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EAN : 9782246819110
320 pages
Grasset (13/04/2022)
3.92/5   6 notes
Résumé :
Le réalisateur Richard Lease a connu des jours meilleurs. Il n’est plus à la mode, et ne se remet pas de la mort de sa grande amie Paddy. Elle fut sa scénariste, son soutien et sa boussole. Ivre de chagrin, il entreprend un voyage vers le nord du pays, en dialoguant avec une enfant imaginaire, faute d’être resté en contact avec sa propre fille qu’il n’a pas vue grandir. Sa route va croiser celle de Brittany, qui travaille dans un centre de détention pour immigrants.... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
maliroland
  14 août 2022
Je commence le livre et me dis, cela ne va pas être simple.
Quatrième de couverture, je lis réflexion poétique. Aïe, je vais encore ne pas y comprendre grand-chose.
Donc un style abscons, des personnages dont des éléments de compréhension tardent à venir ou absents. Des personnages en chair et en os, d'autres relevant d'ils n'existent pas et d'une symbolique laissant place aux hypothèses dont vous êtes sûrs de vous tromper, pardon, dont vous ne serez pas sûrs de tomber pile. Enfin un contexte historique écossais se limitant presque au mur d'Hadrien me concernant. Cela n'aide pas.
Ps. j'ai quand même fait un tour à Glasgow.
Revenons au printemps où la vie reprend ses droits ce que j'attends en conclusion.
Trois parties.
1 - Richard, 60 ans, en bout de course allez savoir pourquoi, son amie Paddy est morte. Ils écrivaient tous les deux des films télé, très bons, pas comme ceux des autres forcément moins bons. Va t il passer sous un train ou trouver une autre inspiration.
Inspirer – expirer. N'expirons pas, chaque chose en son temps.
2 - Bretagne, une gardienne d'un centre de rétention pour émigrés. Ps : Angleterre, Ecosse, elle s'appelle Bretagne, il y a aiguille sous roche mais je ne sais pas coudre.
Une fillette, Florence, 12 ans, qui a semé la zizanie au centre de rétention. Bretagne la poursuit. Ou plutôt la suit.
Florence n'est pas faite de chair et d'os à moins que je ne me fourvoie, elle est la mauvaise conscience des quidams qui aspirent à rester tranquilles dans leur coin, à l'instar de cette jeune suédoise, tiens on n'en parle plus nous culpabilisant à outrance. Je sais, je sais, il faut savoir dénoncer.
3 – tout ce petit monde se rejoint dans une gare, ajoutons, autre vision de l'esprit Alda, porte glaive de ceux qui dénoncent et essaient de faire quelque chose.
Et enfin atterrissage dans une sorte de Gergovie ou Alésia écossais pour : je n'ai pas compris pourquoi.
Fin de livre : la nouvelle vie est déjà à l'oeuvre, l'usine du temps.
Je vous avais prévenu pour le printemps.
Printemps. Une saison qui ne se laisse pas lire facilement. Une dimension poétique dont les finesses ne vous échapperont pas. Des bons sentiments, ici les conditions de vie dans un centre de rétention, des culpabilisations que vous prendrez ou pas à votre compte et trois autres saisons à découvrir si le coeur sur la main vous en dit.
Citons également Rilke et Mansfield et un peu de Chaplin, pour agrémenter votre lecture.
Richard : il ouvre au hasard un livre de nouvelles de Mansfield. Des petits bourgeois reçoivent à dîner. Ces gens sont ridicules, délicats, imbus d'eux mêmes et de leur suffisance, de ce qu'ils pensent de la vie. Dans le jardin, il y a un poirier en fleur. Ils ne le remarquent même pas.
Pas terrible d'être un bourgeois de nos jours. Allez laissons les manger tranquillement ou faire du jet ski sans se faire traiter d'assassin. Quoique ?
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jostein
  10 mai 2022
Au lendemain du Brexit, Ali Smith a initié son quatuor des saisons. Cette oeuvre poétique porte un regard politique sur notre société, et notamment celle du Royaume Uni. La parution des traductions françaises coïncide avec les saisons. Après Automne puis Hiver, laissons-nous porter par le Printemps, la saison de l'éclosion avec les jours qui s'étirent et la vie qui renaît.
En cet automne 2018, Richard Lease, un réalisateur sexagénaire profondément accablé, souhaite en finir avec sa vie. Là, sur le quai de gare d'une ville paumée au pied des montagnes. Sa femme l'a quitté vingt ans plus tôt, en emmenant sa fille. Depuis, il converse avec une enfant imaginaire. La mort récente de Paddy, sa grande amie scénariste, le plonge dans une profonde tristesse.
Bretagne Hall est surveillante dans un centre de rétention pour migrants. Les conditions de vie y sont pires que dans la plus horrible des prisons. Mais, Florence, une étrange fillette entrée comme par magie dans le bureau du directeur, parvient à exiger le nettoyage des lieux et des sanitaires. Bretagne la rencontre à la gare et, intriguée, la suit dans le train en direction des Highlands.
Là, ils rencontrent Alda Lyons, une bibliothécaire vivant dans une camionnette à café. Elle les emmène tous les trois à Inverness.
Richard et Bretagne sont des personnages perdus dans la brutalité du monde actuel. Florence est la magicienne qui les emmène vers le renouveau.
Les frontières ne sont plus des murs mais des lieux qui unissent. Richard Lease ne peut accepter la niaiserie d'une adaptation sur la rencontre supposée de Katherine Mansfield et Rilke dans un hôtel suisse. Son talent peut le projeter sur une reconstitution historique de la bataille de Culloden. Bret, la machine, ouvre les yeux et devient plus humaine.
Cette fillette contraint les gens à se comporter comme ils devraient, ou comme s'ils vivaient dans un monde meilleur.
Chaque partie commence par un focus sur notre monde. Un monde sous la cacophonie de la communication, un monde connecté qui brise toute vie privée, un monde où certains sont insignifiants en raison de leur âge ou de leur couleur de peau, un monde sous le joug du dérèglement climatique.
Ali Smith porte un regard éclairé sur notre environnement et elle y glisse la piste de l'optimisme par la magie et l'optimisme d'un personnage.
Au printemps, tous les espoirs de renaissance et de lumière sont possibles. Florence, enfant légendaire, est le guide vers un monde où tout devient possible. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir les autres et les lieux chargés d'histoire.
Une plume poétique, une pointe de mystère, des personnages qui se révèlent, des lieux lumineux créent une mosaïque pleine de charme et d'intelligence.
Lien : https://surlaroutedejostein...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
jostein
jostein  
La fillette est quelqu’un ou quelque chose en provenance d’une légende ou d’une histoire, le genre d’histoire qui à la fois ne parle pas de la vraie vie, mais qui est en fait la seule façon de comprendre quelque chose sur la vraie vie.
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cathulu
cathulu  
Si vous passez devant un buisson ou un arbre, vous ne pourrez pas ne pas l'entendre ce bourdonnement mécanique, la nouvelle vie déjà à l’œuvre, l'usine du temps.
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