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Jean-Paul Manganaro (Traducteur)Philippe Sollers (Préfacier, etc.)
EAN : 9782020259101
248 pages
Seuil (17/01/1996)
3.74/5   78 notes
Résumé :
« Les classiques sont ces livres dont on entend toujours dire : Je suis en train de le relire… et jamais : Je suis en train de le lire . »



De Xénophon et Pline à Perec et Borges, le lecteur se délectera à voir défiler sous ses yeux les " immortels " qui vont accompagner Italo Calvino dans sa vie et son œuvre.
Que lire après Pourquoi lire les classiques Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
« Mais Savinien de Cyrano n'était, en réalité, ni noble ni gascon, mais parisien et bourgeois. (Il s'était ajouté lui-même l'attribut Bergerac, du nom d'un domaine, propriété de son père avocat.) Il est probable qu'il eut vraiment son célèbre nez, puisque l'on trouve dans son livre un éloge des nez remarquables, éloge qui, tout en appartenant à un genre répandu dans la littérature baroque, n'a probablement pas été écrit par quelqu'un qui avait un nez petit ou camus ou aplati. (Les habitants de la Lune, pour connaître l'heure, se servent d'un gnomon naturel formé par le long nez qui projette son ombre sur les dents, utilisées comme cadran.) »

Voilà qui m'a donné envie de lire « L'Histoire comique des États et Empires de la Lune », de ce Cyrano là, dont j'avais entendu parler mais que je ne pensais pas aussi atteint ! Si j'arrive à le trouver, je serais curieux de lire ce texte paru en 1657.

C'est un vrai plaisir que de fureter en compagnie d'Italo Calvino dans les étagères bien fournies de l'histoire de la littérature mondiale, d'autant plus qu'il lisait parfaitement le français et était d'une érudition rare. Ce livre est composé de divers textes de circonstances (présentations, préfaces, conférences, articles de journaux) mais ne souffre pas de cette hétérogénéité apparente.

Si rien ne remplace la confrontation directe aux textes eux-mêmes, Italo calvino est le premier à en convenir dans son introduction, il y a tout de même un réel intérêt à le lire disserter sur ses auteurs préférés. le plan est chronologique, de l'Antiquité à la littérature qui était alors sa contemporaine. Entre autres, on peut y lire des commentaires sur Defoe, Voltaire, Diderot, Stendhal, Dickens, Flaubert, Mark Twain, Henry James, Joseph Conrad, Pasternak, Gadda, Borges, Ponge et un ébouriffant (et savant) article sur Raymond Queneau.

Tous ces choix je les ai mieux compris en lisant les repères biographiques qui clôturent le livre. de Queneau, par exemple, il avait traduit en italien au moins deux de ses livres, était un membre étranger de l'Oulipo (j'ignorais que c'était possible) et visiblement connaissait parfaitement son oeuvre. Il avait eu l'occasion de s'entretenir avec Hemingway et Borges. Il connaissait aussi Pavese...

Il ne me reste plus qu'à aborder maintenant son oeuvre romanesque. Peut-être « Le baron perché », qui est un de ses livres les plus connus.
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C'est le titre du livre et la réputation de l'auteur qui m'ont donné envie de lire cet essai. Italo Calvino (1923-1985) est un écrivain et philosophe italien. Il poursuit dans un premier temps des études d'ingénieur agronome, sans doute pour suivre une tradition familiale, son père était ingénieur agronome et sa mère biologiste. Finalement, en 1945, il change d'orientation et entame des études de littérature. Il participe à divers journaux, devient membre du Parti communiste et publie son premier livre en 1947 "Le sentier des nids d'araignées" qui raconte son expérience dans la résistance. Il se spécialisera par la suite dans le fantastique et le conte philosophique. Il fréquente Hemingway, Georges Perec, Raymond Queneau. Il est l'auteur d'une trentaine de romans et d'essais.

 "Pourquoi lire les classiques" regroupe des articles publiés entre 1954 et 1985 dans divers supports (journaux, conférences et préfaces), cet essai figure parmi les ouvrages sur lesquels travaillait l'auteur juste avant son décès.

 Dans le chapitre introductif Italo Calvino, pose une double question, qu'est-ce qu'un classique et pourquoi lire les classiques ?

