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ISBN : 2253142522
Éditeur : Le Livre de Poche (10/03/2004)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Cela commença par une sensation de vacances.
Quand Maigret descendit du train, la moitié de la gare d'Antibes était baignée d'un soleil si lumineux qu'on n'y voyait les gens s'agiter que comme des ombres. Des ombres portant chapeau de paille, pantalon blanc, raquette de tennis. L'air bourdonnait. Il y avait des palmiers, des cactus en bordure du quai, un pan de mer bleue au-delà de la lampisterie. Et tout de suite quelqu'un se précipita. - Le commissaire Maig... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  13 octobre 2014
Dans le fond, "Liberty Bar" n'est qu'une histoire d'amour. Et il ne nous a pas fallu attendre que le chantent les Rita Mitsuko pour savoir que ce genre d'histoires finit toujours mal ...
Maigret ne saisit pas tout de suite la nature profonde de l'affaire, bien sûr, mais il faut dire aussi que le lieu de l'action, la ville d'Antibes, le met tout de suite en décalage. Simenon l'annonce d'emblée : il y a, dans l'air, avec ce chaud soleil et cette mer éblouissante, une saveur de vacances qui déconcerte - et déconcentre. Or, si Maigret débarque à Antibes, ce n'est certes pas pour se tourner les pouces. Accueilli dès la gare par l'inspecteur Boutigues - un nom et un personnage qui, selon le commissaire, grognon, résument admirablement l'essence de la ville - il commence à prendre ses marques dans un assassinat pour lequel la police locale possède déjà deux suspects (ou plutôt deux suspectes) mais qui, vue la personnalité du défunt, riche homme d'affaires australien plus ou moins en délicatesse avec sa famille, laquelle avait acté on ne sait plus combien de fois en justice pour l'empêcher de dépenser toute sa fortune en Europe, risque d'éveiller quelques remous qui donnent déjà des sueurs froides à la P. J. du coin, au Quai des Orfèvres et plus encore à la diplomatie française (le mort aurait rendu certains services au 2ème Bureau pendant la Grande guerre).
En fait de riche homme d'affaires, Maigret découvre, en la personne de William Brown, une espèce de pochetron des plus excentriques, qui vivait avec sa maîtresse (Gina) et la mère de celle-ci dans une petite villa assez modeste et très mal entretenue. Régulièrement, il allait toucher la rente que lui versait son fils aîné, en dépensait plus de la moitié en alcool et en escapades de célibataire, et, intégralement ivre, revenait s'affaler sur son divan favori, dans sa villa où sa "régulière", pestant et s'indignant, ne trouvait plus dans ses poches que la somme de deux-mille francs, assurément, comme elle le dira au commissaire, insuffisante pour les faire vivre pendant le reste du mois selon le train qui leur était dû.
Les deux femmes sont suspectes parce qu'elles affirment, avec une remarquable vigueur, avoir trouvé William, retour de l'une de ses folies mensuelles, sur le perron de la villa, encore en vie mais salement amoché par un ou plusieurs coups de couteau. Très vite, Maigret lève leur garde à vue. Certes, toutes deux sont sottes et intéressées et, selon la formule consacrée, il n'y a en aucune pour relever l'autre, mais il est clair qu'aucune d'elles n'aurait songé à tuer la poule aux oeufs d'or.
Le problème gît là tout entier : Maigret, auprès de qui se manifeste de temps à autre (avé l'assent ) un Boutigues plus méditerranéen à lui tout seul que la Mer méditerranéenne dans toute son étendue, et qui, de ce fait, insupporte au plus haut point le commissaire, a beau flairer dans tous les coins et recoins : il ne voit absolument personne qui serait susceptible de révéler un mobile cohérent. Bon, d'accord, la famille Brown n'aura plus désormais à payer la rente du vieil homme mais enfin, cela durait déjà depuis une éternité et les capitaux du groupe sont loin d'être en baisse. Pour ces gens-là, que sont cinq mille francs par mois ? La poussière d'une misère, rien de plus. Quant au duo incongru du "Liberty Bar", un ancien bistrot bien sympathique où la patronne n'accueille plus qu'à sa table et dont l'atmosphère bon enfant incitait Brown à y passer le plus clair de ses "escapades", lui non plus ne semble dissimuler, parmi son petit cercle d'habitués, un dingue du couteau ivre de frapper, frapper, et encore frapper ... Là, pour Jaja, la patronne, obèse mais si chaleureuse, comme pour l'étique Sylvie, recueillie plus ou moins par Jaja et qui se fait un peu d'argent en recourant à ce que l'on nomme le plus vieux métier du monde, et même pour un ou deux habitués qui, comme l'Australien, venaient là pour partager cette ambiance incongrument familiale, à mille lieues des récriminations et des querelles de maniaques, la mort de Brown sonne sinon la fin de l'établissement mais en tous cas les prémices d'un changement qui marquera tout le monde. William Brown était si gentil ... Jusqu'à son fils, très anglo-saxon et très pincé, qui, sans l'admettre en ces termes, avoue plus ou moins à Maigret que, sans ce voyage en Europe qu'il décida un jour et dont il ne revint jamais parce qu'il se plaisait trop sur le vieux continent et pouvait enfin y faire mille et une sottises, son père aurait été sinon la Perfection faite père mais en tous cas ce que l'on nomme un bon père ...
Alors ? Qui ? Mais qui a bien pu planter plusieurs fois un couteau dans la poitrine de William Brown ?
Maigret tourne, vire, étouffe de chaleur, maudit Antibes tout en lui concédant, du bout des lèvres, une certaine beauté artificielle, surtout si l'on est en vacances. Evidemment, il découvrira le fin mot de l'histoire mais n'y goûtera aucun plaisir, bien loin de là. Son retour boulevard Richard-Lenoir, où Mme Maigret lui a préparé de la morue à la crème, reste un morceau d'anthologie car, tentant de résumer à sa femme cette enquête atypique, il le fait d'une manière telle que le lecteur n'en perçoit qu'avec une plus grande acuité ce qu'il y avait en elle de tout à la fois sordide, sincère, ridicule et passionné. Et cela lui laisse un bizarre petit goût d'amertume et de tristesse ... .O°
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morganex
  15 avril 2018
Quand, finissant un roman, je ne sais pas vers lequel désormais aller, je me tourne souvent vers Simenon et son Maigret de commissaire parisien. Comme m'offrant un interlude, une sorte de courte récompense, qui me laissera le temps de focaliser sur un titre qui, là-bas, sur les rayons de ma bibliothèque me cligne de l'oeil et m'aguiche de ses couleurs flamboyantes et de sa 4 de couv prometteuse.

