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EAN : 9782702165546
304 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (26/05/2020)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 16 notes)
Résumé :
POUR LUI, TOUT EST ÉCRIT D'AVANCE
POUR ELLE TOUT RESTE À ÉCRIRE

« Un jour d’avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Brooklyn. »


Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n’a aucune explication. La porte et les fenêtres de l’appartement étaient closes, les caméras de ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  27 mai 2020

Bonne nouvelle pour les amateurs ( dont je fais partie ) du Musso de la première heure.
Fini les courses poursuites, les intrigues policières totalement tirées par les cheveux, Guillaume Musso renoue avec son public dans un roman facile d'accès mais présentant différents degrés de lecture, un cru 2020 qu'on pourrait rapprocher de la fille de papier pour son ambiance confinant parfois au surnaturel, et à La vie secrète des écrivains pour toutes les réflexions autour du métier d'auteur, parfois perdu entre son propre imaginaire et les personnages auxquels il tente de donner vie, et les contraintes matérielles.

La majeure partie de la vie est un roman se déroule en 2010.
Elle présente deux écrivains, l'américaine Flora Conway et le français Romain Ozorski, qui sont comme les deux faces d'une même pièce.
Ils ne se sont jamais vus, ils se se sont jamais parlé, absolument rien ne semble les relier de prime abord et pourtant si on compare leurs vies respectives elles semblent se refléter dans un miroir.

Flora Conway est une auteure particulièrement discrète qui vit à Brooklyn, au sixième étage d'un immeuble, dans un luxueux appartement de 200 m2 aux parois de verre. Elle n'a écrit que trois romans qui l'ont hissé au sommet puisqu'en effet elle sera la lauréate en 2009 du prix Franz Kafka pour l'ensemble de sa bibliographie.
( le prix Kafka existe par ailleurs bel et bien et a été attribué à des auteurs prestigieux tels que Margaret Atwood, Philip Roth ou encore Haruki Murakami. Musso a en revanche pour l'occasion pris quelques libertés avec la réalité puisqu'en 2009 c'est l'Autrichien Peter Handke, également prix Nobel de littérature en 2019, qui en a été lauréat. )
Mère célibataire, elle se consacre désormais entièrement à sa fille de trois ans, la petite Carrie. Fillette qui disparaîtra littéralement comme évaporée lors d'une partie de cache-cache au sein de l'appartement.
Véritable énigme digne des plus grands mystères de chambres closes signées Gaston Leroux ou John Dickson Carr.
La police démantèlera l'appartement sans le moindre résultat, et Flora deviendra à ses dépens la principale suspecte de cette disparition.
Pendant des mois, faute de ne pas savoir ce qu'il a pu advenir, elle sombrera dans le désespoir, l'alcool et les médicaments.
"Tout plutôt que cette attente dépourvue d'espoir. Tout plutôt que ce néant."
Un thème commun au magnifique Sans Elle d'Amélie Antoine, livre dans lequel la petite Jessica disparaît disparaît dans une fête foraine sans que jamais sa famille ne sache ce qui s'est passé, si leur fille est encore en vie, et qui tentera de survivre tant bien que mal dans un monde désormais difforme et dénué de sens.

Romain Ozorski vit quant à lui à Paris, et c'est l'un des auteurs français les plus populaires. Dix-neuf romans publiés, il est en cours de rédaction du vingtième qui devrait s'intituler "La troisième face du miroir". Mais il est trop préoccupé pour en venir à bout. Son ex-femme, Almine ( que vous allez adorer détester ! ), l'a manipulé pour obtenir la garde exclusive de leur fils Théo. Et l'écrivain est dévasté à l'idée qu'ils partent vivre tous les deux aux USA, le privant à jamais de son enfant.
Lui aussi est malade, victime notamment de violentes migraines.
"Mon système immunitaire était devenu était devenu une passoire. Grippe, sinusite, laryngite, gastro : rien ne m'avait été épargné."

