AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253241805
672 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (03/03/2021)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 182 notes)
Résumé :
Octobre 1946. Pete Banning, l'enfant chéri de Clanton, Mississippi, est revenu de la Seconde Guerre mondiale en héros, décoré des plus hautes distinctions militaires. Aujourd'hui fermier et fidèle de l'église méthodiste, il est considéré comme un père et un voisin exemplaire. Par un matin d'automne, il se lève tôt, se rend en ville, et abat calmement son ami, le révérend Dexter Bell. Au choc que cause ce meurtre de sang-froid s'ajoute l'incompréhension la plus total... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
migdal
  12 août 2020
« Buvons à nos femmes, à nos chevaux, et à ceux qui les montent. » est en France la légendaire et gaillarde éthique des cavaliers.
« La sentence » montre que telle n'était pas l'éthique des officiers de cavalerie américaine en 1925/1950, dans les ex états confédérés.
Pete Banning, lieutenant au XXVI régiment de cavalerie, le 15 janvier 1942, charge les japonais avec sa section près de Bataan.
Prisonnier, il vit l'enfer de la marche de la mort et est considéré comme disparu. Evadé il participe à la guérilla et est grièvement blessé. Cette épopée (magnifiquement résumée dans le second chapitre intitulé l'ossuaire) constitue la trame du roman.
De toute éternité pendant qu'Ulysse guerroie, Pénélope est assiégée... Liza trompe son époux ... à son retour Pete Banning abat Dexter Bell.
Le meurtre est décrit dans la première partie de l'ouvrage d'une plume très procédurière qui nous plonge dans les arcanes du système judiciaire américain.
La troisième partie raconte le destin des familles Banning et Bell après le procès criminel et se conclut en une stupéfiante révélation.
Passionnant page Turner estival cet ouvrage m'a diverti et permis de découvrir John Grisham. La traduction m'a déconcerté par ses coquilles et j'avoue mon étonnement en lisant que Pete Banning et son régiment étaient en 1925/1926 en Allemagne ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          811
montmartin
  11 avril 2020
Début octobre 1946, Pete Banning un héros de la guerre, propriétaire d'une plantation de coton, s'éveille, il est temps de tuer, il est un soldat et il a une mission à mener. Il se gare dans une rue tranquille et se dirige vers l'église. Pete pointe son colt sur le pasteur Dexter Bell et presse la détente.
Pourquoi Pete a-t-il fait ça ? Il n'a rien à dire. Il regrette ce qui s'est passé, mais c'était nécessaire. Il refuse d'expliquer son geste.
Pourquoi Pete ne veut-il pas sauver sa peau, pourquoi a-t-il décidé de s'auto détruire.
John Grisham est un vrai narrateur, avec son écriture fluide il nous entraîne dans un thriller judiciaire. le roman composé de trois parties nous raconte un meurtre insensé, le procès qui l'a suivi et les événements qui ont conduit à ce drame.
Tout au long des pages, avec habilité John Grisham nous interroge, sur le crime bien entendu et son origine, mais aussi sur Liza la femme de Pete internée, ses enfants, Joel et Stella, ont interdiction de la voir.
« – C'est quoi, sa maladie ?
- Aucune idée. Être une femme, je suppose. C'est un monde d'hommes, Joel, n'oublie jamais ça. Si un mari influent considère que sa femme est instable, dépressive et que ses hormones lui jouent des tours, il peut la faire enfermer pour un certain temps. »
John Grisham évoque la vie des noirs sur les plantations dans l'état du Mississippi
« Toutefois, en 1938, lyncher un Noir n'était pas considéré comme un meurtre ou un crime dans les États du Sud, et le Mississippi n'échappait pas à la règle. En revanche, un mot de travers à l'adresse d'une Blanche était passible de mort. »
Mais surtout dans des pages terribles de réalisme, le récit rejoint l'Histoire, avec l'enfer de la bataille des Philippines, l'humiliation de la reddition aux Japonais, la marche forcée de cent kilomètres vers un camp de prisonniers.
Les cadavres qui s'amoncellent dans les fossés. Des nuées de mouches qui bourdonnent autour des chairs en putréfaction, rejointes par les cochons et des chiens affamés. La malnutrition, ils sont réduits à manger de l'herbe et des feuilles. La plupart des hommes ont la dysenterie, le sol est couvert d'excréments, de sang, une boue immonde, des asticots de partout. L'eau reste leur principale préoccupation, ils ne transpirent plus, n'urinent plus. Leur salive est une pâte gluante, leur langue qui enfle. L'évasion, la guérilla dans les montagnes.
Peu à peu, avec une certaine roublardise, l'auteur nous entraîne vers une explication évidente avant de nous asséner une fin inattendue, tout ça à cause d'un mensonge.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          402
missmolko1
  19 mars 2020
C'est toujours avec plaisir que je retrouve John Grisham et sa plume, et La sentence, n'a pas fait exception à la règle.
L'auteur nous emmène dans l'Amérique profonde des années 40, en pleine ségrégation et où le traumatisme de la Première Guerre est encore très présent. Un matin, Pete Banning prend son revolver et tue de trois balles le révérend Dexter Bell. Pourquoi ? On ne le sait pas, car Pete refuse catégoriquement de parler et d'expliquer son acte.
Le roman est vraiment habilement construit et l'auteur nous pousse vraiment à nous poser des tonnes de questions. On cherche à en savoir plus sur nos deux hommes et comprendre ce qui a poussé Pete à commettre l'irréparable. Ici, l'originalité du roman repose sur le fait que l'on connait le meurtrier dès les premières pages, mais tout le livre est construit sur la recherche du mobile qu'on l'on ne connaitra que dans les dernières pages.
