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EAN : 9782020551304
240 pages
Éditeur : Seuil (12/06/2002)

Note moyenne : 2.67/5 (sur 219 notes)
Résumé :
Bien connue dans les milieux de l'art, auteur d'essais sur l'art contemporain et de monographies consacrées aux artistes d'aujourd'hui, Catherine Millet entreprend de raconter sa vie sexuelle. Avec une crudité et une clarté dont on reste confondu.

Le récit ne suit aucune chronologie, la relation des événements (non datés) et la description des scènes sexuelles étant distribuées selon quatre chapitres : "le nombre", "l'espace", "l'espace replié" et "dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  17 novembre 2012
Malgré le titre explicite, ceux qui s'attendent à une histoire érotique dans la plus pure tradition du genre seront cruellement déçu : on parle dans ce livre de sexualité certes, mais pas pour titiller les sens des lecteurs. Catherine Millet nous livre sa vie sexuelle de manière brute, avec tous les détails : où, quand, dans quelle position et avec combien de personnes.
Si Catherine Millet a eu enfant le désir de devenir religieuse et missionnaire, sa vie d'adulte prend une toute autre direction, expérimentant en quelques semaines le sexe à deux, puis à quatre, jusqu'à enchaîner des rapports avec des dizaines d'homme différent le même soir.
Elle ne correspond cependant à aucune des images qu'on pourrait se faire d'elle : elle n'est pas séductrice, ses partenaires lui présentent d'autres hommes, qu'elle accepte sans discuter ; pas de quête effrénée pour le plaisir non plus, puisqu'elle reconnaît n'avoir « découvert » qu'après la trentaine que le plaisir était un des buts principaux du sexe. Il semble qu'elle ait découvert la sexualité de groupe naturellement, sans se poser de question, avec une indifférence qui laisse pantois.
Au final, ce livre offre une vision du sexe démystifié et désacralisé. Surprenant et totalement à l'encontre du courant actuel, qui théorise et psychanalyse le moindre mouvement du petit doigt.
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LaSalamandreNumerique
  24 novembre 2018
La sexualité (avec la mort) est, au moins en occident, le principal tabou de nos sociétés. Nos contemporains préfèrent généralement parler alors soit d'amour soit d'érotisme, deux dimensions pouvant être voisines mais qui offrent aussi l'avantage de créer une certaine distanciation, confortable, vis-à-vis du strict jeu des corps. L'amour complète mais aussi idéalise la relation sexuelle alors que l'érotisme l'intellectualise tout en la rendant plus ludique. Dans les deux cas c'est plus acceptable pour la très grande majorité des individus/lecteurs. Ce livre, unique en son genre, est très dérangeant… et a beaucoup dérangé. Il suffit de lire les critiques pour ne pouvoir d'ailleurs en douter.
*
Ce livre ne parle pas de la vie amoureuse de Catherine M et il n'a rien d'érotique. Je le trouve par ailleurs réellement passionnant et je vais tenter d'expliquer pourquoi.
- Ce livre offre un témoignage presque clinique sur un mode de vie assez peu courant (gang bang, échangisme, exhibitionnisme, partouzes parisiennes, types inhabituels de rapports physiques…). Nous en entendons parler, le percevons via les codes de la publicité, certains le fantasment et/ou le jugent mais bien peu l'ont, même un temps, pratiqué. Ici nous sommes placés en spectateurs et comme questionnés, sans l'abri somme toute confortable des sentiments ou d'une forme d'excitation. Ce peut être un voyage enrichissant.
- L'auteur est une intellectuelle connue et qui, en prime, sait écrire. Elle cherche et sait trouver les mots justes pour exprimer ce qu'elle ressent (ou ne ressent pas). Elle ne se limite pas ici, comme il le lui a été reproché, à des « faits bruts ». Ce livre est construit et crée du sens.
- Ajoutons que, en critique d'art contemporain, Catherine Millet sait aussi dire beaucoup en peu de mots ou d'images. La couverture est, à ce titre, assez fascinante. le regard, au moins masculin, va d'abord vers ce corps nu, vers les seins mis en évidence, devine la toison pubienne, note la posture à la fois offerte et non érotique… puis s'oriente vers un visage tourné vers nous mais distant. le regard est largement absent et l'expression générale non dénuée d'une forme de tristesse…. Nous sommes très loin, dans cette photo comme dans le livre, de la simple accumulation dénuée de sens de rapports sexuels, tout aussi éloignés d'un univers vide d'émotions. Simplement ces dernières ne s'offrent pas avec la même évidente simplicité que le corps. L'ensemble est beau, intriguant et mélancolique.
- Catherine Millet, qui a eu des rapports sexuels très inhabituellement nombreux et variés à partir de ses 18 ans, devra attendre le double pour se demander le sens profond pour elle de ces diverses pratiques, pour se questionner sur son plaisir personnel comme sur le lien entre sa sexualité et ses sentiments… et pour tenter de mieux gérer cette dimension pourtant essentielle de sa vie. À ce titre son second livre (« Jour de souffrance ») me semble incontournable pour qui s'intéresse à tout ce qui transcende le « pur physique ». Cette femme intelligente et sensible semble fréquemment d'une incroyable naïveté. le regard à la fois précis et détaché qu'elle porte alors sur ses relations sexuelles mais aussi sur sa perception intime de ces dernières est d'une grande aide pour tenter de la comprendre. Au-delà comment ne pas se questionner sur les parts d'ombres de la sexualité de chacun, sur le rapport aux autres, sur les vulnérabilités humaines ? En ce sens ce livre mène du très particulier à des questionnements potentiellement universels.
