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EAN : 9782709668521
300 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (06/01/2021)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 59 notes)
Résumé :
C’est une maison petite et laide. Pourtant en y entrant, Clémence n’a vu que le jardin, sa profusion minuscule, un mouchoir de poche grand comme le monde. Au fond, un bassin de pierre, dans lequel nagent quatre poissons rouges et demi.
Quatre et demi, parce que le cinquième est à moitié mangé. Boursouflé, abîmé, meurtri : mais guéri. Clémence l’a regardé un long moment.
C’est un jardin où même mutilé, on peut vivre. Clémence s’y est installée. Elle a t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Cannetille
  19 janvier 2021
Après trois ans de relation conjugale toxique, Clémence a enfin trouvé la force de s'enfuir. Mais, seule face à son désarroi et à son total manque de confiance en elle, saura-t-elle échapper durablement et définitivement à l'emprise qui continue à saper sa volonté, à lui faire douter de ses capacités, et à la plonger dans une dépression noire et suicidaire ? Ne serait-il pas plus simple de revenir auprès de cet homme, qui pourtant la terrorise et la réduit à néant ?

Le récit est une plongée dans la tête d'une femme sous emprise, démolie à petit feu par la perversité narcissique de son conjoint, et désormais enfermée dans un processus d'auto-destruction qui continue à la broyer psychiquement malgré la prise de distance physique. Piégé à ses côtés dans un huis-clos oppressant où le danger est autant intérieur qu'extérieur, le lecteur se met à appréhender, aussi bien l'effondrement de cette femme au bout du rouleau, que la réapparition de son prédateur. Tandis que l'écriture sèche et dépouillée tend sans répit le fil narratif à la limite du point de rupture, l'on se retrouve en apnée dans un labyrinthe psychologique tout à fait cauchemardesque, dont l'issue réservera quelque surprise.

J'ai retrouvé avec plaisir le style et la manière de Sandrine Collette, si experte à nous embarquer dans la noirceur explosive de désespoirs extrêmes, et dans le rythme effréné de traques infernales. Point n'est besoin d'aller chercher très loin pour trouver l'enfer : il brûle dans l'intimité de la violence conjugale, et dans la solitude de victimes convaincues de leur insignifiance méprisable et coupable. Ce livre incarne leur terreur et leur tourment dans un récit vertigineux aux allures de cyclone psychologique. Coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Antyryia
  25 janvier 2021

Et un pas de plus pour Sandrine Collette vers la Littérature et son l'majuscule.
A vrai dire je ne sais même plus si je la lis pour ses histoires ou sa façon de remodeler notre langue, de nous inventer une grammaire encore plus belle.
Ou plus asphyxiante.
Par le jeu des ponctuations.
Par cette façon de mettre certains mots en relief, entre deux virgules, entre deux tiret, après un point.
"Elle le répète dans sa tête, tant qu'on souffre,c'est qu'on n'est pas mort. Aujourd'hui, elle est anesthésiée. Pas mal, pas peur : juste le vide. le rien du tout. Au fond, c'est pire que tout."
Est-ce cette façon chirurgicale d'écrire qui donne tant de tension à ses récits ?
Indiscutablement.
Même si elle écrivait "Oui-Oui se perd dans la forêt", les lecteurs les plus aguerris en auraient les tripes nouées.
Mais c'est Clémence cette fois qui a tendance à se perdre la nuit dans la densité des arbres, à demi-nue. Juste revêtue d'une culotte et d'une montre.
Pouvoir lire l'heure pour triompher si elle parvient à tenir trois heures sans être rattrapée par le monstre.
Mais qu'elle gagne ou qu'elle perde, ce sera toujours elle le gibier. Toujours elle qui sera frigorifiée, écorchée, terrorisée, humiliée.
Par son mari Thomas.
"Comme s'il y avait marqué proie sur son visage."
Amateur de thrillers psychologiques, j'ai été très surpris que Sandrine Collette s'aventure sur le terrain miné du pervers narcissique, de la façon dont celui-ci éloigne l'être prétendument aimé de ses amis et de sa famille, de l'illusion qu'il donne toujours en société d'être quelqu'un de charmant et bienveillant. Alors que derrière ce masque ne se cache que le visage abject et cruel d'une bête qui a piégé sa proie.
"Pourtant, il a l'air d'un gentil garçon. Il est bien élevé, il est calme, il est souriant."
Le plaisir de faire souffrir, de dominer, tout en étant vénéré par la femme qu'il a tellement détruite que même ses insultes deviennent, si ce n'est une musique, du moins un repère.
