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EAN : 9782253072775
156 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/2004)
3.2/5   135 notes
Résumé :
D'une grande beauté, d'une intelligence supérieure, Lou Andreas Salomé, née à Saint-Pétersbourg en 1861, a été l'une des célèbres séductrices de son temps. Nietzsche, Rainer Maria Rilke en ont été follement épris, Freud a succombé à son charme. L’étonnant est que, si elle aimait les hommes et leur compagnie, elle n'a pas toléré, avant trente-cinq ans, qu'ils l'approchent physiquement. Ce qui, loin de les décourager, les rendait, comme Nietzsche, fous de désir.
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Roggy
  21 avril 2019
Françoise Giroud a été une femme libre et la condition de la femme a toujours été au centre de ses préoccupations et actions. Elle a consacré plusieurs ouvrages en hommage à des femmes fortes et libres qui ont marqué l'histoire.
Elle mieux que personne pouvait comprendre et essayer d'apporter sa lumière sur quelques points obscurs de la vie de cette femme complexe qui a été Lou Andreas-Salomé.
Cette biographie romancée n'a pas la prétention d'apporter des faits nouveaux sur le personnage de Lou, mais simplement d'étayer l'hypothèse qui expliquerait son comportement atypique envers la gente masculine et le paradoxe de sa sexualité.
Mon admiration pour Lou Andreas-Salomé tient au fait qu'elle ait été une égérie intellectuelle et qu'elle a inspiré et séduit de grands hommes par l'intense effervescence de son esprit. Elle n'était pas qu'une simple muse, elle était plutôt une interlocutrice/partenaire à l'intellect puissant et l'une des premières à avoir compris et éclairé la pensée de Nietzsche.
En retraçant le parcours étonnant et les paradoxes de la romancière et psychanalyste, narcissique et insaisissable, Françoise Giroud raconte d'une manière honnête et captivante l'histoire de la première femme libre des temps modernes, libre dans sa tête et dans son corps, indépendante matériellement et qui est parvenu tout simplement à être ce qu'elle désirait et pas ce qu'on attendait d'elle.
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Malaura
  31 août 2011
Lou Andreas-Salomé (1861-1937), c'est cette jeune femme belle et impétueuse, exhortant le docteur Breuer à soigner son cher ami Nietzsche dans le roman d'Irvin Yalom « Et Nietzsche a pleuré ».
A peine quelques lignes et déjà elle en impose par sa superbe, son assurance, son intelligence et sa beauté.
Si bien que, d'emblée, l'on a envie d'en savoir davantage sur celle qui fut en cette fin de XIXème siècle, l'incarnation de la liberté faite femme, à une époque où justement, les femmes ne l'étaient pas encore.
Ecrivain, chroniqueuse, muse, analyste, c'est néanmoins par ses relations intellectuelles et amoureuses, que Lou Andréas-Salomé passera à la postérité.
Elle compte à son palmarès de nombreux amants parmi lesquels les plus illustres noms de la philosophie, de la poésie et de la psychanalyse, Nietzsche, Rilke et Freud.
Dans cette brève biographie, Françoise Giroud brosse le portrait de cette séductrice éminemment intelligente et cultivée, aussi belle que farouche, l'une des premières femmes, si ce n'est la première, à s'être assumée matériellement et socialement.
Le personnage est également très intrigant car la belle ne s'est réellement donnée aux hommes qu'à partir de 35 ans. Avant cela, elle n'a jamais accepté qu'on la touche, se contentant d'amours platoniques, mettant les hommes à la torture en s'enfermant dans une chasteté bien mystérieuse lorsqu'on connait au demeurant sa liberté de penser et d'agir.
Lou se rattrape dans la seconde partie de sa vie en s'offrant avec gourmandise ce qu'elle nomme des « festins d'amour ». Cependant, Françoise Giroud avance pour la première fois la thèse de l'inceste familial, une assertion tout à fait personnelle que les biographes ne se sont jamais aventurés à émettre, car aucun élément avéré ne vient étayer cette théorie.
Le mystère reste et restera donc entier.
La démarche de Françoise Giroud n'est pas ici d'écrire une énième biographie sur Lou Andréas-Salomé.