J'ai adoré le récit du procès, qui prend une grande place et qui est très bien détaillé. On le vit quasiment en temps réel, on se met à la place des jurés et l'on se demande qu'elle verdict on rendrait face à cet homme qui refuse toute défense et qui ne veut pas expliquer son geste. Il est donc très difficile d'éprouver une quelconque sympathie pour Pete qui se montre froid et fermé pendant toute la première partie du livre.
Le contexte historique est vraiment très bien décrit et l'on a vraiment l'impression d'y être. On se rend compte également de l'évolution des mentalités sur la question raciale, ou encore sur la place des femmes dans la société en 80 ans. Certaines pensées ou dialogues peuvent d'ailleurs nous heurter ou nous mettre en colère tant il est inconcevable aujourd'hui d'exprimer de telles opinions (et heureusement d'ailleurs).
Et justement ces deux éléments se mêlent à merveille : le coté juridique prend énormément de place dans le premier tiers du livre, le second tiers est plus accès sur la Seconde guerre mondiale et les éléments historiques tandis que le dernier tiers est un bon mélange des deux. L'auteur a comme toujours extrêmement documenté son récit, notamment sur ce pan de la Seconde Guerre Mondiale qui oppose les États-Unis avec le Japon. On apprend énormément au fil des pages mais tous ces récits de guerre ont un peu tendance à alourdir le récit et amènent quelques longueurs par-ci par-là.
Il y a aussi des scènes très dures et pour le lecteur, il faut avoir le coeur bien accroché car tout cela fait froid dans le dos. Je pense notamment aux descriptions des peines de morts par chaises électriques aux États-Unis ou des tortures infligés aux américains par les japonais pendant la guerre. Bref, c'est un récit prenant, difficile parfois mais habillement construit et rédigé comme toujours avec beaucoup de talent comme tous les romans de John Grisham.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          410
umezzu
  13 novembre 2020
John Grisham retourne à Clanton, ce comté imaginaire du Mississippi rural, où il a planté le décor de beaucoup de ses livres.
Pete Banning est un des propriétaires de champs de cotons. Une exploitation familiale, transmise de père en fils, et où les ouvriers agricoles noirs sont bien traités. Une vie agricole qui permet de vivre bon an, mal an, malgré les années de mauvaise récolte.
Mobilisé en 1941, il part sur le front du Pacifique. Annoncé mort aux Philippines en 1942, sa famille, sa femme Liza, son fils Joel et sa fille Stella, sa soeur Florry, et ses employés, l'ont pleuré. Son retour miraculeux en 1945 surprend tout le monde. Sa femme craque et se retrouve internée. Avant que Pete ne commette l'irréparable... Ayant apparemment tout prémédité, il va tranquillement abattre le révérend de l'Église méthodiste locale, Dexter Bell.
Que s'est-il passé dans la tête de ce vétéran, héros de guerre bardé de médailles ? Pourquoi refuse t-il d'expliquer son geste ?
La sentence est un roman un peu à part dans la bibliographie de Grisham. Certes, il y a quelques habituelles scènes dans les tribunaux, avec les jeux de prétoire qui sont la griffe de l'auteur. Mais l'essentiel est ailleurs.
La première partie détaille le geste fou de Pete Banning et ses conséquences ; les liens profonds qui attachent Banning à ce bourg agricole et à ses habitants.
La deuxième partie est un livre dans le livre : le récit des années de guerre de Banning aux Philippines. le point d'orgue en est la marche à mort de Baatan, lorsque une armée complète américano – philippine a du se rendre après des semaines de résistance, et de faim, aux envahisseurs nippons. L'empereur Hirohito avait refusé de signer la convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Les Japonnais ont martyrisé leurs prisonniers en les amenant dans un gigantesque camp de regroupement, O'Donnell. Les pages dédiées à ces évènements tiennent du journal de guerre, tenu jour après jour. Très documentée (Grisham cite ses sources à la fin), cette partie historique est de loin la plus réussie du livre.
La troisième partie détaille les conséquences du meurtre commis par Pete Banning pour sa famille.
A l'arrivée, ce Grisham manque de ce qui habituellement porte le lecteur : cette petite lumière qui laisse deviner que, grâce à une quelconque argutie juridique, le héros va s'en sortir et bousculer les puissants. La Sentence n'entre pas vraiment dans la veine des thrillers juridiques qui ont fait la réputation de Grisham.
Ce qui reste en mémoire, ce sont ces chapitres assez éprouvants sur la guerre dans le Pacifique (une partie de la deuxième guerre mondiale que nous en connaissons guère en Europe).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Marylou26
  07 juin 2020
Je viens de refermer le roman, ou plutôt d'en tourner la dernière page numérique, et mon sentiment, tout du long mitigé, le demeure. Automne 1946, Clanton, Mississippi. Pete Banning, héros de la Seconde Guerre mondiale, abat froidement le révérend Dexter Bell. Pourquoi ? Il refuse de le dire, complexifiant la tâche de son avocat, qui se trouve plus que limité dans sa défense. Une bonne partie du roman (ou est-ce que cela m'a paru long ?) se passe aux Philippines, où Pete est fait prisonnier par les Japonais et subit un véritable enfer. C'est bien raconté, les personnages sont attachants, mais j'avais tout du long l'impression que l'intrigue servait de prétexte à raconter cet épisode de la Seconde Guerre, et que l'explication du meurtre, s'il finissait par être révélé, s'avérerait banal. Je ne saurais, en le refermant, comment le classer: saga familiale dans le Sud des plantations, thriller juridique, roman historique, un peu de tout ça ? Je l'aurais peut-être davantage apprécié s'il n'avait pas fait cinq cents longues pages qui, sans m'ennuyer, m'ont laissé vaguement déçue et irritée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          302


