AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070361527
Éditeur : Gallimard (12/07/1972)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 131 notes)
Résumé :
Maintenant, il savait tout le prix de Dorothée.
Au fond de lui-même, il croyait qu'il avait gardé un pouvoir sur elle et qu'il pouvait la reprendre, si enfin il s'en donnait la peine. Et il ne pouvait pas croire que l'émoi qu'il ressentait ne fût pas communicatif. Elle avait l'air si bon, sur cette photo. Sa bouche répétait ce que disaient les yeux : une tendresse timide. Ses seins frêles disaient encore la même chose, et sa peau qui fuyait sous ses doigts, s... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
YvesParis
  21 mars 2013
De temps en temps, lassé de l'actualité littéraire dont je redoute que ses oeuvres quelque agréable qu'en soit la lecture, ne laisse pas une marque indélébile, je me fais violence pour lire un classique. le mois dernier, c'était Colette. ce mois-ci c'est Drieu la Rochelle. Quelle idée me direz-vous de choisir les auteurs les plus démodés qui soient !
J'avais lu "Gilles" il y a quelques années. Et j'en avais gardé le souvenir d'un interminable pensum. dans ces cas-là, pourquoi diable m'attaquer au "Feu follet" qui a certes l'avantage d'être plus court mais qui est de la même farine. La raison en est peut-être sa récente adaptation au cinéma par un réalisateur norvégien ("Oslo 31 août") cinquante ans après Louis Malle dont l'adaptation avec Maurice Ronet a fait date.
On y sent la fougue d'une vie brûlée par les deux bouts, aimantée par des pulsions suicidaires. le livre est plein d'une énergie débordante. Il rappelle "L'homme pressé" de Paul Morand.
Mais il est écrit dans un style totalement illisible de nos jours. Chaque phrase est définitive, assénée avec une lourdeur pachydermique et un manque affligeant d'humour. Ce court roman (170 pages en format poche seulement) raconte la dernière journée d'un suicidé à travers une série de rencontres. Autant de saynètes lourdement démonstratives où toutes les raisons de s'attacher à la vie sont tour à tour écartés : la fondation d'une famille, l'amour d'une femme, la réalisation d'une oeuvre ...
A masochiste, masochiste et demi, pour le mois prochain j'hésite entre André Maurois et Léon Bloy !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          235
asdepiet
  01 janvier 2015
Véritable démonstration de style, Pierre Drieu la Rochelle touche ici de sa plume, le nerf. Avec le feu follet, il fait son entrée fracassante dans la sélection très fermée de mes écrivains préférés. Dans un style d'écriture d'un charisme évident, il place le lecteur dans l'étrangeté sombre et obscure de la crise existentiel d'Alain. Inutile d'écrire un roman monumental. le talent est souvent à l'origine de l'abstraction des longueurs inutiles. Drieu la Rochelle traite ici d'un sujet d'une extrême délicatesse en seulement 172 pages. Probablement l'élan du coeur d'un homme qui à quelque chose a dire. Une qualité très rare qui n'anime que les grand auteurs.
Commenter  J’apprécie          61
Malice
  10 octobre 2012
Ce roman est loin d'être d'une gaieté folle. C'est un grand livre désespéré, il fut publié en 1931. le film de Louis Malle avec Maurice Ronet a renforcé me semble t-il la popularité de ce livre de 1963, il me semble !
Alain Leroy, qui achève une cure de désintoxication dans la région parisienne dans une maison santé où l'on soigne surtout des neurasthéniques . Les grands thèmes de ce court roman sont l'amour des femmes séduire le plus possible, le désir, trouver le goût de vivre Il est séparé de sa femme, Dorothy, qui est à New York. Il déambule dans Paris, pour faire passer le temps. Il fréquenter des soirées mondaines, revoir des amis du temps où il se droguait. Il se sent seul, l'ennui, le désespoir ...
Plus de goût à la vie, le dégoût, peur de vieillir l'envie dans finir est présent tout au long du roman. Il ne veut pas devenir adulte, être un homme. Mais, je ne pense pas que cela soit une raison suffisante pour mettre fin à sa vie. Je pense et j'en suis convaincue qu'une personne qui se suicide c'est pour des raisons obscures et inexplicable me semble t-il ! Son ami Dubourg rangé, marié des enfants passionné par la vie, passion pour l'Egypte. Essaye de le retenir, il lui montre la beauté de la vie, le soleil .Alain Leroy c'est Jacques Rigaut l'ami de Drieu la Rochelle, dandy Dada. Jacque Rigaut était un grand ami de Mireille Havet entre autre, tous les deux d'immenses toxicomane. Jacques Rigaut s'est suicidé en novembre 1929. Écriture du livre de Drieu est classique d'une grande profondeur. Lui aussi il se suicide en dans la nuit du 15 mars 1945.
