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Arnaud Rykner (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070407514
83 pages
Gallimard (12/10/1999)
3.73/5   168 notes
Résumé :
Dans une action concentrée, où tout ce qui compte est ce qui n'est pas dit, deux hommes s'affrontent, prennent à tour de rôle la position du dominant ou du dominé, deux amis se brouillent - peut-être - " pour un oui ou pour un non ".

La tension qui existe sous les mots les plus simples, les mouvements physiologiques et psychiques souterrains communiquent au public une sensation de malaise, en même temps qu'ils le fascinent. Car cette dispute est la nô... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  04 janvier 2020
Première pièce que j'ai lue de Nathalie Sarraute, mais aussi sa dernière variation pour le théâtre sur les tropismes, et la plus réussie à mes yeux.
Deux hommes, amis de longue date. L'un, H.1, l'air plutôt sûr de lui, aimerait comprendre pourquoi l'autre, H.2, l'air plus réservé, s'est éloigné de lui. H.2 nie d'abord toute tentative de mise à distance, pour finalement l'admettre ; c'est que poser des mots sur le sentiment de malaise qui a provoqué cet éloignement, c'est justement ce que H.2 ne veut pas faire. Il a déjà essayé, avec d'autres, et l'échec a toujours été patent. D'ailleurs, il en est ressorti avec la réputation de rompre avec autrui pour un oui ou pour un non. Pourtant, peu à peu, il va être poussé dans ses retranchements et se forcer à tenter d'expliquer à H.1 ce qu'une simple phrase, ou plutôt une simple intonation, a provoqué en lui. Et va surgir au cours de leur dialogue tout un maelström de sentiments et de différends jusque-là sagement enfouis.
On tient ici tout ce qu'on trouvait déjà dans le théâtre de Nathalie Sarraute, dans un tour de force qui la mène à se confronter une dernière fois à ce paradoxe qui consiste à faire dire sur scène ce qui, justement, relève pour elle de l'indicible. le tropisme, c'est donc cette petite chose, ce "rien" (pour reprendre le terme utilisé dans une pièce précédente, Isma ou ce qui s'appelle rien) sur lequel il est tellement difficile de mettre le doigt mais qui ne laisse jamais tranquille et cause des dégâts.
Il y a bien sûr quelque chose de la thérapie par la parole dans cette pièce, encore davantage que dans les précédentes, puisque seuls deux personnages se font face, H.1 poussant sans cesse H.2 à dire les choses jusqu'à ce qu'il obtienne satisfaction. Quoique "satisfaction" ne soit pas vraiment le mot approprié...
Sarraute fait resurgir tous les non-dits entre ses personnages, mais aussi tous les fantômes qui hantent son oeuvre. Ce n'est pas seulement que les deux amis (mais sont-il seulement amis?) se confrontent, se découvrent une animosité l'un envers l'autre qu'ils n'avaient pas soupçonnée pendant des années. C'est une thématique plus complexe qui est abordée là : le refoulé, le dialogue impossible, puis les cases (dont celle de la folie, du délire) dans lesquelles les gens "normaux", "respectables", ont vite fait de ranger ceux qu'ils ne comprennent pas, ceux qui ne se conduisent pas comme eux. Et on en vient à la notion factice de bonheur, à l'étalage de cette fabrication artificielle par une partie de la société devant une autre, et finalement à deux visions du monde antithétiques et représentées respectivement par H.1 et H.2. On en vient à un conflit sans résolution possible.
C'est donc une pièce particulièrement riche, bien que très courte, une pièce très dense, subtile, qui renvoie à tout un réseau de motifs sarrautiens, mais aussi à tout un chacun : comme le dit H.2, ces petites choses qui nous taraudent mais dont on ne parle pas, dont on ne veut pas entendre parler par souci de confort, de normalité, sature la société entière : amis, famille, et ainsi de suite.
On comprend donc facilement ce que Yasmina Reza, qui est loin d'être idiote, peut trouver chez Nathalie Sarraute, notamment dans cette pièce. Mais il est fort dommage que son hommage à Sarraute avec Art ait tellement appauvri son modèle. (Ça, c'était pour boucler la boucle et rendre définitivement à César ce qui lui appartient...)

