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EAN : 9782709668521
300 pages
J.-C. Lattès (06/01/2021)
  Existe en édition audio
3.61/5   824 notes
Résumé :
C’est une maison petite et laide. Pourtant en y entrant, Clémence n’a vu que le jardin, sa profusion minuscule, un mouchoir de poche grand comme le monde. Au fond, un bassin de pierre, dans lequel nagent quatre poissons rouges et demi.
Quatre et demi, parce que le cinquième est à moitié mangé. Boursouflé, abîmé, meurtri : mais guéri. Clémence l’a regardé un long moment.
C’est un jardin où même mutilé, on peut vivre. Clémence s’y est installée. Elle a t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (226) Voir plus Ajouter une critique
3,61

sur 824 notes
Sandrine Collette revisite et parfait son style habituel pour un roman hautement psychologique et introspectif.

Ces orages-là dresse le portrait d'une jeune fille, Clémence qui essaye de se reconstruire à la suite d'une relation toxique. Thomas, prédateur hors pair est surtout un grand pervers manipulateur. Son truc à lui, ordonner à Clémence de courir en culotte blanche dans la forêt. Si Thomas la retrouve, elle est morte. Diabolique n'est ce pas.

Clémence est meurtrie, perdue, plus proche de la mort que de la vie. Elle souffre. le martyr, la peur au ventre.

Pas d'intrigue donc ici. Pas de suspens comme en connaît l'auteure. Mais un roman qui dissèque plutôt très bien l'âme humaine après une relation destructive. le personnage de Gabriel apporte cette touche lumineuse qu'on appelle la résilience et qui permet à l'histoire de ne pas sombrer trop loin dans les abysses ténébreuses.

C'est bien écrit. C'est évocateur. C'est révélateur. Il m'en aurait fallu peut-être plus pour me surprendre ou me voir m'attacher à Clémence. Il y a dix ans, j'aurai certainement eu envie de la serrer dans mes bras. Jeune, l'emprise est quelque chose de redoutable mais qui avec le temps et l'expérience me semble moins probable. D'où mon incapacité actuelle à la cerner pleinement et à me sentir à l'aise dans ce roman.
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Après trois ans de relation conjugale toxique, Clémence a enfin trouvé la force de s'enfuir. Mais, seule face à son désarroi et à son total manque de confiance en elle, saura-t-elle échapper durablement et définitivement à l'emprise qui continue à saper sa volonté, à lui faire douter de ses capacités, et à la plonger dans une dépression noire et suicidaire ? Ne serait-il pas plus simple de revenir auprès de cet homme, qui pourtant la terrorise et la réduit à néant ?


Le récit est une plongée dans la tête d'une femme sous emprise, démolie à petit feu par la perversité narcissique de son conjoint, et désormais enfermée dans un processus d'auto-destruction qui continue à la broyer psychiquement malgré la prise de distance physique. Piégé à ses côtés dans un huis-clos oppressant où le danger est autant intérieur qu'extérieur, le lecteur se met à appréhender, aussi bien l'effondrement de cette femme au bout du rouleau, que la réapparition de son prédateur. Tandis que l'écriture sèche et dépouillée tend sans répit le fil narratif à la limite du point de rupture, l'on se retrouve en apnée dans un labyrinthe psychologique tout à fait cauchemardesque, dont l'issue réservera quelque surprise.


