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Françoise Brun (Traducteur)
ISBN : 2070419576
Éditeur : Gallimard (03/10/2001)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 153 notes)
Résumé :
D'abord le titre. Une ville. Pas une ville précise. Plutôt l'empreinte d'une ville quelconque. Son squelette. Je pensais aux histoires que j'avais dans la tête comme à des quartiers. Et j'imaginais des personnages qui étaient des rues, et qui certaines fois commençaient et mouraient dans un quartier, d'autres fois traversaient la ville entière, accumulant des quartiers et des mondes qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres et qui pourtant étaient la même vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  08 août 2017
Closingtown, cela sonne pas très italien, comme patelin. Mais cela sonne comme un film de Sergio Leone. Les flingues sur la tempe. Les flingues dans leurs étuis. L'harmonica siffle, le regard pénètre, le saloon et à l'étage son bordel. Je monte fébrilement, comme quand on descend pour la première fois une bouteille de bourbon poussiéreux et que l'on se demande où l'on est à mi-chemin de la descente. Je joue le timide devant le sourire de la putain. Elle se dévoile dans la pénombre de cette chambre parfumée au patchouli. Bas et porte-jarretelles font de l'effet sur moi, et mon sexe se redresse aussitôt devant cette invitation divine. J'adore le crissement de mes mains sur ses bas, comme celui de la « soie » dans un autre roman d'Alessandro Baricco.
Et là, plongé dans la demi-pénombre, rideaux à moitié tirés, je vois son sourire et sa bouche s'approcher de ma queue, fière et dure comme un adolescent de quinze ans qui n'a jamais connu un tel sourire. Toi non plus, je pense que tu n'as jamais vu ce sourire. Il est si beau, si pénétrant, si bandant que je me demande si je ne suis pas en perpétuel rêve éveillé. de sa langue experte, ou acharnée, elle caresse mon bout. La sensation est terrible. Elle l'englobe, va-et-vient, de haut en bas, une caresse de velours et sa salive qui coule le long de ma winchester. Et sa langue qui continue à jouer avec mon membre prêt à libérer la poudre. Des coups de feu, dans la rue, calibre .22, reconnaissable à leur intensité. Non, ce n'est que moi qui ais implosé. Explosé. Jouissance à Closingtown, quelle putain cette brune de Closingtown. Belle la putain de Closingtown, belle. Brune la putain de Closington, brune. Et quelle langue.
Je me réveille, en sueur comme une après-midi de baise sous les rayons d'un soleil brûlant autant la rétine que la vue d'une bière dans un oasis de désir. Je sors du saloon, un match de foot se joue sur le terrain d'à côté. La foudre s'abat sur l'avant-centre, y avait-il hors-jeu. Les soigneurs balaient les cendres, la balle au centre. Je prends le tapis rouge, hôtel cinq étoiles sans putain, un match de boxe en sous-sol, et ce garçon, Gould, qui se trimbale avec deux amis imaginaires, un muet et un géant. Loufoque, l'histoire. Aussi étrange que la putain était belle. Les coups sur le ring pleuvent, le sang gicle de l'arcade, broiement des os du nez. le genou à terre. Adriennnneeee. Je vais me relever, ne pas baisser les bras. Retrouver le goût du combat. Et me battre pour gagner la cause, le coeur de la putain de Closingtown. Gould, enfant surdoué, commente l'avènement de ce nouveau champion du monde, catégorie poids lourd. Détonante, cette histoire. Aussi détonant que l'implosion de mon coeur face au sourire de la putain de Closingtown.
Lien : https://memoiresdebison.blog..
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CatchMe
  22 avril 2015
Pourquoi j'estime que :
Cet auteur à du talent. Et que ce livre le confirme.
J'ai lu dans certaines critiques…
Gustave le chat dit « Croyant retrouver la légèreté de soie, j'ai été déçu. »
Et même, de la part de latina « MOCHE DECOUSU SANS QUEUE NI TETE »
Ce livre, effectivement, est différent des autres oeuvres de l'auteur.
Bien sur qu'il est différent ! c'est évident qu'il l‘est et heureusement qu'il l'est.
Un artiste se doit toujours de trouver le moyen le plus approprié pour exprimer ce qu'il veut exprimer. C'est ce que fait Baricco. Il trouve.