Challenge Théâtre 2020
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5Arabella
  29 août 2020
La pièce est dans un premier temps enregistrée et diffusée par Radio France en décembre 1981, avant d'être publiée au début de 1982. Elle sera créée sur scène pour la première fois à New York, en 1985 dans une mise en scène de Simone Benmussa, qui assurera également la première mise en scène française en 1986, sur la petite scène du théâtre du Rond-Point. C'est la dernière pièce écrite par Nathalie Sarraute, et celle qui est la plus jouée, en France et à l'étranger. C'est la seule qu'il m'ait été donné de voir sur une scène, au Lucernaire il y 7-8 ans.
Deux hommes, H1 et H2, amis de longue date. H1 vient voir H2 et lui demander pourquoi il semble l'éviter. Après de grandes réticences, ce dernier évoque un incident mineur, dans lequel H1 aurait fait preuve de condescendance à son encontre. H1 proteste, des voisins appelés pour juger le différent ne comprennent pas où est le problème, mais petit à petit, le ressenti mineur fait ressurgir d'autres événements microscopiques mais qui ont laissé des traces, chacun des deux hommes au final en veut à l'autre, sans pouvoir donner, pour étayer leur antagonisme, que des petits faits d'une grande banalité, sans rien de vraiment grave à chaque fois, et qui sont extrêmement subjectifs à évaluer. Mais qui au final font apparaître une vision de l'existence, des valeurs, qui ne sont pas les mêmes, et qui rendent l'autre odieux.
C'est vraiment une pièce très réussie, peut-être la plus aboutie de Nathalie Sarraute, ce qui fait regretter qu'elle soit la dernière, parce qu'au final, malgré la paradoxe du tropisme, si difficile en théorie à faire apparaître sur scène, cela marche très bien ici. La parole oblige à traquer le presque invisible au quotidien, ce qui fait réagir instinctivement sans forcément mettre des mots dessus : le dialogue théâtral permet une analyse du phénomène. Ce qui paraît aller de soi, ce qui est le comportement « normal » dans une société, est en réalité une convention, une norme imposée subtilement, et intégrée de manière inconsciente : le bonheur, la réussite, la pertinence même de ces catégories, est discutée dans la pièce. Sans en avoir l'air, à partir de quelques micro-événements quotidiens, comme tout le monde en vit l'auteur analyse le phénomène. Ce qu'on appelle amitié, ce qui lie ou sépare les individus, est aussi examiné. Au terme du processus, exprimer leurs ressentis, aller traquer au plus profond l'authenticité subjective d'une interaction, met en évidence l'incompatibilité des deux « amis » : ce qui rendait leur relation supportable, était que chacun garde pour soi l'agacement vis-à-vis de l'autre, et un sentiment de supériorité lié à l'incompréhension supposée de celui d'en face. Dire met en lumière la faille qui les sépare, sans aucun moyen de la réduire. C'est un constat d'incompatibilité définitive.
C'est à la fois très riche et complexe, sans empêcher une grande efficacité dramatique. La pièce est magistralement construite, avec une progression au niveau du dévoilement de la thématique, tout en étant très drôle. Une grande réussite.
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lemillefeuilles
  03 janvier 2022
Je n'ai pas pour habitude de lire du théâtre et je ne suis pas forcément à l'aise avec ce genre littéraire (je préfère voir des pièces). Mais s'agissant d'une lecture scolaire pour mon cours de littérature française, je m'y suis collée... sans grand problème puisque la pièce est très courte et que son sujet m'intéressais.
Deux amis discutent : H1 reproche à H2 de s'être éloigné et ce dernier lui avoue qu'il n'a pas apprécié une phrase qu'H1 lui a dite. H2 a la réputation de rompre ses relations sans raison, ce dont H1 lui fait part.
Ce dialogue compose la pièce et, quoique surprenant, c'était chouette à lire. En effet, la structure du texte est ici très importante, notamment avec l'utilisation récurrente de points de suspension. Les subtilités du langage sont, en quelques sortes, décortiquées. L'autrice a fait un travail intéressant avec ce texte.
Même si j'ai aimé lire cette pièce, la lecture a été parfois déroutante parce que presque absurde, mais j'ai bien aimé l'idée et j'aimerais, à l'occasion, la voir jouée !
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ChrysteleCorbery
  06 décembre 2016
Faire passer tant de choses en si peu de pages, quelle performance et quel talent...
Cette pièce de théâtre voit s'affronter 2 hommes, sans prénom (H1 et H2). Ils sont amis, depuis toujours, mais s'éloignent comme ça, pour une remarque dite sur un certain ton, pour rien...