Un Maigret, c'est invariablement court.
Le contenu propose des phrases simples, comme les brefs plic-plocs d'un caillou en ricochets successifs sur une eau claire. Chaque rebond n'est qu'un élément du tout et chacun est le garant de la cohérence de l'ensemble. Je suis à chaque fois frappé, étonné, admiratif face à la force induite par l'agencement économique des mots, par cette radinerie exubérante et féconde, par ce désir de faire court, concis, efficace. Simenon me parait obsédé par l'envie d'user des mécanismes et recettes de construction de la nouvelle.
Et, au final, il semble y avoir toujours plus en ces courts romans que ce que Simenon y a mis. Comme un contenu qui déborde d'un contenant.
Cà va peut-être paraître idiot, décalé, incompréhensible: mais lire un Maigret c'est pour moi comme écouter un des premiers albums de JJ Cale: court car ne dépassant jamais les 40 minutes, multiple tant les plages y sont paradoxalement nombreuses, simple car marqué par des rythmes dansants et marqués, immédiatement identifiables comme appartenant au musicien, voix faussement nonchalante et décontractée. Et au final, quand le bras du tourne disque revient pour la deuxième fois dans sa position d'attente, quand la galette noire cesse de tourner, au bout d'à peine plus d'une demi-heure, j'ai l'impression d' avoir vécu des heures en compagnie de la musique, rempli de plus de notes que JJ Cale n'a jamais voulu en offrir.
Maigret me donne ce même effet.
Maintenant je ne vais pas chercher à vous appâter avec un petit résumé d'amorce. D'autres ici , sur Babelio, l'ont fait mieux que je ne le ferai jamais.
Comment vous le présenter sous un autre angle ?
Je souhaiterais ainsi m'appesantir un instant sur le background géographique et historique entourant le récit. le roman prend pied, à l'exception du savoureux court dialogue final entre Mr et Mme Maigret (il vaut à lui seul le détour), entre Cannes et Antibes. "Liberty Bar" est paru en 1932, c'est à dire à deux pas à peine des premiers congés payés de 1936. C'est l'été, la canicule pèse, le tourisme aisé est là, bel et bien, effronté et inévitable. Il donne tout son poids à ce bord de mer qui bientôt ne sera plus comme avant. A l'image de ce William, richissime touriste australien qui ne supporte plus ses troupeaux de moutons aux antipodes, qui se paie du bon temps sur les yachts du port, avec de petites pépées, des javas jusqu'au bout de la nuit. Jusqu'à plus soif. A l'exemple aussi de sa maîtresse et de sa mère dans une riche villa donnant sur la Méditerranée. Il y a la foule des baigneurs, un maharadja et sa fille qui ne font que passer mais qui plantent un décor opulent. Une multitude de détails qui tissent un fond huppé, insouciant...mais si fragile et factice.
Et derrière: les petits quartiers, sombres et étriqués, la faune qui y rode, maquereaux, putes et opportunistes. La mort prépare sa faux, ce sera un couteau planté dans le dos de William.
Et c'est là que Maigret intervient comme un coin de bois à enfoncer brutalement entre deux mondes. Mais le commissaire a promis de ne pas faire de vagues car parait t'il, William est un ancien espion.