Pour ma part. Je découvre un Baricco nouveau, à chaque livre de lui que je lis.
Et ça… c'est, extra-ordinaire !
Malgré tout, je comprends qu'on puisse être déçu si on désire RETROUVER ‘soie' et d'autres histoires qui sont abordées de façon plus… douce, sentimentale (au bon sens du terme) ou mélancolique.
C'est une question d'attentes, n'est-ce pas ?
Pour ma part, j'ai décidé il y a peu, d'aborder chaque histoire comme un nouveau territoire à explorer. C'est pour ça que, même si je n'aime pas, je garde toujours quelque chose de chaque livre que j'ai lu ou.. tenté de lire :D
Il faut réaliser que chaque histoire est différente. Selon moi, c'est l'histoire qui demande à l'auteur la façon dont elle va être écrite et non l'inverse. Et c'est tant mieux ! Cela serait lassant, voir décevant, s'il racontait tout de la même manière. C'est une bonne chose que ce soit l'auteur qui se plie à son histoire et non pas l'histoire qui soit pliée à un dictat de style ou de forme. La littérature, après tout, c'est un domaine de liberté, surtout pour l‘auteur ; alors, pourquoi vouloir toujours tout coincer dans des boites et des modèles ? Pour avoir toujours la même soupe à avaler ? non , il faut varier les plaisirs .
Alors... ce livre
Pour moi, Baricco réussit parfaitement son travail de créateur.
Visiblement, son écriture s'adapte au récit qu'il décide de raconter, même si on reconnaît sa patte. le titre 'City', m'a interpellé quand je l‘ai vu dans la liste de ses oeuvres. J'ai lu ‘la quatrième de couverture' et son idée m'a plu. Aujourd'hui, je le félicite. Car j'estime qu'il a réussi son pari. « Écrire un livre qui bouge comme quelqu'un qui se perd dans une ville, de quartier en quartier, dont tous, sont des mondes différents. »
Donc… on sait avant d'ouvrir, le parti pris de l'extravagance, du récit différent, hors norme. Ce qu'on sait moins. C'est l'extravagance des personnages eux-mêmes, le non-sens, la dérision et la façon dont il va se débrouiller pour faire cohabiter : un western, une histoire de boxe et tous ces personnages décalés, voir complètement à « l'Ouest » (clin d'oeil) ou « wild wild west » c'est comme on veut ;) Avec le vent qu'il fait souffler, ça décoiffe un peu plus profond que la surface et la boussole perd son Nord et et les trois autres directions aussi.
Les deux personnages clé et émouvants de l'ouvrage sont Shatzy et Gould (pas comme Glenn ? hum… c'est à voir)
Elle… elle est folle. Littéralement. Et elle n'est pas la seule.
Le personnage de Shatzy est fou, au sens commun du terme.
C'est-à-dire que, le commun des mortels la rangerait immédiatement et sans hésitation parmi les fous, les cinglés, les déjantés, les … pas net de la cervelle quoi… En réalité, c'est quelqu'un qui à décidé de considérer la vie pour ce qu'elle est, un non-sens, et de la vivre à l'avenant, dans le non-sens, la déraison et la dérision. Et ce, le plus souvent possible.
Seul un personnage comme elle, c'est-à-dire, hors des clous, et complètement, pouvait comprendre l'autre personnage, tout aussi hors norme, Gould ; l'enfant déclaré « Génie » par la communauté.
Je ne peux m'empêcher de voir en elle un double de l'auteur. En effet, ne faut-il pas être un peu fou, pour, en tant qu'adulte sensé être raisonnable, décider de passer du temps et un temps, non négligeable de sa vie, à la raconter, plutôt que de la vivre.
En tout cas, c'est plein d'humour, de dérision. Certes, un peu déstabilisant au début mais au final… j'ai apprécié.
Ce livre est d'une grande richesse. Je crois qu'il faut le lire doucement ou alors… au moins prendre la peine de le relire, même, juste certains passages, pour en saisir tout ce qu'il peut apporter.
En dehors d'être une critique burlesque de la ‘normalité' et de tout ce qui est raisonnable et rationnel, il est aussi une réflexion sur le processus de l'écriture et ce que c'est que de raconter des histoires.
Alors... Vivre ou écrire faut-il choisir ?
Soyons clair ! Si je m'emporte un peu, ici, dans ce que j'exprime. Ce n'est pas pour défendre un auteur ou un livre en particulier. Bien que, ici, ce soit un auteur que j'apprécie. Ce que je veux défendre, c'est avant tout la Création. La Création, dans sa vitalité, sa diversité et sous toutes ses formes, C'est elle que je tiens à défendre et nulle autre chose. Car en ce moment, avec les décisions politiques concernant le budget alloué à la culture, on risque de se retrouver avec peau de chagrin, en matière d'oeuvres à se mettre sous la dent.
Très cordialement.


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brigittelascombe
  01 novembre 2011
Qu'y a-t-il dans la fameuse boite noire? Vous savez celle du "sapiens-sapiens", terme cher à Jean Rouaud dans Préhistoires, celle du créatif, quoi.
Alessandro Baricco dans City descelle devant nos yeux celle de Pandore ou il plutôt furette tour à tour, par un tour de force que seuls les grands sont capables de réaliser, dans les circonvolutions alambiquées de Shatzy Shell, un peu névrosée sur les bords paternels, qui crée un western dans sa tête et perd soudain le fil d'une conversation pour enregistrer une idée ou un paragraphe entier sur son magnétophone et Gould, "Monsieur Nobel", "un génie-enfant", aux personnalités multiples, dont le père général brille par son absence (considérant "cet enfant est un monde" et préférant barboter dans son propre monde à lui) et dont la mère invisible a quelque peu disjoncté.
Le talent de l'auteur consiste à imbriquer plusieurs histoires en une avec des écritures et des styles différents.
Avec Gould, on part tout azimuts, vu sans doute les rapides connections neuronales.
On passe de Gould, l'adolescent solitaire, réelle "poule aux oeufs d'or" qui a 27 professeurs d'université dont Mondrian Kilroy pour lequel Monet peignait "le rien" dans ses nymphéas et qui file aux toilettes "lorsque sa prostate l'appelle", à Diésel, le géant (dont le métier est de "déchirer les billets dans un cinéma" et qui adore "Mami Jane" héroïne de best-sellers), à Poomerang (fou des combats de boxe de Larry Gorman orchestrés par Mondini dont le slogan est "pour boxer il faut avoir faim") le muet chauve, qui "nondit", avec une facilité déconcertante et déstabilisante.Mais il y a aussi Young qui fantasme ferme, enfreint la loi et se fait tuer par son père et bien d'autres irréels, hyper-violents, qui sont pur délire.
City est une étude psychologique pointue et complexe de l'esprit humain (Moi, surmoi et ça qui partent parfois en vrille) mais c'est également une histoire d'amitié émouvante entre Shatzy (devenue gouvernante de Gould) et Gould (dont l'enfance a été volée) et de Gould avec le professeur Talomar face aux matchs de foot sur le terrain qui jouxte la maison.
On retrouve une satire des "génies", quelques clins d'oeil à la pub interactive avec les gogos.
Bon j'espère avoir tout saisi car ce coup là Alessandro Barrico (dont j'ai apprécié le poétique Soie et le plus philosophique Océan mer) a fait compliqué de chez compliqué!
Vers la fin on passe dans un autre cerveau (chut!!) et là on se dit et si tout ça n'était que pure invention?
Houlà je vais reprendre cal-me-ment!!!
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lastmadeleine
  04 août 2013
Bonjour!
C'est marrant comme c'est compliqué pour moi d'exprimer à quel point j'ai pu aimer un livre. C'est toujours plus facile de trouver des arguments pour démonter que l'inverse. Parce que honorer un bouquin que j'ai dévoré sans hésiter, ça me fait utiliser toujours les mêmes mots, du genre "magnifique", "trop beau", et ça me donne l'impression de tomber dans le mélo et d'être totalement incapable de partager mes sentiments et de faire comprendre que ce bouquin, je l'ai trouvé trop bien. Rien que pour les mots, Baricco, c'est un peu le grand manitou dans ma bibliothèque, il se trouve qu'en plus, j'accroche aux histoires. Mais jamais, jamais, je n'ai été autant absorbée, émerveillée, par des mots mis bout à bout et qui pourraient n'avoir aucun sens (pour le coup, je leur en trouve).