Pour rien vraiment? Parfois on prend sur soi depuis des années pour faire vivre une relation, parce qu'on y tient. Et puis on arrive au bout de son effort, à la fin de sa patience, et un mot suffit à anéantir une relation.
J'ai trouvé cette pièce extrêmement forte, et juste. Elle m'a effrayée aussi, car nous sommes tous potentiellement H1 ou H2.
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koukich
  09 janvier 2014
Il s'agit d'une pièce de théâtre. Je ne pense pas que j'aurais eu un quelconque plaisir à lire ce texte. Mais l'entendre! quel bonheur! surtout lorsque les interprètes sont J-L Trintignant et A. Dussolier.
Quelle finesse pour un sujet aussi difficile!
Le sujet : l'un des amis (ils n'ont pas de nom), on va dire Dussolier, est un homme plutôt introverti voire effacé, qui a tendance à fuir les mondanités, qui les méprise et qui n'a pas, sur le plan professionnel suivi une carrière époustouflante, ce dont il se fout éperdument ; l'autre, son ami de toujours, on va dire Trintignant, est un homme plus extraverti, qui a "réussi" dans sa vie professionnelle et familiale et qui a un caractère plus ouvert que son ami.
Trintignant s'aperçoit que son ami lui fait la gueule. Il ne comprend pas pourquoi et il l'interroge.
Au début, Dussolier déclare qu'il ne fait pas la gueule. Trintignant insiste tant et si bien que Dussolier finit par avouer que quelque chose l'a gêné, dernièrement, dans l'attitude de son ami.
Et Dussolier finit par avouer ce qui l'a gêné: un jour, explique-t-il, il s'était vanté devant son ami d'avoir réussi quelque chose, ou d'avoir entrepris quelque chose (je ne me souviens plus trop quoi); il avait oublié qu'il s'agissait pour son ami de quelque chose de tout à fait ordinaire. Alors qu'il se rendait subitement compte du côté ridicule de la situation, son ami, Trintignant, lui a répondu sur un ton (faussement ?) admiratif : "c'est bien...ça"!.
Et toute la première moitié de la pièce tourne autour de ce : "c'est bien....ça"!.
Trintignant dit: "et tu me fais la gueule, parce qu'un jour, je t'ai dit: "c'est bien ça"?
et Dussolier répond: "tu ne m'as pas dit : c'est bien ça! tu m'as dit: "c'est bien....ça"!
avec une suspension entre c'est bien et ça...
Nous, spectateurs, nous comprenons tout à fait ce que veut dire Dussolier. Nous comprenons que, dans ce silence, entre "c'est bien" et "ça", c'est le mépris qui s'est insinué...
Et les protagonistes vont même aller jusqu'à chercher de braves gens pour exposer devant eux la situation et leur demander, objectivement, si il y a lieu de rompre un lien d'amitié pour ce motif.
La question parait donc être la suivante : l'amitié peut-elle survivre au mépris?
Dussolier n'est-il finalement qu'un paranoiaque ? est-ce que, objectivement, on peut rompre un lien d'amitié sur des éléments aussi ténus ??
Sont-ce des éléments ténus ??
Ce petit décalage entre "c'est bien" et "ça" n'est-il pas la partie visible d'un iceberg; cet iceberg étant le relâchement du lien d'amitié entre les deux hommes.
Le récit se poursuit, et finalement, Dussolier, qui était l'accusateur, devient l'accusé. Trintignant se souvient de ce qui l'agace chez lui. C'est le genre donneur de "leçon de vie": Dussolier contemple...Contrairement au commun des mortels qui ne voient rien, lui, il voit ce qui est "là"; personne ne peut le comprendre..
Il est très énervant.
On comprend tout à fait ce que Trintignant critique chez son ami.
A la fin de la pièce on ne peut s'empêcher de se classer dans la catégorie "Trintignant" ou dans la catégorie "Dussolier".
Une oeuvre étonnante...qui, à mon avis, peut être surtout appréciée par la catégorie "Dussolier"! (Mes amis les contemplatifs, si vous voyez ce que je veux dire!).
Comment peut-on imaginer un tel sujet et le traiter avec une telle finesse, une telle justesse de ton ?

Un grand bonheur que vous pouvez visionner de suite...!
http://www.youtube.com/watch?v=N2MwpAWQxxg&hd=1

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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   26 février 2018
H.1 : Étaler, moi ? Qu'est-ce que j'étale ? Est-ce que je me suis jamais vanté de quoi que ce soit ?