Mais le reflet des deux écrivains va bien au-delà de la perte d'un enfant, de la fin de leur carrière d'auteur ou de leurs problèmes de santé. Il y a un aspect presque ludique pour le lecteur de trouver les parallèles, les similitudes entre les deux principaux personnages. Almine était danseuse tout comme Roméo, le père de Carrie, est danseur coryphée à l'opéra de Paris. Leurs économies et droits d'auteur ont fait l'objet d'une acquisition immobilière. Leurs éditeurs respectifs offrent de somptueux stylos. Et ces mêmes éditeurs font pression sur leurs poulains pour avoir leur nouveau manuscrit. Les encourageant de la plus ignoble et égoïste façon à mettre à contribution leur souffrance pour rédiger un nouveau chef d'oeuvre.
"Un jour peut-être, tu te diras même que la disparition de Carrie était une chance."

Qu'est-il arrivé à Carrie ?
Qu'est-ce qui relie Flora Conway à Romain Ozorski ?
Une chose est sûre, à plus d'une reprise La vie est roman prendra une direction tout à fait inattendue.

* * *

Guillaume Musso s'amuse comme jamais avec son lecteur.
Alors oui, bien sûr, les détracteurs trouveront toujours à redire sur des tournures de phrases malheureuses et autres défauts que je leur laisse le plaisir de rédiger.
Pour ma part l'auteur m'avait déçu voire agacé avec des thrillers guère convaincants comme La fille de Brooklyn ou Sept ans après.
J'avais commencé à me réconcilier avec lui l'année dernière avec La vie secrète des écrivains.
Et cette année j'ai vraiment retrouvé l'auteur que j'appréciais par le passé.
Je dirais d'ailleurs que c'est un roman qui s'adresse aux fans de la première heure, parce que Musso joue avec ses propres codes. Je parle notamment des éléments fantastiques qui parfois trouvaient finalement une explication rationnelle ou encore des drames et des intrigues sentimentales.
A plusieurs reprises j'ai eu l'impression d'avoir affaire à une resucée d'un écrivain éprouvant une certaine difficulté à se renouveler.
Mais ça c'est juste pour mieux piéger le lecteur.
Et je suis tombé les deux pieds dedans.
En outre, les clins d'oeil aux personnages de ses anciens romans ( Nathan Fawles, auteur du livre Loreleï ou encore Sean Lorenz, peintre d'une toile effrayante sont des noms qui devraient rappeler quelque chose à certains d'entre vous ) sont toujours plaisants.
Mais au-delà de l'histoire plaisante et surprenante, il y a un second degré de lecture concernant le rôle et le métier de l'écrivain.
Cette réflexion très intéressante avait déjà été amorcée dans La vie secrète des écrivains, et Musso l'approfondit encore ici.
A trop grand renfort de citations ( elles sont choisies avec beaucoup de soin mais quarante en moins de trois cent pages ça alourdit quand même quelque peu le roman. Mais c'est un défaut inhérent à l'auteur qui restera incorrigible à ce sujet. ), Musso clame son admiration pour les plus grands écrivains, ainsi que pour le plus populaire Stephen King qui n'a jamais été autant à l'honneur que dans ce livre qui fourmille de clins d'oeil.
"Vous n'avez pas repéré un fan complétement taré comme dans cette histoire, là, Misery ?"
"Machinalement je scrute les noms sur les couvertures des bouquins : Stephen King, John Grisham, J.K. Rowling..."
Ajoutez le prénom de la petite Carrie, repensez à La part des ténèbres, lisez la citation sur l'effet d'exutoire que confère l'écriture, saupoudrez le tout d'un peu de miel et vous pourrez voir en ce roman tout particulièrement un hommage light au maître américain, qui lui aussi a énormément réfléchi à son métier dans l'ensemble de son oeuvre.
Par l'intermédiaire du personnage de Romain Ozorski et d'un jeu de mise en abyme, Musso explique qu'il n'y a pas de mode d'emploi pour écrire un roman, même pour un auteur qui publie annuellement. Il insiste beaucoup sur le monde de l'écrivain, partagé entre son imaginaire, ses personnages qui prennent une identité propre, et le monde réél ; les problèmes familiaux, les pressions éditoriales, les médias.
"Ce sont les livres qui décident que tu les écris, pas l'inverse."
Et il évoque à plusieurs reprises en quoi consiste le métier ou le rôle de l'écrivain.