Des romans sur ce thème, j'en ai déjà lu beaucoup.
Je pense par exemplet à Derrière les portes de BA Paris où l'idylle romantique cachait à l'héroïne les pires cauchemars. Mais aussi à Les blessures du silence de Natacha Calestrémé qui dissèquait à la façon d'un documentaire comment des femmes dont le seul défaut est de croire au grand amour peuvent en arriver à vivre recluses sous le joug du pire des salopards.
Alors oui, l'Auteure ( avec un A majuscule, j'insiste ) s'est éloignée cette fois de la nature. Pas de raz de marée, pas de vignobles, pas de steppes argentines ou de paysages volcaniques.
Juste un jardin de 350 mètres carrés, sinistre, que les arbres, fleurs et plantes se sont totalement appropriés. Celui de la nouvelle maison de Clémence.
Et toujours les forêts.
Oui également, le thème semble avoir été vu et revu et pourtant rarement avec ce postulat de départ.
L'enfer au quotidien, la manipulation, la victimisation sont bien sûr évoqués puisque ce sont les raisons qui l'ont poussé à s'enfuir.
"Elle est partie parce qu'elle n'en pouvait plus. Elle a compris que cela irait plus mal encore que ça n'allait."
Et non, elle ne va pas rencontrer un beau maître nageur à la piscine ni reprendre ses études pour devenir bibliothécaire.
Pas plus qu'elle ne va reprendre contact avec sa mère qu'elle n'a pas su protéger, plus jeune, de son salaud de beau-père.
Autrement dit, aller de l'avant lui est psychologiquement impossible.
Il lui reste le présent : Son travail de boulangère et une infinie solitude, une irréparable souffrance.
"Thomas a détruit en elle chaque parcelle de gaieté, traquant la moindre étincelle, le moindre espoir."
"Etre mal tout le temps. Encore et encore."
Sandrine Collette n'est pas réputée pour la luminosité de ses écrits, même si certains de ses romans laissent filtrer un mince rayon d'optimisme.
Et même si Clémence est enfin libre, en fin de compte elle est toujours aussi prisonnière de son passé.
Toujours enchaînée.
Elle n'a plus rien. Plus de repères, plus de famille, à peine une amie, un simulacre de vie qui n'a aucun sens.
"Elle le sent, qu'elle est aussi petite et aussi minable que ce qu'il lui a mis dans le crâne."
Elle a fui son tortionnaire de mari mais ce qu'il lui a inculqué est toujours là. Elle n'est bonne à rien.
Il l'a lobotomisée à force de la rabaisser, de lui dire les pires insanités ou l'obliger à respecter son bon vouloir.
Sous peine d'une punition pire encore que les choses dégradantes demandées.
"La passion de Thomas, c'était cela. Détruire."
Alors certes, elle l'a quitté.
Mais il est toujours là, omniprésent.
La terreur de le recroiser également parce qu'elle est certaine qu'il la recherche.
Alors elle souffre en continu. de ses peurs, de sa solitude, de son invisibilité.
"A elle, il ne reste que cette fichue saloperie de transparence."
Et le plus affreux ce ne sont pas ces symptômes de stress post-traumatique. Ce sont ces pulsions qui la poussent à retrouver Thomas.
Comme s'il y avait entre eux un cordon ombilical impossible à couper tout à fait.
Comme si elle était victime du syndrome de Stockholm. Après tout, si Thomas était tel un ravisseur de rêves romantiques, ils ont aussi partagé quelques rares bons moments. Et même dans les mauvais elle avait au moins le sentiment d'exister.
Il vaut mieux être seul que mal accompagné ? Pour Clémence la question se pose réellement.
"Si seulement elle était sûre de ne pas vouloir qu'il la trouve."
Sandrine Collette nous décrit avec Talent ( avec un T majuscule ) ce phénomène d'emprise.
Malgré tout ce qu'il lui a fait subir, Thomas continue à agir sur Clémence comme un aimant.
Et même si la maltraitance est psychologique ( qui est à mon sens aussi répugnante si ce n'est plus que la violence domestique, bien plus vicieuse également ), on comprend en entrant dans la tête de l'héroïne à quelle point il est difficile voire insurmontable pour certains conjoints ( des femmes le plus souvent ) de quitter le domicile conjugal, de demander de l'aide, de sortir de cette spirale infernale. D'autant plus quand il y a des enfants. C'est plus compliqué que le simple déni ou le repli sur soi.