Son approche est avant tout interprétative des mystères qui entourent la personnalité de cette dernière, ainsi que d'une volonté de dépeindre une femme libre, indépendante, ne transigeant en rien pour s'affirmer intellectuellement, moralement, socialement ou amoureusement.
Ce n'est donc pas une biographie exhaustive à laquelle il faut s'attendre mais plutôt à un portrait de femme, paradoxalement peint avec tous les hommes qui ont jalonné sa vie et qui ont finalement permis son accession à la célébrité.
Mais si le personnage abordé par Françoise Giroud est singulier et fascinant, il est loin d'être attachant. Il est même en partie pétri d'égoïsme, d'égocentrisme et d'insensibilité.
Nietzsche, suicidé, Paul Ré, suicidé, Rainer Maria Rilke, suicidé…Suicidés également les autres hommes plus au moins anonymes auxquels Lou fit tourner la tête comme Zemek ou Tausk…
Il n'y a guère que Freud qui put « garder sa tête », sans doute parce que son rapport avec la belle fut sans désir physique ?
Tous les autres, vous l'avez compris…suicidés, suicidés et encore suicidés !…Une véritable hécatombe !
Pourtant, chez Lou, pas une once de culpabilité, par le moindre remords, pas la moindre tristesse !
Elle repart, toujours vaillante, enjouée, pleine d'allant, à l'assaut de la vie…
Cela est pour le moins troublant et…déconcertant aussi.
Et à la fin de ce petit ouvrage traité sans effet de style, avec aisance et facilité, on ne peut s'empêcher de se poser la question : la liberté, l'indépendance, passent-elles forcément par la cruauté ? Doit-on obligatoirement faire mal pour être libre ? L'autonomie que nous revendiquons ne se réalise-t-elle donc jamais sans faire de victimes ?
Pour Lou Andréas-Salomé, la liberté était une exigence, bien au-delà des considérations morales. Pour autant elle restera encore longtemps un être fascinant à bien des égards.
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Nowowak
  10 mars 2021
Comment ça ce n'est pas aujourd'hui ! le 8 mars vous dites ? Mon bon Monsieur, moi les dates je m'en tamponne les amygdales. La journée de la femme chez bibi c'est tous les jours ! Chaque jour que la nature fait et que les hommes défont je rends hommage à la créature sublime qui peuple la terre. Je vénère cette beauté et cette intelligence supérieure, cette cascade de vivacité, ces yeux pétillants, ces sourires divins, ces bas, ces talons, ces petites jupes, ces chemisiers décolletés et transparents, ces seins à damner les saints…
Il y a une paye dans une interview au journal le Monde daté du 11 mars 1983, Françoise Giroud disait, non sans intention provocatrice "La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente." « La femme qui cherche à être l'égale de l'homme manque d'ambition ! » aurait pu répondre Marilyn Monroe. Une femme qui n'a pas peur des hommes leur fait peur disait Simone de Beauvoir. Bref j'ai choisi mon camp.
Les hommes, ces créatures inquiètes pour leur virilité, je les méprise, pire je les ignore. Ils méritent à peine le coup deuil. Ils vous rendent cénobites. Une femme libre est exactement le contraire d'une femme légère. Bondiou la femme… bondiou la femme ! Ingrats, je ne vous ai pas attendus pour célébrer l'hymne gracieux du sexe fort, de ces cuisses, de ces lèvres, de ces fesses qui me font tourner la tête. A terme j'emmerde ceux qui m'imposent des dates, encore plus ceux qui se la pètent et qui croient que l'homme est un dieu et la femme une servante.
Quand sous la forme d'une déesse céleste le bonheur monte les marches de l'escalier sans se casser la margoulette et m'enivre de son parfum épidictique, je défaille. La femme est l'avenir de l'homme mais je fonds quand elle devient mon présent. Lorsque la beauté entre dans mon salon sous la forme d'une égérie diaphane je craque, je suis dalleux, je suis calleux. Ô ivresse, ô étoiles en orbite ! Je fais chauffer le jacuzzi, mes muscles bandent, mon sang coagule, je décoche mes flèches. Pan pan ! Paf ! L'amour de l'amour m'emporte, la femme sonne à la porte, la passion m'échoppe, brusquement je deviens romantique mais pas que.