"Car, fondamentalement, c'était ça écrire : défier l'ordonnancement du monde. Conjurer par l'écriture ses imperfections et son absurdité.
Défier Dieu."
Et tout comme il s'interroge sur son métier, il se demande qui sont les lecteurs d'aujourd'hui.
Peut-être une façon pour lui de se demander pourquoi ses romans ont un succès aussi retentissant alors qu'ils sont si vivement critiqués parfois.
"Un roman réussi, c'est d'abord un roman qui rend heureux celui qui le lit" est peut-être un début d'explication.
"Parce que les lecteurs lisent le livre qu'ils veulent lire, pas celui que vous avez écrit" en est une autre, même s'il faut avouer que le nom Musso fait vendre, ses bons comme ses moins bons livres. Mais ça c'est aux lecteurs d'en décider, pas à ceux qui entament un livre juste pour le plaisir de le dénigrer.
Et il y en a ...
Et tant que j'en suis moi-même aux citations, j'adore celle-ci, signée Romain Puértolas : "Dans la littérature, moins on y comprend quelque chose et plus ça plaît aux intellectuels."
Je suis abonné sur les réseaux sociaux de quelques auteurs que j'adore, j'aime aller à leur rencontre lors des salons pour partager mes impressions sur leur dernier roman, j'aime aussi être informé de leurs futures parutions. Mais quand je reçois une alerte facebook parce qu'un écrivain partage avec ses abonnés la photo d'un coucher de soleil ou d'un paysage de Dordogne ... Je m'en tamponne un peu le coquillard.
"Il y a de moins en moins de vrais lecteurs. Les gens ne s'intéressent plus à l'oeuvre mais à l'artiste. A sa vie, à sa gueule, à son passé, à ses coucheries, aux conneries qu'il poste sur les réseaux. Tout plutôt que la lecture."
Et si j'apprécie d'un certain côté ce resserrement entre l'auteur et le lecteur, j'apprécie tout autant le mystère qui règne autour d'Elena Ferrante ou, dans un autre registre, d'Anonyme ( auteur du Livre sans nom ) ... même si malgré leur volonté de n'être qu'un nom peu important par rappport à l'oeuvre elle-même, certains s'intéressent justement davantage à résoudre le mystère en jouant au détective plutôt que respecter le souhait des auteurs concernés.
On ressent du dégoût d'ailleurs de la part de Musso pour les paparazzi et autres journalistes avides de scoops.
Et je peux le comprendre.
"Le bon sens et la raison avaient déserté le monde."
La vie est un roman.
C'est on ne peut plus vrai aujourd'hui puisqu'il n'y a que dans Pandemia de Franck Thilliez ou quelques récits d'anticipation que nous aurions imaginé vivre dans un monde d'abord confinés à domicile, puis libres de sortir avec un masque. Qui l'aurait imaginé il y a quelques mois à part un écrivain ?
Et qui aurait pensé l'homme assez stupide en temps de pandémie pour, à la première occasion, venir s'entasser les uns sur les autres sur les plages et dans les piscines ? Au risque de contaminer leurs proches d'un virus potentiellement mortel ?
En tout cas, intellectuel ou pas, j'ai trouvé ce roman de Musso particulièrement réussi. Il n'évite pas quelques petits écueils mais je vais surtout retenir de ce livre qu'il était plaisant, surprenant, amusant, dramatique, émouvant, et surtout qu'il m'a fait passer un très bon moment.
Et n'en déplaise à certains, Musso dispose d'une réelle érudition littéraire et d'un vrai recul sur son métier, et j'ai d'autant plus apprécié de pouvoir passer ce moment virtuel en sa compagnie.
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nameless
  29 mai 2020
Pour répondre à la citation que Guillaume Musso emprunte à Oscar Wilde :  « Un livre est bien écrit ou mal écrit, c'est tout », je dirais que, selon mes critères, La vie est un roman est bien écrit dans le genre net et sans bavure ; il est également robustement construit grâce un plan sophistiqué sans aucun doute très travaillé en amont, élaboré comme une catapulte qui tire à boulets rouges sur la grande famille de l'édition comparée à un marigot, sur certains medias charognards dépiauteurs de vies, avides d'un bon mot ricanant, ou sur les critiques littéraires auto-proclamés et méprisants qui reprochent à l'auteur d'être vendu en tête de gondole.

