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EAN : 9782253237648
352 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (17/03/2021)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.25/5 (sur 805 notes)
Résumé :
POUR LUI, TOUT EST ÉCRIT D'AVANCE
POUR ELLE TOUT RESTE À ÉCRIRE

« Un jour d’avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Brooklyn. »


Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n’a aucune explication. La porte et les fenêtres de l’appartement étaient closes, les caméras de ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (205) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  06 juin 2020
Moi qui aimais tant les romans de Musso, je pleure d'être passée à côté de son dernier livre. Quel flop total !
Dans ce dernier livre, un goût de la vie secrète des écrivains parsème cet opus. On dirait que Musso reste attaché à son précédent roman. Pour nous offrir ici un livre brouillon sur les âmes à la dérive des écrivains. Ça grouille de références tirées d'autres romanciers, tout ça pour former comme un long cri plaintif sur ces écrivains en mal d'inspiration, adulés un jour et bafoués le lendemain. Ça crie la pression des maisons d'édition qui cherchent les chiffres au détriment de l'écrivain pas toujours inspiré. Ça crie l'envie de peindre sa vie à l'image des romans. J'ai ressenti tout le début comme un ennui à lire ce roman, un ras-le-bol de Musso à aligner roman sur roman. Ce qui n'inaugure rien de bon.
Quand surgit la rencontre entre Fiona, personnage de roman et son auteur Romain, c'est le pompon. Dans un univers fantasy, je veux bien y adhérer, mais servi comme un roman réaliste, non, ça ne fonctionne pas. J'ai trouvé cela grotesque et ridicule.
En résumé, tout m'a ennuyée dans ce roman, l'histoire, la plume. Aucun attachement pour les personnages, aucun attrait pour l'histoire. Une très grosse bavure selon moi dans ce monde où l'on pousse les écrivains à écrire toujours plus et si ça ne vaut pas un sou, on s'en balance parce qu'il y a le nom Musso-Levy-Chattam-Thilliez,...
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Antyryia
  27 mai 2020

Bonne nouvelle pour les amateurs ( dont je fais partie ) du Musso de la première heure.
Fini les courses poursuites, les intrigues policières totalement tirées par les cheveux, Guillaume Musso renoue avec son public dans un roman facile d'accès mais présentant différents degrés de lecture, un cru 2020 qu'on pourrait rapprocher de la fille de papier pour son ambiance confinant parfois au surnaturel, et à La vie secrète des écrivains pour toutes les réflexions autour du métier d'auteur, parfois perdu entre son propre imaginaire et les personnages auxquels il tente de donner vie, et les contraintes matérielles.

La majeure partie de la vie est un roman se déroule en 2010.
Elle présente deux écrivains, l'américaine Flora Conway et le français Romain Ozorski, qui sont comme les deux faces d'une même pièce.
Ils ne se sont jamais vus, ils se se sont jamais parlé, absolument rien ne semble les relier de prime abord et pourtant si on compare leurs vies respectives elles semblent se refléter dans un miroir.

Flora Conway est une auteure particulièrement discrète qui vit à Brooklyn, au sixième étage d'un immeuble, dans un luxueux appartement de 200 m2 aux parois de verre. Elle n'a écrit que trois romans qui l'ont hissé au sommet puisqu'en effet elle sera la lauréate en 2009 du prix Franz Kafka pour l'ensemble de sa bibliographie.
( le prix Kafka existe par ailleurs bel et bien et a été attribué à des auteurs prestigieux tels que Margaret Atwood, Philip Roth ou encore Haruki Murakami. Musso a en revanche pour l'occasion pris quelques libertés avec la réalité puisqu'en 2009 c'est l'Autrichien Peter Handke, également prix Nobel de littérature en 2019, qui en a été lauréat. )
Mère célibataire, elle se consacre désormais entièrement à sa fille de trois ans, la petite Carrie. Fillette qui disparaîtra littéralement comme évaporée lors d'une partie de cache-cache au sein de l'appartement.
Véritable énigme digne des plus grands mystères de chambres closes signées Gaston Leroux ou John Dickson Carr.
La police démantèlera l'appartement sans le moindre résultat, et Flora deviendra à ses dépens la principale suspecte de cette disparition.
Pendant des mois, faute de ne pas savoir ce qu'il a pu advenir, elle sombrera dans le désespoir, l'alcool et les médicaments.
"Tout plutôt que cette attente dépourvue d'espoir. Tout plutôt que ce néant."
Un thème commun au magnifique Sans Elle d'Amélie Antoine, livre dans lequel la petite Jessica disparaît disparaît dans une fête foraine sans que jamais sa famille ne sache ce qui s'est passé, si leur fille est encore en vie, et qui tentera de survivre tant bien que mal dans un monde désormais difforme et dénué de sens.

