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EAN : 9782253101680
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (05/02/2020)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Chaque été, Antoine invite Charles, son meilleur ami, à venir chez ses grands-parents en Dordogne. Là-bas, ils tombent tous les deux amoureux de Séverine. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, les deux amis intègrent le Service Operation Executive de Churchill. Obsédé à l'idée de revoir Séverine, Charles convainc son instructeur de créer un réseau de résistance en Dordogne.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
latina
  30 mai 2019
Quand on a vingt ans dans nos contrées, on ne pense qu'à s'amuser, à profiter de sa jeunesse, en tout cas c'est comme cela que la plupart de nos contemporains le conçoivent.
Mais quand on a vingt ans en 1940, c'est bien différent !

Bien sûr, Antoine (le narrateur), Charles son grand ami et Séverine, la jeune fille dont ils tombent amoureux ne pensaient qu'à profiter de cette belle campagne de la Dordogne, cette rivière piquetée de mille étoiles de lumière, cette ferme des grands-parents où les deux garçons se rendaient depuis leur enfance pour aider à « faire les foins ». Séverine et Charles sont profondément unis par un amour idéal, immense, et Antoine, le pauvre, ne peut que les regarder vivre cette belle aventure. C'est qu'il est habitué à suivre Charles partout, et celui-ci, un jeune homme fort, bon et audacieux,
le lui rend bien. Et quand il s'agit de s'engager dans la Résistance, ils n'hésitent pas une seconde et sont enrôlés en Angleterre pour un entrainement extrêmement dur. Mais l'amour fusionnel de Charles et Séverine ne peut s'accommoder d'une si longue absence. Et les revoilà sur les routes de France, au fil des missions où le danger guette...

Christian Signol nous relate avec tendresse cette période bénie de la jeunesse pour les trois protagonistes, et c'est à ce moment qu'on s'endort presque, sous le soleil du Périgord, dans l'air parfumé de l'été. Et puis la guerre survient, accompagnée d'une inévitable prise de position de chacun, surtout des plus jeunes en âge de s'engager. L'auteur décrit l'entrainement puis les différentes missions d'un rythme assez rapide, mais pour moi dépourvu d'originalité, de « chair ». Même si le narrateur révèle ses sentiments, j'en demeure quand même assez frustrée. La psychologie me parait assez sommaire, trop survolée, toujours la même : Charles compte sur Antoine pour l'aider à revoir Séverine, celle-ci compte également sur lui pour le réconforter lorsque Charles est en danger, et le pauvre Antoine me semble assez fade...

C'est à nonante ans (quatre-vingt-dix ans) qu'Antoine nous raconte cette histoire d'amour et de lutte, et une profonde mélancolie l'emplit au souvenir de cette jeunesse.
C'est cela qui est émouvant. C'est cela que je retiendrai.
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djdri25
  21 juillet 2020
Comme souvent lorsque je lis Christian Signol, j'ai été touchée par -L'été de nos vingt ans- mais il n'est pas à la mesure de ce que j'en attendais.
Le récit se déroule durant le seconde guerre mondiale.
Antoine, le narrateur, Charles et Séverine sont tous trois liés par une amitié et un amour indéfectibles. Ils vivent dans la beauté, le bonheur et l'insouciance d'une adolescence à la campagne jusqu'au jour où tout va basculer.
Dans l'été de nos vingt ans, l'auteur oppose radicalement la douceur de l'été, l'insouciance de la jeunesse, les paysages idylliques de la Dordogne, que l'auteur décrit à merveille au début du récit, l'amitié, l'amour aux vicissitudes de la guerre.
Dans ce roman on navigue entre sentiments , désir d'action des personnages déterminés à lutter et à résister face à l'ennemi et les drames qui bouleverseront leur destinée.
Le titre m'a donné espoir, je pensais que ces jeunes passeraient un plus bel été et une vingtième année se déroulant dans la continuité des précédentes.
Livre plus bref que les autres livres du même auteur. Écrit de manière plus rapide. Moins de psychologie et de descriptions, plus d'actions et de va et vient des personnages entre la France et l'Angleterre. L'histoire en elle même ne m'a pas réellement captivée. Quelque chose du Signol habituel m'a manqué dans ce livre. Je n'ai pas tout à fait ressenti la même chose qu'à la lecture de -Bonheurs d'enfance- ou d' -Une si belle école- par exemple.