Eh bien, la tête de gondole ne manque ni de talent, ni d'humour, ni de culture littéraire, utilisée avec une élégance dépourvue de pédanterie. L'intrigue s'ouvre sur un hommage rendu aux énigmes de chambre close, très appréciées au commencement du roman policier : à New York – il faut bien impliquer le lectorat américain de plus en plus enthousiaste - dans un appartement réhabilité, porte verrouillée, cheminée condamnée, terrasse en cul-de-sac, une fillette disparaît sans laisser de traces. Plus loin, Guillaume Musso place entre les mains de l'un de ses personnages, Frankenstein, ouvert à la page où le monstre prend forme sous les yeux de son concepteur. Enfin, l'auteur évoque longuement Romain Gary, qui réussit à duper les barbons du Goncourt parce qu'il est las de l'image Romain Gary collée une fois pour toutes sur son dos depuis 30 ans.

Il n'est pas difficile de comprendre que Guillaume Musso, sous couvert d'un roman bien troussé et agréable à lire, souhaite s'exprimer sur la création littéraire, sur le rôle du romancier en position de deus ex machina avec pouvoir de vie et de mort sur ses acteurs. Il évoque également les personnages qui échappent à leur auteur pour mener leur vie émancipée ; les interactions inévitables entre vie personnelle et professionnelle qui rendent poreuse la frontière entre réel et imaginaire et favorisent la perte de contrôle. L'auteur insiste sur la discipline, l'obstination exigées par le travail d'écriture, car il n'y a que dans les films ou dans les publicités que les romanciers écrivent sans douleur apparente avec des Montblanc de la taille d'un avant-bras.

