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EAN : 9782330012472
256 pages
Éditeur : Actes Sud (03/10/2012)
3.56/5   57 notes
Résumé :
Dans ce récit contemplatif et ciselé, le lecteur est invité à accompagner un flâneur infatigable dans son voyage solitaire à travers la Norvège. Sans obligations ni feuille de route imposée, celui-ci se laisse guider par l'envie et le rythme de ses pas. Il n'y a pas de ligne d'arrivée car pour lui, l'expérience de la marche constitue une fin en soi. Sa promenade improvisée le conduit au pays de Galles, à Paris, à Istanbul avant de l'entraîner vers les montagnes de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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fanfanouche24
  16 décembre 2014
Je débuterais par un houspillage en règle… à mon intention. Je bénis souvent mon caractère boulimique…mais là dans ce cas là et tant d'autres , je le fustigerais de la plus belle manière !!!
Car comment ai-je pu débuter ce livre il y a plus d'un an…et avoir osé l'abandonner en cours de route. Pourtant, ce texte me plaisait au plus haut point… J'imagine, comme je le fais si fréquemment que j'avais plusieurs livres en cours… et que dans ces cas-là, il se trouve des « abandonnés » au cours du chemin, que l'on reprend avec des délais plus ou moins longs.
Un livre total où le narrateur-auteur parle de sa passion de la marche, de cette activité solitaire ou accompagné d'un ami soigneusement choisi… de sa perception unique en l'occasion, de la vie, des paysages, des gens rencontrés, des beuveries et fiestas, des aventures féminines…et cerise sur le gâteau, en parallèle, Tomas Espédal nous livre ses lectures, ses sympathies, affinités artistiques dans de nombreux domaines, avec bien sûr, au centre, la Philosophie et la Littérature !
« le voyage ne nous vieillit pas, il nous rajeunit. le voyage nous trouble, il change notre rapport au temps et aux années, nous croyons tout voir avec un regard neuf, avec un regard jeune, le voyage perturbe notre mémoire, il nous fait oublier; nous ne nous rappelons plus notre âge réel, nos erreurs, nos déceptions, nous voyageons, nous croyons retrouver notre jeunesse, alors qu'en réalité nous sommes entrain de rêver. Nous rêvons, c'est le voyage qui l'exige, il exige que nous soyons jeunes. le voyage attend de nous que nous affrontions le monde avec un regard innocent, un regard novice, que nous découvrions les choses avec un regard curieux, affamé (...) (p.181) »
Un texte prodigue, généreux, débordant de partout. En plus du récit détaillé de toutes les étapes d'un voyage, d'une longue marche, du répertoire des émotions multiples (dont à un moment donné, l'inévitable « mal du pays » !) qui vont l'accompagner, Tomas Espédal nous fait part de des attirances littéraires, artistiques et philosophiques : Voltaire, Rousseau, Hölderlin, Kierkegaard, Walt Whitman, Hamsun, Rilke, Marguerite Duras, Jean Genet, Sartre, Bruce Chatwin, Alberto Giacometti et « son homme qui marche »… qui nous vaut de magnifiques lignes.
Les pérégrinations de l'auteur vont aussi au-delà : questions métaphysiques (le « gros mot » est lâché !!) du sens d'une vie, de son authenticité, de remises en question de notre réalité, des vanités de notre société de consommation, et de la société , en général. Il décrit fort bien la « Marche » comme une protestation en soi…
« Oui, pourquoi marcher quand on peut naviguer ? Pourquoi marcher quand on peut se déplacer en voiture ou en avion ? Pourquoi cette lenteur, cette solitude, tous ces efforts, tous ces désagréments, pourquoi cette révolte imperceptible, cette protestation inaudible, cette tentative de faire quelque chose de différent et de compliqué ? J'ai toujours voulu vivre différemment, mener une autre existence que celle à laquelle on m'a éduqué. » (p.115-116)
Inutile de dire combien le catalogue Actes Sud renferme de pépites…là, je dirais un bref mot sur ces jaquettes qui m'enchantent toujours. Une couverture des plus sobres et réussies : la photographie en couleur d'un champ à perte de vue, un arbre solitaire, un nuage tout aussi solitaire et un ciel immense qui mange la couverture….Une jaquette des plus parlantes et significatives pour traduire merveilleusement le sujet du texte !