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Caliban
  24 avril 2019
C'est le genre de bouquin que j'ai acheté par hasard, que j'ai lu sans y croire et que je considère comme de la ...bouillie pour les chats :gnan-gnan, plutôt sympathique mais obéré par une invraisemblance majeure en plein milieu .
Conclusion : ad murenas !
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Valmyvoyou_lit
  16 mai 2020
Issus de milieux sociaux différents, Charles et Antoine partagent une amitié indéfectible. Ce sont deux adolescents aimants et serviables. Chaque été, ils aident les grands-parents d'Antoine pour les travaux des champs et passent leur temps libre aux bords de la rivière. Un jour, ils rencontrent une jeune fille et tombent tous les deux amoureux d'elle. Très vite, Antoine devine les sentiments qui unissent Séverine et son ami. Il décide alors de s'effacer. Mais les trois jeunes arrivent à composer et une forte amitié se tisse entre eux trois. Il n'y a pas de rivalité ni de jalousie. Hélas, ce bonheur est menacé, à la fin de l'été 39, avec le début de la guerre. Les deux garçons s'engagent dans la Résistance.

J'ai adoré ce roman qui montre le courage de ces jeunes qui se sont battus pour défendre leur patrie et la liberté. Ils ont fait preuve d'abnégation, mais n'ont pas oublié ceux qu'ils aimaient. le manque des êtres qui leur étaient chers leur a fait prendre des risques, et cela rend le récit authentique. L'amour de la patrie et celui pour la femme aimée ne s'opposent pas : Charles a tenté d'associer les deux. L'amitié d'Antoine lui était précieuse. Tout au long de l'histoire, ce dernier a suivi et a soutenu son compagnon. Alors qu'il semblait en retrait, la fin révèle qu'il n'en était rien. Il était celui qui était toujours présent pour l'un ou pour l'autre. Il était la mémoire des liens très profonds entre Séverine, Charles et lui et c'est ce qui lui a permis de raconter ces destins qui serrent le coeur.


Lien : https://valmyvoyoulit.com/
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litteratura269
  03 janvier 2019
" Au demeurant, je ne crains ni Dieu ni le jugement des hommes."
L'été de nos vingt ans, c'est avant tout l'histoire de Charles, Antoine et Séverine. Ils sont jeunes, confiants, amoureux et vivent leurs plus belles années dans une Dordogne bercée par un doux soleil. Celui de la liberté et des jours heureux. Très vite, un lien très fort se crée entre eux. Ils deviennent indissociables et ils traversent le temps et les années au fil des souvenirs qu'ils n'ont de cesse de créer.
C'était beau, c'était intense. Ils s'aimaient.
Mais l'Histoire commence à s'assombrir. le mois d'août 1939 est frais, pluvieux. Comme la noirceur des événements qui vont bouleverser le monde. Il est 17 heures quand, le 2 septembre la France entre en guerre. Charles et Antoine sont emplis d'idéaux. Ils vont se battre. Tout le monde a encore en tête la devise inscrite sur le Panthéon lors de la Révolution Française : Vivre libre ou mourir... Il est impossible de vivre courber, de baisser les yeux. Il n'y aura pas pour eux de " Ja mein Herr". Ils débutaient leur vie, ne connaissaient pas grand chose du monde mais s'il le fallait ils mouraient. Oui, c'est sûrement un sacrifice nécessaire.
Lors de la lecture de ce livre de Christian Signol, je suis passée par deux phases. J'ai trouvé les premiers chapitres un peu trop fleur bleue, voire même parfois un peu trop niais. J'avais du mal a m'attacher au narrateur Antoine. Trop effacé, parfois trop en retrait. J'ai eu peur... J'avais l'espoir que la seconde guerre mondiale soit appréhendée avec plus de force, plus de puissance dans les mots. Et c'est arrivé.
Dès le chapitre dix, je suis véritablement entrée dans l'aventure des personnages. Avec une plume poétique l'auteur va mêler assez habilement la petite et la grande Histoire. Il raconte ici, l'espoir de milliers de jeunes qui au fil du temps se sont dresser contre l'oppresseur et l'oppression.
Quand j'ai terminé ce livre, pas plus tard qu'hier soir j'ai pensé que Charles, Antoine et Séverine auraient pu être Espagnols et combattre le Caudillo. Ils auraient pu être Italiens et combattre le Duce ou être Allemands et combattre le Führer. Car ils incarnent cette jeunesse ardente qui s'est battue sur les barricades, dans les maquis et celle qui continue de se battre.
En somme, Christian Signol signe ici un roman authentique. Les personnages savent que les démons reviendront, qu'il devront faire face parfois à de douloureux souvenirs et qu'il faudra certainement reconstruire un monde brisé.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
mimo26mimo26   03 octobre 2018
JE SUIS persuadé que la proximité de deux ou trois êtres exceptionnels dans une vie suffit à l’illuminer pour toujours. Sans doute parce que j’ai eu cette chance au cours des heures les plus graves mais les plus intenses de mon existence, dont la tragique beauté me poursuit et me hante. Elles ne cessent de me réveiller la nuit, m’emportent irrémédiablement vers la gloire de ma jeunesse et les deux êtres magnifiques que je côtoyais alors, pendant ces merveilleux étés qui ne reviendront plus.