Romain Ozorski vit quant à lui à Paris, et c'est l'un des auteurs français les plus populaires. Dix-neuf romans publiés, il est en cours de rédaction du vingtième qui devrait s'intituler "La troisième face du miroir". Mais il est trop préoccupé pour en venir à bout. Son ex-femme, Almine ( que vous allez adorer détester ! ), l'a manipulé pour obtenir la garde exclusive de leur fils Théo. Et l'écrivain est dévasté à l'idée qu'ils partent vivre tous les deux aux USA, le privant à jamais de son enfant.
Lui aussi est malade, victime notamment de violentes migraines.
"Mon système immunitaire était devenu une passoire. Grippe, sinusite, laryngite, gastro : rien ne m'avait été épargné."

Mais le reflet des deux écrivains va bien au-delà de la perte d'un enfant, de la fin de leur carrière d'auteur ou de leurs problèmes de santé. Il y a un aspect presque ludique pour le lecteur de trouver les parallèles, les similitudes entre les deux principaux personnages. Almine était danseuse tout comme Roméo, le père de Carrie, est danseur coryphée à l'opéra de Paris. Leurs économies et droits d'auteur ont fait l'objet d'une acquisition immobilière. Leurs éditeurs respectifs offrent de somptueux stylos. Et ces mêmes éditeurs font pression sur leurs poulains pour avoir leur nouveau manuscrit. Les encourageant de la plus ignoble et égoïste façon à mettre à contribution leur souffrance pour rédiger un nouveau chef d'oeuvre.
"Un jour peut-être, tu te diras même que la disparition de Carrie était une chance."

Qu'est-il arrivé à Carrie ?
Qu'est-ce qui relie Flora Conway à Romain Ozorski ?
Une chose est sûre, à plus d'une reprise La vie est roman prendra une direction tout à fait inattendue.