J'ai retrouvé avec plaisir le style et la manière de Sandrine Collette, si experte à nous embarquer dans la noirceur explosive de désespoirs extrêmes, et dans le rythme effréné de traques infernales. Point n'est besoin d'aller chercher très loin pour trouver l'enfer : il brûle dans l'intimité de la violence conjugale, et dans la solitude de victimes convaincues de leur insignifiance méprisable et coupable. Ce livre incarne leur terreur et leur tourment dans un récit vertigineux aux allures de cyclone psychologique. Coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Voilà un mois que Clémence, jeune trentenaire, a tout quitté et laissé derrière elle son compagnon et son travail à la boulangerie. Sa relation avec Thomas, bien que parfaite, presque idéale, au début, s'est peu à peu envenimée, devenant toxique pour elle. Elle a préparé, en cachette, son maigre déménagement, a logé chez une cousine quelques jours avant de trouver une maison. Une vieille petite maison moche avec un grand jardin mais qu'importe. Clémence veut écrire une nouvelle page de sa vie, repartir de zéro et tenter d'oublier Thomas. Mais, ce n'est pas si simple. La peur au ventre, toujours. le vide, devant elle. Et cette impression tenace de s'être perdue en route. Isolée, seule son amie Manon est toujours là. Elle ne devra compter que sur elle-même pour reconstruire et se reconstruire...

Comment se défaire de l'emprise d'un manipulateur qui, aux yeux de tous, apparaît comme l'homme idéal ? Comment se reconstruire après avoir réussi à le quitter ? Comment avancer quand la peur ne nous quitte pas ? Comment ne pas être tentée de retrouver son bourreau lorsqu'un mur infranchissable semble se dresser contre vous ? Emprisonnée de ce qu'elle pensait être de l'amour, éloignée et isolée des gens qui l'entouraient, Clémence ne vivait que par et pour Thomas. Jusqu'à ce que sa véritable personnalité ne surgisse. Pour son dernier roman, Sandrine Collette s'intéresse à l'emprise psychologique, ses effets néfastes sur la victime et la tentative de reconstruction. Sur ce dernier point, essentiellement abordé, l'auteure fait, une nouvelle fois, appel à notre part animale. L'écriture, sèche, clinique parfois, tendue, oppressante, sied parfaitement à ce sentiment d'urgence. Urgence de dire non. Urgence de vivre...
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C'est parce que je ne voulais pas rester sur ma petite déception avec "On était des loups" que je tente à nouveau Sandrine Collette. J'ai choisi "Ces orages-là" pour deux raisons : sa couverture pour commencer, que j'adore, et le sticker "Coup de coeur" collé sur la couverture par ma bibliothécaire. Il me semble également l'avoir vu passer chez quelques Babelpotes, dont j'irai (re)lire les retours après. En tout cas, je suis bien contente que mon choix se soit porté sur lui, j'ai dévoré ce livre en moins de deux.

Et c'était pourtant mal parti, ayant compris rapidement qu'il y était question d'un pervers narcissique, de relations toxiques, et des dégâts qu'il a engendrés. Comme d'habitude, je n'avais pas lu la quatrième de couverture. Sans quoi, il est clair que j'aurais choisi autre chose, ce sujet étant souvent rédhibitoire dans mes choix de lecture. Je me félicite de ne pas l'avoir fait, je n'aurais pas su à côté de quoi j'étais passée jusqu'à présent.

Clémence vient d'emménager dans une vieille maison, pas des plus jolies. Elle a pris ce qu'elle pouvait se permettre. Boulangère de profession, elle a également quitté son ancien poste pour une autre boulangerie. C'est pour elle le moment de repartir de zéro : s'étant enfuie loin de Thomas, voulant s'échapper de son emprise, elle a tout quitté dans l'espoir de se reconstruire, de recoller les morceaux de son être et de son âme qu'elle a égarés quelque part dans une forêt sombre... Avec Gabriel, son voisin lui-même abîmé, et Flo, son collègue avec qui elle se lie d'amitié, Clémence essaie de trouver le moyen de devenir enfin "grande et forte". Mais le monstre la recherche, il rôde car il ne veut pas abandonner sa proie, sa chasse n'est pas terminée...

Le gros plus de ce roman, c'est le travail psychologique effectué sur les personnages, et plus particulièrement sur Clémence. Pourtant transparente, voire même invisible, effacée, toute maigrichonne et totalement cassée à l'intérieur, l'autrice lui octroie une telle consistance qu'on ne se rend compte qu'après coup qu'il ne s'est en fait pas passé grand-chose entre le moment où elle emménage dans sa vilaine maison et celui qui la délivrera de son bourreau (je ne m'en aperçois que maintenant à vrai dire), si ce n'est un travail sur soi-même, et les débuts difficiles d'une reconstruction de soi.

