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ISBN : 2702154433
Éditeur : Calmann-Lévy (08/01/2014)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Xenia a vingt-trois ans, mère célibataire, elle galère comme toutes celles qui sont comme elle.
Blandine, sa voisine, la trentaine épanouie, mère d’un grand ado métis, est sa meilleure amie, son unique alliée face aux jours diffi ciles, aux nuits d’orage.

Quand Xenia se retrouve sans travail, Blandine réussit à la faire embaucher au supermarché, à ses côtés. Dès lors, l’horizon de Xenia s’éclaircit. Elle trouve l’amour auprès de Gauvain et s’él... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
carre
  01 mai 2017
Gérard Mordillat est un auteur engagé, prenant fait et cause pour les petites gens. Si louable que soit son attention, "Xénia" est un roman qui enfile les stéréotypes avec une constante qui très vite devient pénible. Les traits sont gros pour ne pas dire plus, les personnages pas franchement attachant, quant à l'écriture ça frôle souvent le ridicule. La subtilité remisée au placard, on oublie vite ce roman malgré son sujet, lui malheureusement très actuel.
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zabeth55
  18 septembre 2016
Xenia ! Toute la misère sociale, c'est elle !
Tellement sombre, tellement noir que j'ai failli abandonner plusieurs fois.
Tout y passe dans cette banlieue sordide : les règlements de comptes, les emplois précaires, le racisme, les envies de suicide, les sans-papiers, les enfants à élever seules…….
C'est présenté comme des scènes de film qui se succèdent.
Alors il y a Xenia, avec son caractère bien trempé et tous ses malheurs, mais il y a aussi Gauvain, de l'autre côté de la barrière sociale, un banquier quitté par sa femme et qui a des scrupules à abuser ses clients et à exploiter ses employés.
J'ai eu du mal à adhérer à leur histoire d'amour, tellement peu plausible entre ces deux êtres que tout oppose.
Ce livre, c'est une satire sociale réaliste et impitoyable
C'est d'un style très aisé à lire, mais c'est très difficile à supporter, d'autant que tout cela existe réellement.
Commenter  J’apprécie          250
Celkana
  29 mai 2014
Chronique sociale criante de vérité, Xénia de Gérard Mordillat raconte le quotidien d'une jeune fille de 23 ans, qui a un petit bébé de pulques mois, dont le père bon à rien et petit voyou les a laissé et qui se débrouille comme elle peut pour survivre dans un monde sans pitié.
Xénia, c'est le lapin blanc d'Alice aux Pays des Merveilles, toujours à courir après le temps pour être à l'heure sur les divers chantiers de ménage où l'exploite Travers, classique du type pourri qui n'hésite pas à rendre esclave pour son profit des femmes qui ne demandent qu'à travailler pour gagner ce qu'il leur faudra pour le loyer et faire manger leur famille...
Xénia, c'est une enragée de la vie, pour son fils, contre l'injustice sociale, qui n'a pas l'habitude du bonheur et qui, pourtant, va le découvrir avec Gauvain, directeur d'une banque mais frustré par ce système qui broie ses victimes, ses clients, ses employés et qui, lui aussi, va finir par dire non.
Avec Xénia, il y a son double, sa voisine, son amie, sa soeur, Blandine, qui est toujours là, qui lui retrouvera du boulot et pour qui Xénia fera tout pour la sauver du licenciement aussi.
Ces filles-là, elles se battent, et Mme Aziz a bien raison lorsqu'elle dit que ce sont les femmes les plus grandes esclaves du monde et ce sont encore les femmes qui travaillent le plus en étant le plus exploitées! Mais elles se batttent, à leur niveau.
c'est dur, c'est violent, c'est la réalité, retranscrit d'une bien belle façon par Mordillat, qui les fait sourire et rire bien des fois parce que l'humour et la dérision sont des armes qu'on ne peut pas leur enlever, c'est la loi du plus fort même si parfois, le plus fort n'est pas celui que l'on croit...
Ces femmes là, ces combattantes de la vie, on leur doit le respect au minimum et elle ont toutes mon admiration car je ne sais pas si j'aurais leur courage et leur énergie si un jour je me retrouve dans leur situation...
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mariecloclo
  11 août 2014
Je ne suis pas d'accord avec toutes les critiques élogieuses que je viens de lire.
Pour moi, Gérard Mordillat n'est pas un grand romancier, le style est nul, les personnages ne sont que des stéréotypes pour illustrer sa vision de la société et ses idées politiques. En gros il y a toujours des petits ouvriers, souvent des femmes très jolies et courageuses et ayant des valeurs de solidarité et prêtes à se battre contre les méchants patrons prêts à les exploiter. (Déjà dans "les vivants et les morts")
C'est une vision simpliste et utopique du monde du travail. On aimerait y croire mais ça fait tellement cliché son histoire : oui il y a des femmes qui élèvent seules leurs enfants en ayant un petit salaire, oui il y a des employés qui se révoltent et gagnent aux prudhommes contre les employeurs. Mais des personnages aussi gentils que la voisine Blandine de Xenia ? Aussi désintéressé que Samuel, son fils ? C'est plein de bons sentiments, larmoyant aussi par moment. Enfin, je n'en lirai plus car je n'y crois pas et on a l'impression de lire toujours la même histoire. Un peu comme les films de Guédiguian, on est fan ou pas.