Nowowak

Lien : https://pasplushautquelebord..
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zabeth55
  14 août 2018
Lou Andreas-Salome a eu une vie exceptionnelle pour son époque.
D'une rare intelligence, Nietzsche, Rilke, Freud entre autres ont succombé à son charme.
Romancière puis psychanalyste, elle s'est toujours assumée financièrement.
Bien que de nombreux écrits lui aient été consacrés, Françoise Giroud lui rend hommage dans ce texte bien référencié.
C'est intéressant. J'ai admiré l'indépendance de cette femme, sa force de caractère, son esprit curieux, son audace, son amour de la vie et, bien sûr son intelligence.
Mais pour autant je n'ai pas vraiment réussi à la trouver sympathique.
Est-ce du à la manière dont l'a abordée l'auteur ?
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Mladoria
  29 juin 2015
Je ne suis pas particulièrement friande de biographies habituellement, mais je me suis dis pourquoi pas tenter. La dame avait l'air bien intéréssante et avait plutôt fréquenté des messieurs célèbres.
Eh bien Mme GIROUD ne m'a pas convaincue autant d'ailleurs que Lou qui est quand même une sacrée vamp, cruelle, froide, sans coeur, pour laquelle je n'ai ressenti absolument aucune empathie.
Une biographie qui ressemble davantage à un tableau de chasse, où la biographe prend fait et cause pour une personnalité trop égoïste et narcissique pour s'attirer mes bonnes grâces. Ajoutez un style très subjectif et parfois à la limite du grossier, trop de sentiments et de fougue nuit à une bonne biographie qui, à mon sens, doit être, toute proportion gardée, aussi objective que possible.
Une vie qui devrait plaire aux amateurs de potins mondains et de frivolités cruelles. Une personne qui ne m'a pas conquise.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
RoggyRoggy   22 avril 2019
Faut-il brûler Freud ? On peut toujours essayer. Avec Jésus, Marx et Einstein, il forme le quatuor juif qui a mis le plus sûrement « le bordel » dans le monde, armé seulement, comme les trois autres, de son esprit. Mais ce qu’ils ont injecté à eux quatre dans le cerveau et la conscience de tous, y compris de ceux qui s’en croient tout à fait indemnes, imprègne nos comportements et jusqu’à notre vocabulaire. Alors, puisqu’il faut vivre avec eux, mieux vaut essayer de les connaître pour, si possible, les dépasser et voir ce qui arrive après. « Nous avons tous les pieds dans la boue, mais certains regardent les étoiles », soulignait Oscar Wilde. Ce sont ceux qui regardent les étoiles qui mènent le bal.
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HekahmHekahm   12 août 2015
Les biologistes diront qu'entre le poids des gènes qui nous constituent, celui de l'éducation que nous avons reçue et celui de la case sociale où nous sommes nés, la marge de liberté qui reste à l'être humain est étroite. Elle l'est assurément. Mais tout permet de penser qu'elle existe. C'est dans cette marge que l'on choisit sa vie. Et le cas échéant, d'en changer plusieurs fois : on a le droit de se tromper.
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oranoran   21 août 2017
En quelques lignes, elle dira plus tard que les trois formes d’accomplissement dans la vie d’une femme sont : la maternité, le mariage et une liaison purement érotique. Les trois m’ont manqué, a-t-elle ajouté, mais j’ai eu la vie, la vie, la vie…
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DavidManiiDavidManii   29 octobre 2021
Gebsattel, qui était brillant, va déraper lui aussi hors du rude chemin freudien qui ne tolère aucune échappée. Car ce que font, feront les hérétiques qui secouent l’arbre encore frêle de la psychanalyse et que Freud va excommunier l’un après l’autre, c’est qu’ils donnent purement et simplement congé à la sexualité ! « Une broutille, la sexualité », dira Adler.
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MalauraMalaura   31 août 2011
Rainer Maria Rilke à Lou
Je ne t'ai jamais vue, que je n'aie eu envie de te prier.
Je ne t'ai jamais entendue, que je n'aie eu envie de croire en toi.
Je ne t'ai jamais attendue, que je n'aie eu envie de souffrir pour toi.
Je ne t'ai jamais désirée, que je n'aie eu aussi le droit de m'agenouiller devant toi.
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