Pas d'action donc, tout se passe à l'intérieur d'êtres en mal de guérison, essentiellement autour d'un travail psychologique et introspectif. Et le tout est subtilement bien mené, puisque les pages se tournent d'elles-mêmes à la vitesse grand V.

Roman noir oblige, l'atmosphère se veut inconfortable. Les peurs et angoisses de Clémence, sa solitude, la tension provoquée par un face-à-face qu'on sait inéluctable entre le chasseur et sa proie, nous enveloppent, nous enserrent pour mieux nous emprisonner dans la lecture.

Et que dire de la fin, et surtout de son épilogue ? Carrément jouissif oui !

J'y ai bien reconnu le style d'écriture de l'autrice, quelque peu décousu, cuisant, mais d'une manière bien mieux structurée (et ponctuée !), ce qui m'aura valu de pouvoir apprécier aussi bien la forme que le fond.
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Clémence, une petite chose toute frêle, presque transparente, du moins c'est ainsi qu'elle se perçoit, vient d'échapper enfin à son persécuteur au bout de trois années de terreur. Ce tortionnaire, c'est Thomas, son mari, qui aux yeux du reste du monde offre un visage charmeur et charmant d'homme idéal, entourant Clémence d'attentions et d'amour. Mais ça, c'est pour la façade, parce qu'une fois seuls tous les deux, c'est une autre histoire qui se joue. Et justement, Clémence devient le jouet de Thomas, qui s'organise de petites parties de chasse privées dans la forêt qui entoure leur maison isolée, en guise de divertissement le week-end. le gibier, c'est elle, lâchée en petite culotte de soie blanche, montre au poignet, en pleine nuit. Elle doit tenir trois heures sans qu'il la rattrape, et si elle perd...je ne vous dis pas ce qui lui arrive. Bien sûr personne ne la croira si elle raconte ça, Thomas est siii amoureux, si prévenant ! Et comme elle n'a presque plus de contact avec ses propres relations, excepté son amie Manon, elle ne pourra compter que sur elle-même pour se sortir de là.
On sait dès le début de l'histoire qu'elle a réussi à s'enfuir et à emménager dans une petite maison sinistre, comportant un petit jardin à l'arrière, avec un bassin et ses quatre poissons rouge et demi. le demi, il est comme elle : un rescapé de la vie, plein de cicatrices, et qui s'est battu pour survivre. Elle retrouve un emploi dans une boulangerie, et tente de se reconstruire. Mais l'emprise de Thomas est telle qu'elle vit dans la crainte constante de le voir surgir, et surtout de ne pas savoir résister, de retomber dans ses filets. Parce qu'elle l'a dans la peau, son bourreau, elle ne parvient pas à se défaire de ce besoin presque animal d'être dans ses bras, qu'il la réconforte après l'avoir traumatisée.
Elle trouvera des alliés qui chacun à sa manière vont tenter de l'aider à sortir de son marasme existentiel. Son voisin Gabriel, quinquagénaire malmené par la vie également, qui s'est donné pour mission d'aider ceux qui lancent des SOS, lui qui n'a pas toujours su les entendre à temps.
Son collègue Flo aussi, qui voudrait l'entraîner dans son projet d'ouvrir une boulangerie à son compte. Mais elle sait bien que c'est à elle d'échapper à ces orages-là, ces traumatismes qui font qu'elle n'ose même pas s'aventurer dans son jardinet dès que le soir tombe...
Cette lente remontée à la surface, cette reconstruction d'une estime de soi détruite m'ont beaucoup touchée, surtout que le personnage de Thomas m'a rappelé quelqu'un que j'ai bien connu, que tout le monde prenait pour quelqu'un d'admirable au point que des centaines de personnes sont venues lui rendre hommage à son enterrement. Et en entendant les louanges, j'étais stupéfaite de constater à quel point il avait réussi à gruger son monde. Car nous, nous savions bien à quel point il avait été tyrannique et violent avec sa famille... Nous n'avions tout simplement pas connu la même personne. J'ai parfaitement compris les difficultés de Clémence, ses "rechutes", ses envies de retourner à ce qu'elle avait quitté parce qu'au moins, elle savait à quoi s'attendre. Par contre je me suis étonnée qu'elle ne parte pas plus loin, qu'elle ne change pas de boulot (seulement d'endroit où elle travaille), bref qu'elle facilite tant les choses à Thomas.
