'Edoardo Borrelli, âgé de neuf ans, petit-fils d' Edoardo Borrelli senior, riche et influent entrepreneur napolitain, vieillard intraitable et acariâtre. Pendant que Romano et Aragona essaient d'y voir plus clair au sein de cette famille plus unie par la haine la dépendance matérielle que par l'amour, Lojacono et Di Nardo enquêtent sur un cambriolage plutôt louche survenu dans l'appartement du couple Parscandolo: pourquoi Lojacono a-t-il l'impression d'une mise en scène? Et pourquoi Salvatore Pascandolo ment en déclarant que son coffre fort ne contient rien d'important?
Malgré l'appel des ravisseurs, l'enquête piétine: malgré l'acharnement de Romano et d'Aragona qui se démènent tant qu'ils peuvent, aucun indice significatif ne fait surface. Et si, finalement, l'enlèvement du jeune garçon masquait un crime plus grave? Tandis que Lojacono et Di Nardo soupçonnent la femme de Parascandolo de ne pas être aussi "blanche" qu'elle veut bien le faire croire, les "salauds" de Pizzofalcone vont devoir se serrer les coudes et user de toutes leurs ressources pour démêler l'écheveau inextricable de ces deux sordides affaires.
Lien : https://legereimaginarepereg..
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critiques presse (1)
LesEchos   18 juillet 2016
Dans ce troisième volume des aventures de Locajono, on retrouve les codes du roman noir : policiers au grand coeur, voyous, destins tragiques, crime et désespoir.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
mireille.lefustecmireille.lefustec   03 août 2016
Noir.
Le moment de la nuit où les espoirs disparaissent, chassés par la douleur de ce qui se produira.
Le moment de la nuit où le repos se brise en mille fragments de nostalgie, pour de recomposer tel un suaire, dans l'attente fragile de l'aube.
Le noir.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   03 août 2016
Il était devenu fataliste , Pisanelli, mais juste vis_à-vis de la nature. il était habitué à se battre contre tout le reste et menait encore ses batailles, dans la dignité et le silence, sans jamais céder au défaitisme. On pouvait lutter contre presque tout, la méchanceté, la stupidité, l'ignorance, et il arrivait même qu'on l'emporte. Mais contre la nature, on ne pouvait pas grand-chose.
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rkhettaouirkhettaoui   28 mai 2016
On n’a aucun mérite à vaincre les méchants, quand on peut voler, quand on a l’ultraforce ou des yeux à rayons verts. C’est fastoche, comme ça.
Alors que toi, Batman, tu es un homme normal. Mais courageux et intelligent. Les autres volent ? Toi, tu inventes les fusées de la Batceinture, ou bien tu lances des filins sur les toits des immeubles et tu grimpes jusqu’au sommet. Les autres courent très vite ? Toi, tu as la Batmobile, qui est encore plus rapide. Tu es un héros parmi les héros, Batman. Parce que tu as le superpouvoir le plus puissant au monde : le courage. Comme mon papa.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   03 août 2016
Elle ne veut pas mourir, Maria Musella. Quand on va faire ses courses, quand on cuisine, quand on mange, quand on se réveille le matin, on ne veut pas mourir. peut-être qu'on ne veut plus vivre, à certains moments, mais pas au point de désirer la mort. Toute la différence est là.
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rkhettaouirkhettaoui   28 mai 2016
C’est une chose singulière qu’un cambriolage, songeait Lojacono : un viol de la sécurité, la brusque révélation qu’il ne suffit pas de fermer sa porte pour se prémunir contre la violence d’un monde bouillonnant de peur et de douleur. Le couperet tombe, alors que vous ne faisiez peut-être rien de mal et croyiez être exempté de ce type de déboires, invulnérable au délit. C’est la fin de la tranquillité, l’événement qui ébranle une fois pour toutes l’ordre que vous aviez laborieusement construit et la sérénité d’une oasis que vous pensiez imprenable.
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Vidéo de Maurizio de Giovanni
Maurizio De Giovanni, "Il metodo del coccodrillo" - I personaggi del libro
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