* * *

Guillaume Musso s'amuse comme jamais avec son lecteur.
Alors oui, bien sûr, les détracteurs trouveront toujours à redire sur des tournures de phrases malheureuses et autres défauts que je leur laisse le plaisir de rédiger.
Pour ma part l'auteur m'avait déçu voire agacé avec des thrillers guère convaincants comme La fille de Brooklyn ou Sept ans après.
J'avais commencé à me réconcilier avec lui l'année dernière avec La vie secrète des écrivains.
Et cette année j'ai vraiment retrouvé l'auteur que j'appréciais par le passé.
Je dirais d'ailleurs que c'est un roman qui s'adresse aux fans de la première heure, parce que Musso joue avec ses propres codes. Je parle notamment des éléments fantastiques qui parfois trouvaient finalement une explication rationnelle ou encore des drames et des intrigues sentimentales.
A plusieurs reprises j'ai eu l'impression d'avoir affaire à une resucée d'un écrivain éprouvant une certaine difficulté à se renouveler.
Mais ça c'est juste pour mieux piéger le lecteur.
Et je suis tombé les deux pieds dedans.
En outre, les clins d'oeil aux personnages de ses anciens romans ( Nathan Fawles, auteur du livre Loreleï ou encore Sean Lorenz, peintre d'une toile effrayante sont des noms qui devraient rappeler quelque chose à certains d'entre vous ) sont toujours plaisants.
Mais au-delà de l'histoire plaisante et surprenante, il y a un second degré de lecture concernant le rôle et le métier de l'écrivain.
Cette réflexion très intéressante avait déjà été amorcée dans La vie secrète des écrivains, et Musso l'approfondit encore ici.
A trop grand renfort de citations ( elles sont choisies avec beaucoup de soin mais quarante en moins de trois cent pages ça alourdit quand même quelque peu le roman. Mais c'est un défaut inhérent à l'auteur qui restera incorrigible à ce sujet. ), Musso clame son admiration pour les plus grands écrivains, ainsi que pour le plus populaire Stephen King qui n'a jamais été autant à l'honneur que dans ce livre qui fourmille de clins d'oeil.
"Vous n'avez pas repéré un fan complétement taré comme dans cette histoire, là, Misery ?"
"Machinalement je scrute les noms sur les couvertures des bouquins : Stephen King, John Grisham, J.K. Rowling..."
Ajoutez le prénom de la petite Carrie, repensez à La part des ténèbres, lisez la citation sur l'effet d'exutoire que confère l'écriture, saupoudrez le tout d'un peu de miel et vous pourrez voir en ce roman tout particulièrement un hommage light au maître américain, qui lui aussi a énormément réfléchi à son métier dans l'ensemble de son oeuvre.
Par l'intermédiaire du personnage de Romain Ozorski et d'un jeu de mise en abyme, Musso explique qu'il n'y a pas de mode d'emploi pour écrire un roman, même pour un auteur qui publie annuellement. Il insiste beaucoup sur le monde de l'écrivain, partagé entre son imaginaire, ses personnages qui prennent une identité propre, et le monde réél ; les problèmes familiaux, les pressions éditoriales, les médias.
"Ce sont les livres qui décident que tu les écris, pas l'inverse."
Et il évoque à plusieurs reprises en quoi consiste le métier ou le rôle de l'écrivain.
"Car, fondamentalement, c'était ça écrire : défier l'ordonnancement du monde. Conjurer par l'écriture ses imperfections et son absurdité.
Défier Dieu."
Et tout comme il s'interroge sur son métier, il se demande qui sont les lecteurs d'aujourd'hui.
Peut-être une façon pour lui de se demander pourquoi ses romans ont un succès aussi retentissant alors qu'ils sont si vivement critiqués parfois.
"Un roman réussi, c'est d'abord un roman qui rend heureux celui qui le lit" est peut-être un début d'explication.
"Parce que les lecteurs lisent le livre qu'ils veulent lire, pas celui que vous avez écrit" en est une autre, même s'il faut avouer que le nom Musso fait vendre, ses bons comme ses moins bons livres. Mais ça c'est aux lecteurs d'en décider, pas à ceux qui entament un livre juste pour le plaisir de le dénigrer.
Et il y en a ...
Et tant que j'en suis moi-même aux citations, j'adore celle-ci, signée Romain Puértolas : "Dans la littérature, moins on y comprend quelque chose et plus ça plaît aux intellectuels."
Je suis abonné sur les réseaux sociaux de quelques auteurs que j'adore, j'aime aller à leur rencontre lors des salons pour partager mes impressions sur leur dernier roman, j'aime aussi être informé de leurs futures parutions. Mais quand je reçois une alerte facebook parce qu'un écrivain partage avec ses abonnés la photo d'un coucher de soleil ou d'un paysage de Dordogne ... Je m'en tamponne un peu le coquillard.
"Il y a de moins en moins de vrais lecteurs. Les gens ne s'intéressent plus à l'oeuvre mais à l'artiste. A sa vie, à sa gueule, à son passé, à ses coucheries, aux conneries qu'il poste sur les réseaux. Tout plutôt que la lecture."
Et si j'apprécie d'un certain côté ce resserrement entre l'auteur et le lecteur, j'apprécie tout autant le mystère qui règne autour d'Elena Ferrante ou, dans un autre registre, d'Anonyme ( auteur du Livre sans nom ) ... même si malgré leur volonté de n'être qu'un nom peu important par rappport à l'oeuvre elle-même, certains s'intéressent justement davantage à résoudre le mystère en jouant au détective plutôt que respecter le souhait des auteurs concernés.
On ressent du dégoût d'ailleurs de la part de Musso pour les paparazzi et autres journalistes avides de scoops.
Et je peux le comprendre.
"Le bon sens et la raison avaient déserté le monde."
La vie est un roman.
C'est on ne peut plus vrai aujourd'hui puisqu'il n'y a que dans Pandemia de Franck Thilliez ou quelques récits d'anticipation que nous aurions imaginé vivre dans un monde d'abord confinés à domicile, puis libres de sortir avec un masque. Qui l'aurait imaginé il y a quelques mois à part un écrivain ?
Et qui aurait pensé l'homme assez stupide en temps de pandémie pour, à la première occasion, venir s'entasser les uns sur les autres sur les plages et dans les piscines ? Au risque de contaminer leurs proches d'un virus potentiellement mortel ?
En tout cas, intellectuel ou pas, j'ai trouvé ce roman de Musso particulièrement réussi. Il n'évite pas quelques petits écueils mais je vais surtout retenir de ce livre qu'il était plaisant, surprenant, amusant, dramatique, émouvant, et surtout qu'il m'a fait passer un très bon moment.
Et n'en déplaise à certains, Musso dispose d'une réelle érudition littéraire et d'un vrai recul sur son métier, et j'ai d'autant plus apprécié de pouvoir passer ce moment virtuel en sa compagnie.
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nameless
  29 mai 2020
Pour répondre à la citation que Guillaume Musso emprunte à Oscar Wilde :  « Un livre est bien écrit ou mal écrit, c'est tout », je dirais que, selon mes critères, La vie est un roman est bien écrit dans le genre net et sans bavure ; il est également robustement construit grâce un plan sophistiqué sans aucun doute très travaillé en amont, élaboré comme une catapulte qui tire à boulets rouges sur la grande famille de l'édition comparée à un marigot, sur certains medias charognards dépiauteurs de vies, avides d'un bon mot ricanant, ou sur les critiques littéraires auto-proclamés et méprisants qui reprochent à l'auteur d'être vendu en tête de gondole.

Eh bien, la tête de gondole ne manque ni de talent, ni d'humour, ni de culture littéraire, utilisée avec une élégance dépourvue de pédanterie. L'intrigue s'ouvre sur un hommage rendu aux énigmes de chambre close, très appréciées au commencement du roman policier : à New York – il faut bien impliquer le lectorat américain de plus en plus enthousiaste - dans un appartement réhabilité, porte verrouillée, cheminée condamnée, terrasse en cul-de-sac, une fillette disparaît sans laisser de traces. Plus loin, Guillaume Musso place entre les mains de l'un de ses personnages, Frankenstein, ouvert à la page où le monstre prend forme sous les yeux de son concepteur. Enfin, l'auteur évoque longuement Romain Gary, qui réussit en élevant le canular littéraire au rang d'un art, à duper les barbons du Goncourt parce qu'il est las de l'image Romain Gary collée une fois pour toutes sur son dos depuis 30 ans.

Il n'est pas difficile de comprendre que Guillaume Musso, sous couvert d'un roman bien troussé et agréable à lire, souhaite s'exprimer sur la création littéraire, sur le rôle du romancier en position de deus ex machina avec pouvoir de vie et de mort sur ses acteurs. Il évoque également les personnages qui échappent à leur auteur pour mener leur vie émancipée ; les interactions inévitables entre vie personnelle et professionnelle qui rendent poreuse la frontière entre réel et imaginaire et favorisent la perte de contrôle. L'auteur insiste sur la discipline, l'obstination exigées par le travail d'écriture, car il n'y a que dans les films ou dans les publicités que les romanciers écrivent sans douleur apparente avec des Montblanc de la taille d'un avant-bras.

