AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Charles Dantzig (Traducteur)
ISBN : 2246744016
Éditeur : Grasset (03/02/2010)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Ce recueil rassemble une trentaine de chroniques et d'articles publiés par Oscar Wilde entre 1877 et 1895. Voici l'auteur du Portrait de Dorian Gray à son meilleur, spirituel, brillant, cocasse et profond. Le journaliste observe la jeune Amérique. Le critique d'art s'occupe de Whistler. Le styliste dissèque une mauvaise traduction de Balzac. Le gastronome n'élude pas "l'importante question des macaronis". Le politique réfléchit aux rapports de la poésie et du peuple... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
MissSherlock
  23 avril 2017
Aristote à l'heure du thé est un recueil de chroniques et d'articles publiés par Oscar Wilde entre 1877 et 1895 dans divers journaux. Il comprend aussi le texte de ses conférences sur l'Amérique.
Béni soit celui qui a eu la bonne idée de traduire et publier ces différents textes ! Oscar Wilde montre dans ces chroniques un tel esprit, une telle érudition, un tel humour qu'il serait criminel de s'en priver. Bien sûr, celles et ceux qui ne peuvent sentir son oeuvre ne supporteront pas ces monologues gais, spirituels, profonds, ironiques, mordants, bavards et parfois à la limite du supportable (Oscar, tu te regardes écrire quand tu nous fais un cours sur le vêtement, isn't it?). Les autres - dont bibi - vont se régaler.
J'imagine Oscar, assis à son bureau, vêtu d'un de ces costumes jaunes, un oeillet à la boutonnière, parfumé au muguet, écrivant ses papiers un sourire aux lèvres. Et il a raison de sourire car ses textes sont autant de pépites.
Oscar Wilde s'intéresse à de très nombreux sujets et, chose formidable, il a de solides arguments pour défendre son point de vue. Car Monsieur Wilde est un érudit de la meilleure espèce, il sait utiliser ses connaissances à bon escient et ne s'en prive pas. À la lecture de certaines chroniques, je ne suis pas étonnée qu'il pusse avoir tant d'ennemis !
Oscar nous parle en vrac de son voyage en Amérique (sa rencontre avec des mineurs du Colorado vaut le détour), des artistes peintres londoniens, de Whistler (qu'il raille brillamment), de Keats (qu'il adore), de Dickens (qu'il abhorre), de George Sand (qu'il admire), De Balzac (qu'il admire aussi) mais aussi des vêtements féminins, du mariage ou encore de «l'importante question des macaronis».
Tous ces textes sont merveilleux à lire - surtout quand on en n'est pas la cible. C'est fort bien écrit, truculent, corrosif... En résumé, ces textes sont brillants.
Si vous aimez Wilde, partez à la rencontre de ces chroniques, vous ne serez pas déçus !