Lien : http://livresdemalice.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Karenine75
  07 août 2017
Un chef d'oeuvre de l'art français du roman ! Interné dans une clinique pour une désintoxication, Alain s'échappe parfois à Paris retrouver une maitresse, un ami. La nuit, les femmes, l'argent, les drogués, les fêtes galantes des années 1920 devenues odieuses, les dîners en ville, et une obsession : le suicide. Il y a chez lui cette sensation terrible d'avoir atteint quelque chose l'inexprimable et de grossier à partir duquel tout devient atroce et surtout soi-même. Analyses denses et suggestions se succèdent au fil de moins de deux-cents pages pour former un texte bouleversant et magnifique. C'est aussi un éloge indirect de la jouissance de l'instant, de ceux et celles qui confondent la littérature et la vie. Pour moi, c'est une oeuvre absolument essentielle ! Il faut rappeler que Dieu La Rochelle, qui se suicida lui-même, a écrit ce court roman suite à la disparition de son ami, le poète Jacques Rigaut, qui se tira une balle en plein coeur.
Commenter  J’apprécie          31
eternel
  21 août 2011
On ne peut rester insensible à la force de ce livre, ni aux propos tenus, ni au style si maîtirisé, ni au vocabulaire si riche.Certaines lectures plus que d'autres sont perturbantes: celle-ci fait partie de celles-la.A ne pas mettre entre toutes les mains.
Commenter  J’apprécie          71
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
SPQRSPQR   26 décembre 2008
Les drogués sont des mystiques d'une époque matérialiste qui, n'ayant plus la force d'animer les choses et de les sublimer dans le sens du symbole, entreprennent sur elles un travail inverse de réduction et les usent et les rongent jusqu'à atteindre en elles un noyau de néant. On sacrifie à un symbolisme de l'ombre pour contrebattre un fétichisme de soleil qu'on déteste parce qu'il blesse des yeux fatigués.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
frikikofrikiko   13 mars 2011

Alain regarda Dubourg une dernière fois. Il y avait quelque chose de positif sur ce visage. Incroyable. Il eut encore une velléité.
- Dubourg, sortons ensemble ce soir. Nous téléphonerons à une amie de Lydia qui est assez belle.
Dubourg le regarda, en riant tranquillement.
- Non, ce soir j'écrirai deux ou trois pages sur mes Egyptiens, et je ferai l'amour avec Fanny. Je descends dans son silence comme dans un puits et au fond de ce puits, il y a un énorme soleil qui chauffe la terre.
- Abêtissez-vous.
- Je suis heureux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
sabinasabina   26 mars 2013
Le suicide, c'est le ressource des hommes dont le ressort a été rongé par la rouille, la rouille du quotidien. Ils sont nés pour l'action, mais ils ont retardés l'action; alors l'action revient sur eux en retour de bâton. Le suicide, c'est un acte, l'acte de ceux qui n'ont pu en accomplir d'autres.
Commenter  J’apprécie          100
Gwen85Gwen85   29 novembre 2012
La vie n'allait pas assez vite en moi, je l'accélère. La courbe mollissait, je la redresse. Je suis un homme. Je suis maître de ma peau, je le prouve.

Bien calé, la nuque à la pile d'oreillers, les pieds au bois du lit, bien arc-bouté. La poitrine en avant, nue, bien exposée. On sait où l'on a le coeur. Un revolver, c'est solide, c'est en acier. C'est un objet. Se heurter enfin à l'objet.
Commenter  J’apprécie          40
SPQRSPQR   26 décembre 2008
La volonté individuelle est le mythe d'un autre âge ; une race usée par la civilisation ne peut croire dans la volonté. Peut-être se réfugiera-t-elle dans la contrainte : les tyrannies montantes du communisme et du fascisme se promettent de flageller les drogués.
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Pierre Drieu La Rochelle (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Drieu La Rochelle
Oslo, 31 août est un film (2011) dramatique norvégien co-écrit et réalisé par Joachim Trier d'après Le Feu follet de Pierre Drieu La Rochelle.
autres livres classés : drogueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1351 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre