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ISBN : 2253122106
Éditeur : Le Livre de Poche (08/11/2007)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Ce livre est fait de souvenirs et de rêveries : il évoque des objets familiers dont chacun porte la trace de ce qui fut ma vie.

D'ordinaire, on les voit à peine ; on y est habitué, on ne fait pas attention. Mais il se trouve que, parfois, à l'occasion de n'importe quoi et d'un simple instant d'attention donné au passage, on retrouve un peu des souvenirs qui, avec les années, s'y sont attachés. C'est une expérience très simple et très singulière. J'ai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Jean-Daniel
  04 février 2019
Toute sa vie, Jacqueline de Romilly s'est consacrée à la littérature grecque ancienne, écrivant et enseignant soit sur les auteurs de l'époque classique, soit sur l'histoire et l'analyse des idées dans la pensée grecque. Sur la fin de sa vie elle va écrire des textes plus intimes et aussi plus accessibles, dont « Les roses de la solitude », qui, à sa demande, seront édités après son décès.
Dans cette ultime quête, c'est sa mère, elle même écrivain, qui l'inspire. Dans Les Roses de la Solitude, six courts récits brodés autour de l'idée du souvenir, elle confie : « Ecrire ces souvenirs, c'est aussi les revivre » et évoque des objets familiers (une statuette, un cadre…) dont chacun porte la trace de ce qui fut sa vie.
Un doux et lumineux regard de cette femme âgée, plus de 90 ans, qui a été un modèle d'engagement pour servir la cause du grec et de la langue française.
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Mimimelie
  25 juillet 2018
Il va falloir que je me surveille, deux livres de Madame de Romilly dans la même semaine, à ce rythme-là ma provision d'émerveillement va fondre comme neige au soleil.
« Objets inanimés avez-vous donc une âme ? » Sans doute puisque bien des objets de notre vie quotidienne sont souvent « chargés » de souvenirs. Jacqueline de Romilly en choisit six pour en faire le point de départ de menus voyages dans ses souvenirs, prétextes pour nous offrir un brin de sa sagesse sur le temps qui passe, sans nostalgie.
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Vermeer
  14 août 2015
Quelques souvenirs de Jacqueline de Romilly, la célèbre helléniste, écrits ou plutôt dictés quelques années avant sa mort alors qu'elle était presque aveugle. Retour sur l'amour de sa vie (Thucydide ! ), sur l'importance de la littérature (Racine en particulier), sur le savoir qu'elle recherchait jeune et surtout réflexions sur la vieillesse. C'est cette partie qui est la plus émouvante. Pour tous ceux qui ont peur de vieillir (de la grande vieillesse, pas des rides et des cheveux blancs), le livre est à la fois une leçon d'espoir et de désespoir. Le temps détruit tout et fait disparaître tous ceux que l'on a aimés et ça c'est tragique. Pourtant, Jacqueline de Romilly s'efforce de cultiver le courage, l'optimisme. Elle évoque l'importance des rapports humains, de la bienveillance, de la solidarité humaine. Tout cela l'approche de la mort, le rend plus précieux.
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LIONELLE
  10 septembre 2014
Je connaissais Jacqueline de Romilly l'helléniste.
J'ai découvert une DAME.
En refermant ce livre, j'avais l'impression d'avoir passer un moment de discussion avec elle, dans son salon, bref, un moment privilégié qui malheureusement ne dura que l'espace d'un instant, durant cette lecture.
Depuis, Jacqueline de Romilly nous a quittés......
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charlottelit
  17 novembre 2016
un excellent moment grâce aux rêveries de Jacqueline de Romilly.
Je la retrouve dans sa simplicité teintée d'érudition, de pensées profondes qui font voyager ...
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Jean-DanielJean-Daniel   04 février 2019
Le problème n'est pas , en effet, de découvrir qu'on peut être content un jour d'entrer, un jour de sortir, un jour d'aller vers le dehors et un autre de s'enfermer dans une pièce bien close. La belle affaire ! Le vrai problème vient de l'ardeur et de l'intensité que je mets dans cette double réaction. Pour que j'aie remarqué cette joie rapide à fermer mes rideaux sur ma pièce parisienne, ou bien, pour que j'aie cette extase perpétuelle à Aix , quand je m'élance vers la beauté des paysages, promesse de toutes les beautés, il faut bien qu'il y ait quelque chose de plus, quelque chose qui me soit personnel et qui ne soit pas la banale alternance que chacun connaît.....

Tout à coup cela est devenu clair : c'est la perspective de la mort à venir qui double ainsi de joie ces deux impulsions contraires...il me faut en profiter encore; il ne faut pas oublier, parce que c'est peut-être la dernière fois ; il faut m'émerveiller, parce que je sais tout bas, sans vouloir me l'avouer, que cela ne durera pas très longtemps....La certitude d'une fin à venir peut être, sans que l'on s'en rende compte, un étrange stimulant...

"Je peux encore" : c'est ainsi que spontanément je m'exprime ; mais le mot va puiser très loin, en des profondeurs sur lesquelles je ne m'arrête pas....L'angoisse et l'émerveillement sont étroitement entrelacés, comme deux tiges de vigne vierge, impossibles à détacher l'une de l'autre...
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JcequejelisJcequejelis   27 septembre 2012
Car c'est cela les vers ! Ils constituent un langage littéraire, qui nous détache du monde réel et des habitudes quotidiennes. Ils se répètent, s'enchaînent, se glissent dans la mémoire. Et ce n'est pas un hasard si, dès l'Antiquité, les oeuvres littéraires ou tragiques ont eu recours à ce langage d'art. Les vers agissent comme une sorte d'envoûtement ; en les recevant ainsi directement, juste pour moi, dans le silence de l'après-midi, j'avais reçu leur message et j'avais trouvé ma joie dans ce texte (Bérénice) plus que jamais auparavant.

551 - [Le Livre de Poche n° 30950, p. 65]
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PiatkaPiatka   27 avril 2013
À propos d'un cadre photo offert par un ami " dont chaque mot et chaque geste était porteur de poésie" :

Vous n'avez qu'à le laisser vide et vous imaginerez, chaque fois, le visage que vous aimeriez voir, le visage dont vous rêvez.
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JcequejelisJcequejelis   04 octobre 2014
Le reste de ce qui fait ma grande pièce me vient des autres : presque tous les meubles viennent de ma belle-famille, les coussins sont l’œuvre de ma mère, les livres ont été accumulés à travers le temps, depuis ma jeunesse ; il y a des cadeaux, il y a des livres de travail, il y a des vieilles éditions au dos brun et autres titres d'un or un peu terni ; il sont comme les témoins de ma vie.

2038 - [Le Livre de poche n° 30950, p. 133]
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charlottelitcharlottelit   17 novembre 2016
Et j'étais comme complice de ma propre naïveté (à propos de ses rideaux neufs ...)
je m'en amusais en secret.
Il faut dire que les faiblesses et toutes les maladresses
dont certaines me viennent des infirmités de l'âge,
m'amusent moi-même.
Il m'arrive de verser de l'eau dans une bouilloire sans voir quele couvercle est posé dessus et ..... page 138
numéro comique ...
et je m'en amuse.
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Videos de Jacqueline de Romilly (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacqueline de Romilly
Jacqueline de Romilly – La guerre du Péloponnèse par Thucydide.
Heure de culture française - La Grèce antique : La guerre du Péloponnèse par Thucydide. Par Robert Flacelière. Avec Jacqueline de Romilly. France Culture - 1ère diffusion : 03/03/1952, Chaîne Nationale.
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie des écrivains (238)
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