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ISBN : 2702887481
Éditeur : Le Grand Livre du Mois (22/10/2004)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 12 notes)
Résumé :

Cet album réunit plus de cent cinquante planches pédagogiques ou tableaux didactiques publiés entre le milieu du XIXe siècle et les années 1960. Chacun se souvient de ces planches qui rythmaient les leçons tout au long de la journée de l'écolier. Les plus anciennes illustraient la " leçon de morale " qui ouvrait la classe avant que l'instituteur ne les commente par quelques histoires édifiantes. D'autres a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  17 avril 2018
D'abord,Cavanna ,c'est un homme qui m'a toujours passionné. A travers ses livres,"les Ritals","les Ruskoffs" ou encore"Mignonne allons voir si la rose..." et les autres,j'ai découvert un homme qui cachait une grande sensibilité derrière une grosse moustache et .....une "grande gueule".Il fallait voir ses yeux,quel regard pénétrant et doux.Je me souviens de sa chaleureuse poignée de main à la fête du livre de Brive.Quel privilège !!
Alors ce livre,il ne m'étonne pas,il me conforte dans mon idée de la personnalité du bonhomme.Oui,il les a regardés, "les murs de la classe" et il a fait un remarquable choix.On y est dans cette société où tout était nickel,où tous les enfants étaient sages,attentifs,où les maitres guidaient leurs élèves ,où les familles ignoraient les séparations ,ou le mécano travaillait presque en costume dans un atelier d'une propreté immaculée ,où les tranchées de 14 -18 n'avaient pas besoin du moindre "coup de balai" et ou les blesses etaient presque souriants,où les héros étaient legion.
Dans ce beau livre ,les commentaires de Cavanna sont discrets mais précis .Il nous remet sous les yeux un système éducatif d'une époque révolue .Une façon pour lui de rendre un hommage sincère et émouvant à l'Ecole d'une République qui lui avait permis d'être lui même,de s'épanouir . de sa part,que pouvait on attendre de plus beau?Cavanna était un grand monsieur,on retrouve dans ce livre sa patte inégalable.
Oui,avoir pu discuter avec lu iest et restera,pour moi,un immense honneur et privilège.
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HORUSFONCK
  13 décembre 2016
Un beau livre rafraîchissant, qui m'a ramené -en partie- à mon école primaire des années 1960.
François Cavanna, l'incomparable conteur des Ritals, nous parle avec le langage et l'ingénuité de ces écoliers que nous étions. Ses commentaires subtils évoquent ces heures passées à tirer la langues sur des dictées retorses ou des problèmes d'arithmétiques compliqués.
Un beau livre, donc, pour se replonger dans une nostalgie de l'enfance.
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Rodin_Marcel
  16 février 2015
Cavanna François Sur les murs de la classe : textes de François Cavanna et de nos auteurs de la Communale – éd Hoëbeke, oct. 2003 – 144p., 30x25cm, relié (ISBN 978-2702887481 ou 2-84230-184-6)
L'ouvrage est divisé en deux tranches chronologiques : 1850-1940 puis 1950-1960. Grâce aux musées cités dans "Source des illustrations", l'éditeur et Cavanna ont pu reproduire les grandes affiches issues principalement (mais pas seulement) des fonds "Rossignol" et "MDI-Jean Anscombre) : saluons la grande qualité de ces reproductions, dont une bonne partie effectuée en pleine page pour le plus grand plaisir de l'oeil.
François Cavanna commente ces tableaux avec la verve qu'il déploie déjà dans son excellente autobiographie d'enfance intitulée "Les ritals" (à lire de toute urgence si ce n'est déjà fait, un véritable régal). Dans ce recueil, vous retrouverez aussi bien "Roland à Roncevaux" que "Vercingétorix déposant ses armes devant César", ou encore l'assassinat du bon roi Henri IV par le vilain Ravaillac, les cartes des voies de communication de la doulce France, la germination de la graine du haricot ou la récréation, accompagnés le plus souvent du devoir à faire ou du résumé qu'il fallait apprendre par coeur.
Pour ma part, je me limiterai à deux observations complémentaires, car j'ai moi-même bénéficié dans les années cinquante et soixante des derniers feux de l'école républicaine modérément laïque, la vraie.
Première remarque : si ces images nous ont tellement frappés, si elles se sont imprimées au fond de notre mémoire visuelle, c'est qu'elles intervinrent avant le déluge audio-visuel qui ne cesse d'augmenter depuis la généralisation de la télévision puis du Web. Notre génération peut encore imaginer l'éblouissement des générations antérieures devant un tableau pendu dans une mairie ou une église, puisque les images d'une telle taille étaient rares, et les magazines comme "L'Illustration" réservés aux plus fortunés. Cette diffusion n'avait rien de commun avec le flot ininterrompu d'images toutes plus vulgaires ou violentes les unes que les autres qui dénaturent aujourd'hui complètement la perception esthétique des générations nées grosso modo après ce raz-de-marée.
Deuxième remarque : l'époque évoquée ici est celle de l' "instruction publique", l'époque où l'Etat républicain et laïque sut intégrer des millions de galapiates et galopiots issus de milieux souvent peu argentés, si bien décrit par Cavanna dans "les ritals" ou Camus dans "le premier homme" (avec son instituteur prodigieux d'humanité).
Cette école d'instruction publique transmettait des "valeurs" ! Quelle honte, quelle régression ! "On" s'acharna à changer ce qui paraissait insoutenable ! Songez, cette "instruction publique" était tellement conformiste qu'elle produisait des Cavanna ou des Camus ! Elle fut donc transformée en "éducation nationale", et les "programmes" jugés "moralisateurs et rétrogrades" furent vaillamment portés au bûcher par les pédagogistes post-soixante-huitard(-e)s de toute obédience.
Aujourd'hui, les enseignants (majoritairement devenus des enseignantes) commencent à réaliser qu'elles et ils servent de boucs émissaires à chaque fois que les élites de tout bord découvrent (toujours avec le même étonnement surjoué) combien les banlieues et autres couches défavorisées génèrent des jeunes totalement (et soigneusement, délibérément) déstructurés...
Il est bien évidemment hors de question de "revenir au bon vieux temps", mais on pourrait peut-être en tirer quelques leçons salutaires.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
LoongAlain91LoongAlain91   13 mai 2013
Sur les murs de la classe, il y a des images très belles tout en couleurs : il y en a une avec toutes les mesures, grandes comme en vrai, une autre c'est une carte de géographie. Quand c'est la leçon de choses le maître sort d'un étui un grand carton épais qu'il déroule avec soin pour l'accrocher par-dessus le tableau noir en passant les deux crochets dans les trous avec du cuivre autour juste prévus pour ça. On est contents, dans la classe, on sait que ça va être la leçon de choses. On aime bien ces images, celles qui sont aux murs tout le temps, on les regarde même quand c'est pas l'interrogation. Et on se raconte des histoires.
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HORUSFONCKHORUSFONCK   13 décembre 2016
L'histoire de France, c'est des rois. Aujourd'hui, on a la République, mais c'est plus de l'histoire, c'est maintenant.
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Videos de François Cavanna (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Cavanna
Les Ritals de François Cavanna. Adapté et joué par Bruno Putzulu. Grégory Daltin à l’accordéon. Mis en scène par Mario Putzulu.
>Education>Organisation de l'école. Enseignement spécialisé>Méthodes d'enseignement et d'étude (46)
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