 Il nous propose quatorze définitions, celle que je préfère est la suivante :

« Sont dits classiques les livres qui constituent une richesse pour qui les a lus et aimés ; mais la richesse n'est pas moindre pour qui se réserve le bonheur de les lire une première fois dans les conditions les plus favorables pour les goûter.»

Cette définition est d'ailleurs assez proche de celle que donnait Sainte-Beuve à propos des auteurs :

« Un vrai classique, […] c'est un auteur qui a enrichi l'esprit humain, qui en a réellement augmenté le trésor, qui lui a fait faire un pas de plus […] ; qui a rendu sa pensée, son observation ou son invention, sous une forme n'importe laquelle, mais large et grande, fine et sensée, saine et belle en soi ; qui a parlé à tous dans un style à lui et qui se trouve aussi celui de tout le monde, dans un style nouveau sans néologisme, nouveau et antique, aisément contemporain de tous les âges. »

 L'auteur nous invite ensuite à visiter les chefs-d'oeuvre de la littérature universelle d'Homère à Francis Ponge. Malgré l'aridité de certains passages, il parvient à nous convaincre de nous intéresser à des auteurs complètement oubliés de nos jours : Ovide, Xénophon, Pline l'ancien, mais aussi de revisiter des créateurs plus modernes, Queneau et Francis Ponge. J'ai aussitôt vérifié que je possédais quelque titres de ces auteurs pour les mettre dans ma pile à lire. Calvino maîtrise son sujet et fait preuve d'une rare érudition, et j'avoue avoir parfois éprouvé un peu de vertige, car il faut s'accrocher pour le suivre dans l'analyse des oeuvres. C'est un livre qu'il convient de lire lentement pour en saisir toutes les subtilités, et peut-être serait-il recommandé de le relire après avoir côtoyé les auteurs dont il parle afin de mieux tirer profit de ses réflexions.

 La question de départ se restreint aux "classiques", semblent donc concerné des ouvrages qui ont résisté à l'épreuve du temps. Il est aussi intéressant de se poser la question pour les chefs-d'oeuvre en général, notion plus large et intemporelle. Les oeuvres dites "majeures" sont si nombreuses qu'il n'est pas possible en une vie de tous les avoir lus. Il faut donc faire un choix parmi les millions de titres à notre disposition. Dès les premières lignes Calvino, nous rassure en faisant remarquer «qu'il n'y a pas lieu de rougir d'admettre qu'on n'a pas lu un livre fameux». Mais la notion de chef-d'oeuvre est relative. Chacun peut sans doute faire la liste de ses auteurs favoris et des ouvrages qu'il considère comme majeur. C'est ce que suggère l'auteur « Il ne nous reste plus qu'à nous inventer chacun la bibliothèque idéale de nos classiques ; et je dirais que cette bibliothèque devrait être composée pour moitié des livres que nous avons lus et qui ont compté pour nous, pour moitié des livres que nous nous proposons de lire et dont nous pensons qu'ils pourront compter. Avec une étagère vide pour les surprises, les découvertes occasionnelles.»

 Comment choisir les livres qui vont nous apporter quelque chose d'essentiel, car c'est bien de cela qu'il s'agit. Dans l'idéal, il ne faudrait lire que les livres qui vont nous permettre d'avancer dans la vie, soit pour répondre à un besoin d'évasion ou de réconfort, soit parce que nous recherchons des solutions à des problèmes existentiels. Un bon livre, c'est aussi un livre dans lequel on se trouve soi-même, on éprouve une grande satisfaction lorsque l'auteur exprime avec une clarté que l'on n'a jamais pu formuler, des idées ou des émotions vécues personnellement. Se pose aussi le problème de la langue. Que peut-on attendre d'une traduction ? Que reste-t-il du style de l'auteur après traduction ? Un rythme, un vocabulaire, l'intrigue, une atmosphère, un parfum du texte original ? Peut-on vraiment apprécier et commenter un auteur si on ne peut pas le lire dans sa langue d'origine ? Qu'est-ce qui fait le charme d'un livre et d'où vient son pouvoir de séduction ? le plaisir que l'on peut éprouver en lisant ne dépend pas seulement du talent de l'auteur ou de l'intérêt de l'histoire, il est profondément lié à notre humeur, au contexte, au moment et au lieu de lecture, à la matérialité de l'objet livre. Voilà quelques-unes des questions que je me suis posées. Italo Calvino apporte quelques éléments de réponse en puisant dans une connaissance savante des oeuvres, quitte à perdre parfois un peu le lecteur dans les méandres d'un raisonnement très touffu. Un thème qui mériterait d'être développé dans une version moins élitiste.

