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ISBN : 2330012470
Éditeur : Actes Sud (03/10/2012)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Dans ce récit contemplatif et ciselé, le lecteur est invité à accompagner un flâneur infatigable dans son voyage solitaire à travers la Norvège. Sans obligations ni feuille de route imposée, celui-ci se laisse guider par l'envie et le rythme de ses pas. Il n'y a pas de ligne d'arrivée car pour lui, l'expérience de la marche constitue une fin en soi. Sa promenade improvisée le conduit au pays de Galles, à Paris, à Istanbul avant de l'entraîner vers les montagnes de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  16 décembre 2014
Je débuterais par un houspillage en règle… à mon intention. Je bénis souvent mon caractère boulimique…mais là dans ce cas là et tant d'autres , je le fustigerais de la plus belle manière !!!
Car comment ai-je pu débuter ce livre il y a plus d'un an…et avoir osé l'abandonner en cours de route. Pourtant, ce texte me plaisait au plus haut point… J'imagine, comme je le fais si fréquemment que j'avais plusieurs livres en cours… et que dans ces cas-là, il se trouve des « abandonnés » au cours du chemin, que l'on reprend avec des délais plus ou moins longs.
Un livre total où le narrateur-auteur parle de sa passion de la marche, de cette activité solitaire ou accompagné d'un ami soigneusement choisi… de sa perception unique en l'occasion, de la vie, des paysages, des gens rencontrés, des beuveries et fiestas, des aventures féminines…et cerise sur le gâteau, en parallèle, Tomas Espédal nous livre ses lectures, ses sympathies, affinités artistiques dans de nombreux domaines, avec bien sûr, au centre, la Philosophie et la Littérature !
« le voyage ne nous vieillit pas, il nous rajeunit. le voyage nous trouble, il change notre rapport au temps et aux années, nous croyons tout voir avec un regard neuf, avec un regard jeune, le voyage perturbe notre mémoire, il nous fait oublier; nous ne nous rappelons plus notre âge réel, nos erreurs, nos déceptions, nous voyageons, nous croyons retrouver notre jeunesse, alors qu'en réalité nous sommes entrain de rêver. Nous rêvons, c'est le voyage qui l'exige, il exige que nous soyons jeunes. le voyage attend de nous que nous affrontions le monde avec un regard innocent, un regard novice, que nous découvrions les choses avec un regard curieux, affamé (...) (p.181) »
Un texte prodigue, généreux, débordant de partout. En plus du récit détaillé de toutes les étapes d'un voyage, d'une longue marche, du répertoire des émotions multiples (dont à un moment donné, l'inévitable « mal du pays » !) qui vont l'accompagner, Tomas Espédal nous fait part de des attirances littéraires, artistiques et philosophiques : Voltaire, Rousseau, Hölderlin, Kierkegaard, Walt Whitman, Hamsun, Rilke, Marguerite Duras, Jean Genet, Sartre, Bruce Chatwin, Alberto Giacometti et « son homme qui marche »… qui nous vaut de magnifiques lignes.
Les pérégrinations de l'auteur vont aussi au-delà : questions métaphysiques (le « gros mot » est lâché !!) du sens d'une vie, de son authenticité, de remises en question de notre réalité, des vanités de notre société de consommation, et de la société , en général. Il décrit fort bien la « Marche » comme une protestation en soi…
« Oui, pourquoi marcher quand on peut naviguer ? Pourquoi marcher quand on peut se déplacer en voiture ou en avion ? Pourquoi cette lenteur, cette solitude, tous ces efforts, tous ces désagréments, pourquoi cette révolte imperceptible, cette protestation inaudible, cette tentative de faire quelque chose de différent et de compliqué ? J'ai toujours voulu vivre différemment, mener une autre existence que celle à laquelle on m'a éduqué. » (p.115-116)
Inutile de dire combien le catalogue Actes Sud renferme de pépites…là, je dirais un bref mot sur ces jaquettes qui m'enchantent toujours. Une couverture des plus sobres et réussies : la photographie en couleur d'un champ à perte de vue, un arbre solitaire, un nuage tout aussi solitaire et un ciel immense qui mange la couverture….Une jaquette des plus parlantes et significatives pour traduire merveilleusement le sujet du texte !