Elle s’appelait Séverine, et lui Charles. Je les ai aimés comme on aime à vingt ans, avec le cœur et l’âme de ceux qui n’ont encore renoncé à rien : ni à leurs rêves, ni à leurs exigences, ni à leur innocence. Nous vivions dans ce coin de Dordogne où la douceur des jours témoigne d’une vie établie là depuis longtemps, à proximité des forêts et des rivières où nous allions nous perdre ou nous baigner dans l’insouciance d’une adolescence qui nous faisait refuser tout ce qui, au cours de nos lumineuses vacances, était étranger à notre bonheur. Heures lentes et délicieusement chaudes, protégées par un ciel sans nuages et un silence que pacifiait le bourdonnement des mouches engluées dans un air au parfum de fleurs d’acacia. Il suffisait de respirer cet air-là pour se sentir au cœur du monde, du moins de ce monde-là, qui, nous n’en doutions pas, avait été créé pour nous.

Des villages aux pierres ocre dormaient autour de leur église, dans une paix que nul ne croyait menacée. Leurs habitants menaient la vie à laquelle ils étaient habitués depuis des siècles : une existence étroite, économe, avec le seul souci de manger à leur faim et d’élever des enfants qui mèneraient cette même vie routinière et cependant heureuse dans sa simplicité en harmonie avec les champs et les saisons.
Parfois, pourtant, au détour d’une pensée ou d’un chemin familier, nous devinions confusément que le temps pressait, mais rien n’aurait pu nous distraire de notre liberté et de nos escapades le long des petites routes qui semblaient ne mener nulle part ; Séverine devant, sur sa bicyclette verte, Charles et moi derrière, pour mieux admirer ses cheveux bruns qui flottaient dans le vent, ses jambes nues sous sa robe légère, ses bras déliés que les manches courtes d’un corsage bouffant libéraient avec grâce dans la douceur magique de ce temps où nous étions si heureux.

Qui nous dira où s’en vont ceux que nous avons aimés plus que nous-mêmes ? Sans doute pas ce sage tibétain qui prétendait que la vie est semblable à un oiseau sauvage qui se pose sur la neige pour quelques heures de repos, y laisse les traces de ses pattes, puis s’envole on ne sait où. Deux vies qui m’étaient chères, celle de Charles et celle de Séverine, ont disparu ainsi, laissant des traces sur une neige qui, depuis ces jours bénis de ma jeunesse, s’est posée sur mon cœur.