*
Il ne faut certainement pas lire cet ouvrage si vous êtes dans le jugement moral, vous serez choqués, déçus… et passerez à côté du sujet. Catherine Millet n'a rien d'immoral, elle est en revanche absolument amorale quant à la « pure rencontre des corps ». Il ne faut pas plus chercher ici la moindre trace d'érotisme, bien au contraire, et cette lecture me semble plus de nature à glacer le désir qu'à émoustiller quiconque. Enfin, si vous êtes une féministe considérant que le respect des femmes doit passer par une conduite sexuelle « adaptée » Catherine Millet pourrait bien vous horrifier tant elle peut souvent sembler servir de jouet.
En revanche si vous avez le désir de porter un regard sociologique sur un certain univers parisien et/ou sur qui a des pratiques inhabituelles ce livre a ses qualités. Si vous souhaitez vous intéresser à un portrait particulier de femme, incluant une profonde complexité, si vous savez faire preuve d'empathie et, parfois, de compassion, vous ne devriez pas rester insensible à ce qui reste une des autobiographies les plus troublantes que j'ai eu l'occasion de lire. Je n'ai pu quitter cette lecture sans ressentir une émotion et une très profonde sympathie vis-à-vis de l'écrivain mais aussi de la femme, belle et touchante, multiple et singulière. Et cet ouvrage, si sincère, m'a aussi amené à réfléchir à cette dimension de ma vie, à chercher chez moi les points aveugles. Si une femme aussi intelligente et aventureuse a si durablement ignoré beaucoup de ses mobiles sexuels profonds et ses besoins réels dans ce domaine qu'en était-il de moi ? Et de vous ?
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Titania
  27 avril 2015
Je suis tombée par hasard sur "l'enfer" d'une bibliothèque, en revanche je n'ai pas fait avec cet essai une bonne pioche...enfin ça dépend...j'ai trouvé cette description minutieuse des pratiques sexuelles de l'auteure...parisienne, marquée par le diktat d'une époque. Elle a absolument tout essayé, comme si l'objectif de la sexualité, c'était l'accumulation dans un temps très court, du maximum d'expériences, comme une fuite en avant, la peur de la mort. Ce récit pour nous expliquer son cheminement vers une sorte de libération, s'inscrit dans un milieu artistique très "Saint Germain des prés", ses partenaires multiples ne sont rien d'autre que des objets déshumanisés , des parties de corps sans visages, puis certains noms reviennent plus que d'autres, preuve quand même d'une forme d'attachement, d'amitié, une communion physique et intellectuelle, avec quelques uns. Jamais elle ne parle d'amour, elle avoue même une forme d'indifférence. C'est en reconnectant cette vie de femme un peu étonnante, avec son enfance, qu'elle nous permet de comprendre ce parcours singulier avec ses excès . Elle a mis du temps pour accéder à une certaine connaissance d'elle même : Désir, plaisir, donner, mais surtout recevoir, la relation intime comme un échange avec un peu de douceur, rien n'est évident pour elle ...Ce récit remarquablement bien écrit procède toutefois de tous les standards de l'autobiographie, c'est une reconstruction, un regard focalisé sur un aspect du passé, mais aussi un témoignage audacieux sur la sexualité d'une femme sans jugement moral, et rien que pour cela, cette liberté de ton, et la qualité de l'écriture, c'est un bon moment de lecture.
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Colchik
  13 septembre 2017
Il est difficile de mener une réflexion autonome sur un ouvrage qui a tant défrayé la chronique. Faut-il approuver, ou réprouver ?… ce sont en ces termes que s'est posé bien souvent le débat. S'agit-il d'un acte de courage d'une femme qui livre au public le côté le plus intime de sa personnalité ou d'une impudeur ultime dans un parcours sulfureux ?
Le sujet même du livre, son champ très restreint à la vie sexuelle de Catherine M., amène le lecteur – tous les lecteurs- à aborder le texte sous l'angle de la morale ou de l'absence de morale. Quand est-il du jugement littéraire ? Est-il possible avec un tel sujet ?
Le sujet donc : Les expériences sexuelles d'une journaliste et critique d'une revue prestigieuse de l'art contemporain. Nous retombons sur l'écueil inévitable : est-ce un sujet de livre ou un récit cathartique, relève-t-il de la thérapie, du narcissisme ou de la créativité ?
Tout sujet comporte dans son traitement par l'écrivain une part de narcissisme et le besoin d'aborder des questions ou des thèmes qui relèvent de son expérience personnelle et/ou de ses manques. Mais, son traitement ne peut se résoudre à cela. Nul ne reprochera à Flaubert ou à Simone de Beauvoir d'avoir parlé dans leurs romans de leur vie parce qu'ils parlaient aussi de la vie en général, de leur époque et de l'évolution des valeurs et des comportements dans la société où ils vivaient. le récit de Catherine Millet ne parle que de la singularité sexuelle de son auteur et nous renvoie à un style de vie particulier, à un itinéraire personnel choisi. Finalement, la vie de Soeur Emmanuelle et les turpitudes de Lady Diana, pour prendre deux destins singuliers aux antipodes l'un de l'autre (la pauvreté et la jet-set) s'appuient sur le même principe : conter un parcours hors norme qui n'a d'intérêt que sa valeur de fascination sur le public.
