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Arnaud Rykner (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070386697
96 pages
Éditeur : Gallimard (16/03/1993)
3.14/5   38 notes
Résumé :
Six personnages ne peuvent poursuivre un dialogue normal à cause du silence d'un septième.
L'existence de vide au cœur de l'échange traditionnel fait naître une spirale infernale où chacun est entraîné jusqu'à la destruction de toute vérité, de tout langage. Mais cette cantate à six voix en contient pourtant une septième, celle de l'humour.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
karmax211
  11 janvier 2021
Mon erreur, ma "faute", encore que provincial et "confiné", je bénéficie d'amples circonstances atténuantes, c'est de n'avoir pas vu jouer la pièce avant de la lire.
Car ladite pièce fut écrite pour la radio avant que le théâtre et Jean-Louis Barrault s'en emparent.
Car ladite pièce reposait sur des "voix", non pas celles de Jeanne, encore que... mais vous l'aurez compris, sur ces sons et ces mots émis par des cordes vocales.
Point d'incarnation(s), point de visages, point de regards... juste des voix... !
De quoi dérouter n'importe quel spectateur en quête de personnages.
Donc, ce soir, on improvise... ont dû se dire les premiers d'entre ceux qui ont assisté à la première.
Ce que j'ai ressenti à la lecture de cette oeuvre de Nathalie Sarraute, c'est ce que j'appellerais le syndrome de l'ascenseur... vous savez cette gêne, ce mal- être bien connu , bien décrit et pas trop mal analysé par les psys, de ces inconnus qui se retrouvent enserrés dans un espace confiné et étroit pour un temps qui, à leurs yeux, n'en finit pas, et ne savent plus quoi faire d'eux-mêmes. Tous les codes sociaux sont alors, le temps de quelques étages, bousculés.
On ne sait plus où poser ses yeux, la pensée et le corps semblent tout ensemble être inhibés.
Tel est un peu le thème de ces sept voix, non incarnées... juste sexuées. Il y a deux hommes "H1 et H2", et trois femmes " F1, F2 et F3" qui se retrouvent face à un homme silencieux ( lui a un prénom ) Jean-Pierre, dont le silence va agir un peu comme agit celui du psy en face duquel vous vous trouvez... et auquel vous passez des banalités des débuts aux spasmes vomis par votre inconscient au fur et à mesure que les séances avancent.
Ce silence que ces six personnages ne savent pas interpréter, va générer chez chacun d'entre eux un mal-être ( pensez à l'ascenseur et à la séance du psy ) qu'ils vont traduire par des mots réactions qui vont aller de l'insignifiant au douloureusement signifié.
Thème très intéressant s'il en est, et dont j'espérais davantage que ce que j'en ai retiré.
Une fois encore, je n'impute pas la faute à l'auteure, mais au fait de ne pas m'y être pris comme je l'ai mentionné précédemment : 1) Aller voir la pièce au théâtre - 2) Lire la pièce.
Au final, j'ai ressenti ce qu'un critique en a dit lors de sa création : " C'est mince, intelligent, subtil, ravissant et un peu ennuyeux."
PS : théâtre psychologique... à relire !
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  11 août 2018
Première pièce de Nathalie Sarraute, le silence fut créée pour la radio, tout comme le mensonge, à la demande de Werner Spies (qui deviendra plus tard une référence pour son travail sur Max Ernst). Avec le théâtre, Nathalie Sarraute allait devoir s'attaquer à un véritable paradoxe : faire dire à des personnages ce que, d'habitude, dans sa littérature, ils taisaient : ces petits malaises dont on ne peut se détacher mais qu'on ne révèle pas aux autres, ces non-dits derrière lesquels se cachent des déferlantes de l'inconscient, ces "mouvements intérieurs" qui ne peuvent se dévoiler à la société et qui minent ceux qui les éprouvent. On est bien dans ce qu'elle a nommé les tropismes, à la différence qu'avec le théâtre, il va lui falloir transformer le sous-texte en texte. Ce qui lui parut impossible tout d'abord, et lui fit refuser l'offre de Werner Spies. Qui insista.