Si je ferme les yeux, je revois Séverine balançant la tête en suivant le rythme de sa chanson préférée qu’elle fredonnait sans cesse, et j’entends ce refrain qui n’a jamais déserté ma mémoire, quelques mots seulement, mais riches encore de cette voix qui, hier aussi bien qu’aujourd’hui, résonnait en moi comme une promesse :

« Et ta main dans ma main

Qui joue avec mes doigts

J’ai mes yeux dans tes yeux

Et partout l’on ne voit

Que le ciel merveilleux… »

Charles, lui, rejetait machinalement de côté deux mèches rebelles, brunes elles aussi, qui coulaient d’une raie centrale et dissimulaient par moments des yeux si vifs qu’on les savait capables de comprendre même ce que l’on n’exprimait pas, tandis que son visage fin, à la peau mate, prolongeait un corps mince mais musculeux. Il riait constamment, pédalait sans donner l’impression de se fatiguer, et je me demandais déjà, à ses côtés, comment il avait conquis le pouvoir de dégager cette sensation de fragilité et de force, cette finesse et cette intelligence que je n’ai retrouvées chez aucun homme. C’était mon ami, le compagnon de mon adolescence, mon confident, ce frère que je n’avais jamais eu et que j’avais tellement espéré pendant mes premières années. Il comblait sans le savoir une solitude qui depuis toujours m’avait paru un peu lourde auprès de mes parents absorbés dans leur travail quotidien, âpre, besogneux, et cependant tellement précieux pour notre famille.
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petitsoleilpetitsoleil   04 mars 2020
J’ai appris depuis que la vie n’est jamais telle qu’on peut l’imaginer. Le monde est beaucoup trop grand et beaucoup trop mystérieux pour que l’on puisse maîtriser totalement des forces qui ne dépendent pas de nous. L’aurais-je su, alors, que j’aurais peut-être tenté de forcer le destin. Mais les événements, dans nos vies, se succèdent trop vite, et les leçons qu’il faudrait en tirer ne servent à rien. Il convient pourtant de l’accepter si l’on veut continuer à vivre avec assez d’espérance et de foi en l’avenir.
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alainmartinezalainmartinez   01 décembre 2018
 Faites-nous confiance, a dit Charles à son père et à sa mère. Nous sommes armés aujourd’hui pour combattre et pour survivre à ce combat. Nous le gagnerons pour vous, soyez-en persuadés. Contentez-vous de nous aimer autant que nous vous aimons. Le reste nous sera donné de surcroît.
Commenter  J’apprécie          110
vertescollinesvertescollines   05 août 2019
Qui nous dira où s’en vont ceux que nous avons aimés plus que nous-mêmes ? Sans doute pas ce sage tibétain qui prétendait que la vie est semblable à un oiseau sauvage qui se pose sur la neige pour quelques heures de repos, y laisse les traces de ses pattes, puis s’envole on ne sait où. Deux vies qui m’étaient chères, celle de Charles et de Séverine, ont disparu ainsi, laissant des traces sur une neige qui, depuis ces jours bénis de ma jeunesse, s’est posée sur mon cœur.
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vertescollinesvertescollines   05 août 2019
Je suis persuadé que la proximité de deux ou trois êtres exceptionnels dans une vie suffit à l’illuminer pour toujours. Sans doute parce que j’ai eu cette chance au cours des heures les plus graves mais les plus intenses de mon existence, dont la tragique beauté me poursuit et me hante. Elles ne cessent de me réveiller la nuit, m’emportent irrémédiablement vers la gloire de ma jeunesse et les deux êtres magnifiques que je côtoyais alors, pendant ces merveilleux été qui ne reviendront plus.
Elle s’appelait Séverine, et lui Charles.
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Videos de Christian Signol (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait du livre audio "Sur la terre comme au ciel" de Christian Signol lu par Nicolas Nicodème. Parution CD et numérique le 20 janvier 2021.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/sur-la-terre-comme-au-ciel-9791035403959
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