Qu'en est-il de l'intention de l'auteur ? Dans sa préface, Catherine Millet dit s'adresser aux femmes, à toutes ces femmes dont elle a fui en permanence les conversations vaines sur le corps et la sexualité. Elle avait choisi, une fois pour toutes, le camp des hommes et de la retenue et se détournait avec répugnance de l'impudeur féminine. Serait enfin arrivé le moment de parler à ses semblables et d'opérer vis-à-vis d'elles un geste de réconciliation. Mais il ne s'agit pas de leur parler à elles, plutôt de leur parler d'elle, la rebelle, qui n'a pas suivi la voie de ses soeurs. Elle comptabilise ses expériences avec la rigueur de l'entomologiste et la sécheresse de l'expert, sans s'inquiéter de ces femmes qui la lisent en se demandant de quoi elle peut bien leur parler. En lisant son récit, on est confronté à un phénomène connu de tous, celui de la personne qui, de retour de vacances, inflige à son entourage les plus menus détails de son équipée.
La franchise est patente. Catherine Millet avouant n'avoir jamais rien caché de sa vie à son entourage (hormis ses parents), l'intention de ne rien omettre perd un peu de son sel. Notre monde judéo-chrétien accepte la repentance avec plus d'indulgence quand l'âme est torturée. La vérité s'arrache toujours ; quand elle se donne de si bonne grâce, elle en perd tout mérite. Mais peut-on en lui en faire le reproche ? Elle n'agit pas pour l'édification des consciences, ou l'apaisement de la sienne, sans doute pour l'affirmation de sa liberté pleine et entière.
Le livre est bien écrit, entend-on. Il faut se méfier d'un jugement qui s'appuie sur le fait que la crudité des termes est régulièrement compensée par leur équivalent scientifique. le style n'est pas le vocabulaire et Catherine M. n'en manque pas. le style est ce qui fait entrer un récit dans une autre dimension, le rêve, le fantasme, l‘épouvante. Ici, nous restons les deux pieds plantés devant une cloison où est percé le trou du voyeur. Nous jetons un coup d'oeil sur des scènes qui, sans nous émouvoir, nous ennuient déjà.
La construction thématique est-elle originale ? le nombre, l'espace… le thème est là pour donner un ordonnancement et une hauteur aux souvenirs éparpillés. Soit. Mais l'arrière des camionnettes et le fond des canapés arrivent difficilement à élever le regard qui s'appesantit sur des objets on ne peut plus terrestres.
Je ne trouve pas que le livre de Catherine Millet soit une création littéraire. Il relève du succès de librairie. Ce n'est pas une manifestation de créativité de publier un tel récit, ni même une audace (je pense à Henry Miller qui renverse les tables d'un élan charnel assez incontrôlable). Je ne pense pas à une provocation – je me trompe, peut-être – , ou encore à une sorte de performance (chère à l'art contemporain) mais au besoin de revenir sur une existence dont le vertige ne peut se détacher de l'image de Narcisse se contemplant dans son reflet.
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LiliGalipette
  06 juin 2015
Sans tabou ni fausse pudeur, l'auteure raconte sa sexualité, ses expériences, ses plaisirs et ses fantasmes. Elle réfléchit également aux notions d'espace, d'intimité, de temps. Voilà un texte qui ne se résume pas et qu'il ne faut pas chercher à analyser. Ce n'est pas une compilation de scènes de sexe, pas non plus un tableau de chasse, encore moins un texte érotique même si certains passages sont plutôt émoustillants.
C'est le récit d'une femme libre, qui connaît son désir et sa féminité et qui n'a pas peur de les vivre. Je ne suis nullement tentée d'expérimenter la sexualité de Catherine Millet mais, si les fantasmes restent par essence personnels et qu'il est bien difficile de les cerner, ce texte est étonnamment frais, vivifiant et libérateur.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   16 novembre 2012
Je suis toujours profondément admiratrice du temps suspendu dans lequel vivent les baiseurs et qui retient ma sympathie. Il peut s'être passé dix ans, que dis-je vingt ans et plus encore, depuis qu'ils ont joui avec une femme, ils vous en parlent, ou s'adressent à elle, comme si c'était hier. Leur plaisir est une fleur vivace qui ne connaît pas les saisons. Elle s'épanouit dans une serre qui isole des contingences extérieures et qui fait qu'ils voient toujours de la même façon le corps qu'ils ont tenu contre eux, celui-ci serait-il flétri ou rigidifié dans une robe de bure.
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LuniverLuniver   15 novembre 2012
Je n'ai pas été très étonnée lorsque des critiques hostiles à mon livre ont été exprimées par des gens dont on peut croire, pourtant, qu'ils ont eux-mêmes une sexualité relativement affranchie. Ceux-ci doivent trouver leur plaisir dans la transgression, donc avoir besoin de maintenir des tabous, notamment dans la parole, pour continuer de jouir en cachette. N'ayant jamais attribué au sexe une valeur sacrée, je n'ai jamais éprouvé le besoin de l'enfermement dans un tabernacle comme le font finalement ceux qui me reprochent de faire tomber tout mystère.
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LaureaimelireLaureaimelire   27 mars 2020
Pourquoi et comment