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Ys
  27 novembre 2016
Belle éloquence et plaisirs élégants, influence classique et charme britannique, que voici un joli titre pour compiler des articles d'Oscar Wilde ! Divers articles et chroniques publiés dans divers journaux entre 1877 et 1895, dont la majorité n'avait jusqu'alors jamais été traduits en français.
Plutôt que par ordre chronologique, l'éditeur a choisi d'organiser l'affaire par grands thèmes. Les Américains, tout d'abord, où l'on trouve en premières loges les Impressions d'Amérique et leurs pittoresques anecdotes, mais aussi une revue très mondaine des américains en Angleterre.
Whistler, les peintres et la peinture, ensuite, avec le compte-rendu d'une conférence de l'artiste, très admiré De Wilde, un texte intéressant sur les modèles londonniens, un autre sur le costume dans l'art, diverses piques contre la peinture académique, contre l'artifice que toutes ces poses (les modèles, les costumes...) entraînent, l'éloge de l'art comme expression de la vie au plus naturel.
Viennent ensuite les écrivains et la littérature, anglais et étrangers. On y trouve notamment de très belles pages sur George Sand, sur Balzac et sur les trois grands auteurs russes du temps, Tourgueniev, Tolstoï et Dostoïveski. Un article de 1889 où Wilde évoque comment la prison a transformé un habile rimeur en un poète sérieux et profond (W. Blunt, brièvement emprisonné pour écrits en faveu de l'indépendance irlandaise.)
Le recueil se termine sur les poètes et le peuple, un thème un peu plus fourre-tout où l'on parle de politique, de gastronomie, de réforme du vêtement, du Maroc et de l'art de la conversation. Viennent enfin deux interviews De Wilde, l'une où l'artiste s'exprime avec une virulence certaine sur la censure de salomé, l'autre où il s'amuse surtout aux dépens d'un journaliste naïf et maladroit.
L'intérêt de tout ceci est assez varié. Certains textes sont un peu lointains pour le lecteur moderne, du moins le lecteur moderne dont la culture se révèle fort lacunaire sur certains sujets. Mais il y a là toute la finesse, tout le brillant, toute la malice, toute la désinvolte profondeur et l'authentique générosité qui font le charme et l'intérêt de l'auteur, et celui-ci se révèle, à travers ses articles et ses chroniques, sous un jour parfois assez différent de ce que révèlent ses oeuvres de fiction. Un visage plus personnel et plus nuancé, très frivole parfois mais aussi parfois très sérieux, jouant toujours des masques avec l'habileté des grands personnages.
Si ce n'est évidemment pas par là qu'il faut découvrir Wilde, ce recueil plaira sans nul doute à ceux qui l'aiment déjà et désirent mieux le connaitre, comme à ceux qu'intéressent les questions artistiques, aux amateurs de la société victorienne curieux de découvrir le point de vue d'un homme d'esprit sur divers aspects de son temps.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MissSherlockMissSherlock   20 avril 2017
D'une certaine manière, on peut comparer Dickens aux vieux sculpteurs des cathédrales gothiques, qui savaient donner vie aux imaginations les plus extravagantes et peupler de monstres grotesques leur curieux monde de songes, mais ignoraient souvent la grâce, la dignité et la beauté des êtres parmi lesquels ils vivaient, et dont l'art, par manque de jugement, restait incomplet. Au moins en connaissaient-ils les limites ; Dickens ignorait les siennes.

[Un nouveau livre sur Dickens, 31 mars 1887]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
MissSherlockMissSherlock   10 avril 2017
Au théâtre où j'allais donner une conférence, j'ai été averti que deux hommes avaient été arrêtés pour meurtre juste avant mon arrivée, qu'à huit heures on les avait fait monter sur scène et qu'on les avait jugés et exécutés séance tenante, en présence d'un très nombreux public.
J'ai trouvé les mineurs charmants et pas brutaux du tout.

[Impressions d'Amérique]
Commenter  J’apprécie          90
MissSherlockMissSherlock   08 avril 2017
[...] Ils m'ont conduit dans une salle de danse où, pour la première fois de ma vie, j'ai vu énoncé une méthode rationnelle de critique d'art. Au-dessus du piano était affiché l'avis suivant : PRIÈRE DE NE PAS TIRER SUR LE PIANISTE, IL FAIT DE SON MIEUX.

[Impression d'Amérique - Conférence donnée par Oscar Wilde après son retour d'Amérique en 1883]
Commenter  J’apprécie          82
MissSherlockMissSherlock   21 avril 2017
Il faut ranger George Sand parmi les génies poétiques. Elle considérait que le roman faisait partie du domaine de la poésie. Ses héros ne sont pas des photographies mortes, mais de grandes possibilités. Les romans modernes sont des dissections ; les siens, des rêves.

[Les lettres d'une grande femme, sur les Lettres de George Sand]
Commenter  J’apprécie          70
MissSherlockMissSherlock   22 avril 2017
Un politicien philosophe remarqua un jour que la meilleure forme de gouvernement possible est la monarchie absolue tempérée par des chansons de rues. Sans nous accorder en rien avec cet aphorisme, nous regrettons que la nouvelle démocratie ne se serve pas de la poésie comme moyen d'expression politique.

[Béranger en Angleterre, 1886]
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Oscar Wilde (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Oscar Wilde
Le livre d'Oscar Wilde que n'aime pas Cécile Coulon
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature anglaise : textes divers (270)
autres livres classés : 19ème siècleVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle






Quiz Voir plus

Quiz sur Oscar Wilde

De quelle nationalité est Oscar Wilde ?

écossaise
irlandaise
anglaise
galloise

10 questions
198 lecteurs ont répondu
Thème : Oscar WildeCréer un quiz sur ce livre