 Pour moi, la lecture des classiques est nécessaire, car ceux-ci balisent le chemin parcouru par l'humanité depuis l'épopée de Gilgamesh jusqu'à la comédie humaine De Balzac en passant par la Bible, ils forment un squelette de concepts et de mythes qui structure la communauté des hommes.

 J'ai bien aimé la conclusion du chapitre introductif :

«Alors qu'on préparait la ciguë, Socrate était en train d'apprendre un air de flûte.

- À quoi cela servira-t-il ? lui demande-t-on.

- À savoir cet air avant de mourir.»

Vocabulaire :

Raptus : Subst. Masculin, Violente crise comportementale accompagnée de perte du contrôle de soi.

Gnoséologie : Partie de la philosophie qui traite des fondements de la connaissance.

Bibliographie :

- "Pourquoi lire les classiques", Italo Calvino, Folio Gallimard (2018), 416 pages.
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On se demande souvent à partir de quel moment un livre est considéré comme un classique notamment quand on met des étiquettes sur Babelio. Est-ce seulement les lectures scolaires ? Est-ce seulement les auteurs morts?
Italo Calvino a écrit un très bon livre à ce sujet en posant la question "Pourquoi lire les classiques?"

Il y répond avec finesse en proposant quatorze définitions qui sont toutes justes.
Pour l'écrivain italien "Sont dits classiques les livres qui constituent une richesse pour qui les a lus et aimés ; mais la richesse n'est pas moindre pour qui se réserve le bonheur de les lire une première fois." Pourtant il ne s'arrête pas là.
Il y met une pointe d'humour ainsi qu'un grand nombre de textes argumentés présentant ses classiques à lui. Mais pas besoin d'explications on fait comme on veut. Certains me sont totalement inconnus et je n'ai pas envie de les lire, d'autres sont tentants par réputation et enfin il y a ceux que l'on partage (et ils sont nombreux).
L'intérêt que j'ai porté à ces textes est allé crescendo et j'ai pris des notes pour de futures lectures. Beaucoup de français sont présents : Diderot, Balzac, Flaubert, Maupassant mais je donnerai une mention spéciale à Francis Ponge, Georges Perec et à la philosophie de Queneau.
Il faut dire qu'Italo Calvino propose parfois de véritables biographies car ces textes publiés a des périodes différentes allant de 1954 à 1985, peuvent être centrés sur un seul livre ou sur l'oeuvre d'un auteur.

Au final, de nombreux écrivains sont citées comme si la littérature était une grande famille. Je dirais juste qu'il manque un peu de femmes. Pourtant, un livre qui donne envie d'en lire d'autres est forcément un bon livre.