critiques presse (1)
LaCroix   14 mai 2020
Passé maître dans l’art d’usiner de redoutables fictions, John Grisham plonge dans l’atmosphère du Mississippi des années 1940.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   12 août 2020
En décembre 1941 alors que les relations avec les Japonais se détérioraient, l'armée américaine aux Philippines s'élevait à vingt-deux mille hommes, dont la moitié étaient des Scouts philippins un corps d'élite composé de Philippino-Américains et de quelques natifs. Huit mille cinq cents soldats supplémentaires furent envoyés sur place. MacArthur mobilisa l'armée régulière des Philippines, un corps de paysans sous-équipés représentant douze divisions d'infanterie, du moins sur le papier. En comptant tout ce qui portait de près ou de loin un uniforme, MacArthur disposait de cent mille hommes, dont la majorité n'avaient jamais entendu un coup de feu de leur vie, hormis à la chasse.

L’état de l’armée régulière des Philippines était pathétique. Le gros du contingent, constitué de locaux, n'avait que des armes obsolètes de la Première Guerre mondiale - fusils, pistolets, mitrailleuses, tout datait au mieux de 1914. Leur artillerie était inefficace et dépassée. Et la plupart des munitions étaient défectueuses. Officiers et appeles étaient novices, et les camps d'entraînement étaient rares. Comme les uniformes au complet. Les casques d'acier étaient si peu nombreux que les Philippins se protégeaient le crane avec des noix de coco.

