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EAN : 9791022610216
Éditeur : Editions Métailié (05/03/2020)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Comment élaguer, sans soulever de soupçons, toutes les branches d'un arbre généalogique pour arriver à un héritage. Un roman noir sarcastique avec des justicières pleines d'humour et de mauvais esprit qu'on n'a pas envie de condamner. Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient des remplaçants pour que leurs enfants ne partent pas à la guerre. Aujourd'hui, ils ont des héritiers très riches et des descendants inconnus mais qui peuvent légitimement ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Christophe_bj
  19 mars 2020
Blanche de Rigny, une jeune femme handicapée, se lance dans une enquête sur ses origines, en particulier sur son arrière-grand-père Auguste, qui, en 1870, bien que rejeton d'une riche famille bourgeoise magouillant avec son ami Thiers pour décrocher de juteux contrats publics, est devenu communard. Dans le même temps, et en opposition totale avec ses idées, Auguste accepte que son père Casimir lui achète un remplaçant pour que ce dernier parte à sa place à la guerre contre la Prusse. Blanche croit voir de nombreuses similitudes entre l'époque à laquelle son ancêtre a vécu et l'actuelle. le récit alterne entre les deux époques, avec l'histoire de Blanche de nos jours et celle d'Auguste à la fin du Second Empire. ● le récit est assez prenant malgré une double intrigue et des liens de parenté complexes qui ne rendent pas toujours la lecture très aisée. Heureusement que l'auteure a griffonné à main levée un arbre généalogique au tiers du livre, mais il est dommage que le lecteur doive sans cesse s'y référer pour suivre l'histoire. Les invraisemblances abondent, notamment à la fin. En fait, le livre est assez mal fichu, et semble un peu bâclé : l'auteure aurait sans doute pu atténuer ces invraisemblances. ● Il y a un côté patchwork dans lequel on sent que l'auteure veut faire entrer toutes les batailles du moment : l'écologie, la souffrance animale, les gilets jaunes, l'anticapitalisme, etc. Les romans à thèse sont quand même souvent de mauvais romans, surtout lorsqu'il y a plusieurs thèses en même temps ! On a cependant un très bon passage lorsque Blanche, sa fille Juliette et son amie Hildegarde visitent une exposition d'art contemporain au Grand Palais : très bien observé et très drôle ! L'histoire du "gasoil de qualité africaine" et le désastre écologique qui s'ensuit est aussi très bien raconté et effrayant. ● La comparaison entre les deux époques, qui est le coeur même du roman, engendre de nombreux anachronismes et est à mon avis forcée, très simpliste et caricaturale.
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Stelphique
  14 mars 2020
Ce que j'ai ressenti:
▪️Talent oblige…
Hannelore Cayre nous revient en ce mois de mars, avec encore des personnages féminins très forts. Elle a vraiment le chic cette auteure pour faire briller les femmes, toutes les femmes. Et plus particulièrement, elle fait sortir de l'ombre ces femmes qu'on oublie, ces femmes ordinaires que l'on regarde à peine, mais qui sont pourtant tellement fabuleuses pour un peu qu'on s'y intéresse…Je trouve qu'elle a un super pouvoir cette Hannelore Cayre, celui de magnifier les femmes dites « invisibles ». Lire son roman noir pendant ce Mars au féminin, c'est de régaler d'avoir à vivre le temps d'une lecture avec des personnalités bien campées et hautes en couleurs et de rire à leurs côtés de leurs audaces… Donc que je vous présente: Blanche de Rigny, son amie Hildegarde et leur petite protégée Juliette dans leur sillage, des femmes fortes et déglinguées, avec un redoutable sens de l'efficacité et déterminées plus que jamais, à sauver le monde…Toutes différentes qu'elles sont, ce duo de nanas, qui a l'art et la manière de « faire chier », donne un sacré coup de pied, là où ça fait bien mal et nous, lecteurs, on en redemande forcément!
"-C'est bien la jeunesse, ça, de courtiser le désastre!"