Au final, un bon moment de lecture, une intrigue en forme de poupées gigognes qui s'emboîtent habilement, un jeu de miroirs grossissants, ou comme le dit l'auteur : « Un ambitieux coup de billard à plusieurs bandes » ? A moins qu'il s'agisse d'une belle, complexe et douloureuse histoire d'amour. A chaque lecteur de répondre, sans perdre de vue qu'un roman réussi, c'est d'abord un roman qui rend heureux celui qui le lit, et que la lecture est un plaisir intime que nul n'a le droit de juger.
« Ecrire de la fiction, c'est se rebeller contre la fatalité de la réalité ».
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jeunejane
  30 mars 2021
Flora Conway est romancière à succès à Brooklyn.
Elle y vit avec sa petite fille de trois ans .
Lors d'une partie de cache-cache à l'intérieur de l'appartement, la fillette disparaît.
Un roman à la façon de Guillaume Musso s'installe.
La police soupçonne d'abord la maman puis l'éditrice de celle-ci.
Flora reçoit un cadeau étrange sous la forme d'un stylo à encre ayant appartenu à Virginia Woolf. La composition de l'encre est tout à fait étrange.
Au moment où Flora perd pied, on bascule de l'autre côté de l'écran et surprise, on se trouve face à face avec l'écrivain qui a créé le personnage de Flora Conway.
Celui-ci habite à Paris, vit une étape très peu sereine de sa vie, un peu semblable à celle de son héroïne de papier, Flora, mais plus rationnelle.
La situation de l'auteur confronté à ses personnages de roman qui le dominent est absolument inédite dans toutes les lectures que j'ai rencontrées jusqu'ici.
J'avais personnellement envie de lui dicter la fin de son roman en faisant réapparaître la petite fille.
C'était ma réaction.
Ses références à la littérature, à la philosophie comme la caverne de Platon ont constitué un régal pour moi.
Un Musso pas classique. Un écrivain de fiction très tourmenté. J'ai bien apprécié .
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cicou45
  11 octobre 2020
Désolée si je vais en décevoir certains mais je suis presque persuadée que je vais en ravir d'autres : eh oui, il n'y a rien à faire : j'adore l'écriture et les romans de Guillaume Musso. Contrairement aux dernières critiques que j'ai posées de cet auteur sur Babelio, je ne dédicacerai pas cette fois-ci cette critique à ma petite souer (car d'habitude, c'est à elle que je les pique pour les lire) mais à mes parents qui m'ont offert ce dernier pendant le confinement.L Si j'avais su que ce Musso ne ressemblait en rien aux précédents, peut-être l'aurais-je lu pendant cette période mais bon, au mois, j'ai fait durer le plaisir.
En effet, ici, pont d'enquête policière, point de flic mais plutôt une étrange liaison entre un auteur et ses personnages de fiction, enfin devrais-je plutôt dire un personnage de fiction en particulier qui décide de reprendre sa "vie" en main et qui, comprenant (à tord ou à raison, je ne vous en dirais pas plus) refuse que celui ont elle croit qu'il tire les ficelles refuse de se laisser faire et veut à tout prix qu'il lui dise ce qu'il va advenir d'elle et de sa fille de trois ans, étrangement disparue durant une partie de cache-cache. Non, Romain Ozorski, sous prétexte qu'il est romancier, au même titre qu'elle d'ailleurs, Flora Conway, devrait-il avoir plus de droits sur sa vie qu'elle n'en a elle-même ?
Un roman qui tire vraiment beaucoup plus sur le fantastique cette fois-ci que sur les enquêtes policières et qui attire le lecteur dans un labyrinthe infernal (mais délectable) où lui-même se laissera prendre au jeu à tel point que c'est un peu comme un serpent qui se mord la queue et qu'il ne sait plus où est la frontière entre réalité et fiction (tout en sachant qu'il est lui-même en train de lire un ouvrage tout droit sorti de l'imaginaire d'un autre romancier qu'est Guillaume Musso...quoique !) A vérifier et surtout à découvrir !
