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Nathalie Godard (Traducteur)
EAN : 9782869305724
242 pages
Éditeur : Payot et Rivages (02/06/1992)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 59 notes)
Résumé :

“Ma mère vénérait Wagner et voulait me donner un nom d’opéra. Elle hésitait entre Brunhilde, Sieglinde, Isolde, Ortrud et Elsa. Mais papa, qui traduisait Hamlet, Le Roi Lear et Richard III, insistait pour m’appeler Edmonde, en l’honneur de son traître préféré, Edmund, fils bâtard de Gloucester, dans Lear. On me baptisa donc Edmonde Sieglinde Kerrl…” Née le 13 janvier 1915, Edmonde devient sans le vouloir membre du NSDAP, le “parti antisémite, anticommuniste,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  25 janvier 2014
Cher lecteur extra-terrestre, découvrant probablement Babélio par une liaison extra-ternet ou alors nous faisant la joie d'une visite à l'improviste sur notre belle planète bleue,
Evidemment, vous n'avez encore jamais entendu parler du nazisme mais vous souhaitez surement connaitre cette idéologie folle marquant le vingtième siècle de notre histoire terrestre.
Plutôt que d'éplucher des livres d'histoire, vous préférez vous plonger au coeur du système de cette époque par l'intermédiaire d'un roman à la fois humoristique et fanatique, versant dans le satirique et l'érotique, en n'oubliant des passages forcément dramatiques. Bref, un ouvrage… unique.
Eureka ! « La reine de la nuit » n'attend plus que vous et l'auteur Marc Behm a pour ainsi dire fait appel à une consoeur, provenant surement d'une autre planète comme vous, pour jouer le rôle principal de ce roman, Edmonde Sieglinde Kerrl.
Pour ne pas choquer le lecteur terrestre (qui a encore beaucoup de mal à croire aux extra-terrestres, j'en conviens), Edmonde possède la nationalité allemande afin de s'intégrer parfaitement au milieu nazi. Mais j'ai évidemment compris que cette fille ne pouvait pas être « cul et chemise »à ce point avec les responsables nazi sans être une espionne aux ordres d'une planète étrangère.
Pour preuve, Edmonde dînait plus petite avec Hermann Goering, le futur commandant en chef de la Luftwaffe et ministre de l'Air sous l'Allemagne nazi, qui était alors pilote et commandant de Jaspa 27 côtoyant son père Eric Kerrl dans une autre escadrille. Coïncidence, vous me direz !
Vivant dangereusement, Mademoiselle Kerrl se lie d'amitié pour Ernst Röhm, le chef des chemises brunes (la Sturmabteilung ou SA) qui ne passera pas l'été 1934 exécuté après la nuit des longs couteaux. Et Kerrl, elle s'en sort comme par miracle !
Plus fort encore, Edmonde connait personnellement Adolf Hitler, le leader du parti nazi dans les années 30 qui va accéder au pouvoir en Allemagne. Et pourquoi donc ? Parce que mademoiselle couche avec Eva la maitresse d'Hitler. La fameuse Eva Braun ! Coit si dense, encore ?
Et je ne vous parle pas d'Himmler, l'homme au crâne chauve avec ses lunettes, le futur chef des SS qu'elle connait personnellement et qui lui fera monter les échelons dans la hiérarchie SS alors qu'elle se plait à traiter les SS de « cochons d'enculés » à longueur de journée. Et pire que tout, elle ne comprend même pas cet acharnement contre les juifs. Pour une SS ! Pfffffffff…
Ayant déjà pratiqué la littérature Behmiène à travers notamment l'excellent «Et ne cherche pas à savoir » et la divine Lucy, je n'ai pas été surpris par la galerie de personnages farfelus réels ou imaginaires rencontrés au détour des voyages d'Edmonde en Allemagne, en France ou en Ukraine...
Malgré tout, j'ai tout de même été stupéfait par la collection de conquêtes amoureuses de la belle Kerrl, souvent se terminant en « a » dont la libido dépasse assurément les limites terriennes.
Hormis Eva la maitresse d'Adolf Hitler, je peux vous citer Lisa son premier amour qu'elle protégera à tout prix, quitte à droguer avec des somnifères et enterrer vivant son tortionnaire de mari ou encore Lucie la dactylo juive qu'elle cachait dans sa maison d'enfance pour la protéger des rafles de juifs.
Dans une relation amoureuse puis haineuse, de nombreuses rencontres torrides se sont mal terminées avec les nations ennemies : Naima Josephson, vendeuse de cigares cubains et espionne suédoise pour les britanniques, Marie-José la française entrée dans la résistance, ou encore Vera, « une commissaire du peuple russe » au double-jeu.
Pour conclure, on ne peut rester indifférent devant un tel réquisitoire pratiqué au second degré qui fait froid dans le dos, surtout lorsqu'Edmonde découvre le camp de concentration près de Gotha, qui semble être Ohrdruf, une annexe de Buchenwald. Pour écrire une roman aussi dérangé que dérangeant, on peut même se demander si Marc Behm ne débarquait également d'une autre planète ?
Que vous soyez terriens ou non, sachez que la Reine de la nuit, une fois engloutie, rodera à jamais dans notre esprit…
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Commenter  J’apprécie          569
july57
  14 janvier 2017
"La Reine de la nuit" de Marc Behm est un roman hallucinant car il plonge le lecteur dans le mal absolu. Il dépasse l'entendement mais avec une touche d'humour noir, cruel, cynique. Certaines scènes très violentes choquent véritablement.
Edmonde, le personnage principal de ce roman, est entraînée dans des aventures plus rocambolesques les unes que les autres au milieu des plus grands dignitaires nazis (je laisse le futur lecteur découvrir la description "pittoresque" de certains...). Edmonde gravit les échelons du parti nazi dans une atmosphère toujours déjantée avec en toile de fond: sexe, drogue et atrocités nazies.
A travers ce livre, le lecteur revisite les moeurs et les coutumes du IIIème Reich sous un angle totalement délirant et inattendu mais qui ne tombe jamais dans le mauvais goût.
Un livre qui accroche dès les premières pages mais à ne pas mettre entre toutes les mains...
Commenter  J’apprécie          51
assiaemilie
  30 juin 2012
Premier livre que je lis de Marc Behm et surement pas le dernier. La reine de la nuit est un chef d'oeuvre qui décrit l'arrivée au pouvoir des nazis à travers le regard d'Edmonde. Sexe, homosexualité, drogue, perversité et description des leaders nazis sont au programme. C'est un regard différent, terrible et plein d'humour noir sur cette période. Bref, ça change... Maintenant, j'ai envie de lire Crabe du même auteur!
Commenter  J’apprécie          40
cvd64
  09 mars 2018
si les bienveillantes ont donné la nausée à certains lecteurs, pour moi ça sera la reine de la nuit.
La grande Histoire et l'histoire personnelle vécues par 'Edmonde (que j'aurais envie d'appeler immonde tellement elle porte en elle le mal envers ses prochains, tout en se dédouanant des faits), mettent mal à l'aise de la première à la dernière page.
Restent une lecture assez fluide et des références historiques de ces temps troubles réalistes.
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malko
  04 octobre 2012
Livre non terminé.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   25 janvier 2014
Je ne comprendrais jamais pourquoi les nazis s’obnubilaient tellement avec les juifs.