Au final, un bon moment de lecture, une intrigue en forme de poupées gigognes qui s'emboîtent habilement, un jeu de miroirs grossissants, ou comme le dit l'auteur : « Un ambitieux coup de billard à plusieurs bandes » ? A moins qu'il s'agisse d'une belle, complexe et douloureuse histoire d'amour. A chaque lecteur de répondre, sans perdre de vue qu'un roman réussi, c'est d'abord un roman qui rend heureux celui qui le lit, et que la lecture est un plaisir intime que nul ne peut juger.
« Ecrire de la fiction, c'est se rebeller contre la fatalité de la réalité ».
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gruz
  26 mai 2020
Le pouvoir de l'imagination est infini, pour les auteurs qui le détiennent. Un talent qu'il n'est pas toujours facile de dompter. Parce qu'il ne suffit pas à raconter un bonne histoire.
La vie est un roman, le bien nommé, est une belle démonstration de ce que l'imagination peut éclairer quand on a une vraie habileté de conteur. Et Guillaume Musso en est indéniablement pourvu.
Cette histoire est bien plus étonnante qu'elle n'y paraît de prime abord. Déroutante, même. Ce qui débute comme une version moderne du mystère de la chambre jaune, se révèle bien plus surprenant au fil des pages. Croyez-moi sur parole, puisqu'il serait criminel de révéler quoi que ce soit sur cette intrigue.
Encore une histoire d'écrivains, allez-vous dire. Mais ne parle t-on pas le mieux de ce qu'on connaît ? Prenez l'exemple de Stephen King, que Musso cite à plusieurs reprises dans ce roman concernant sa manière d'écrire, il a souvent mis en scène des congénères. D'ailleurs, il est amusant de constater que plusieurs petits clins d'oeils renvoient à l'auteur américain.
Il est loin d'être le seul auteur nommé. le roman égraine des citations tout du long, et ce ne sont pas de simples mots lancés au hasard. Elles sont minutieusement choisies et servent à ouvrir des portes au lecteur.
La vie secrète des écrivains mettait en avant l'amour des livres. Ce nouveau roman dépeint leur pouvoir et la puissance de leur emprise. Sur celui qui lit, mais surtout sur celui qui écrit.
Alors que son précédent livre était construit très minutieusement tel un puzzle, Guillaume Musso semble s'être octroyé davantage de liberté dans le cheminement de cette histoire assez inclassable. Entre thriller et récit plus intimiste qui pousse au questionnement, il jongle allègrement entre fiction et réalité. Un vrai jeu à travers deux mondes, le réel et l'imaginaire, les États-Unis et la France.
Il fallait oser une telle intrigue, renversante. A la construction fantasque. Plus d'une fois, je me suis demandé comment il allait se sortir d'une telle affaire. Mais comme tout bon auteur puisant dans son imaginaire, il est un peu magicien.
Mon seul regret aura été que cette parenthèse entre les pages des romans fut un peu courte, je m'y serais bien abandonné davantage.
La vie est un roman est un livre joliment divertissant et qui pousse à certaines vraies réflexions. Comme à se dire que la vie est pleine de surprises et que rien n'est écrit à l'avance.
Le pouvoir de l'imagination est infini quand il est mis au service d'une bonne histoire et d'émotions, Guillaume Musso le prouve avec brio.
Lien : https://gruznamur.com/2020/0..
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audelagandre
  27 mai 2020
Alors que je publiais la photo de mes derniers achats littéraires dont « La vie est un roman » de Guillaume Musso », j'ai été, comme les trois années précédentes, la cible d'un certain nombre de remarques plus que désobligeantes : « Musso, Dicker, pour ceux qui n'aiment pas vraiment la littérature. », « Elle préfère du MacDo littéraire que de la gastronomie. ». Ces réflexions montrent bien, si besoin en est, où nous en sommes encore en 2020, lorsqu'il est question d'un auteur, tête d'affiche, qui vend. A-t-il évolué depuis sa première parution, s'est-il renouvelé, a-t-il progressé, est-il détenteur d'une nouvelle forme d'inspiration qui va lui permettre, encore une fois de happer ses lecteurs, dit-il de nouvelles choses ? Les imbéciles aux préjugés abrutis se ficheront bien de trouver des réponses à ces questions, trop auto centrés sur leurs probables manuscrits en gestation, jaloux sûrement de ne pas avoir la lumière tant voulue, portés sur leurs maigres petites phrasounettes, pédantes à souhait, certainement pondues à grand renfort de citations de maîtres à penser lors de vagues études de lettres dont les réminiscences servent de terreau à tenter de scribouiller un truc qui s'apparenterait à un roman. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : l'intelligent aura le discernement nécessaire pour affirmer que la lecture d'un roman est un plaisir tout à fait personnel, intime, presque confidentiel. Chaque année c'est la même histoire et c'est la même rage qui monte qui monte en moi.