▪️Généalogie oblige…
En point de départ, un nom de famille pour le moins étrange. de Rigny. C'est vrai, que ça résonne bizarrement comme un nom de la noblesse, alors Blanche s'interroge et va se concentrer sur son arbre généalogique et faire bouger les branches en secouant bien fort pour faire tomber les fruits pourris…Vous savez ce genre de secrets de famille qu'on planque sous les tapis à coups de pots-de-vins et autres petites « arrangements » que les riches peuvent se permettre pour un peu qu'on y mette le prix?!…C'est la toute première fois que j'entends parler de « remplacement militaire », et je dois dire que je ressors choquée, outrée même qu'on puisse acheter une vie, switcher son destin parce qu'on a l'argent et le pouvoir, pour le faire, mais ce n'est pas le seul thème que cette auteure aborde, pour nous faire bondir de nos chaises… Elle en a sous le pied Hannelore!!… Avec ces sauts dans le temps de 1870 à nos jours, on s'aperçoit que les histoires passées ont toujours l'emprise sur nos présents, et que le futur ne pourra changer que si l'on se bouge, même à notre petite échelle, même entravé, avec des idéaux plus sains que ce que la Richesse oblige
"Un prix des hommes existe toujours, mais son calcul ne répond plus aussi directement à la loi de l'offre et la demande."
▪️Karma oblige…
Après le détonant roman noir et son personnage inoubliable de la Daronne, je confirme que Hannelore Cayre fait partie de mon paysage du polar. Elle a une plume énergique, incisive et avec du caractère! Pour moi, une incontournable! Elle dénonce avec un sacré bagout, les problèmes de sociétés d'hier et d'aujourd'hui et nous surprend avec un humour noir et brillant de mille feux. Loin de moi, l'idée de vous obliger à quoi que ce soit, mais je vous conseille de découvrir cette auteure parce qu'en fait, elle est tout simplement, géniale!
"Croche dedans si tu peux, il n'y en aura pas pour toutes!"

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Leser
  10 mars 2020
Hannelore Cayre nous offre un roman qui est un mélange de causticité et de mélancolie. Je n'ai pas encore lu "la Daronne" mais ce livre là est un vrai bonheur.
L'alternance des chapitres nous permet de jongler entre la fin du XIXème siècle, au moment de la guerre de 1870 qui fut déclarée par le petit César, Napoléon III, et le temps présent.
Nous avons ainsi un descriptif savoureux des sociétés d'aujourd'hui et du XIXème siècle agonisant.
La marche vers la guerre de 1870 est un merveilleux exemple de la bêtise des foules qui poussent le gouvernement à déclarer la guerre et hurlent "à Berlin ", composant ainsi une future chair à canons.
Dans le même ordre d'idée, la description de l'assassinat écologique intenté par des entreprises véreuses avec le soutien de certains politiques est un vrai moment d'anthologie. La nature meurt, ses habitants aussi, des continents servent de dépotoirs. Triste réalité d'une humanité en voie de décomposition. Réification des animaux, réification des hommes, tout s'enchaîne.
Blanche de Rigny est le fil conducteur de cette histoire. C'est un personnage décalé, hors norme et hors banalité par la même occasion. Elle ne ressemble pas à une "de quelque chose " et possède un franc-parler réjouissant au possible.
Notre héroïne (qui n'aimerait pas ce titre) essaie de recomposer son histoire jusqu'aux sources de cette lignée, les de Rigny.
Blanche, c'est la génération qui "fait chier" des de Rigny. Sa mère est décédée à sa naissance et son père l'a confiée à sa tante Mamie Soize. Autant dire que les rapports père-fille laissent à désirer.
Le père est en outre un spécimen de cette engeance si répandue de nos jours, celle qui clame à tout bout de champ "tous pourris " et voit des complots après chaque verre avalé.
Et là on remonte en 1870 où il était habituel de payer un pauvre pour partir à la guerre à sa place si l'on faisait partie, comme Auguste de Rigny, d'une famille fortunée.
Mais Auguste est aussi un idéaliste, un adepte du végétarisme pythagoricien, ce qui me le rend d'emblée sympathique. Celui qui refuse de torturer les animaux ne peut qu'aimer les Hommes.
Filles-mères, prostituées enfantines, misère, tout cela touche notre brave Auguste qui n'en est pas à une contradiction près.
Le hasard va favoriser Blanche dans sa recherche. Les secrets de famille sont souvent sombres, parfois même sordides.
Que dire de Hildegarde, la superbe grande Amie de Blanche, qui va l'accompagner dans la quête aux origines ! Et qui va surtout l'aider à apprivoiser son corps et son esprit brisés. Un personnage de roman également, dans le sens absolu du terme, une amoureuse des animaux et de la protection animale, une adoratrice de la vie, malgré ses propres handicaps ou à cause d'eux, un être qui n'aime pas se plaindre et chérit les sentiments vrais.