La trouvaille de Nathalie Sarraute fut de mettre justement dans la bouche de ses personnages les mots qu'ils ne devraient pas prononcer, ce qu'il ne diraient jamais en temps normal, qui les fait donc déborder du cadre des convenances sociales. C'est pourquoi ils ont du mal à mettre des mots sur leur malaise, c'est pourquoi ils bafouillent, c'est pourquoi ils parlent régulièrement de folie. Ça explique aussi en partie pourquoi ils semblent adopter parfois un langage artificiel (même si l'auteure ira vers plus de naturel langagier dans une pièce comme Pour un oui ou pour un non). le silence fonctionne donc de cette façon : des personnages, et surtout un personnage, H.1, qui disent ce qu'il ne sont pas censés dire.
H.1 est, dès le début de la pièce, mis mal à l'aise par les compliments de ses amis qui l'écoutent parler de détails architecturaux de l'art byzantin, de "petits auvents", précisément. Il cherche à les arrêter, il ne veut pas continuer à parler, il se sent pris en défaut. de flagornerie ? de méconnaissance du sujet ? de manque d'éloquence ? Toujours est-il que les autres insistent et qu'il s'énerve, et c'est déjà là que la crise survient, avant même qu'un autre personnage soit mis en cause. Il est incapable de s'expliquer sur ce malaise, dont les raisons lui paraissent évidentes. Donc, en toute logique, les autres sont incapables de le comprendre. Et le voilà persuadé qu'ils se moquent de lui. Pire, il y a Jean-Pierre (le seul qui possède un prénom bien défini dès le départ), qui se tait. Ce qui provoque une nouvelle crise chez H.1, ou plutôt la porte à son apogée. Et chacun de parler de Jean-Pierre, qui serait timide, qui serait ceci ou cela, qui aurait telle ou telle raison de se taire, bref, qui donne lieu à tous les fantasmes sur son silence, sur ses motifs, sur les gens qui se taisent et qui sont mystérieux ou insupportables - tout ceci non sans humour de la part de l'auteure. Toute cette partie de la pièce relève donc de cette structure inventée par Nathalie Sarraute : chacun dit tout et n'importe quoi, fantasme à loisir et, donc, dit ce qu'il ne dirait jamais en société (peut-être même ce qu'il ne se dirait pas à lui-même, les autre servant de catalyseurs). Jusqu'au moment où H.1 se calme, reprend son hiatus sur les auvents, et que Jean-Pierre PARLE. On ne saura donc pas si Jean-Pierre aurait parlé si H.1 ne s'était pas énervé dès le début de la pièce, on ne saura pas pourquoi il parle à ce moment précis alors qu'il s'est tu pendant que les autres étaient atteints de logorrhée. Et il semble que la boucle se referme, que la pièce reprend au début, telle qu'elle aurait dû se dérouler si les normes avaient été respectées.
Un simple silence, mieux, une attitude silencieuse, est donc facteur de crise dans un groupe social qui se connaît bien et qui, jusque-là, fonctionnait parfaitement selon ses propres rites et le respect de ceux-ci. Pourquoi H.1 déborde-t-il d'un coup (débordement qu'il attribue d'ailleurs à Jean-Pierre, à un rire supposé de Jean-Pierre, et non à lui-même) ? le titre est censé nous faire penser que c'est le silence de Jean-Pierre, ou plutôt l'effet qu'il produit sur H.1, d'abord, puis sur tout le monde, que c'est ce silence qui révèle le malaise de H.1, qui va s'étendre aux autres. Mais on voit bien dès la première réplique que le malaise est déjà installé (comme il l'est dans les autres pièces de Sarraute que j'ai pu lire). Donc, j'ai une petite réserve sur la structure de la pièce, parce que le malaise premier de H.1 et sa réaction au silence de Jean-Pierre vont se séparer ou se confondre, et que la pièce m'a paru parfois se déliter, se fondre dans un manque d'homogénéité. Vous me direz que c'est à la mesure de H.1, qui multiplie les contradictions et les phrases inachevées... Sans doute ai-je besoin de relire cette pièce, car Nathalie Sarraute ne se saisit pas d'emblée, d'un coup d'un seul. Je reste donc en suspens sur ce point pour l'instant. En revanche, pour tout ce qui est du projet sarrautien sur les tropismes, voilà qui m'intéresse de toute façon au plus haut point.