Lien : https://laconvergenceparalle..
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hazzunah
  09 juin 2019
Mon deuxième Simenon cette année... Et cette fois j'ai décidé de m'attaquer à Maigret.
C'était une lecture agréable, parfaite pour le début des vacances ! D'ailleurs, Liberty-Bar commence par cette phrase : « Cela commença par une sensation de vacances »... Car si Maigret arrive à Antibes pour résoudre un crime, il a bien dû mal à se concentrer sur sa mission. le soleil est partout, et sa chaleur moite empêche notre commissaire de réfléchir comme il le voudrait...
Étant très fan d'Hercule Poirot, j'ai été parfois un peu déboussolé par les méthodes de Maigret, assez différentes du détective belge d'Agatha Christie. Maigret laisse rarement ses interlocuteur-ice-s terminer leurs phrases et il m'a semblé (du moins dans ce roman) ne pas être tellement impliqué dans son enquête. Même si certaines de ses remarques font parfois très « vieux-jeu », l'écriture de Simenon reste cependant agréable, rapide et efficace, dessinant dès les premières lignes l'ambiance d'un été lent et étouffant de soleil, duquel on a pas envie de ressortir. Enfin, la dernière discussion avec Mme. Maigret vaut à elle seule le détour !
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Polars_urbains
  16 mai 2018
La Côte d'Azur ne se réduit pas à une carte postale ! Lors d'une enquête à Antibes et à Cannes, Maigret découvre une toute autre réalité : un milieu mesquin et sans scrupules, un riche propriétaire australien assassiné, un bar louche… William Brown, héritier désoeuvré et sous la coupe de sa maîtresse, a trouvé refuge au Liberty Bar, un bouge sinistre d'ivrognes où il s'encanaille mais se sent chez lui. Mais sa situation attire des convoitises. Crime sordide, règlement de comptes ou drame passionnel ?
Pour cette enquête hors de Paris, Maigret passe des belles villas aux bas-fonds et rencontre quelques personnages à la Francis Carco : une prostituée généreuse, une autre sur le retour, de petits truands… Simenon revient sur le thème de la double vie, du refuge des faibles et des malheureux dans un autre monde. Liberty Bar est un roman très noir sur la solitude, la jalousie… Une fois de plus, Maigret fera preuve de sollicitude dans son jugement. A quoi bon convoquer la justice des hommes pour punir quand la vie même s'en charge.
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dido600
  22 mars 2013
Liberty bar c'est le carrefour de toutes les histoires Histoire d'amour d'alcool.de moeurs et d'heritage .Un autralienWilliam Brown extremement riche menant une vie devergondée est poignardé dans sa voiture .Son mode de vie affole et didère sa tres riche famille en australie qui redoute un scandale dans leur pays .Cette dernière ne lui verse q'une maigre pension par rapport a' sa richesse
Le commissaire Maigrt dépeché sur les lieux decouvre que Brown partageait sa vie entre quatre femmes Gina, sa maîtresse "officielle" et la mère de celle-ci, avec qui il vivait dans sa villa d'Antibes, puis Jaja, la propriétaire d'un bar de Cannes, où couche aussi la jeune Sylvie, une morue
.Comme toujours grace a' sa placidité et sa clairvoyance son enquete a revelé que Monsieur Brown a eté poingnardé au dos par sa veille amante moribonde parceque il l'a trompe avec la jeune Sylvie
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   13 octobre 2014
[...] ... - "Ce serait donc vrai ?

- Quoi ?

- Que William était quelquechose comme un grand personnage ..."

Maintenant, Maigret voyait le matelot de profil. Ce n'était pas un matelot ordinaire. Son uniforme était de drap fin. Il portait un galon doré, un écusson aux armes d'un club à sa casquette. Il paraissait ennuyé de se trouver là. Il mangeait sans rien regarder d'autre que son assiette.

- "Qui est-ce ?

- On l'appelle toujours Yan ... Je ne sais même pas son nom ... Il est steward à bord de l'Ardena, un yacht suédois qui vient chaque année passer l'hiver à Cannes ... Yan est le maître d'hôtel ... N'est-ce pas, Yan ? ... Monsieur est de la police ... Je t'ai déjà raconté l'histoire de William ..."

L'autre approuvait de la tête, sans avoir l'air de bien comprendre.

- "Il dit oui, mais il ne sait pas au juste ce que je viens de lui raconter !" fit la femme sans se soucier du marin. "Il peut pas s'habituer au français ... C'est un bon type ... Il a une femme et un gosse dans son pays ... Montre la photo, Yan ! ... Photo, oui ..."