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critiques presse (3)
LeJournaldeQuebec   22 juin 2020
Habilement structuré, riche en surprises et en références littéraires, ce nouvel ouvrage très attendu est un must. Et l’un des romans les plus réussis de cet auteur au succès phénoménal.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Liberation   01 juin 2020
Guillaume Musso montre bien que rien n’est gagné d’avance. Mais pour lui, comme pour ses lecteurs, il n’y a aucun doute possible sur l’objectif à atteindre : être un écrivain de best-sellers.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaPresse   01 juin 2020
Un autre roman – et probablement un autre grand succès – pour l’écrivain qui réfléchit au pouvoir de la fiction, en plus d’imaginer des histoires rocambolesques.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (108) Voir plus Ajouter une citation
DesLivresMonUniversDesLivresMonUnivers   01 mai 2021
Je travaille donc tous les jours, du matin au soir, sans attendre une prétendue "inspiration" pour me mettre à l'ouvrage. C'est même le contraire : c'est parce que je travaille que l'inspiration finit généralement par se pointer. J'aime cette discipline, cette obstination, cette exigence. Rien n'est facile, rien n'est acquis. Le vertige vous guette toujours : jamais vous ne pouvez savoir vers quoi l'écriture va vous conduire.
+ Lire la suite
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DesLivresMonUniversDesLivresMonUnivers   01 mai 2021
Un roman réussi, c'est d'abord un roman qui rend heureux celui qui le lit.
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fabien2830fabien2830   16 août 2020
J’ai ouvert les yeux et je suis sortie de la chambre.
— Attention, attention ! Maman arrive !
J’ai joué le jeu. Rieuse, j’ai déroulé la partition que ma fille attendait de
moi. J’ai parcouru les pièces en commentant d’un ton badin chacune de mes
tentatives :
— Carrie n’est pas sous les coussins… Carrie n’est pas derrière le
canapé…
Les psys prétendent que les parties de cache-cache ont un intérêt
pédagogique : elles sont un moyen de faire expérimenter à l’enfant la
séparation de façon positive. En répétant cette mise à distance temporaire et
factice, l’enfant est censé éprouver la solidité du lien qui l’unit à ses
parents. Pour produire ses effets, le jeu doit fonctionner comme une
véritable dramaturgie et procurer en un temps très court un large éventail
d’émotions : de l’excitation, de l’attente et un zeste de frayeur avant de faire
place à la joie des retrouvailles.
Laisser toutes ces émotions se déployer nécessite de faire durer un peu le
plaisir et de ne pas éventer trop vite le suspense. Bien entendu, il était
fréquent que je sache où Carrie se cachait avant même que je n’ouvre les
yeux. Mais pas cette fois. Et au bout de deux ou trois minutes un peu
théâtrales, je décidai d’arrêter de faire semblant et j’entrepris de la chercher.
Vraiment.
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AntyryiaAntyryia   23 mai 2020
Perdre un enfant n’est pas le genre de souffrance que vous pouvez envisager comme une épreuve susceptible de vous rendre plus fort lorsque vous l’aurez surmontée. C’est une souffrance qui vous brise en deux. Et qui vous laisse terrassé sur le champ de bataille sans espoir que votre blessure puisse être guérie un jour.
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cicou45cicou45   10 octobre 2020
"L'essence de la création, c'est d'essayer des choses, encore et toujours, sans forcément aller au bout ou vouloir en harder une trace. C'est pareil dans tous les arts. Soulages a brûlé des centaines de toiles dont il n'était pas satisfait, Bonnard allait retoucher ses propres tableaux dans les musées, Soutine rachetait ses toiles à ses marchands pour les retravailler. C'est l'auteur qui est maître de son œuvre, pas l'inverse."
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