Un tout petit mot sur l'auteur.Il y a des détails qui transportent, des détails qui me font rêver, pouvant, et je le conçois, paraître très enfantins, mais tant pis, j'assume !!
Dans le cas de Tomas Espédal, j'ai été surprise et amusée d'apprendre que ce voyageur-marcheur-écrivain ait été boxeur !... les rêveuses fantaisies vont bon train entre le film de Clint Eastwood, la figure légendaire de Marcel Cerdan, etc… et l'évasion se poursuit autrement !
Pour prolonger le plaisir et ma curiosité pour cet auteur norvégien, je continue à faire sa connaissance avec son dernier texte, plus intimiste et douloureux « Contre l'art », toujours publié par les éditions Actes Sud
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ninosairosse
  03 novembre 2016
Je viens de lire, d'apprécier et de commenter la critique de Fanfanouche sur ce récit. "Voilà un Tomas Espedal, grâce à Fanfanouche, installé sur un beau pied d'Estale '' , je sais il y a une faute ça s'écrit piédestal et alors ! ça me fait une belle jambe ,et c'est mieux qu'un pied de nez, Non !! Hihihihi :-)
Comme son nom ne l'indique pas, Tomas Espedal est norvégien, aussi il maîtrise la langue de Shakespeare, et il saura nous faire découvrir multitude d'auteurs étrangers, principalement des poètes, souvent inconnus à la plupart d'entre nous, tout au moins, j'assume, je ne connaissais pas la moitié de ces illustres auteurs avant ma majorité ! non, je ne connaissais pas la majorité de ces auteurs alors que Tomas marchait déjà dans notre capitale, avec sa petite copine à seize ans, et ça c'est bien en-dessous de la majorité !!! Faut dire que c'était un boxeur, va pour l'endurance mais pour la poésie c'est pas la caractéristique qui se remarque le plus chez ce genre de personnage !
Tout ça pour dire, que oui j'ai bien apprécié ce recueil-récit... Dans toutes ces pérégrinations, Tomas nous fait marcher,"A force de transpirer, nous éliminons la fatigue et le froid, nous éliminons l'alcool et la peur, les soucis et les mots", faut avouer que pour leur voyage dans le grand Nord Scandinave, avec un copain, ils emmènent deux cartons de vin et deux bouteilles d'alcool fort, d'accord ils se le répartissent entre leurs sacs, mais là encore je pense qu'il nous fait marcher. ;-)
J'entends d'ici, certains bannir ces vagabonds, ces nomades errants, ces rêveurs déambulateurs, acceptons l'enseignement de ces pérégrinations tels des péripatéticiens à l'école de nos Antiques Lycées ...
(du grec peripatein : se promener, élèves d'Aristote; je sais ça vous fout un coup, mais je vous rappelle que c'est le boxeur qui l'a écrit ! )
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vibrelivre
  26 septembre 2016
Marcher
(ou l'art de mener une vie déréglée et poétique)
Tomas Espedal
roman traduit du norvégien par Terje Sinding
Actes Sud
C'est dans la très belle librairie Kléber de Strasbourg que ce livre m'a appelée (moi aussi je circule entre lieux et livres) au rayon des Lettres scandinaves. Double plaisir. Avec un auteur comme le poète Stefansson, ces Lettres ont de la grandeur. Et marcher est une activité qui fait rêver, on voit, on entend, on sent, on s'apaise, on vit.
T. Espedal n'a pas un nom typiquement norvégien, il a été boxeur, et le sous-titre de son livre invite à entrer dans un monde sans conventions. A véritablement sortir de chez soi, de sa routine, de son environnement, de son éducation, de sa vie civilisée et donc bridée. Heureusement qu'il y a le sous-titre ; car des livres sur la marche foisonnent, même si on aimerait bien être comme le grand marcheur romantique Nietzsche. Ici le compagnon de route n'est pas mal non plus, mais pourra-t-on suivre l'ange aux semelles de vent ?