Je me demande ce que ça donne en italien, mais la traduction en tout cas, qu'est-ce qu'elle est belle.
Ca vaut pour tout ses livres, mais je vais pas poster la même critique partout (ça ferait mauvais genre).
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mireille.lefustec
  27 janvier 2018
" Ce livre est construit comme une ville, comme l'idée d'une ville. Il me plaisait que le titre le dise. A présent, il le dit.
Les histoires sont des quartiers. Les personnages sont des routes. le reste est le temps qui passe, envie de vagabonder et besoin de regarder. J'y ai voyagé pendant trois ans, dans City. Si le lecteur le voudra, il pourra refaire ma route. C'est la beauté et la difficulté de tous les livres : peut-on voyager dans le livre d'un autre?
Quant aux personnages_aux routes_ c'est un peu de tout : l'un est un géant, un autre muet, il y a un barbier qui, le jeudi, coupe les cheveux gratis, un général en exercice, beaucoup de professeurs, des gens qui jouent au ballon, un enfant noir qui tire au panier et gagne toujours. Des gens comme ça."
Traduction littérale de ce qu'a écrit Barrico.
La trame du roman n'est pas le centre, mais les réflexions éparses entre les pages.
Ne vous découragez pas si le début vous déconcerte, la suite sera belle et peut-être, comme moi, vous ne pourrez plus vous arrêter.
Les protagonistes sont bien marqués et sympathiques, les événements hilarants décrits à la perfection.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   06 septembre 2016
Une cigarette qui s’allume – bande-son au maximum, bruit de tabac fiévreux, fort comme le froissement d’une feuille de papier qui ferait des kilomètres – les joues se creusent pour tirer la fumée, des joues sous des yeux comme des huitres à barboter dans un visage propret tourné vers la demoiselle d’à-côté, blonde qui rit en éclatant d’un rire rauque et fort comme une promesse de baise qui mouille la cervelle des mâles serrés chacun à sa place dans un rayon de dix mètres, et se perd peu à peu sur les autres rangées d’hommes et de femmes alignés tous assis, corps au contact, esprits qui volent, sur des rangées et des rangées, depuis les plus hautes jusqu’aux plus basses, en pénétrant l’air sabré par les rafales de rock que soufflent les grandes caisses installées tout là-haut, et poignardé par les cris qui se mettent debout et appellent des noms d’un bout à l’autre de la salle, voyageant dans la lumière par plaques et par éclairs FLASH dans les odeurs de tabac, parfums de luxe, lotions après-rasage, dessous de bars, blousons de cuir et pop-corn, se traçant un chemin dans le grand hurlement collectif, ventre et giron de millions de paroles excitées saoules sales imbéciles ou bien des mots d’amour qui grouillent comme des vers dans ce terreau de corps et d’esprits, champ labouré de têtes alignées, descendant de manière concentrique et fatale vers le puits aveuglant qui recueille au centre de tout ça les regards les frissons les pulsations du sang, recueillant tout ça sur le bleu du tapis où une inscription rouge hurle PONTIAC HOTEL et hurlera pendant toute cette nuit incendiée que dieu la bénisse elle qui est enfin arrivée, venue de loin et chevauchant jusque … ici sur le ring du Pontiac Hotel, où au micro de Radio KKJ Dan De Palma vous souhaite la bienvenue pour cette merveilleuse soirée de boxe.
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le_Bisonle_Bison   31 juillet 2016
- Orage dingue sur le terrain. Vingtième minute de la seconde mi-temps. Centre de la gauche, l'avant-centre de l'équipe invitée, clairement hors-jeu, fait un amorti de la poitrine, l'arbitre siffle mais le sifflet, plein d'eau, ne fonctionne pas, l'avant-centre tire avec le cou-de-pied, l'arbitre siffle de nouveau, mais le sifflet s'enraye encore, la ballon vient se planter en pleine lucarne, l'arbitre essaye de sifflet dans ses doigts mais ne réussit qu'à se baver dans la main, l'avant-centre part comme un possédé vers le piquet de corner, enlève son maillot, prend appui sur le piquet esquisse quelques pas d'une danse brésilienne imbécile avant de finir réduit en cendres par un éclair venu frapper en plein ledit piquet.