L’aviation de MacArthur comptait quelques centaines d'appareils, presque tous bons pour la casse et refusés par les autres forces américaines. Il ne cessait de réclamer des armes, du matériel, des vivres, mais en vain - soit les États-Unis étaient à court, soit tout cela était affecté ailleurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          321
missmolko1missmolko1   10 mars 2020
Après toutes ces semaines à ne manger que pour survivre, Jackie avait perdu les quelques kilos en trop qu'elle avait gardés depuis son dernier accouchement, six ans plus tôt. Pour perdre du poids, elle n'aurait recommandé à personne le chagrin. Pour l'instant, c’était le seul point positif de ce long cauchemar mais, quand elle se regardait dans la glace, l’évidence était là : elle n'avait pas été aussi mince depuis longtemps. Aujourd'hui, à trente-huit ans, elle faisait le même poids qu'à son mariage et elle aimait revoir la courbe de ses hanches. En revanche, elle avait toujours les yeux rouges et enflés à cause des larmes, et avait hâte que ça s’arrête.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
fabien2830fabien2830   21 février 2021
Il avait été tenté de dire à sa sœur ce qu’il s’apprêtait à faire, mais elle risquait de mal réagir, de le supplier de renoncer. Elle serait affolée, paniquée. Ils allaient se disputer, ce qui ne leur était pas arrivé depuis des années. Ce meurtre allait bouleverser leur vie. D’un côté, il avait pitié d’elle, se sentant dans l’obligation de lui exposer ses raisons. Mais aucun argument n’était recevable. Essayer de se justifier serait peine perdue, et même contre-productif.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
montmartinmontmartin   05 avril 2020
Colliver ignorait que Pete Banning avait été blessé à la guerre, battu privé de tout, affamé, torturé, lacéré par des fils barbelés, enfermé dans des cales de bateaux, des wagons de bestiaux, des camps de prisonniers, et que, durant son calvaire, Pete avait appris l'une des plus grandes règles de la survie : ne jamais trop en dire à un inconnu
Commenter  J’apprécie          90
alainmartinezalainmartinez   19 avril 2020
— C’est quoi, sa maladie ?
— Aucune idée. Être une femme, je suppose. C’est un monde d’hommes, Joel, n’oublie pas ça. Si un mari influent considère que sa femme est instable, dépressive et que ses hormones lui jouent des tours, il peut la faire enfermer pour un certain temps.
Commenter  J’apprécie          100

Videos de John Grisham (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Grisham
La Sentence - John Grisham
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La dernière récolte de John Grisham

En quelle année se déroule cette histoire ?

1932
1942
1952
1962

11 questions
17 lecteurs ont répondu
Thème : La Dernière Récolte de John GrishamCréer un quiz sur ce livre

.. ..