Un tout petit mot sur l'auteur.Il y a des détails qui transportent, des détails qui me font rêver, pouvant, et je le conçois, paraître très enfantins, mais tant pis, j'assume !!
Dans le cas de Tomas Espédal, j'ai été surprise et amusée d'apprendre que ce voyageur-marcheur-écrivain a été boxeur !... les rêveuses fantaisies vont bon train entre le film de Clint Eastwood, la figure légendaire de Marcel Cerdan, etc… et l'évasion se poursuit autrement !
Pour prolonger le plaisir et ma curiosité pour cet auteur norvégien, je continue à faire sa connaissance avec son dernier texte, plus intimiste et douloureux « Contre l'art », toujours publié par les éditions Actes Sud…
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ninosairosse
  03 novembre 2016
Je viens de lire, d'apprécier et de commenter la critique de Fanfanouche sur ce récit. "Voilà un Tomas Espedal, grâce à Fanfanouche, installé sur un beau pied d'Estale '' , je sais il y a une faute ça s'écrit piédestal et alors ! ça me fait une belle jambe ,et c'est mieux qu'un pied de nez, Non !! Hihihihi :-)
Comme son nom ne l'indique pas, Tomas Espedal est norvégien, aussi il maîtrise la langue de Shakespeare, et il saura nous faire découvrir multitude d'auteurs étrangers, principalement des poètes, souvent inconnus à la plupart d'entre nous, tout au moins, j'assume, je ne connaissais pas la moitié de ces illustres auteurs avant ma majorité ! non, je ne connaissais pas la majorité de ces auteurs alors que Tomas marchait déjà dans notre capitale, avec sa petite copine à seize ans, et ça c'est bien en-dessous de la majorité !!! Faut dire que c'était un boxeur, va pour l'endurance mais pour la poésie c'est pas la caractéristique qui se remarque le plus chez ce genre de personnage !
Tout ça pour dire, que oui j'ai bien apprécié ce recueil-récit... Dans toutes ces pérégrinations, Tomas nous fait marcher,"A force de transpirer, nous éliminons la fatigue et le froid, nous éliminons l'alcool et la peur, les soucis et les mots", faut avouer que pour leur voyage dans le grand Nord Scandinave, avec un copain, ils emmènent deux cartons de vin et deux bouteilles d'alcool fort, d'accord ils se le répartissent entre leurs sacs, mais là encore je pense qu'il nous fait marcher. ;-)
J'entends d'ici, certains bannir ces vagabonds, ces nomades errants, ces rêveurs déambulateurs, acceptons l'enseignement de ces pérégrinations tels des péripatéticiens à l'école de nos Antiques Lycées ...
(du grec peripatein : se promener, élèves d'Aristote; je sais ça vous fout un coup, mais je vous rappelle que c'est le boxeur qui l'a écrit ! )
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GeraldineB
  08 avril 2021
"Marcher", emboîter le pas à l'auteur et le suivre dans ses errances, de villes en villes et parfois de bars en bars, le suivre au gré des rencontres, en Norvège, à Paris ou en Turquie. L'imaginer dormir à la belle étoile, poser le livre et regarder par la fenêtre la nuit claire et tranquille.
J'ai toujours beaucoup aimé ce que l'on nomme "Littérature de voyage" et peut-être qu'en ces temps de confinement, je l'apprécie plus encore.
C'est l'histoire d'un homme qui sort un jour de chez lui et commence à marcher. Il ne sait pas vraiment où il va. Il "vagabonde", selon la vieille tradition. Derrière lui, une maison, une femme, tout un pays. Des liens terrestres, des liens du coeur. Mais Tomas Espedal s'éloigne, il avance, il marche. Et plus il marche, plus son esprit s'allège, plus sa pensée s'approfondit. C'est une force incroyable qui le pousse en avant, l'irrépressible envie de liberté.
"Petit à petit je le comprends, tu es heureux parce que tu marches" écrira-t-il.
Il fera route tantôt seul, tantôt avec un ami. Car si la solitude est féconde, nous devons nous méfier de toute fascination morbide qui nous éloignerait du monde. Cela, Tomas Espedal semble l'avoir bien compris.