Hannelore Cayre a une plume qui exhale un doux parfum de justice, de beauté et d'humour.
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Verdure35
  30 mars 2020
C'est un roman plaisant mais fort moralisateur que nous livre cette autrice qui n'en est pas à son premier ouvrage . Cette histoire bien romancée, commence il y a un siècle et demi, peu avant la Commune(1871), là où il était encore permis d'acheter un pauvre qui partirait à la guerre à votre place.
C'est dans une famille "de Rigny"que cela se passe; cette famille ne pense qu'à faire de l'argent et ses descendants seront bien sur quelque peu tarés, forcément. Sauf que parfois la nature aime les plaisanteries, et il suffit qu'un rameau étranger se greffe pour faire pencher l'arbre généalogique. Voilà le sel de cette histoire.
L'arbre ploie parfois et attire l'oeil, de nos jours ,d'une jeune femme curieuse et pleine d'énergie bien que diminuée physiquement par un grave accident.
Avec une amie qui a tous les défauts et qualités de notre époque, et sa petite fille elle va mener une sorte d'enquête qui va la laisser seule face à un héritage(j'ai pensé aux migraines que doivent éprouver certains notaires).
Bien écrit et d'une lecture agréable j'aurais passé un meilleur moment si l'autrice ne me rappelait pas à tout instant la doxa actuelle du comment vivre politiquement correct, cela dit gentiment.
Merci aux Edts Métailié et à NetGaley pour leur confiance.
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zazy
  02 avril 2020
Blanche enterre tante Yvonne et, pour avertir ses amis, ceux de tata Yvonne, elle a acheté l'encart le plus cher du Figaro. Diantre ! Il faut dire que Blanche s'appelle Blanche de Rigny, ça sent sa vieille France, d'autant que l'inhumation a lieu dans le caveau de famille « entre la famille Dassault et la famille Bouygues » au cimetière du Trocadéro, du beau linge. Chez les de Rigny, ça tombe comme des mouches en ce moment, six en moins d'un an.
Vient à l'idée de Blanche de retracer la vie, comme elle l ‘entend et comme elle a cherché, d'Auguste, l'ancêtre qui la lie à cette famille bourgeoise ou noble, mais je dirai noblesse napoléonienne. Car elle veut le remercier « du geste qu'il a accompli envers ma famille »
Blanche déroule la vie imaginaire de son ancêtre et montre l'abjection de la traite des blancs, de la possibilité, très officielle et encouragée, d'acheter « un pauvre » pour aller se battre et donc mourir à sa place.
Tout esprit libre penseur et social que se présente ou se pense Auguste, il accepte par lâcheté qu'un autre soit payé pour se faire tuer à sa place. Blanche met le doigt sur cette ambivalence.
Au cours du livre j'apprends le pourquoi du nom de Blanche alors -pardonnez la suite - qu'elle est née de basse extraction (comme l'on dit au 19ème siècle et 16ème arrondissement). Et puis, suite à un grave accident,
« La famille de Blanche a poussé tel un petit rameau discret au pied d'un arbre généalogique particulièrement laid et invasif qui s'est nourri pendant un siècle et demi de mensonges, d'exploitation et de combines. Qu'arriverait-il si elle en élaguait toutes les branches pourries ? »
Et de la branche pourrie, du profiteur, il y en a !
Oui, Hannelore Cayre envoie du lourd, du très lourd et les idées qu'elle met dans la bouche de Blanche ne doivent pas être très loin des siennes. Blanche s'en donne à coeur joie contre les bourgeois, le capitalisme. La famille de Rigny fait des affaires, de très juteuses affaires, avec l'occupant « Guerre et travaux publics ; quel beau mariage ! » « Cette collaboration avec les autorités prussiennes consistait dans la remise en état des ponts et des voies ferrées menant leurs troupes vers Paris ainsi que celle des forts pour qu'ils tirent à leur aise sur les Parisiens, mais là n'était pas le sujet parce que les affaires marchaient si bien qu'il avait déjà procédé en à peine quatre mois à une augmentation de capital. »
« Mon micro-appartement étant situé juste à côté du boulevard de Sébastopol, j'étais aux premières loges des manifs qui s'enquillaient semaine après semaine. Les participants avaient beau être toujours différents… Je n'y voyais que l'expression du même sentiment de désarroi face à la fin du monde. Ça ne se passera pas comme à Hollywood »
Ah oui, ça chers lecteurs, c'est du lourd, du skud, du sans filtre sur la bourgeoisie d'hier et d'aujourd'hui, rien n'a change, tout a peut-être empiré. « Il suffisait d'avoir lu Balzac , Zola ou Maupassant pour ressentir dans sa chair que ce début de XXIè siècle prenait des airs de XIXe. »
Lorsque Blanche dit « D'abord le chaos social, ensuite un régime autoritaire que la population appellerait de ses voeux pour maintenir l'ordre. Et puis, qui sait, la guerre. » je crains qu'elle ne soit dans le vrai. Il n'y a qu'à regarder ce qui se passe autour de nous et dans le monde entier.
