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ISBN : 208139202X
Éditeur : Flammarion (28/09/2016)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Chroniques:
Le Journal littéraire
Laurent Sagalovitsch
Laurent Sagalovitsch met en scène son double attendant un signe de son éditeur
Regards #1
Philippe Forest
Portrait d’Arthur Machen, auteur injustement méconnu
Regards #2
Clément Bénech
Retour sur Édouard Levé : l’homme et l’œuvre
Regards #3
Bernard Quiriny
Une petite bibliographie fictive d’auteurs fictifs
Notes de bas... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
ninachevalier
  06 octobre 2016
Décapage no 55 Automne – Hiver 2016 15€ -192 pages

Les abonnés l'attendent toujours avec impatience cette revue, d'autant que le sommaire alléchant, plus la couverture attractive sont partagés sur twitter .
Pour le numéro 55, le portrait de Serge Joncour, dû au talent d'Olivier Lerouge , convoque. On tente de décrypter les dessins. Les rails ? Un évidence : Notre écrivain national aime prendre le train. Des corbeaux ? Lisez REPOSE-TOI SUR MOI et vous comprendrez qu'ils ont été le détonateur d'une idylle. Des haltères ?
«  C'est le parfait défouloir » pour l'auteur. Oui, Serge Joncour se met à nu, pose dans cet escalier qui a gagné sa notoriété grâce à ce dernier roman, distille quelques photos. Il nous livre son panthéon littéraire : ses notes, ses lectures ( Clavel,Miller, Calaferte...) ses livres étais, ceux «  qui donnent envie de vivre, d'agir, de jouir ».
Il nous invite dans son bureau, nous dévoile sa façon de construire un roman.
En bref, vous saurez tout ce que vous vouliez savoir sur l'éminent Serge Joncour sans le demander, comme la voiture qu'il s'acheta à vingt ans !Et ses voyages.
Vous trouverez de judicieux conseils de lecture dans la page incontournable de Jean-Baptiste Gendarme, intitulée La Pause ( p 45). Parmi eux, une réédition d 'un pur bijou », l'opus de Frédéric Vitoux :Il me semble que Roger est en Italie, aux éditions Équateurs parallèles, «  un vibrant hommage , un touchant éloge de l'amitié, un petit chef d'oeuvre ».
Clément Bénech exhume l'oeuvre d' Édouard Levé, «  devenu culte » certes, mais «  pour une poignée de lecteurs ». Ironie du sort, son dernier manuscrit s'intitule Suicide. Il met en exergue sa modernité, sa passion pour les images, la photographie.
Jean-François Kierzkowski aborde la question de la postérité d'un auteur ou comment ne pas sombrer dans l'oubli.
On connaît le pouvoir des livres. Ce dossier fait écho à l'émission de LGL(1)
La vision du livre par Michèle Petit le prouve : « Un livre, c'est une hospitalité, une sorte d'abri , un refuge... ». Dix auteurs confirmés ( A Zeniter, B Giraud, E Pagano, E faye, F Chiarello , E Neuhoff, F-H Désérable... révèlent le livre qui leur fut comme une bouée de sauvetage, «  qui leur a permis de sortir la tête de l'eau, de retrouver un peu d'élan, d'espoir » . Autant de pistes de lectures à explorer.
A lire de Régine Detambel : « Les livres prennent soin de nous,l'auteur étant «  à la bibliothérapie ce que François Bon est à l'atelier d'écriture ».
Vous aimez le style épistolaire. Olivier Liron, auteur du poétique Danses d'atomes d'or ( Alma) écrit à une de ses idoles.
Vous préférez la poésie ? Sébastien Ayreault glisse des pages de son journal fragmentaire et poétique. La disparition de David Bowie lui a inspiré un texte.
Les rédacteurs de Décapage glissent aussi des défouloirs, vous pouvez créer des autocollants, des marque-pages à faire des envieux.Sont rassemblés tweets, messages de lecteurs.
Les concepteurs de Décapage prennent soin de nous, et nous autorisent une pause de 2 semaines avant de dévorer les nouvelles de la partie : créations.
Ne manquez pas «  la bibliographie d'écrivains fictifs » de Bernard Quiriny, le journal de Laurent Sagalovitsch, les inédits de Sébastien Ayreault, Thomas Vinau, Lisa Balavoine, David Thomas et François Matton, illustrés par lui-même.
Autres illustrateurs talentueux qui rehaussent les textes de la partie créations: Alban Perinet, Elvis Wilk, Marek, Florence Ricard, Aurélie Garnier, Maya Brudieux.
La revue,en page finale, rappelle toutes les bonnes raisons de lire Décapage. Elle incite à s'y abonner, à la retrouver sur twitter. Éclectique, livre de chevet idéal.

(1) LGL = La Grande Librairie animée par François Busnel.
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Fleitour
  23 avril 2017
un de mes amis vient de rencontrer Serge Joncour à Grenoble. Il n'a jamais lu Joncour, mais surprise il dine avec lui puis découvre que Serge Joncour le connait, enfin quelque toiles. Ah les rencontres! du coup en juin, je caresse l'espoir d'un diner avec l'un de mes auteurs préférés, un papou à découvrir dans ce N° 55 de Décapage.
Ce numéro est disponible, il sera introuvable un jour! , il est 15€ à une misère.
Une revue bien orientée vers les futurs prosateurs de demain.
avec pour seul conseil lisez, lisez, lisez....
Histoire de vous mettre l'eau à la bouche, ( Joncour considère qu'un bon écrivain aime la bonne cuisine) , il parle de sa vie d'écrivain avec simplicité et ce brin d'humour qui éclairci le propos.
Il ressemble à Mr Michon, homme de terroir, Serge Joncour aura bourlingué pendant 10ans avant de se trouver, et retrouver l'écrivain.
L'occasion de nous présenter ses livres ceux qui l'ont aidé dans l'écriture ou porté à vivre cette vie.
En avant première figurent Zéniter, Pagano, Faye, Désérable, Héaume, Giraud, qui nous proposent leurs coups de cœur littéraires et pourquoi.
Par contre je n'ai pas compris les propos de B Quériny dont j'avais apprécié le dernier livre de nouvelles, "bibliographie d'écrivains fictifs"?