Challenge Théâtre 2017-2018
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5Arabella
  14 août 2020
C'est la première pièce écrite par Nathalie Sarraute, à la demande insistante de Werner Spies travaillant pour une radio de Stuttgart. La pièce sera créée en traduction allemande sur les ondes de cette radio en avril 1964 ; cette version sera reprise par diverses radios allemandes et européennes en général. En parallèle, le texte paraît en février 1964 au Mercure de France. La première création sur scène, dans la mise en scène de Jean-Louis Barrault, a lieu en 1967. La pièce est créée à l'occasion de l'inauguration de la petite salle de l'Odéon ; dans la même représentation figure le mensonge, une autre pièce courte de Sarraute. Une autre mise en scène mémorable est celle de Jacques Lassalle, pour l'inauguration du Vieux-Colombier, devenu la deuxième salle de la Comédie Française. Certains ont reproché à cette mise en scène de trop tirer la pièce vers le comique, mais Sarraute n'y voyait pas d'inconvénients, et semblait même, d'après ses déclaration, préférer cette mise en scène.
La pièce comporte 6 protagonistes : 3 hommes et 3 femmes. Ils sont désignés comme H1, F1 etc. Une notable exception, le troisième homme, Jean-Pierre, le seul qui s'affiche sous son prénom. H1 raconte ses vacances, et il en vient à une sorte de cliché sur des ravissantes maisons en bois avec des auvents. Il en vient à douter de l'intérêt de ce qu'il raconte, malgré les encouragements de autres personnages. Enfin, de certains, parce que Jean-Pierre se tait. Et ce silence semble provoquer un malaise, le doute. Tout le monde se met à interpréter le silence en question : timidité, mépris etc. Chacun projette ses doutes, ses angoisses. le silence de Jean-Pierre semble faire dérailler la machine social, obliger les personnages à s'interroger sur le sens des échanges banals, sans doute un peu creux, du discours qu'ils tiennent. Mais il suffit de quelques mots, aussi insignifiants soient-ils de Jean-Pierre, pour que la machine reparte, et que le doute disparaisse.
C'est à la fois très réaliste, dans ce récit de souvenirs touristiques un peu préfabriqués, et irréel, par le déraillement qui intervient tout d'un coup, sans raison, juste le silence d'un personnage qui vide d'une certaine manière de sens un échange social banal, ou plutôt qui fait apparaître son inanité. Une sorte de déchirure dans la trame du quotidien se produit, qui permet d'entrapercevoir un grand vide derrière le rideau. Qu'il faut cacher le plus vite, en faisant rentrer les choses dans l'ordre.
J'adorerais le voir sur scène, je pense vraiment qu'on peut le jouer de manières très différentes, entre un comique débridé, et quelque chose qui pourrait être tout simplement angoissant.
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chartel
  03 février 2021
Cette première pièce de Sarraute écrite pour la radio est une drôle de petite pépite. Contrairement à ce qu'affirment beaucoup de lecteurs, le Silence n'a rien de psychologique, comme toute l'oeuvre de Sarraute d'ailleurs. Les personnages ne parlent pas de leurs angoisses et de leurs émotions, mais ils agissent et parlent à partir de ces angoisses et de ces émotions, ce qui est bien différent. Cette pièce est ainsi comme une petite peinture de notre irrépressible besoin de contact et de sociabilité, besoin qui nous plonge dans des béances insondables lorsqu'il est contrarié par un inexplicable silence.
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GuillaumeTM
  29 mars 2013
C'est une pièce de théâtre typique de cette époque (années 1950-60), où l'intrigue était un prétexte à l'exposition d'une thèse philosophique ou bien psychologique, ce qui est le cas ici. le récit narratif peut se tenir en presque une ligne : Différentes personnes discutent entre elles, seul un de ces protagonistes se refuse au jeu de la conversation. Ce qui crée un malaise au sein de ce cercle, le meneur en vient même à en perdre son latin. Nathalie Sarraute se plait à grossir le trait et de faire d'un silence banal, un cri assourdissant. Ce qui est certes peu commun mais anecdotique.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   09 août 2018
H.1, rage affolée, froide et désespérée : Ah. Ça y est. Voilà. Ça ne pouvait pas manquer. Vous pouvez être contents. Vous y êtes arrivés. Tout ce que je voulais éviter. (Gémissant.) ... Je ne voulais à aucun prix... Mais (rageur) vous êtes donc aveugles. Vous êtes donc sourds. Vous êtes totalement insensibles. (Se lamentant.) J'ai fait ce que j'ai pu pourtant, je vous ai prévenus, j'ai essayé de vous retenir, mais il n'y a rien à faire, vous foncez... comme des brutes... Voilà. Soyez contents maintenant.