Gabriel ne m'a pas trop convaincu en tant que psychothérapeute amateur, j'ai trouvé qu'il n'était pas vraiment d'une grande aide. J'ai préféré l'attitude de Flo, plus réaliste. Je n'ai pas vraiment adhéré à l'écriture non plus, très saccadée, avec des passages où je me suis un peu perdue.
Et surtout, je n'ai pas retrouvé l'ambiance que j'avais tant appréciée dans les romans de Sandrine Collette lus précédemment, que ce soit "Les larmes noires sur la terre", "Et toujours les forêts", ou encore "Juste après la vague". Il m'a manqué un vrai récit, des personnages attachants, un peu de suspense... Par contre la noirceur était bien là, pas de doute !
Pour les nouveaux lecteurs de cette auteure, peut-être vaudrait-il mieux commencer par ce roman, moins intense à mon avis que les autres précédemment cités.
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critiques presse (2)
Bibliobs
10 mars 2021
Clémence pourra-t-elle pardonner à l’homme qui l’a tyrannisée ? Réponse dans le roman oppressant de Sandrine Collette.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro
07 janvier 2021
Dans son thriller glacial, l'auteur évoque la terreur, les palpitations, l'incapacité d"une femme maltraitée à tourner la page.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (155) Voir plus Ajouter une citation
Les autres, Clémence ne les a pas encore mémorisés, et chaque fois il y a ce sourire, ce signe pour elle aussi, et Flo et Rémi qui s’activent derrière la vitre, une seconde où elle se sent exister. C’est idiot parce qu’elle ne connaît personne, elle n’a jamais passé la cloison, cloîtrée derrière sa buée – mais Clémence, cela lui fait du bien. Le temps d’un clignement d’yeux, le temps d’un mensonge, cela lui fait de l’amour. C’est difficile à expliquer : jusque-là, il y a son âme, ou son ventre dévoré, qui ressemblent à des terres brûlées. Dedans, il n’y a plus rien. C’est un paysage après l’éruption d’un volcan, le monde après la fin du monde. C’est gris. C’est tout nu, tout lisse, on ne peut pas s’accrocher, cela brûle et on ne peut pas marcher. Et puis les sourires d’en face arrivent, que ce soit pour elle ou non, elle les attrape ; et là aussi, c’est comme le monde après la fin du monde. Mais plus tard. Au moment où les forces reprennent et que la terre renaît de ses cendres, parce que après la fin du monde, il y a le début du monde. Un autre. Le suivant. Au fond de Clémence, quelque chose revient à la vie. Elle perçoit presque physiquement la lumière et la chaleur, elle voit, imprimées sur sa rétine, les grandes herbes et les fleurs qui poussent et s’épanouissent et ondulent, qui font un pansement dedans son ventre, et toutes les douleurs et toutes les brûlures s’apaisent, cela dure un instant, un instant seulement. Pendant cet instant, elle entrevoit le salut.
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C'est difficile à expliquer : jusque-là, il y a son âme, ou son ventre dévoré, qui ressemblent à des terres brûlées. Dedans, il n'y a plus rien. C'est un paysage après l'éruption d'un volcan, le monde après la fin du monde. C'est gris. C'est tout nu, tout lisse, on ne peut pas s'accrocher, cela brûle et on ne peut pas marcher. Et puis les sourires d'en face arrivent, que ce soit pour elle ou non, elle les attrape ; et là aussi, c'est comme le monde après la fin du monde. Mais plus tard. Au moment où les forces reprennent et que la terre renaît de ses cendres, parce que après la fin du monde, il y a le début du monde. Un autre. Le suivant. Au fond de Clémence, quelque chose revient à la vie. Elle perçoit presque physiquement la lumière et la chaleur, elle voit, imprimées sur sa rétine, les grandes herbes et les fleurs qui poussent et s'épanouissent et ondulent, qui font un pansement dedans son ventre, et toutes les douleurs et toutes les brûlures s'apaisent, cela dure un instant, un instant seulement. Pendant cet instant, elle entrevoit le salut.