Eh bien oui, même si au début du roman, on a quelque peine à se retrouver. Mais d'abord, pourquoi est-ce un roman ? Pour moi, c'est plutôt un recueil de récits de voyage, et l'on comprend progressivement ce qui meut T. Espedal, qui doit avoir beaucoup de points communs avec le narrateur. Celui-ci est à la première et parfois à la deuxième personne. Au début du livre, il a été plaqué par sa petite amie. Cette circonstance lui renvoie l'image de son père. Il travaille à se détruire, mais soudain un rayon lumineux sur un panneau de signalisation, c'est le bonheur, et pourquoi ? Parce qu'il est en train de marcher.
Marcher rend heureux. Kierkegaard ne dit-il pas : Plus on reste assis, moins on se sent bien. ?
Et de convoquer Rousseau : l'éloignement de tout ce qui me rappelle à ma situation ...tout cela me donne une plus grande audace de penser. » Mais aussi le solide Walt Whitman. Décidément, on est en excellente compagnie.
le narrateur rêve de disparaître, de devenir autre, de devenir un homme nouveau. Rimbaud et Thoreau sont tout près. Ce rêve court tout au long des récits. le narrateur veut être un vagabond. On n'est malgré tout pas si loin de ceux qui « tapent la route », comme le montre Ph. Labro dans Un été dans l'Ouest. le narrateur reconnaît qu'il est du genre vagabond luxueux, lui qui n'a pas de souci d'argent, qui peut s'assurer gîte, couvert, transport, et d'excellentes chaussures. Il voyage, dandy à sa manière, en complet veston bleu en laine, fileté de rayures d'argent, son complet gitan, mais il est loin du Gitan, il ne voyage pas de la même manière.
Marcher rend plus proche de la nature, loin des artifices. le parti de la lenteur permet de sentir pleinement. Cela rend libre, par exemple de choisir son chemin. Il est important, ce choix, il ne faudrait pas se tromper, rebrousser chemin est comme un échec. Marcher apprend à lire un paysage. Bruce Chatwin associe d'ailleurs les mots travel et travail.
Il voyage vers les lieux d'artistes : le chalet de Heidegger, contre qui se dresse Th. Bernhard, le « temple » de Giacometti Alberto, selon le mot de Genet : tu places une statue dans ta chambre, et tu en fais un temple. La statue a eu pour modèle une prostituée, pute au-dehors, mais divinité dès qu'elle est nue et sous les yeux de Giacometti. L'appartement de M. Duras qui s'y sentait affreusement seule, et qui lui préférait un parc dans lequel au moins elle écoutait les animaux. Naturellement il accomplit le trajet Rimbaud. le fils Rimbaud, qui plus âgé marchera à côté de son chameau pour économiser les forces de la bête, et la mère lui rappellent comment il a commencé sa carrière d'écrivain. Apparemment Espedal a un compte à régler avec ses parents. Il s'installe à la belle étoile non loin de la maison natale du poète, et il attend, sûr qu'il se passera quelque chose. Mais non. Il ne dort pas. Au matin, il aperçoit un pécheur, et il a « son » illumination : l'écrivain est semblable au pécheur, tous deux attendent concentrés et impatients la prise. Et du coup il a envie d'être à son bureau, même si partout il peut trouver une place où écrire, de préférence dans un café, où il déguste une bière ou un verre d'alcool.
le voyage est propice aussi à des rencontres, celle d'un professeur qui invente pour son compagnon et lui une fable d'Esope, celle d'un cheval abandonné qui ne les quitte pas, celle d'un coq désespéré sur la route qui le mène à l'abattoir, d'un berger qui leur confie la santé de sa femme, d'un Turc d'Istambul qui veut faire connaître au narrateur les bas-fonds de la capitale, celle de l'ivrogne grec qui ne voyage pas.
le narrateur voyage depuis qu'il a 16 ans. Ses parents lui permettaient-ils donc de partir ainsi si jeune ?, se demande-t-il. En plus il part avec sa petite amie. Il aime l'amour, et ne refuse pas des nuits d'amour sur la plage ou dans les hôtels. Mais il aime plus l'amitié, celle de Narve Skaar, un homme qui est né dans sa ville, mais qu'il n'a connu qu'à la bibliothèque, alors qu'il lisait A l'ombre de Byzance, de William Dalrymple. Ni l'un ni l'autre ne sont mariés, et chacun d'eux aime sa solitude. Ils n'hésitent pas à se séparer en voyage pour avoir le temps de lire, méditer, prendre des notes.