J'ai donc lu le dernier roman de Guillaume Musso, que je viens de terminer à l'instant et forte de ces quelques remarques précédentes, j'ai bien ri en observant avec quelle maestria l'auteur fait un pied de nez (pour ne pas dire un doigt d'honneur, oui, j'ose) à tous ces idiots, et à l'ensemble de ses détracteurs. Que c'est jouissif de lire entre les lignes et de pouvoir appréhender un message qui n'est pas écrit ! L'histoire du roman établit parfaitement la situation actuelle du romancier dit « à succès » et la place d'un auteur dont le nom est connu dans le monde de l'édition. La démonstration est brillante, et le ton savoureux à souhait. Encore faut-il avoir envie, et une once de curiosité peut-être, pour comprendre le message laissé entre ces pages. le crétin de base qui lira l'histoire en diagonale, contre sa volonté, juste pour descendre le bouquin en mettant son cerveau sur off (ce n'est que du Musso après tout, pas besoin de sortir d'Hypokhâgnes) n'hésitera pas un instant à laisser ce genre de commentaires : ouais bof, il ne s'est pas foulé, encore un truc insipide, au mieux du recyclage, au pire un vieux manuscrit sorti de derrière les fagots. Là encore, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : chacun est libre de ne pas aimer un roman, encore faut-il pouvoir donner quelques arguments tangibles, et sans être de mauvaise foi.
Dans « la vie est un roman », Guillaume Musso parle de littérature, du métier d'écrivain, de l'inspiration, de comment naissent les personnages, de ce qui fait un roman. Pour ce faire, il déroule une histoire qui peut sembler banale, ou déjà vue. Encore une histoire d'écrivain ? Il n'avait pas déjà parlé de ça l'année dernière ? C'est qu'il doit en avoir des choses à dire Guillaume Musso et des comptes à régler… Quand on fait partie des écrivains les plus attaqués par la bien-pensance culturelle et l'intégrisme littéraire on a certainement envie de répliquer…Lui, le fait intelligemment, par un roman, je dirai même sous couvert d'un roman… Si j'étais lui, je ferais exactement ce qui fait le point d'ancrage de cette formidable histoire, juste pour voir. Pour savoir de quoi il s'agit, vous allez devoir le lire… et essayer de comprendre ce qu'il ne dit pas. « Nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire les étiquettes collées sur elles. »
« La vie est un roman », n'est pas juste un roman. Guillaume Musso n'est pas juste un auteur à succès, c'est un formidable conteur. Ce livre est une réflexion habile sur un métier, et un métier dans lequel on est sans arrêt attaqué par « ce bal des casse-pieds ». Pour l'apprécier, encore faut-il prendre le temps d'en décoder les allusions.
Je crois que Guillaume Musso peut s'enorgueillir d'avoir pris suffisamment de recul sur les romans qu'il écrit et les quolibets dont il fait l'objet pour dire ce qu'il pense… sans le dire tout à fait. L'habilité des grands écrivains sans doute… Son imagination est vertigineuse et il le prouve encore une fois dans ce roman unique, qui n'est pas une simple histoire, ni une simple histoire d'amour, mais aussi une réflexion profonde sur l'acte d'écrire, le mélange épicé entre réalité et fiction, le positionnement de l'écrivain dans sa vie réelle versus la rédaction de ses textes. Qu'attendons-nous donc d'un écrivain sérieux ? « qu'il défende l'idéal d'une écriture esthétique, intellectuelle, n'ayant d'autre but que la forme ? » ou que « la grande force de la fiction réside dans le pouvoir qu'elle nous offre de nous soustraire au réel ou de panser les plaies infligées par la violence alentour. » ?
Je salue ici l'imagination surprenante dont il a fait preuve, la culture littéraire dont il fait montre, pour nous permettre à nous aussi de nous « égarer hors de la réalité ». Je vous invite à suivre Guillaume dans un endroit appelé le trente sixième sous-sol. « C'est là que se trouvent les idées les plus audacieuses, les fulgurances, l'âme des personnages, l'étincelle de la créativité ». Et de l'audace, il en a fallu pour écrire cette véritable pièce de théâtre.