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Neko-fr
  03 février 2014
Cela fait toujours un bien fou de retrouver Mordillat, sa révolte, son indignation, de retrouver un auteur qui ne fait pas de circonvolution autour de son nombril mais prend à bras le corps les problèmes de la société. C'est un peu notre Zola, il n'hésite pas à affronter la réalité dans ce qu'elle a de plus dur, de plus cru, de plus dégradant quelquefois. Il nous oblige à affronter ce que nous préférons ignorer habituellement.
Son dernier roman, Xenia, ne déroge pas à cette règle avec ses personnages qui vivent dans la précarité, soumis à la flexibilité du temps de travail, avec son cortège de malheurs, d'injustices surtout celles faites aux femmes car il s'agit bien ici d'un hymne à leur courage comme le montre la phrase de Rimbaud mise en exergue, tirée de la Lettre du voyant : « Quand sera brisé l'infini servage des femmes » et reprise par l'un des personnages Mme Aziz : « La journée de huit heures, ça n'existe pas pour les femmes, ni ici ni ailleurs. En Afrique c'est quinze ou seize heures minimum ! Quand on est une fille, on est une esclave. »
Dommage que, parfois, les descriptions et les dialogues se perdent dans de brusques envolées lyriques, poético-absconses ou un peu mièvres. Malgré tout, cela n'enlève rien aux qualités narratives du texte ni à son propos.
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critiques presse (1)
Lexpress   21 février 2014
Ils sont rares, les romanciers qui saisissent l'époque à bras-le-corps. Gérard Mordillat est, en France, l'un des derniers à s'inscrire sans rougir dans la tradition de ceux pour qui la littérature est un moyen de dire le monde, de tenter de le changer.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
tessgeffroytessgeffroy   21 avril 2014
La veille, Mme Aziz a entendu une féministe à la radio qui expliquait que 75% du travail dans le monde était fait par des femmes mais que seulement un quart était un travail salarié.
- On travail pour rien ! Et ce qu'on fait, ça compte pas pour tous ces beaux messieurs qui nous dirigent. Ah j'aimerais les y voir, les hommes, à s'occuper des enfants, de la cuisine, de tout laver, tout nettoyer...sans parler du reste.
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tessgeffroytessgeffroy   21 avril 2014
- Pendant longtemps les noirs ont été traités comme des esclaves aux states, commence-t-il, après s'être assuré qu'elles l'écoutent attentivement.
Il parle d'une voix posée.
- Ce n’était même pas des hommes, pas des femmes, tout juste de la viande à tuer au travail ou à utiliser pour le sexe. Ils valaient moins qu'une mule, moins qu'une chaise ou une table. Des objets bas de gamme. Puis un jour, ils ont pris conscience de qui ils étaient. Qu'ils étaient des hommes, des femmes, des enfants, des êtres humains ; qu'ils étaient nombreux, qu'ils étaient intelligents qu'ils étaient forts et, aujourd'hui, c'est un noir qui est président de ce pays de bigots racistes et assassins.
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BookaddictBookaddict   23 mai 2014
- On n'en a rien à branler des toubabs :
- Eh bien, eux, ils en ont. On leur a tellement répété qu'ils sont les héritiers des rois et des reines, des cathédrales et des châteaux ; que leur civilisation est supérieure à toutes les autres et qu'on peut devenir milliardaire en jouant au loto, qu'ils ont fini par le croire. Et qu'est-ce que voient ces tarés de leur race, ces dégénérés pourris par l'alcool et le chômage ? Qu'ils sont encore plus dans la merde que nous : L''écart est trop grand, trop énorme entre ce qu'ils entendent à la radio, à la télé et ce qu'ils sont et ce qu'ils voient sans bouger leur cul du canapé. C'est pas possible pour eux C'est comme s'ils bouffaient leur honte ou comme si on les giflait en public. Alors, faut qu'ils trouvent des responsables à leur misère, à leur crase, à leur débilité. C'est pour ça qu'ils nous haïssent. C'est pour ça que ces pauvres connards blancs nous chient dessus et nous traitent d'esclaves. ils veulent nous faire payer leur vie de merde. ça les fait bander, ils ont l'impression d'être des maîtres, des dieux.
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BookaddictBookaddict   23 mai 2014
- Tu sais, dit-il [....] à la banque, je suis en première ligne. Je sens une grande rancoeur chez nos clients. C'est comme un volcan près d'exploser, la matière est en fusion, les gaz s'accumulent, les laves sont brûlantes. ça râle, ça grogne, ça gronde....
Xénia abonde dans son sens.
- C'est sur pour tout le monde, constate-t-elle tristement. Nous aussi, on le voit bien à l'hyper, surtout depuis cette histoire des dimanches.
- Oui, c'est dur, renchérit Gauvin, les gens souffrent. Et quand les gens souffrent, leur souffrance tue l'humanité en eux. Tu ne peux pas savoir à quel point soudain tout le vernis civilisé disparaît. Il n'y a plus de père, de mère, de frères, de soeurs, d'amis. ils sont comme des fauves blessés pris dans un piège. Ils sont prêts à tuer pour survivre ne serait-ce qu'un instant de plus que l'autre.
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chardonettechardonette   08 mai 2014
Parce qu'ils se sont bien foutus de notre gueule avec leur prime à deux balles. Je me demande souvent comment c'est possible. Comment quelqu'un peut tout posséder et les autres rien avoir. Un jour, il faudra bien que ça pète. Et ce jour-là, je ne serai pas le dernier à allumer la mèche...
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Gérard Mordillat - Ces femmes-là
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