H.2 : Te vanter, oh non... quelle balourdise... ça c'était bon pour moi, c'est moi qui suis allé me vanter. Je suis un gros balourd auprès de toi.
H.1 : J'en suis flatté. Je croyais que pour ce qui était des subtilités...
H.2 : Mais voyons, tu es bien plus subtil que moi.
H.1 : Ah comment ? Comment plus subtil ? Comment, dis-moi...
H.2 : Eh bien justement quand tu présentes tes étalages. Les plus raffinés qui soient. Ce qui est parfait, c'est que ça n'a jamais l'air d'être là pour qu'on le regarde. C'est quelque chose qui se trouve être là, tout naturellement. Ça existe, c'est tout. Comme un lac. Comme une montagne. Ça s'impose avec la même évidence.
H.1 : Quoi ça ? Assez de métaphores. Qu'est-ce qui s'impose ?
H.2 : Le Bonheur. Oui. Les bonheurs. Et quels bonheurs ! Les plus appréciés. Les mieux cotés. Les bonheurs que tous les pauvres bougres contemplent, le nez collé aux vitrines.
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   25 février 2018
H.1 : Qu'est-ce qui est plus fort ? Pourquoi ne veux-tu pas le dire ? Il y a donc eu quelque chose...
H.2 : Non... vraiment rien... Rien qu'on puisse dire...
H.1 : Essaie quand même...
H.2: Oh non... je ne veux pas...
H.1 : Pourquoi ? Dis-moi pourquoi ?
H.2 : Non, ne me force pas...
H.1 : C'est donc si terrible ?
H.2 : Non, pas terrible... ce n'est pas ça...
H.1 : Mais qu'est-ce que c'est, alors ?
H.2 : C'est... c'est plutôt que ce n'est rien... ce qui s'appelle rien... ce qu'on appelle ainsi... en parler seulement, évoquer ça... ça peut vous entraîner... de quoi on aurait l'air ? Personne, du reste... personne ne l'ose... on n'en entend jamais parler...
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5Arabella5Arabella   28 août 2020
H1 : Maintenant ça me revient : ça doit se savoir... Je l'avais déjà entendu dire. On m'avait dit de toi : "Vous savez, c'est quelqu'un dont il faut se méfier. Il paraît très amical, affectueux... et puis, paf! pour un oui ou pour un non... on ne le revoit plus". J'étais indigné, j'ai essayé de te défendre... Et voilà que même avec moi... si on me l'avait prédit... vraiment, c'est le cas de le dire : pour un oui ou pour un non...
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lemillefeuilleslemillefeuilles   19 octobre 2021
H. 2 : Alors, si tu veux bien, servons-nous de ce mot...
H. 1 : Quel mot ?
H. 2 : Le mot "condescendant". Admets, je t'en prie, même si tu ne le crois pas, que ça y était, oui... la condescendance. Je n'avais pas pensé à ce mot. Je ne les trouve jamais quand il le faut... mais maintenant que je l'ai, permets-moi... je vais recommencer.
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ghis38ghis38   22 mars 2015
H.1 : Maintenant ça me revient : ça doit se savoir...Je l'avais déjà entendu dire. On m'avait dit de toi :《 Vous savez, c'est quelqu'un dont il faut se méfier. Il paraît très amical, affectueux...et puis, paf ! Pour un oui ou pour un non...on ne le revoit plus.》J'étais indigné, j'ai essayé de te défendre... Et voilà que même avec moi...
Si on me l'avait prédit...vraiment, c'est le cas de le dire : pour un oui ou pour un non...parce que j'ai dit : 《c'est bien, ça 》...oh pardon, je ne l'ai pas prononcé comme il fallait : 《 C'est biiiien...ça...》
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Vidéo de Nathalie Sarraute
L'année de la publication d'« Ici », en 1995, Nathalie Sarraute, figure majeure du Nouveau Roman, en lut huit chapitres pour « La Bibliothèque des voix ». Quinze ans après avoir enregistré des extraits choisis de ses « Tropismes », œuvre première et primordiale qui ébauchait déjà la narration d'« Ici », l'autrice en fixa de sa voix tranquille et de son timbre profond les principaux mouvements et les interrogations existentielles.
Ce livre audio historique est disponible pour la première fois en streaming et en téléchargement numérique en décembre 2020.
Le texte intégral a paru en 1995 aux éditions Gallimard.
Direction artistique : Michelle Muller.
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