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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MjeyW
  28 mai 2020
Flora Conway, une romancière à succès réside avec sa fille à New York, mais un jour la petite Carrie âgée de trois ans, disparaît brusquement.
La police commence les recherches et retourne l'appartement de la mère, mais rien ne montre qu'il y a eu une intrusion et l'enquête n'avance pas, faisant sombrer l'écrivaine dans une profonde déprime.
De l'autre côté de l'atlantique, à Paris, nous sommes plongés dans l'histoire de Romain, un auteur qui passe par des moments difficiles. Celui-ci vit dans une maison délabrée où il broie du noir chaque jour.
Toutefois ces deux personnes que tout semble opposer, ont quelque chose en commun qui les lie l'un à l'autre.
Quel est ce lien ?
C'est ce que nous découvrons au fil des pages de ce magnifique roman.
Entre fiction et réalité, l'auteur Guillaume Musso nous emporte dans un récit hors du commun. Il nous mène en bateau, nous bouscule et nous bouleverse, nous offrant un final surprenant et inattendu.
Ce livre est extraordinaire, et c'est mon coup de coeur du mois ❤
Je vous le recommande fortement !!!
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   28 mai 2020
Et cet écho médiatique est le pire des juges. Il ne s’embarrasse d’aucune preuve, d’aucune réflexion, d’aucune nuance. Il ne recherche pas la vérité, mais le spectacle. Il va au plus court, à l’anecdotique, se nourrissant de la séduction facile des images, de la paresse de la presse et de ses lecteurs abêtis par la servitude du clic.
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namelessnameless   28 mai 2020
Beaucoup de romanciers le savent : il existe un principe dramaturgique dans la fiction connu sous le nom de fusil de Tchekhov. « Si dans le premier acte vous dites qu’il y a un fusil accroché au mur, prévient le dramaturge russe, alors il faut absolument qu’un coup de feu soit tiré avec au second ou au troisième acte. »
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namelessnameless   28 mai 2020
Les psys prétendent que les parties de cache-cache ont un intérêt pédagogique : elles sont un moyen de faire expérimenter à l’enfant la séparation de façon positive. En répétant cette mise à distance temporaire et factice, l’enfant est censé éprouver la solidité du lien qui l’unit à ses parents. Pour produire ses effets, le jeu doit fonctionner comme une véritable dramaturgie et procurer en un temps très court un large éventail d’émotions : de l’excitation, de l’attente et un zeste de frayeur avant de faire place à la joie des retrouvailles.
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AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   28 mai 2020
- CARRIE !
Mon hurlement résonna dans tout l'appartement jusqu'à en faire vibrer les vitres. Mais l'écho se perdit et le silence revint. Dehors, le soleil avait disparu. Il faisait froid. Comme si l'hiver venait de s'abattre sans prévenir.
Je restai un instant figée, en sueur, des larmes coulant sur mes joues. C'est en reprenant mes esprits que j'aperçus un des chaussons de Carrie dans le couloir de l'entrée. Je ramassai la petite pantoufle en velours rose pâle. C'était le pied gauche. Je cherchai l'autre chausson, mais lui aussi semblait avoir disparu.
C'est alors que je me résolus à appeler la police.
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AntyryiaAntyryia   27 mai 2020
Un roman réussi, c'est d'abord un roman qui rend heureux celui qui le lit.
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Videos de Guillaume Musso (103) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Musso
Bande-annonce du roman "La vie est un roman" de Guillaume Musso. En librairie le 26 mai 2020 : https://bit.ly/2SINgA8
Graphisme: Mathieu Persan Musique: MAD RUSH Philip GLASS © Dunvagen Music Publishers Interprété par Lisa Moore (p) Orange Mountain Music Avec l'autorisation de Première Music Group
POUR LUI, TOUT EST ÉCRIT D'AVANCE POUR ELLE TOUT RESTE À ÉCRIRE
« Un jour d'avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Brooklyn. » Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n'a aucune explication. La porte et les fenêtres de l'appartement étaient closes, les caméras de ce vieil immeuble new-yorkais ne montrent pas d'intrusion. L'enquête de police n'a rien donné.
Au même moment, de l'autre côté de l'Atlantique, un écrivain au coeur broyé se terre dans une maison délabrée. Lui seul détient la clé du mystère. Et Flora va le débusquer.
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