En chemin, l'auteur rend hommage à quelques solitaires bien connus, comme Erik Satie, dont il ira voir la petite maison, mais sans s'y attarder, déçu sans doute de la trouver si misérable. le lecteur croisera aussi Giacometti, Rousseau, et quelques autres, ces grands hommes évoqués donnant au récit de voyage un tour plus érudit.
Le rythme de cette balade est lent, comme pour réhabituer le lecteur à faire la pause, à accepter les blancs. Tomas Espedal veut faire de nous des lecteurs-flâneurs. Il nous berce de sa prose délicate et mélodieuse. Il ne s'agit ici que de prendre son temps, de ne pas trop en demander et de regarder vraiment.
Mais point d'idéalisme. L'auteur nous rappelle, juste au moment où nous commencions à chausser nos sandales que la vie du vagabond est une vie faite de beaucoup de souffrances et de privations. Alors marcher, oui, mais pouvoir rentrer quand on veut dans sa chaude maison. C'est le vagabondage moderne, un itinéraire pour enfant gâté. L'auteur en est pleinement conscient et le léger agacement qui parfois m'avait titillée s'est évanoui en lisant ceci: "nous avons assez d'argent et aucune contrainte, ni travail ni devoirs, (...) nous sommes irresponsables et libres."
Pour tous les autres il reste les voyages immobiles car, nous dit l'auteur, "il y a bien des façons de voyager, il y a bien des façons de rester à la maison; (...) nous pouvons voyager dans notre propre salon. Nous pouvons nous asseoir dans le premier fauteuil venu, derrière le bureau près de la fenêtre, et commencer à écrire."
Ou lire....




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croquignol
  16 juin 2021
Découverte Babelio pur sucre (je sais, ça fait grossir), grâce soit rendue ici à @GeraldineB.
Un objet protéiforme, tout à la fois récit, essai, journal, guide. Un roman, mmm...
Début compliqué, l'auteur m'enconfuse en papillonnant de façon cryptique.
Puis ça s'éclaire, ma petite tête peut suivre. Il m'emmène à tous vents, en ville, à la campagne, en montagne, sur la plage, en partageant ses pensées volages ou graves. Je suis un humble marcheur, ça m'a permis d'être frappé par la grande force de ce texte : mettre des mots sur une activité qui généralement se fait en silence, qu'elle soit tournée vers l'intérieur ou l'extérieur.
Le style est fluide, accessible. Les nombreuses citations qui émaillent le discours n'alourdissent pas la lecture, au contraire, elles nourrissent la réflexion.
Non, c'est pas ça qui m'a manqué. Je fais malgré moi le parallèle avec les récits de René Frégni : Tomas Espedal ne me laisse pas toucher ses cicatrices. Il parle finalement très peu de lui. Il faut attendre les dernières pages pour lire "Nous avons tous les deux une peur excessive de la mort", qui tente d'expliquer la motivation profonde de cette marche.
Restent de très belles phrases, l'émerveillement de la contemplation, le délice de la rêverie, l'éloge de la lenteur, et rien que pour ça, mérite le détour. C'est le cas de le dire...
"Je marche seul
Dans les rues qui se donnent
Et la nuit me pardonne
Je marche seul."
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vibrelivre
  26 septembre 2016
Marcher
(ou l'art de mener une vie déréglée et poétique)
Tomas Espedal
roman traduit du norvégien par Terje Sinding
Actes Sud
C'est dans la très belle librairie Kléber de Strasbourg que ce livre m'a appelée (moi aussi je circule entre lieux et livres) au rayon des Lettres scandinaves. Double plaisir. Avec un auteur comme le poète Stefansson, ces Lettres ont de la grandeur. Et marcher est une activité qui fait rêver, on voit, on entend, on sent, on s'apaise, on vit.
T. Espedal n'a pas un nom typiquement norvégien, il a été boxeur, et le sous-titre de son livre invite à entrer dans un monde sans conventions. A véritablement sortir de chez soi, de sa routine, de son environnement, de son éducation, de sa vie civilisée et donc bridée. Heureusement qu'il y a le sous-titre ; car des livres sur la marche foisonnent, même si on aimerait bien être comme le grand marcheur romantique Nietzsche. Ici le compagnon de route n'est pas mal non plus, mais pourra-t-on suivre l'ange aux semelles de vent ?