Etre mal accompagné est tout simplement préférable dans certaines circonstances.
Ces orages-là narre avec beaucoup de justesse le quotidien et les pensées de cette femme vieille avant l'âge, perdue entre un passé presque rassurant malgré son aspect ignoble et des espoirs de vie meilleure, de projets qui n'aboutiront jamais, ce qui la rend à fleur de peau.
L'histoire ne s'arrêtera pas à ces simples aspects moraux et de nombreux évènements donneront une tournure progressivement différente à la vie de Clémence. On n'est pas dans un thriller avec des rebondissements incessants mais la situation va évoluer parfois de façon surprenante.
Jusqu'à la fin, amorale ou on ne peut plus normale, chaque lecteur sera libre de se faire son opinion.
Les oeuvres de Sandrine Collette revisitent parfois les contes ou se veulent des fables modernes. Je n'ai pas du tout eu cette impression avec celui-ci même si le hasard fait parfois un peu trop bien les choses. On est ancré dans une bien triste réalité. Je n'ai qu'un regret, c'est ce passage où elle fuit, hagarde et terrorisée, et où elle va trouver refuge chez un parfait inconnu. Vu sa situation et son passé avec la gente masculine, j'ai pour ma part trouvé ce moment charnière totalement Incohérent. Avec un I majuscule.
Mais c'est une goutte d'eau dans un livre somptueusement écrit, riche en émotions et en réflexions, qui ne devrait laisser personne insensible.

( Avec une petite pensée pour feu mon arrière-grand mère, qui elle aussi se prénommait Clémence. )
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Tostaky61
  10 janvier 2021
Il faut se méfier de l'eau qui dort, même s'il y a des poissons rouges....
On ne présente plus Sandrine Collette, elle est attendue par ses fans (dont je fais partie, je l'avoue) chaque début d'année avec son nouveau roman.
Et toujours la même question, où va-t-elle nous emmener cette fois ?
Pas besoin de faire de valise, on reste dans l'hexagone, je ne sais pas si c'est à cause des mesures sanitaires, en tout cas, pas besoin de passeport cette fois-ci.
Comme souvent, son récit est un huis clos... enfin, un huis clos un peu spécial puisque le lecteur est à l'intérieur... d'une jeune femme.
En effet, l'histoire, que nous conte ici Sandrine, est centrée sur Clémence, une jeune trentenaire, qui vient de prendre une décision qu'elle ne pensait jamais pouvoir prendre. Elle vient de quitter son compagnon.
Ce roman, que l'on vit donc, la plupart du temps, dans la tête de cette femme qui nous apparaît si fragile, psychologiquement et physiquement, nous raconte le pourquoi et le comment elle en est arrivée là.
Ceux qui connaissent le travail de la romancière, savent qu'il faut s'attendre à du noir, chez elle, s'il y du soleil, il est étouffant ou caché par d'épais nuages. Chez elle, les sourires sont rares ou crispés. Autant vous le dire tout de suite, attendez-vous à avoir mal au ventre, la terrible angoisse du lecteur, l'insoutenable suspense. Une atmosphère amplifiée par une narration faite de phrases courtes.
Vous savez, comme dans ces films d'épouvante,  la porte qui grince, le vent dans les volets, l'ombre qu'on devine, le sursaut au moindre bruit. Ces pincements quand vous n'en pouvez plus et vos ongles s'en souviennent, avouez ?
Parce que le mal rôde...
Avec le personnage de ce livre, vous allez trembler.
Vous allez peut-être même crier : Non ! Ne fais pas ça....
Je vous le dis tout de suite, c'est peine perdue, vous n'influerez pas sur le récit.
Alors, vous n'aurez qu'à tourner les pages pour savoir.
Diabolique, Sandrine, une fois de plus...
Un thriller efficace, mais pouvait-on en douter.
Ah, et comme disait Bourvil dans son célèbre sketch, dans l'eau il y a du fer.... (seul ceux qui ont lu peuvent comprendre)
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gruz
  06 janvier 2021
Il est de ces auteurs-là comme des très bons vins, rares et à déguster. Il est de Ces orages-là la même impression qui rend ce roman précieux.
Sandrine Collette n'est pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Son précédent roman, Et toujours les forêts, fut bardé de prix, donc celui du grand prix RTL-Lire. Il revisitait un concept post-apocalyptique en arrivant à le réinventer à la sauce Collette.
Ce nouveau livre n'a pas grand point commun avec son prédécesseur, nouvelle réinvention d'un thème qu'on penserait usé. Les romans psychologiques ont abusé des victimes de relations toxiques, au point de donner l'impression de lire des livres photocopiés.