le voyage est indissociablement lié à la lecture, mais les livres ont la seconde place, puisque les deux marcheurs s'en débarrassent si le sac à dos est trop lourd. le bon poids d'un sac est de 12 kg, mais il peut peser plus ; on n'y trouve jamais de tente ou de tapis de sol, mais du vin ou du whisky, toujours
La suprême vertu du voyage est qu'il rajeunit ; il exige qu'on soit jeune, qu'on voie tout avec un regard neuf. C'est ainsi que, lorsque le randonneur est émoussé, que le corps est fatigué, que le mal du pays le prend, il vaut mieux qu'il arrête le voyage. La piste de toutes façons est toujours ouverte. Dans Un été dans l'Ouest, on sent très bien aussi que la route appelle.
le rythme d'Espédal, contrairement à celui de sa marche qui va loin, est rapide, alerte, plein d'allégresse. le livre est stimulant. On a envie de faire la route lycienne, une des plus belles randonnées du monde, de lire des livres, d'écrire ses aventures. Les écrire chez soi, en regardant au-dehors l'infinité de la mer.
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adtraviata
  18 septembre 2017
Ce livre de Tomas Espedal (auteur norvégien que je ne connaissais absolument pas avant de craquer pour ce titre et cette couverture) est un roman mais on peut en douter jusqu'aux dernières pages où on peut se demander si les voyages de Tomas ne se font pas uniquement en chambre, ce qui justifierait l'appellation de « roman ». Car tout au long des 246 pages sur 249, on croit accompagner le narrateur, Tomas, en Norvège dans la première partie et dans divers pays européens dans la seconde, comme dans un vrai récit de voyage.
Le voyage pour Tomas semble spontané : un beau jour il décide de partir d'une rue banale de sa ville (cela fait un peu penser au personnage d'Harold Fry ans le roman de Rachel Joyce). La simplicité de son matériel, son sens du détachement s'accompagnent d'un brin de fantaisie atypique : il voyage en complet, chaussé de bottes, un signe vestimentaire qui le fait distinguer des gens qu'il croise ou de ceux chez qui il s'arrête. S'il simplifie au maximum le contenu de son sac à dos, il n'oublie jamais des livres d'écrivains voyageurs, à commencer par Jean-Jacques Rousseau. Quand il s'arrête pour faire des provisions, il se fournit aussi en livres.
Il voyage seul à travers les fjords et montagnes de Norvège, et aussi en France où il suit les traces d'Eric Satie (qui parcourait chaque jour douze kilomètres pour aller boire dans un café où il arrivait déjà imbibé car il faisait plusieurs chapelles en route… et il en repartait donc dans un état assez avancé) et d'Arthur Rimbaud entre Charleville-Mézières et Paris, il évoque aussi les sculptures de Giacometti. Bon, il est vrai qu'il est déjà venu à Paris quand il était beaucoup plus jeune, en compagnie de sa petite amie et il raconte une scène torride dans un hôtel du Quartier latin (bon là, ok, c'est sans doute un peu romancé aussi).
Dans d'autres pays européens (le pays de Galles, la Grèce) et en Turquie, il est accompagné de son ami Narve, l'un marchant devant l'autre à tour de rôle, pour que le premier exerce ses talents d'orientation et de décision et que le second puisse penser tranquillement en marchant. Les deux hommes font des rencontres à la fois banales et peu ordinaires (et pas seulement des humains) et l'alcool tient aussi une place non négligeable dans leurs pérégrinations. Au contraire de son ami, Tomas a une vision assez optimiste de la nature bien qu'il observe que l'intervention humaine gâche le paysage et l'écologie à long terme en Norvège, il sait qu'il trouvera (toujours plus haut dans la montagne) des lieux qui lui permettront de rêver.
Bon, il me faut avouer que je ne retiendrai sans doute pas grand-chose de ces voyages marqués de fantaisie et de multiples références artistiques mais la marche n'a pas été désagréable, sans doute aussi grâce à la qualité de la traduction.
Lien : http://desmotsetdesnotes.wor..