Eh bien oui, même si au début du roman, on a quelque peine à se retrouver. Mais d'abord, pourquoi est-ce un roman ? Pour moi, c'est plutôt un recueil de récits de voyage, et l'on comprend progressivement ce qui meut T. Espedal, qui doit avoir beaucoup de points communs avec le narrateur. Celui-ci est à la première et parfois à la deuxième personne. Au début du livre, il a été plaqué par sa petite amie. Cette circonstance lui renvoie l'image de son père. Il travaille à se détruire, mais soudain un rayon lumineux sur un panneau de signalisation, c'est le bonheur, et pourquoi ? Parce qu'il est en train de marcher.
Marcher rend heureux. Kierkegaard ne dit-il pas : Plus on reste assis, moins on se sent bien. ?
Et de convoquer Rousseau : l'éloignement de tout ce qui me rappelle à ma situation ...tout cela me donne une plus grande audace de penser. » Mais aussi le solide Walt Whitman. Décidément, on est en excellente compagnie.
le narrateur rêve de disparaître, de devenir autre, de devenir un homme nouveau. Rimbaud et Thoreau sont tout près. Ce rêve court tout au long des récits. le narrateur veut être un vagabond. On n'est malgré tout pas si loin de ceux qui « tapent la route », comme le montre Ph. Labro dans Un été dans l'Ouest. le narrateur reconnaît qu'il est du genre vagabond luxueux, lui qui n'a pas de souci d'argent, qui peut s'assurer gîte, couvert, transport, et d'excellentes chaussures. Il voyage, dandy à sa manière, en complet veston bleu en laine, fileté de rayures d'argent, son complet gitan, mais il est loin du Gitan, il ne voyage pas de la même manière.
Marcher rend plus proche de la nature, loin des artifices. le parti de la lenteur permet de sentir pleinement. Cela rend libre, par exemple de choisir son chemin. Il est important, ce choix, il ne faudrait pas se tromper, rebrousser chemin est comme un échec. Marcher apprend à lire un paysage. Bruce Chatwin associe d'ailleurs les mots travel et travail.
Il voyage vers les lieux d'artistes : le chalet de Heidegger, contre qui se dresse Th. Bernhard, le « temple » de Giacometti Alberto, selon le mot de Genet : tu places une statue dans ta chambre, et tu en fais un temple. La statue a eu pour modèle une prostituée, pute au-dehors, mais divinité dès qu'elle est nue et sous les yeux de Giacometti. L'appartement de M. Duras qui s'y sentait affreusement seule, et qui lui préférait un parc dans lequel au moins elle écoutait les animaux. Naturellement il accomplit le trajet Rimbaud. le fils Rimbaud, qui plus âgé marchera à côté de son chameau pour économiser les forces de la bête, et la mère lui rappellent comment il a commencé sa carrière d'écrivain. Apparemment Espedal a un compte à régler avec ses parents. Il s'installe à la belle étoile non loin de la maison natale du poète, et il attend, sûr qu'il se passera quelque chose. Mais non. Il ne dort pas. Au matin, il aperçoit un pécheur, et il a « son » illumination : l'écrivain est semblable au pécheur, tous deux attendent concentrés et impatients la prise. Et du coup il a envie d'être à son bureau, même si partout il peut trouver une place où écrire, de préférence dans un café, où il déguste une bière ou un verre d'alcool.
le voyage est propice aussi à des rencontres, celle d'un professeur qui invente pour son compagnon et lui une fable d'Esope, celle d'un cheval abandonné qui ne les quitte pas, celle d'un coq désespéré sur la route qui le mène à l'abattoir, d'un berger qui leur confie la santé de sa femme, d'un Turc d'Istambul qui veut faire connaître au narrateur les bas-fonds de la capitale, celle de l'ivrogne grec qui ne voyage pas.
le narrateur voyage depuis qu'il a 16 ans. Ses parents lui permettaient-ils donc de partir ainsi si jeune ?, se demande-t-il. En plus il part avec sa petite amie. Il aime l'amour, et ne refuse pas des nuits d'amour sur la plage ou dans les hôtels. Mais il aime plus l'amitié, celle de Narve Skaar, un homme qui est né dans sa ville, mais qu'il n'a connu qu'à la bibliothèque, alors qu'il lisait A l'ombre de Byzance, de William Dalrymple. Ni l'un ni l'autre ne sont mariés, et chacun d'eux aime sa solitude. Ils n'hésitent pas à se séparer en voyage pour avoir le temps de lire, méditer, prendre des notes.