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Texte plutôt argumentatif qui a de quoi convaincre les plus récalcitrants qu'il est important de lire de belles oeuvres littéraires. Aussi, cela rappelle au bon lecteur qu'en plus du plaisir retiré, il ne lit pas ça pour rien.
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Lecture choisie sur une liste proposée à l'université dans le cadre d'un cours sur le concept de littérature.
Je ne regrette pas mon choix. La manière dont Italo Calvino présente son rapport au livres m'a touché et cette lecture universitaire est devenue une lecture de plaisir.
à lire et à méditer, ou non.
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
1. Les classiques sont ces livres dont on entend toujours dire : « Je suis en train de le relire… » et jamais : « Je suis en train de le lire… »
2. Sont dits classiques les livres qui constituent une richesse pour qui les a lus et aimés : mais la richesse n’est pas moindre pour qui se réserve le bonheur de les lire une première fois dans les conditions les plus favorables pour les goûter.
3. Les classiques sont des livres qui exercent une influence particulière aussi bien en s’imposant comme inoubliables qu’en se dissimulant dans les replis de la mémoire par assimilation à l’inconscient collectif ou individuel.
4. Toute relecture d’un classique est une découverte, comme la première lecture.
5. Toute première lecture d’un classique est en réalité une relecture.
6. Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire.
7. Les classiques sont des livres qui, quand ils nous parviennent, portent en eux la trace des lectures qui ont précédé la nôtre et traînent derrière eux la trace qu’ils ont laissée dans la ou les cultures qu’ils ont traversées (ou, plus simplement, dans le langage et les mœurs).
8. Un classique est une œuvre qui provoque sans cesse un nuage de discours critiques, dont elle se débarrasse continuellement.
9. Les classiques sont des livres que la lecture rend d’autant plus neufs, inattendus, inouïs, qu’on a cru les connaître par ouï-dire.
10. On appelle classique un livre qui, à l’instar des anciens talismans, se présente comme un équivalent de l’univers.
11. Notre classique est celui qui ne peut pas nous être indifférent et qui nous sert à nous définir nous-même par rapport à lui, éventuellement en opposition à lui.
12. Un classique est un livre qui vient avant d’autres classiques ; mais quiconque a commencé par lire les autres et lit ensuite celui-là reconnaît aussitôt la place de ce dernier dans la généalogie.
13. Est classique ce qui tend à reléguer l’actualité au rang de rumeur de fond, sans pour autant prétendre éteindre cette rumeur.
14. Est classique ce qui persiste comme rumeur de fond, là même où l’actualité qui en est la plus éloignée règne en maître.
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« La lecture d'un classique doit aussi nous surprendre, lorsqu'on le compare à l'image qu'on s'en faisait auparavant. C’est pourquoi on ne recommandera jamais assez une lecture directe du texte lui-même, en évitant autant que possible la bibliographie secondaire, les commentaires et autres interprétations. Les écoles et les universités devraient marteler l’idée qu’aucun livre traitant d’un autre livre ne pourra jamais en dire plus que le livre original en discussion ; Pourtant, ils font tout pour faire croire le contraire aux étudiants. Il y a ici un renversement des valeurs très répandu, qui fait que l'introduction, le dispositif critique et la bibliographie sont utilisés comme un écran de fumée pour dissimuler ce que le texte a à dire et ce qu'il ne peut dire que s'il est laissé parler sans intermédiaires. qui prétendent en savoir plus que le texte lui-même.
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) Un classique est un livre qui vient avant d’autres classiques ; mais quiconque a
commencé par lire les autres et lit ensuite celui-là reconnaît aussitôt la place de ce
dernier dans la généalogie. A ce point de mon propos, je ne peux écarter plus
longtemps le problème fondamental : comment relier la lecture des classiques avec
toutes les lectures de livres non classiques ? Problème directement rattaché à la
question : « Pourquoi lire les classiques plutôt que nous concentrer sur des lectures
qui nous fassent mieux comprendre notre propre temps ? » Et à cette autre
question : « Où trouver le temps et la liberté d’esprit pour lire des classiques, quand
nous sommes submergés par l’avalanche de l’actualité ? » (…)
L’actualité peut être banale et mortifiante ; mais il existe toujours un point où nous
pouvons nous situer pour regarder en avant ou en arrière. Pour lire les classiques, on
doit aussi établir d’ « où » on les lit ; sinon, tant le lecteur que le livre se perdent dans
un nuage atemporel. La lecture des classiques atteint donc son rendement maximal
quand on la fait alterner, selon un savant dosage, avec les lectures d’actualité. Et
pareil dosage ne présuppose pas nécessairement pais et équilibre intérieurs ; il peut
être aussi le fruit de la nervosité, de l’impatience, de l’insatisfaction trépignante.
L’idéal serait peut-être de percevoir l’actualité comme le bourdonnement de la rue –
qui nous avertit, à travers la fenêtre, du trafic automobile et des changements
météorologiques –tout en suivant le discours des classiques, qui résonne, clair et
structuré, dans la pièce. Mais c’est déjà beaucoup si, pour la plupart, la présence des
classiques résonne comme un écho lointain, hors de l’appartement envahi par
l’actualité, par la télévision ouverte à plein volume.
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Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire
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La philosophie de Raymond Queneau

Une autre donnée qui ne peut être négligée, c'est la profession officielle de Queneau, qui a été pendant les 25 dernières années de sa vie celle d'un encyclopédiste (en tant que directeur de l'Encyclopédie de la Pleïade chez Gallimard ). (p. 209)
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Vidéo de Italo Calvino
Toute sa vie, il a repoussé les limites du roman avec fantaisie et malice. Voici l'histoire d'Italo Calvino, l'un des plus grands écrivains italiens du XXe siècle, né il y a un siècle.
#italocalvino #litterature #cultureprime
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