Hannelore Cayre, j'aime vos coups de pieds dans la mare aux canards, j'aime savoir que je lirai un autre livre de votre franc-parler, plutôt votre franc-écrire
Un roman noir décapant, jouissif, coup de coeur

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
La_TruiteLa_Truite   24 mars 2020
Celui qui ne possédait que son travail sans aucune espérance d’héritage se demandait comment diable il pourrait faire fortune alors qu’une part chaque année plus importante de ce qu’il gagnait était engloutie dans ses dépenses courantes et que le peu qu’il arrivait à mettre de coté rapportait à peine de quoi couvrir l’inflation. La lecture du Père Goriot avec ses impayables conseils de Vautrin à Rastignac pour gravir l’échelle sociale devenait ultra branchée et la vision méritocratique du monde, complètement ringarde.
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AifelleAifelle   05 mars 2020
Aux censeurs de droite qui m'accuseraient de fausser le jeu économique ou voudraient m'interdire de vivre comme je vis, aux gentilles personnes de gauche qui pour mon bien seraient tentées de me faire la morale ou de m'asséner des messages de prévention débiles, je répondrais que, lorsqu'il n'y a pas de victime à une infraction, si ce n'est ni le corps d'autrui, ni ses biens, ni ses droits qui sont en danger, alors c'est l'Ordre que l'on cherche à protéger, et l'Ordre, ça fait très longtemps que je l'emmerde ... Et à ce que je sache, ce n'est pas moi qui ai créé ce statut merdique d'autoentrepreneurs ... Et qu'on ne vienne surtout pas me parler à propos des stups, de santé publique, vu ce qu'on mange et ce qu'on respire tous les jours.
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La_TruiteLa_Truite   16 mars 2020
Question conversation, ça n'étais guère mieux. Lorsqu'il avait tenté de connaitre ses opinions politiques, elle avait répondu : "Moi, tout c'que je veux, c'est manger ma soupe tranquille, monter un beau commerce et surtout qu'on ne fasse pas de la peine au Bon Dieu" avec cet accent épouvantable qui puait la terre trempée. Pieuse, basse du front, à la limite de la chouannerie, Corentine était dans son genre assez déroutante ; à la fois très libre et aux antipodes du modèle de femmes émancipée qu'il côtoyait quotidiennement sur les barricades.
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cathulucathulu   01 mars 2020
Il suffisait d'avoir lu Balzac, Zola ou Maupassant pour ressentir dans sa chair que ce début de XXIe siècle prenait des airs de XIX e.
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StelphiqueStelphique   06 mars 2020
Il avait définitivement renoncé à être un être social et je dois dire que je l’enviais.
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Videos de Hannelore Cayre (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hannelore Cayre
Pour cet Instant Lire à la Fnac, focus sur le thriller au féminin. Baptiste Liger, directeur de la rédaction du magazine Lire, nous partage ce mois-ci ses références. Des classiques Agatha Christie, Patricia Cornwell ou Patricia Highsmith, aux françaises comme Fred Vargas, Maud Tabachnik, Sandrine Collette et plein d'autres. le Crime de l'Orient-Express et Les Oiseaux ? Écrits par ces dames. le coup de coeur du mois se ourne vers l'oeuvre de l'avocate écrivaine d'Hannelore Cayre, dont le dernier roman s'intitule La Daronne : l'histoire d'une mère de famille, traductrice pour le ministère de la Justice qui se lance dans le trafic de cannabis. Ça promet !
La chronique complète sur Fnac.com : https://www.fnac.com/L-Instant-Lire-a-la-Fnac-les-daronnes-du-polar/cp47684/w-4
Tous les coups de coeur de l'Instant Lire à la Fnac sur notre chaîne : https://www.youtube.com/playlist?list=PLiecdOYPtnue1cbBI-r764LKcvUjzjU8i
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