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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
FleitourFleitour   16 mars 2017
Le roman est le plus fort.
Je veux dire, de tous les modes d'expressions, c'est le mode d'expression le plus puissant,
qu'un roman soit porteur de tout un monde,
de mille histoires ou d'une seule, il est incomparablement ample et intime, tentaculaire comme un rhizome courant
le monde ou une simple racine remontant en soi.
J'ai fait le choix de ne jamais réellement arbitrer entre fiction et éléments biographiques, les deux se confondent
toute vie est une histoire que l'on se raconte, que l'on
subit ou décide,
toute fiction est une vie en plus faite de cent autres.
p98
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ninachevalierninachevalier   11 mars 2017
Les livres de cuisine

Mon premier grand trésor de lecture culinaire, c'est Le Larousse gastronomique de 1938 avec la couverture damasquinée noire en lettres d'or.
Un objet en soi. 2000 pages, 22000 gravures, une rédaction précise, impeccable et pour moi suggestive.

Le petit livre de recettes de Marguerite Duras est le seul je crois qui soit interdit de publication ou bloqué par ses ayants droit. Elle y livre une recette de potée, oui, la potée, une recette précise et sûre, appétissante, à l'impératif donc, et vers la fin, après trois heures de préparation, et alors qu'elle nous a mis l'eau à la bouche, que le travail est fait, que l'après-midi entier y est passé, elle dit: " Quand c'est fini, vous n'êtes pas obligé de manger ce plat. Il faut que vous le sachiez: rien ne vous oblige à en manger." A propos de l'omelette vietnamienne, une cuisine que je connais très bien, elle dit: " Il m'est arrivé de rater ce plat et je n'ai pas compris pourquoi. Les oeufs devaient avoir trop cuit. Il m'est arrivé de le réussir au-delà de ce que j'avais cru possible, je ne sais pas non plus pourquoi." A mon avis cela vaudrait aussi pour l'écriture d'un livre. Réussi ou pas, on ne sait pas toujours bien pourquoi.
La panoplie littéraire de Serge Joncour
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ninachevalierninachevalier   26 mars 2017
De la lecture
Fatigue ou distraction, parfois les mots s'enchaînent dans un état de conscience vague, je lis en pensant à autre chose, je lis, l'esprit ailleurs, ailleurs mais pas dans le livre, pas dans ces lignes fraîchement reçues...
Où donc sont parties ces lignes pourtant assimilées, dans quel recoin de la mémoire se sont - elles enfouies?
Parfois il m'arrive de lire comme ça.Sans doute aussi de vivre comme ça.D'être là, mais ailleurs, de vivre en pensant à autre chose. Quand la situation se produit, que d'un coup je réalise que depuis deux pages, je lisais à vide, je m'arrête, et reviens en arrière, essayant de retrouver l'endroit où raccrocher l'histoire, le passage d'avant ma sortie de route...
Au fil de cette marche arrière, rien ne me revient de ces mots, je me demande où sont passées ces phrases, où sont allées ces lignes envolées, que j'ai lues pourtant, mais dont il ne me reste rien en apparence, de toute évidence elles sont quelque part, à s'être imprimées d'elles -mêmes, elles vivent en dehors du livre et moi. Et d'ailleurs (...) qu'est-ce qu'il en reste de mes lectures?
Panoplie littéraire de Serge Joncour
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ninachevalierninachevalier   27 janvier 2017
Les déplacements

Moi je n'aime pas l'avion et ça tombe bien, de Paris à Bucarest je pourrais faire le croquis de la géographie des terrains. Ces hordes de chevreuils dans la puszta, la torpeur lascive qui vient sur le Danube, et là être cueilli au loin par le surgissement des Alpes à main droite au détour de l'Autriche, depuis Madrid foncer à 300 km /h, traverser la Castille, en se croyant à l'abri d'un soleil bien haut, et se poser en plein coeur de Séville, oasis bénie [...],,
traverser l'Europe c'est recréer mille décors de lectures, raviver mille souvenirs, l'Europe c'est un terrain de jeu béni pour celui qui aime se perdre dans le temps, dans l'espace, et s'y retrouver chaque fois , de moins en moins seul.Je ne suis pas un écrivain voyageur, je suis un voyage qui s'écrit.
La panoplie littéraire de Serge Joncour
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ninachevalierninachevalier   05 février 2017
Beaucoup d'auteurs m'ont fasciné par cette faculté de se raconter, et si la vie de l'ouvrier de la nuit de Clavel résonne par moments comme des souvenirs qui me seraient personnels, je pourrai en dire autant de Septentrion de Calaferte. De Sexus à Septentrion il y a des ponts, et je me suis longtemps promené dessus, en attendant de prendre le risque de plonger, d'écrire moi-même, d'écrire sur moi. Ce que je n'aurai finalement jamais fait, sinon de façon détournée, ou très cachée;car j'ai pris ce parti-là de me dissimuler derrière mes personnages.
La panoplie littéraire de Serge Joncour
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