Le professeur Taltomar prit son temps en enlevant la cigarette de ses lèvres et en secouant une cendre imaginaire.
Le cas était, objectivement, complexe.
A la fin il cracha par terre quelques miettes de tabac et murmura doucement :
- But annulé pour position irrégulière. Avertissement à l'avant-centre pour avoir enlevé son maillot? Transport de ses cendres à l'extérieur du terrain, on procède sur le banc des remplaçants à la substitution nécessaire. Remplacement également du sifflet de l'arbitre et installation d'un nouveau piquet de corner, le jeu reprend avec une pénalité à effectuer à l'endroit exact où a eu lieu le hors-jeu. Aucune sanction pour l'équipe invitante. Il ne manquerait plus que quelqu'un soit responsable du fait que l'avant-centre adverse avait la guigne.
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le_Bisonle_Bison   29 juillet 2016
Fanny travaille, là-haut, le fils du pasteur entre les jambes. Amour. Le fils du pasteur s’appelle Young. Il a gardé sa chemise, et il a ses cheveux noirs trempés de sueur. Quelque chose comme une terreur, dans les yeux. Fanny lui dit Baise-moi Young. Mais lui se raidit et glisse loin des cuisses ouvertes – bas blancs avec dentelles jusqu’au-dessus du genou puis plus rien. Il ne sait pas où regarder. Il lui prend la main et la presse contre son sexe. Oui, Young, dit-elle. Elle le caresse, Tu es beau Young, dit-elle. Elle se lèche la paume de la main, en le regardant dans les yeux, puis elle recommence à le caresser, en le frôlant à peine. Oui, dit Young. Oui. Elle serre son sexe dans sa paume. Il ferme les yeux et pense je ne dois penser à rien. A rien. Elle regarde sa propre main, puis la sueur sur le visage de Young, sur sa poitrine, et de nouveau sa propre main qui glisse sur son sexe. J’aime ta queue, Young, je la veux, ta queue.
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le_Bisonle_Bison   06 août 2017
Fanny travaille, là-haut, le fils du pasteur entre les jambes. Amour. Le fils du pasteur s’appelle Young. Il a gardé sa chemise, et il a ses cheveux noirs trempés de sueur. Quelque chose comme une terreur, dans les yeux. Fanny lui dit Baise-moi Young. Mais lui se raidit et glisse loin des cuisses ouvertes – bas blancs avec dentelles jusqu’au-dessus du genou puis plus rien. Il ne sait pas où regarder. Il lui prend la main et la presse contre son sexe. Oui, Young, dit-elle. Elle le caresse, Tu es beau Young, dit-elle. Elle se lèche la paume de la main, en le regardant dans les yeux, puis elle recommence à le caresser, en le frôlant à peine. Oui, dit Young. Oui. Elle serre son sexe dans sa paume. Il ferme les yeux et pense je ne dois penser à rien. A rien. Elle regarde sa propre main, puis la sueur sur le visage de Young, sur sa poitrine, et de nouveau sa propre main qui glisse sur son sexe. J’aime ta queue, Young, je la veux, ta queue.
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le_Bisonle_Bison   08 août 2017
Fanny glisse ses lèvres le long du sexe de Young, il la regarde et il aime ça. Il lui met une main dans les cheveux et la plaque contre lui. Elle lui prend la main et l’écarte, en continuant à l’embrasser. Il la regarde, il lui remet la main dans les cheveux, elle s’arrête, lève les yeux vers lui et lui dit Reste tranquille Young. Tais-toi, il dit, et de la main il lui pousse la tête vers son sexe. Elle glisse de plus en plus vite, elle va et vient. C’est ça, putain, dit-il. C’est ça. Elle ouvre les yeux et vois la peau luisante de sueur sur le ventre de Young. Elle voit les muscles qui se contractent, par à-coups, comme dans une sorte d’agonie. Oui dit-il. T’arrête pas. Une sorte d’agonie. Il la regarde. Il aime ça. La regarde.
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Revue de lecture de Novecento : pianiste, d'Alessandro Barrico.
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