F.3 : Mais qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Mais contents de quoi ?
H.1, glacial : Rien. Vous n'avez rien dit. Je n'ai rien dit. Allez-y maintenant. Faites ce que vous voulez. Vautrez-vous. Criez. De toute façon, il est trop tard. Le mal est fait. Quand je pense... (gémissant de nouveau) que ça aurait peut-être pu passer inaperçu... J'ai commis une bévue, c'est entendu... une faute... mais on pouvait encore tut réparer... il aurait suffi de laisser passer, de glisser... Je me serais rattrapé, j'allais le faire... Mais vous - toujours les pieds dans le plat. Le pavé de l'ours. C’est fini maintenant. Continuez. Vous pouvez faire n'importe quoi.
F.1 : Mais quoi ? Faire quoi ?
H.1, imitant : Quoi ? Quoi ! Mais vous ne sentez donc pas ce que vous avez déclenché, ce qui a été mis en branle... par vous... Oh (pleurant), tout c e que je redoutais...
F.1 : Mais qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que vous redoutiez ?
F.2 : Qu'est-ce qui est déclenché ?
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   09 août 2018
F.3 : Mais vous savez que vous m'inquiétez ...
H.1 : Ah, je vous inquiète... C'est moi...
F.3 : Bien sûr, c'est vous. Qui voulez-vous que ce soit ?
H.1, indigné : Moi. Moi, je suis inquiétant ! Moi, je suis fou ! Bien sûr. C'est toujours pareil. Mais vous, quand ça crève les yeux... Mais vous ne me ferez pas croire... Vous le sentez comme moi... Seulement vous faites semblant... Vous trouvez que c'est plus malin de faire comme si...
H2 : Mais bon sang, comme si quoi ? Non, décidément, c'est vrai, nous devons tous être de pauvres demeurés... des crétins...
H.1 : Oh, je vous en prie, n'essayez pas de me tromper, ne jouez pas les innocents. N'importe qui de normalement constitué le sent immédiatement... On est... C'est comme des émanations... comme si on...
[On entend un faible rire.]
Vous avez entendu ? Vous l’entendez ? Il n'a pas pu le contenir. Ça a débordé.
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   10 août 2018
F.3 : Il est timide, c'est tout.
H.1, avidement : Oui, oui, timide. Il est timide. Oui, c'est ça, vous l'avez dit, madame. Voilà. Il ne faut pas chercher ailleurs. Pourquoi irait-on se mettre martel en tête ? Voilà. C'est de la timidité. On va dire ça. Il faut le répéter. Il est timide. C'est merveilleux, comme ça rassure. Quels calmants, ces mots si précis, ces définitions. On cherche, on se débat, on s'agite, et tout à coup tout rentre dans l'ordre. Qu'y avait-il ? Mais rien. Ou plutôt si. Quelque chose d'anodin, de familier au possible. Qu'on est bien... C'était de la timidité.
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   12 août 2018
F.2 : Vous savez que George Sand... C'était son charme. Il paraît qu'elle n'ouvrait pas la bouche.
F.1 : Oui, elle fumait de gros cigares. Je l'imagine : les yeux mi-clos, l'air mystérieux. Ça ne m'étonne pas que tous les contemporains aient été sous le charme.
H.2 : Vous oubliez un petit détail : elle avait son œuvre pour la porter. Ça meublait le silence...
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5Arabella5Arabella   14 août 2020
H. 1 : Oh non, écoutez... vous me faites rougir... Parlons d'autre chose, voulez-vous... C'était ridicule... Je ne sais pas quel diable m'a poussé... Je suis ridicule quand je me laisse emporter par ces élans... Ce lyrisme qui me prend parfois... c'est idiot, c'est enfantin... je ne sais plus ce que je dis.
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« Tropismes », texte mouvant au gré des rééditions, est la première œuvre de Nathalie Sarraute, celle qui informe tout le reste de son travail littéraire. C'est tout naturellement que l'autrice choisit d'en immortaliser une partie à la création de La Bibliothèque des voix par Antoinette Fouque aux éditions Des femmes. L'écrivaine assure la lecture de certains chapitres, d'autres sont lus par la grande comédienne Madeleine Renaud. Quelques années plus tard, Isabelle Huppert complétait de sa voix cette œuvre canonique qui a marqué la littérature française du XXe siècle. / Le texte publié a paru en 1957 aux Éditions de Minuit. Direction artistique : Michelle Muller.
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