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EAN : 9782749503288
295 pages
Éditeur : Breal (02/10/2008)
3.36/5   29 notes
Résumé :
Autant prévenir tout de suite le lecteur dont cet Antimanuel va absorber le week-end alors qu'il pourrait enquiller six saisons d'Ally McBeal en mangeant des pizzas, on ne va pas aller au plus simple. On va même tenter l'impossible : définir la littérature. Tâche que s'épargnent les manuels en vigueur, étonnamment. Le but n'est donc pas tant de corriger lesdits manuels, comme on corrige une copie ou un adolescent surpris devant un site porno, que de combler les trou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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SophieLesBasBleus
  12 août 2017
Il me faudra au moins cinq lectures pour tout comprendre et savourer encore davantage cet anti-manuel ! C'est dense et foisonnant ! L'écriture est joueuse, limpide et intense. Et je retrouve avec jubilation cette distance amusée-amusante de Bégaudeau. Une véritable entreprise de démystification - démythification que ce manuel-là ! Mais c'est aussi un livre d'amour pour la littérature, un amour lucide, gai, sans chichis et pas idéalisé. Un amour rabelaisien en quelque sorte ! Moi j'aime que François Bégaudeau aime la littérature parce qu'il lui fait de beaux enfants !
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julienraynaud
  12 septembre 2016
A condition d'aimer les facéties, vous trouverez ce livre rafraîchissant. Sa structure est originale, ses angles d'attaque aussi. Un bémol : l'auteur s'amuse ici ou là à se moquer des provinciaux, ce qui n'est pas très original et sonne toujours un peu faux (un parisien vient souvent de province). François Bégaudeau ne serait-il pas né en Vendée ??
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lebelier
  18 août 2021
Méfions des « antimanuels » comme des « manuels », ce sont des réflexions qui se veulent « à contre-courant », l'auteur se refuserait d'imposer quoi que ce soit mais ferait de simples réflexions teintées d'humour. Or il se trouve qu'il reste un aspect « je-sais-mieux-que-tout-le-monde » parce que je suis édité, célèbre, que j'ai enseigné en banlieue etc. C'est un peu agaçant.
Au début il y a des questions intéressantes et un bon déboulonnage de statues et l'on apprécie que l'auteur casse cet académisme des lettres, de l'écriture réservée à une élite (dont il fait partie). Les notes de bas de page qui sont des dialogues d'autodérision avec son éditeur comme autant de clins d'oeil aux lecteurs un tant soit peu « lettrés », allège le propos mais, sous couvert d'humour et de détachement n'en restent pas moins pontifiantes et professorales.
Les choix de textes qui illustrent cet antimanuel sont intéressants et couvrent un large spectre de l'histoire littéraire. Les références personnelles de l'auteur mi-sérieuses et mi-provocatrices (écueil de ce genre d'ouvrage) me semblent parfois discutables surtout lorsqu'il confond littérature (roman, poésie, théâtre) et chanson : le passage citant Didier Wampas est ennuyeux et donneur de leçon au possible et ne parlons pas de la citation de Cabrel ! Peut-être est-ce fait pour agacer des lecteurs qui trouvent certaines chansons faibles (souvent) mais n'en sont pas forcément pour ça des cuistres réactionnaires, même s'ils lisent avec bonheur les auteurs de droite. J'en fais partie et en suis fier et ne serai pas pour ça aussi grossier que M. Bégaudeau. J'ai vite sauté ces pages épaisses.
On notera cependant, pour sauver l'ouvrage du marasme, un passage digne d'intérêt sur Rimbaud. Pourquoi cet abandon de la poésie tout-à-coup? Bégaudeau montre bien que la littérature est un métier comme un autre, qu'on peut abandonner, y consacrer une partie de sa vie et n'y plus revenir ou au contraire y consacrer toute sa vie.
Ce propos vise à désacraliser le fait littéraire (ce que fit Rimbaud) avant que n'enflent les prétentions.
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Jeup
  04 octobre 2020
Quatre parties, quatorze chapitres, soixante deux questions, cinquante auteurs cités, cinquante cinq textes, un glossaire de soixante dix neuf mots.
Cet antimanuel a tout d'un manuel mais n'en n'est pas un ou plutôt si, c'est un manuel sans en être un.