Et l'homme tira une photographie de sa vareuse. Elle représentait une jeune femme assise devant une porte, et deux bébés dans l'herbe, devant elle.

- "Des jumeaux !" expliquait [Jaja]. "Yan vient de temps en temps manger ici parce qu'il se sent en famille. C'est lui qui a apporté le gigot et les pêches ..."

Maigret regarda la fille, qui ne pensait toujours pas à cacher son sein.

- "Et ... cette ...

- C'est Sylvie, la filleule de William ...

- La filleule ?

- Oh ! pas à l'église ! ... Il n'a pas assisté à son baptême ... Est-ce que t'es baptisée seulement, Sylvie ?

- Bien sûr !"

Elle regardait toujours Maigret avec méfiance, tout en mangeant du bout des dents, sans appétit.

- "William avait de l'affection pour elle ... Elle lui racontait ses misères ... Il la consolait ..." ... [...]
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WolandWoland   13 octobre 2014
[...] ... - "Que faisait-il le soir ?"

Et Maigret, jambes croisées, regardait avec ennui la vieille qui s'essayait à jouer les femmes distinguées.

- "Nous sortions très peu ... Le plus souvent ma fille lisait pendant que ...

- Parlez-moi de Brown !"

Alors, froissée, elle laissa tomber :

- "Il ne faisait rien !

- Il faisait de la T.S.F.", soupira Gina qui, elle, prenait des poses nonchalantes. "Autant j'aime la vraie musique, autant j'ai horreur de ...

- Parlez-moi de Brown. Il avait une bonne santé ?

- S'il m'avait écoutée," commença la mère, "il n'aurait jamais souffert du foie ni des reins ... Un homme, quand il atteint la quarantaine ..."

Maigret avait la mine du monsieur à qui un joyeux imbécile raconte de vieilles plaisanteries en éclatant de rire à chaque instant. Elles étaient aussi ridicules l'une que l'autre, la vieille avec ses airs pincés, l'autre avec ses airs d'odalisque bien portante.

- "Vous avez dit qu'il est revenu en auto, le soir, qu'il a traversé le jardin et qu'il est tombé sur le perron ...

- Comme s'il était ivre mort, oui ! Par la fenêtre, je lui ai crié qu'il ne rentrerait que quand il serait dans un autre état ...

- Il rentrait souvent ivre ?"

Encore la vieille :

- "Si vous savez la patience que nous avons dû avoir, pendant les dix ans que ...

- Il rentrait souvent ivre ?

- Chaque fois qu'il faisait une fugue, ou presque ... Nous disions une neuvaine ...

- Et il faisait souvent des neuvaines ?"

Maigret ne pouvait s'empêcher de sourire de contentement. Brown n'avait donc pas passé toutes les heures des dix dernières années en tête à tête avec les deux femmes !

- "A peu près chaque mois.

- Et cela durait ? ...

- Il était parti trois jours, quatre jours, quelquefois davantage ... Il revenait sale, imbibé d'alcool !

- Et vous le laissiez quand même repartir ?"

Un silence. La vieille, toute raide, lançait au commissaire un regard aigu.

- "Je suppose pourtant qu'à vous deux, vous aviez de l'influence sur lui ?

- Il fallait bien qu'il aille chercher l'argent ! ..."[...]
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Sasha1979Sasha1979   22 août 2016
C'était l'heure rose, équivoque, où les moiteurs du soleil couchant se dissipent dans la fraîcheur de la nuit proche. Maigret sortait du Liberty Bar comme on sort d'un mauvais lieu, les mains enfoncées dans les poches, le chapeau sur les yeux. Pourtant, après une dizaine de pas, il éprouva le besoin de se retourner, comme pour s'assurer de la réalité de cette atmosphère qu'il quittait.
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Polars_urbainsPolars_urbains   16 mai 2018
- Il a pris une maîtresse ?
- Pardon ! Il en avait déjà une ! Et sa mère…Il a déniché un bistrot et une bonne vieille qui buvait avec lui…
- Qui buvait ?
- Oui ! Quand ils avaient bu, ils voyaient le monde autrement… Ils en étaient le centre…Ils se racontaient des histoires…
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NikozNikoz   28 juillet 2015
- Il rentrait souvent ivre ?

Encore la vieille :

- "Si vous savez la patience que nous avons dû avoir, pendant les dix ans que ...

- Il rentrait souvent ivre ?

- Chaque fois qu'il faisait une fugue, ou presque ... Nous disions une neuvaine ...

- Et il faisait souvent des neuvaines ?"

Maigret ne pouvait s'empêcher de sourire de contentement. Brown n'avait donc pas passé toutes les heures des dix dernières années en tête à tête avec les deux femmes !
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