Je ne peux me contenter de décrire un espace, sorte de guérison virtuelle dans laquelle je me serais tenue, ni un moment aussi bref, car je rencontrerais l’incrédulité de mon interlocuteur. Les navigateurs ont bien de la chance qui, pour indiquer où ils se “situent”, ne donnent qu’un degré de longitude et un degré de latitude.

*

Pourquoi ai-je écrit ce livre ? Parce que je voulais écrire et parce qu’il y a des choses dont je ne parle pas. Le désir d’écrire est une pulsion qui se manifeste avant de trouver son objet et qu’on satisfait ensuite comme on peut.

La vie sexuelle de Catherine M.

Peut-être, l’aptitude à passer, dans un groupe, d’un homme à l’autre, ou à naviguer, comme ce fut le cas pendant certaines périodes de ma vie, entre plusieurs relations amoureuses, appartient-elle à la même famille de prédispositions psychologiques que le sens de l’orientation.

*

J’avais douze ans lorsque mes premières règles sont venues. Ma mère et ma grand-mère se sont agitées, ont convoqué le médecin, mon père a passé la tête par la porte et m’a demandé en riant si je saignais du nez. Voilà pour l’éducation sexuelle.
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armand7000armand7000   15 août 2019
Jusqu'à ce que naisse l'idée de ce livre, je n'ai jamais trop réfléchi sur ma sexualité. J'étais toutefois consciente d'avoir eu des rapports multiples de façon précoce, ce qui est peu coutumier, surtout pour les filles, en tout cas dans le milieu qui était le mien. J'ai cessé d'être vierge à l'âge de dix-huit ans - ce qui n'est pas spécialement tôt - mais j'ai partouzé pour la première fois dans les semaines qui ont suivi ma défloration. Je n'ai évidemment pas été celle qui, cette fois-là, prit l'initiative de la situation, mais je fus celle qui la précipita, ce qui est resté à mes propres yeux un fait inexpliqué. J'ai toujours considéré que les circonstances avaient mis sur mon chemin des hommes qui aimaient faire l'amour en groupe ou regarder leur partenaire faire l'amour avec d'autres hommes et l'unique idée que j'avais de moi-même à ce sujet était qu'étant naturellement ouverte aux expériences, n'y voyant pas d'entrave morale, je m'étais volontiers adaptée à leurs mœurs. Mais je n'en ai jamais tiré aucune théorie, et je n'ai donc jamais été une militante.
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HekahmHekahm   23 août 2015
Ceux qui obéissent à des principes moraux sont sans doute mieux armés pour affronter les manifestations de la jalousie que ceux que leur philosophie libertine laisse désemparés face à des explosions passionnelles.
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Vidéo de Catherine Millet
Dans La Grande Librairie du 11 septembre 2008 :
Catherine Millet pour Jour de souffrance (Flammarion) Patrice Pluyette pour La Traversée du Mozambique par temps calme (Seuil) Olivier Rolin pour Un chasseur de lions (Seuil) Tristan Garcia pour La Meilleure Part des hommes (Gallimard)
François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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