Bégaudeau réussit à théoriser, à faire réfléchir, à amuser et à illustrer.
Derrière une série de questions d'apparences surréalistes, il décortique les affirmations péremptoires, les réponses toutes faites à des questions passionnantes mais rarement abordées de front : Qu'est ce que la littérature ? Qui définit la bonne littérature ? La grande littérature ? Qu'est ce que le style ? Qu'est ce qu'un bon texte ? Qu'est que la langue ? Quelle langue pour dire quelle vérité ? Etc.
L'auteur provoque.
L'auteur digresse.
L'auteur joue de la langue.
L'auteur joue avec la langue.
L'objet du livre me semble de faire tomber de son piédestal la Littérature avec ce l'majuscule qui fige, qui rebute, qui semble n'avoir pour objet que d'en interdire l'accès. Il oppose à cette littérature élitiste, le plaisir des mots, de la découverte, du cheminement et du faire. Il redonne une place à l'expression populaire exprimée dans la chanson par exemple.
Antimanuel militant qui nécessite parfois un réel effort de lecture car la langue toute en ironie et dérision ne se laisse pas toujours aisément apprivoiser.
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BVIALLET
  19 avril 2012
Autrefois, les potaches devaient peiner sur des manuels de littérature, tels que le célébrissime « Lagarde et Michard », ouvrages composés d'une présentation succincte des auteurs accompagnée de quelques pages choisies de leurs oeuvres, le tout présenté dans le cadre de grandes périodes historiques ou de grands mouvements intellectuels. L'auteur, ex-prof de français en « zone sensible » semble avoir voulu renouveler le genre, considérant sans doute que cet outil était devenu peu adapté aux capacités de ses élèves capables de littérature (tout le monde pouvant être « écrivain ») mais par d'autres moyens râpeux ou slammeux.
En réalité que trouve-t-on dans cet antimanuel ? La même chose : une présentation succincte d'auteurs (vu à travers le prisme déformant du gauchisme hargneux) et quelques pages choisies sous des critères très personnels. Et une énorme différence : autant Lagarde et Michard cherchaient à obtenir un maximum d'objectivité et d'exhaustivité dans leur travail, autant Bégaudeau se veut totalement subjectif et subversif et ne s'intéresse qu'à ses préférences personnelles : Genet, Sarraute, Duras, Sartre et Beauvoir, etc... Un conformisme gauchiste ringard à pleurer. Et se permet d'oublier, de traiter par-dessus la jambe ou d'ignorer si ce n'est d'insulter ceux qu'il n'apprécie pas : Céline, Vian, Kafka ou les « hussards » (Nimier, Morand et autres) qu'il qualifie de « Bande d'écrivains de droite des années cinquante-soixante. Jamais lus, pas que ça à faire. Sectaire et je vous emmerde. »
Bouquin sans intérêt, inutile voire détestable dans lequel un personnage veule, ironique, sarcastique et méprisant (ce qui perçait déjà en filigrane dans son film « Entre les murs ») se permet, profitant de sa notoriété médiatique, d'asséner approximations et idioties (il est persuadé que la littérature n'a pas d'avenir et qu'on pourrait parfaitement se passer d'elle…), d'étaler son inculture et de distiller sa propagande « déconstructionniste ». Finalement ce n'est pas une si mauvaise chose qu'il ait quitté les rangs du corps enseignant.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
julienraynaudjulienraynaud   23 août 2016
l'écrivain est difficile à reconnaître dans la rue. Il faut s'en remettre à d'autres identifiants.
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cathcorcathcor   23 mars 2018
Chateaubriand. A mis quarante ans à écrire ses Mémoires. Il a même dû les finir après sa mort.
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cathcorcathcor   23 mars 2018
Péguy. Souvent confondu avec la cochonne du Muppet Show, ce qui n'est pas la moindre des conséquences du déclin de l'orthographe enclenché en 1968.
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julienraynaudjulienraynaud   08 septembre 2016
Un roman manquerait-il d'un sujet au départ, il en ramasse un en route. Qu'il le veuille ou non il trame quelque chose.
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JeupJeup   04 octobre 2020
la littérature rendue au sol, à sa factualité, à son exercie; l'écriture comme geste très réel, accompli par des êtres de chair.
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