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Quinze ans : pour les autres, c’est plus que le temps nécessaire pour guérir de cette chose inguérissable. Au début, tout le monde comprend, tout le monde s’immobilise, priant seulement que cela n’arrive qu’ailleurs. Mais si une vie s’est arrêtée, les autres continuent. L’existence les reprend. Il y a juste une place vide. Le temps du deuil – quelle affreuse, quelle impossible expression. Le temps de cela n’est pas concevable, il est infini, il ne se répare pas ni ne cesse. Colin n’est jamais revenu. Il n’y a pas eu de miracle. Alors Gabriel a fait semblant, pour que les autres se rassurent, pour ne pas sombrer tout à fait.
Semblant de guérir. Seulement ce n’est pas vrai, il n’est pas apaisé. Il ne veut pas l’être. Il se contente de mentir, pour qu’on lui foute la paix. Le jour, il mime, il feint, il joue. Il brille, il ouvre les bras, il éclate, tout le monde l’aime. Personne ne se doute que la blessure à l’intérieur, plus que cicatriser, est devenue un abîme. Le soir, l’alcool colmate la plaie à grand-peine pour tenir un soleil de plus, des petites révolutions d’aube en aube, au moment où les ténèbres cèdent. Gabriel est une marionnette, un chiffon. Le destin l’agite chaque jour, l’obligeant à vivre, pantin superbe qui parle et rit et rayonne, sidérant les autres – un spectre de lumière, une illusion d’or et de sang.
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La femelle du coucou pond ses œufs dans le nid des autres oiseaux. C’est la meilleure façon qu’elle ait trouvée de faire des paquets de bébés coucous chaque année, qu’elle ne pourrait pas élever elle-même en aussi grand nombre – mais aussi parce que le coucou est une espèce qui migre sans cesse et ne reste pas suffisamment longtemps au même endroit pour préparer un nid, couver ses œufs et nourrir ses petits une fois éclos. La femelle éjecte un œuf du nid de l’oiseau hôte et pond le sien – un seul – à la place. Lorsque le poussin coucou naît, aveugle et sans plumes, la première chose qu’il fait est de jeter hors du nid les œufs non éclos ou les bébés oiseaux autres que lui. Ainsi, il reste seul nourri. Ce qui est fascinant, c’est la taille du coucou : très vite, il devient plus gros que les parents adoptifs qui l’alimentent. Il ressemble à un ogre qui pourrait les engloutir d’un coup de bec. Or, il ne le fait pas. De leur côté, jamais les parents trompés n’arrêtent de le nourrir, semblant ignorer que ce poussin-là est un imposteur, alors même que son apparence n’a rien à voir avec la leur. Bref, le coucou est une belle saloperie. De là vient aussi le coucou que l’on adressait, il y a longtemps, aux mariés trompés ou aux couples adultères – et qui s’est transformé en cocu.
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«  Ce genre de garçon à côté duquel. elle avait senti immédiatement à quel point elle était terne, morne, mal habillée , mais plus grave : tout cela n’était pas seulement extérieur , c’´était dedans, une sorte d’élégance et d’aisance qui lui était inaccessible à elle Clémence ,, quelque chose qui ne s’apprêtait pas.
Quelque chose dans le sang..
Thomas , ses amis qui lui ressemblaient . Ensemble , ils étaient une force ——- sociale, économique, crâneuse » …..
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