Un cochon d'enculé était un cochon d'enculé, sans distinction de race ou de nationalité.[...]

Hitler et Himmler ne parvenaient pas à saisir cette réalité toute simple.

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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   10 janvier 2013
Je hais les meubles et les clowns.
Mon père m'a emmené au cirque, une seule fois, en mai 1922, et nous sommes ressortis presque immédiatement. Tout était si consternant. Et les clowns tellement macabres!
Et après la disparition de ma mère, en mars 1925, on a à peu à peu jeté toutes les chaises, armoires, tables, tabourets et chiffonniers jusqu'à ce que la maison soit pratiquement vide.

J'ai commencé à fumer à onze ans. des Wings, une marque américaine. Herr Dorpmuller nous en donnait chacune un paquet, à Lisa et à moi, chaque fois qu'on le laissait nous emmener dans son arrière-boutique de la Ludwigstrasse. On déboutonnait notre corsage pour lui montrer notre gorge et il se tenait là, devant nous, ses mains en mouvement dans ses poches, grognant et reniflant.
On s'y rendait le lundi et le vendredi.
Puis Lisa est partie à Dresde. Comme je redoutais de l'affronter seule, j'ai arrêté de fumer.
Lisa s'est pendue à Berlin, en 1945.
+ Lire la suite
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jeranjoujeranjou   26 janvier 2014
Ma virginité, comme une comédie à succès, tenait l'affiche saison après saison.
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july57july57   14 janvier 2017
Que disait, un écrivain anglais, l'un des meilleurs, Thomas Hardy, Conrad, ou Henry James...il disait...que disait-il exactement?...Que la vie était comme un tapis persan, confus et délicat, avec son enchevêtrement pour seule raison d'être.
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   10 janvier 2013
Mais attendez. Avant qu'on me passe cet horrible sac sur la tête, j'ai le droit de dire quelque chose. Qu'est-ce que je vais raconter ? Il y a quelque chose de terriblement banal dans les dernières paroles des criminels endurcis sur le gibet. Je dirai simplement : "Auf Wiedersehen, cochons d'enculés !".
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Vidéo de Marc Behm
Chasing, Marc Behm
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