Même si Ces orages-là empruntent ce terrain-là, le texte sort très vite du lot. Parce qu'il est inclassable, entre roman noir et récit intimiste. Par la grâce de cette écriture-là aussi, à nulle autre pareille.
Clémence est le genre de personnages qui s'imprime en vous. Vous la garderez à l'esprit et dans le coeur, tant son histoire, ses fragilités et son combat sont touchants au possible.
C'est un cas pourtant presque tristement « banal » de femme écrasée par son conjoint, dont la flamme intérieure est peu à peu éteinte par la manipulation et la violence psychologique (et parfois physique) de ce qui faut bien appeler un tortionnaire, bien sous tous rapports.
Une femme qui tente de se sortir de l'étau, seule, à se battre contre elle-même, à se violenter pour s'en extraire.
Avec cette écrivaine-là, les choses ne sont pas faites à moitié (sauf avec les poissons. Vous comprendrez l'allusion et le lien avec la couverture en le lisant). Certaines scènes sortent vraiment du quotidien d'un couple.
Imaginez-vous dans la tête de Clémence. Dans son esprit, au plus profond, touchant du doigt ses pensées et doutes les plus intimes.
En matière de plongée dans la psyché d'un personnage, c'est une expérience singulière, tant Sandrine Collette creuse au plus loin des ténébreux souvenirs et sombres réflexions de Clémence.
Ce rapport au plus proche des ressentis est tout simplement bouleversant. L'empathie ressentie est immense. Par les émotions, et en les analysant, l'auteure arrive à décortiquer un processus mental complexe et nous aide à comprendre. Avant de nous le faire littéralement ressentir dans notre chair.
Chère Sandrine Collette, immense Sandrine Collette, unique. Son écriture, sublime, est un cadeau humaniste. La noirceur de son propos donne du sens à l'humain, dans ce qu'il a de pire ou de meilleur, de plus vil ou de plus beau.
Merveilleuse et incomparable plume, que l'écrivaine façonne de livre en livre. Chaque phrase, chaque mot est pensé pour toucher. Quitte à aller au combat contre les mots (maux), pour en ressortir toujours en magnifique vainqueur.
Il n'y a qu'à voir la manière dont elle joue cette fois-ci avec les traits d'union, qui deviennent désunion. Je n'ai jamais lu ça, cette façon de les utiliser pour que le lecteur termine lui-même certaines phrases ; encore une autre manière de l'impliquer totalement dans la vie de Clémence.
Ce récit n'est pas du genre à accumuler les rebondissements, pas du style à surjouer les événements. le personnage pourrait exister, son histoire aussi. L'exceptionnel vient de cette écriture et de cette identification au personnage, même si elle peut penser différemment de nous. du grand art, toujours au plus près des émotions, provocant des réactions qui risquent de vous surprendre vous-même.
Ce roman est à part dans la bibliographie de l'écrivaine. Elle qui décrit souvent les grands espaces, qui met toujours la nature au premier plan ; protagoniste principal. Cette fois-ci c'est l'inverse, c'est de la nature humaine-même dont il s'agit, encore plus qu'à l'habitude.
Ces orages-là vont vous électriser. Enflammer vos sens et vos émotions. Sandrine Collette s'approprie l'histoire d'une relation profondément toxique pour décrire ses conséquences de l'intérieur, au plus juste, au plus humain. A travers une plume qui ne ressemble à aucune autre, belle et touchante à en pleurer.
Lien : https://gruznamur.com/2021/0..
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tynn
  15 janvier 2021
Clémence terrorisée, insomniaque, solitaire, laminée par une relation conjugale toxique qu'elle a enfin fuie après des années de terreur et de soumission.
Clémence, en TSPT (trouble de stress post-traumatique), pour avoir subi un pervers dominateur et narcissique, qui l'a complètement déglinguée.
Clémence et son vieux voisin Gabriel tout aussi fracassé par la vie, mais à la belle âme de St Bernard (ou d'ange, au choix ;-) On devine vite qu'ils se trouvent, ces deux-là...
C'est un récit à une voix narrative, presque sans dialogues, dans lequel Sandrine Collette décortique jusqu'à l'os un enfermement psychologie oppressant, un calvaire à fleur de peau, avec une précision minutieuse des sentiments. L'écriture est en urgence et mitraillette, frissonnante et resserrée. Elle est en cela remarquable, comme la psychologie très travaillée, pour parfaire cette histoire de reconstruction.