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Ariane84
  19 février 2017
Avec Marcher Tomas Espedal nous emmène avec lui sur les routes et les chemins de Norvège et d'ailleurs.
Le récit est celui de la contemplation mais aussi de la philosophie et de la réflexion sur le sens qu'on donne à sa vie.
J'ai pris beaucoup de plaisir dans ma lecture qui fut assez lente, au rythme des mots de Tomas Espedal.
Le style est précis, direct, incisif, en tout cas facile à lire.
Je n'ai désormais qu'une envie enfiler mes chaussures et partir en randonnée.
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosseninosairosse   31 octobre 2016
"La piste ouverte. La vaste demeure de l'âme est la piste ouverte. Ni le ciel ni le paradis. Pas "au-dessus", pas même "dedans". L'âme n'est ni au-dessus ni au-dedans. Elle est un voyageur sur la piste ouverte. Ni par la méditation. Ni par le jeûne. Ni par la connaissance du ciel et de la vie intérieure, à la manière des grands mystiques. Ni par l'exaltation. Ni par l'extase. Par aucune de ces voies, l'âme n'arrive à s'appartenir. Seulement en suivant la piste ouverte. Ni par la charité. Ni par le sacrifice. Ni même par l'amour. Ni par les bonnes actions. Par aucun de ces moyens, l'âme ne s'accomplit. Seulement en s'en allant sur la piste ouverte. Le voyage en lui-même, sur la piste ouverte. Exposé à tous les contacts. Sur deux pieds lents. Affrontant tout ce qui passe sur la piste ouverte. En compagnie de ceux qui suivent le même chemin. N'allant vers aucun but. Seulement la piste ouverte."

D. H. Lawrence
p40
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ninosairosseninosairosse   27 octobre 2016
"Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai faits seul et à pied. La marche a quelque chose qui anime et avive mes idées : je ne puis presque penser quand je reste en place; il faut que mon corps soit en branle pour y mettre mon esprit. La vue de la campagne, la succession des aspects agréables, le grand air, le grand appétit, la bonne santé que je gagne en marchant, la liberté du cabaret, l'éloignement de tout ce qui me rappelle à ma situation, tout cela dégage mon âme, me donne une plus grande audace de penser."
J.J. Rousseau.

p33
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ninosairosseninosairosse   06 novembre 2016
On est passé à coté de ses poèmes, de la même façon que nous passons à coté d'un arbre, sans véritablement le voir, sans comprendre ce que nous avons laissé derrière nous. L'arbre et le poème sont porteurs du même message : nous devons apprendre à voir. Nous devons apprendre à lire. En lisant Olav Nygard, nous découvrons que tout ce que nous cherchions, tout ce qui nous manquait, est là, où que nous soyons, devant nos yeux. Caché dans ce qui nous est proche, dans les choses simples, dans ce qui nous entoure et nous est familier, dans ce que nous ne voyons plus à force de le côtoyer.

p66
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ninosairosseninosairosse   02 novembre 2016
Pour Rousseau, le promeneur est donc un homme simple et paisible. Il est libre. Il a quitté la ville, abandonné famille et obligations. Il a fait ses adieux au travail. Aux responsabilités. A l'argent. Il a pris congé de ses amis et de sa bien-aimée, de ses ambitions et de son avenir. C'est un révolté, mais il a également fait ses adieux à la révolte. Il erre seul dans la forêt, en vagabond. Il parcourt les chemins, sans trop de possessions, il s'est approprié le monde et ses possibles. Tout ce dont il a besoin, il le porte dans un sac sur son dos.

p35
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ninosairosseninosairosse   05 novembre 2016
Le plaisir que vous procure une maison n'a rien à voir avec la satisfaction de posséder un logement, il est plus profond, il réside dans le fait d'avoir trouvé un lieu où se reposer, où il y a de la chaleur et de la lumière, où on peut s'asseoir près de la fenêtre pour regarder dehors; être dedans. Le plaisir de la maison, c'est le plaisir d'être dedans. Le plaisir d'être dehors découle du fait d'avoir trouvé une maison, elle n'a pas besoin de vous appartenir.

p76
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Videos de Tomas Espedal (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tomas Espedal
Lecture en anglais de Tomas Espédal, à partir de son texte "Marcher"
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