le voyage est indissociablement lié à la lecture, mais les livres ont la seconde place, puisque les deux marcheurs s'en débarrassent si le sac à dos est trop lourd. le bon poids d'un sac est de 12 kg, mais il peut peser plus ; on n'y trouve jamais de tente ou de tapis de sol, mais du vin ou du whisky, toujours
La suprême vertu du voyage est qu'il rajeunit ; il exige qu'on soit jeune, qu'on voie tout avec un regard neuf. C'est ainsi que, lorsque le randonneur est émoussé, que le corps est fatigué, que le mal du pays le prend, il vaut mieux qu'il arrête le voyage. La piste de toutes façons est toujours ouverte. Dans Un été dans l'Ouest, on sent très bien aussi que la route appelle.
le rythme d'Espédal, contrairement à celui de sa marche qui va loin, est rapide, alerte, plein d'allégresse. le livre est stimulant. On a envie de faire la route lycienne, une des plus belles randonnées du monde, de lire des livres, d'écrire ses aventures. Les écrire chez soi, en regardant au-dehors l'infinité de la mer.
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   29 juillet 2021
L'asphalte est la pire surface pour la marche, bien pire que les pierres, bien pire que le rocher, l'asphalte est dur, mort, je sens le béton asphaltique dans ma colonne vertébrale, il me fait mal aux épaules, à la nuque, jusque dans la tête.
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MimekoMimeko   28 juillet 2021
Il y a dans la vie des périodes où tu te dis : tu es quelqu'un d'insupportable. Il y a dans la vie des périodes où tu veux te perdre. Tomber plus bas que terre. Tu bois et tu te dissous, tu sombres. Tu fais de ton mieux pour toucher le fonds. Tu t'y diriges et le plus agréable, c'est que tu te complais à ce travail de démolition.
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MimekoMimeko   28 juillet 2021
Je me déshabille, me glisse dans le lit, sors le livre de Rousseau de mon sac, lis quelques pages, il n'y a rien de tel que de lire au lit, le soir, avant de s'endormir.
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ninosairosseninosairosse   31 octobre 2016
"La piste ouverte. La vaste demeure de l'âme est la piste ouverte. Ni le ciel ni le paradis. Pas "au-dessus", pas même "dedans". L'âme n'est ni au-dessus ni au-dedans. Elle est un voyageur sur la piste ouverte. Ni par la méditation. Ni par le jeûne. Ni par la connaissance du ciel et de la vie intérieure, à la manière des grands mystiques. Ni par l'exaltation. Ni par l'extase. Par aucune de ces voies, l'âme n'arrive à s'appartenir. Seulement en suivant la piste ouverte. Ni par la charité. Ni par le sacrifice. Ni même par l'amour. Ni par les bonnes actions. Par aucun de ces moyens, l'âme ne s'accomplit. Seulement en s'en allant sur la piste ouverte. Le voyage en lui-même, sur la piste ouverte. Exposé à tous les contacts. Sur deux pieds lents. Affrontant tout ce qui passe sur la piste ouverte. En compagnie de ceux qui suivent le même chemin. N'allant vers aucun but. Seulement la piste ouverte."

D. H. Lawrence
p40
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ninosairosseninosairosse   06 novembre 2016
On est passé à coté de ses poèmes, de la même façon que nous passons à coté d'un arbre, sans véritablement le voir, sans comprendre ce que nous avons laissé derrière nous. L'arbre et le poème sont porteurs du même message : nous devons apprendre à voir. Nous devons apprendre à lire. En lisant Olav Nygard, nous découvrons que tout ce que nous cherchions, tout ce qui nous manquait, est là, où que nous soyons, devant nos yeux. Caché dans ce qui nous est proche, dans les choses simples, dans ce qui nous entoure et nous est familier, dans ce que nous ne voyons plus à force de le côtoyer.

p66
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Videos de Tomas Espedal (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tomas Espedal
Lecture en anglais de Tomas Espédal, à partir de son texte "Marcher"
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