Mais à trop creuser et mouliner la fragilité de la jeune femme, l'auteure fait un peu du surplace. A trop subir l'oppression, la lectrice que je suis a l'esprit qui s'évade des lignes pour respirer, pour repousser l'ennui qui gagne. Ce livre est en lui-même un huis clos intime parfaitement réussi, qui introduit malheureusement une chute finale comme le petit cri d'une souris.
A ranger pour ma part dans la catégorie des livres peu appréciés de l'auteure, pour qui ma fidélité de lectrice me fait faire des montagnes russes dans sa bibliographie. .
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critiques presse (1)
LeFigaro   07 janvier 2021
Dans son thriller glacial, l'auteur évoque la terreur, les palpitations, l'incapacité d"une femme maltraitée à tourner la page.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   25 janvier 2021
Chaque soir , sur un cahier, j'écris trois bonnes choses qui me sont arrivées dans la journée.Je veux dire, il faut que j’en trouve trois , chaque jour , pour que la vie vaille d’être vécue , pour trouver une raison d’être.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   25 janvier 2021
Gabriel est une marionnette, un chiffon. Le destin l’agite chaque jour , l’obligeant à vivre , pantin superbe qui parle et rit et rayonne , sidérant les autres - un spectre de lumière, une illusion d’or et de sang .
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CannetilleCannetille   19 janvier 2021
Quinze ans : pour les autres, c’est plus que le temps nécessaire pour guérir de cette chose inguérissable. Au début, tout le monde comprend, tout le monde s’immobilise, priant seulement que cela n’arrive qu’ailleurs. Mais si une vie s’est arrêtée, les autres continuent. L’existence les reprend. Il y a juste une place vide. Le temps du deuil – quelle affreuse, quelle impossible expression. Le temps de cela n’est pas concevable, il est infini, il ne se répare pas ni ne cesse. Colin n’est jamais revenu. Il n’y a pas eu de miracle. Alors Gabriel a fait semblant, pour que les autres se rassurent, pour ne pas sombrer tout à fait.
Semblant de guérir. Seulement ce n’est pas vrai, il n’est pas apaisé. Il ne veut pas l’être. Il se contente de mentir, pour qu’on lui foute la paix. Le jour, il mime, il feint, il joue. Il brille, il ouvre les bras, il éclate, tout le monde l’aime. Personne ne se doute que la blessure à l’intérieur, plus que cicatriser, est devenue un abîme. Le soir, l’alcool colmate la plaie à grand-peine pour tenir un soleil de plus, des petites révolutions d’aube en aube, au moment où les ténèbres cèdent. Gabriel est une marionnette, un chiffon. Le destin l’agite chaque jour, l’obligeant à vivre, pantin superbe qui parle et rit et rayonne, sidérant les autres – un spectre de lumière, une illusion d’or et de sang.
+ Lire la suite
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eSteph68eSteph68   23 janvier 2021
Quand on a une vie de merde, se réveiller le matin n𠆞st pas forcément une bonne nouvelle.
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CannetilleCannetille   19 janvier 2021
La femelle du coucou pond ses œufs dans le nid des autres oiseaux. C’est la meilleure façon qu’elle ait trouvée de faire des paquets de bébés coucous chaque année, qu’elle ne pourrait pas élever elle-même en aussi grand nombre – mais aussi parce que le coucou est une espèce qui migre sans cesse et ne reste pas suffisamment longtemps au même endroit pour préparer un nid, couver ses œufs et nourrir ses petits une fois éclos. La femelle éjecte un œuf du nid de l’oiseau hôte et pond le sien – un seul – à la place. Lorsque le poussin coucou naît, aveugle et sans plumes, la première chose qu’il fait est de jeter hors du nid les œufs non éclos ou les bébés oiseaux autres que lui. Ainsi, il reste seul nourri. Ce qui est fascinant, c’est la taille du coucou : très vite, il devient plus gros que les parents adoptifs qui l’alimentent. Il ressemble à un ogre qui pourrait les engloutir d’un coup de bec. Or, il ne le fait pas. De leur côté, jamais les parents trompés n’arrêtent de le nourrir, semblant ignorer que ce poussin-là est un imposteur, alors même que son apparence n’a rien à voir avec la leur. Bref, le coucou est une belle saloperie. De là vient aussi le coucou que l’on adressait, il y a longtemps, aux mariés trompés ou aux couples adultères – et qui s’est transformé en cocu.
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Sandrine Collette vous présente son ouvrage "Ces orages-là" aux éditions Lattès.
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