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EAN : 9782363391346
224 pages
Éditeur : Finitude (22/10/2020)
3.16/5   22 notes
Résumé :
Pierre Lombard a tout perdu : un poste prestigieux dans un grand groupe d’édition, sa femme, ses ambitions d’écrivain. Amer et désabusé, il accepte un poste de représentant en librairie pour de petits éditeurs.
Tournée après tournée, dans la solitude de sa voiture, il se nettoie des faux-semblants de sa vie antérieure et se reconstruit par la lecture.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  12 septembre 2020
Dernier –né du camarade-, libraire-écrivain ; homme du Livre, de la tête aux pieds ou plus exactement pour « un commis-voyageur en livres » : des pieds à la tête !
Dans ce nouvel ouvrage, il s'agit de notre narrateur, Pierre- (sûrement un double bien proche …de Christian Estèbe ), au début du récit, possédant un poste prestigieux dans un important groupe d'édition dirigé par un homme , que notre « commis-voyageur » admire, un écrivain manqué, possédant toutefois une vraie flamme envers son métier d'éditeur-passeur…et puis le monde marchand, les ratios de rendement vont prendre le dessus et tout dévoyer… s'ensuivra un malentendu, et un gros clash entre notre »héros » et son patron ; il claquera la porte… et cela sera le début d'un parcours du combattant…Notre « « cadre » bien installé va devenir « un itinérant improbable de la littérature », faire l'expérience de la route et de tous les types de lieux du Livre, ce qui nous vaut des observations affinées des transformations de toute une corporation professionnelle dans un monde du Livre en totale mutation !
Il verra, constatera à son grand désespoir les mutations nombreuses du métier « de commercial en livres »… se vidant progressivement du contenu et d'authenticité basique !... restent trop souvent le bruit assourdissant du tiroir-caisse et des interlocuteurs indifférents ou incultes !
Ressort de la narration le portrait d'un homme toujours intimement habité par la littérature, le Livre et par sa transmission, mais abominablement déçu , littéralement écoeuré par le monde éditorial, devenu marchand à outrance, ayant perdu, au fur et à mesure sa qualité et sa quintessence originelles !!
Je vais faire à l'aune de mon propre parcours de libraire dans les mêmes années que le narrateur, un contre-point sur ses visions ( malheureusement parfois justifiées) de libraires inattentifs, incultes, ou gestionnaires bornés…. Responsable- Libraire , j'ai reçu, accueilli, écouté un grand nombre de représentants, et de ce côté-là, nous avons droit aussi à tout : du passionné indéfectible irrésistible et communicatif au démarcheur qui se moque du contenu, veut fourguer un maximum de sa marchandise, en récitant les argumentaires que sa ou (ses) maisons d'édition lui a (ont) « assénés ».… J'ai gardé de formidables souvenirs des vrais « itinérants de la littérature » !... Je ne peux résister une parenthèse pour évoquer, parmi d'autres complicités et camaraderies, deux personnalités rencontrées entre les années 80 et 90 : René F., représentant Inter-Forum, sur-actif boulimique de littérature, qui ,en sus de son métier, s' investissait « corps et âme » avant et à sa retraite, dans les débuts et le développement du Marché Brassens, ainsi que dans La rédaction de la Lettre du Marché… faisant lien entre les bouquinistes… Ainsi André L., [ représentant du Seuil ] irrésistible autodidacte, aux multiples curiosités et surtout une sincérité confondante lorsqu'il trouvait qu'il ne défendait pas assez bien un ouvrage , lui tenant à coeur.
Dans le récit des tribulations aussi cocasses que trop fréquemment affligeantes de Pierre, il survient heureusement, parfois de belles rencontres avec de véritables interlocuteurs-Libraires ou autres médiateurs du Livre, animés de la plus belle flamme pour défendre envers et contre tout le, les LIVRE [S]… Sinon, il reste une impression globale de déception, d'amertume envers un monde défaillant où le Livre, la Culture sont traités avec désinvolture et des criters marchands de plus en plus limitatifs et inadaptés !
Ouf, une lumière… apparaîtra pour Pierre, au bout de tout ce temps sur les routes à affronter clients« mal-embouchés », intempéries, solitude… et obligation du rendement …une éclaircie, une opportunité lui permettant de défendre le livre comme il l'entend, dans un cadre libre et ouvert à tous les vents, « intellectuellement. Je ne vous en dirai pas plus !
Restent et subsistent durablement et avec toujours autant de bonheur, pou l'auteur, l'amour des mots, des « grands » livres aux petits tirages, des « vrais » écrivains (et pas que…des têtes de gondole !!!)… Pierre nous fait partager ses chouchous…(dont je partage une grande partie, sauf Bertrand Runtz, Thierry Gillyboeuf, traducteur et biographe de Thoreau, que je découvrais avec cette lecture !)…
« Il explique à une libraire que pour repousser les limites du convenu, il faut parfois, souvent, repousser les limites du convenable. La vérité d'un texte n'est pas forcément amusante, délicate, jolie.
Il lui parle des auteurs qu'il aime, Maurice Ciantar, Bernard Blangenois, Henri Calet, Belinda Cannone, Christian Garcin, Bertrand Runtz, Thierry Gillyboeuf, Perros, Cloux, Pirotte. « (p. 192)
Je remercie à titres divers, l'auteur pour ses livres, son enthousiasme intact pour l'Ecrit et sa passion toujours en action pour Les Livres [Bouquiniste dans la cité phocéenne … ] sans oublier nos échanges toujours plaisants sur les livres que nous aimons, avec une exclusivité quasi -identique !
… je renouvelle mes remerciements à Finitude, éditeur au catalogue rempli de richesses et de textes atypiques…sans omettre les maquettes originales, très élégantes…Le contenu et le contenant , en harmonie si agréable, pour nous Lecteurs- papier, qui aimons aussi, en plus de la qualité des mots, toucher physiquement le papier, feuilleter les textes , avec gourmandise !!
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Cathy_lit
  06 janvier 2021
Bonjour,
Un roman aujourd'hui reçu par Agence La Bande que je remercie.
La vie fugitive mais réelle de Pierre Lombard, VRP de Christian Estèbe chez Editions Finitude.
Pierre Lombard a un poste important dans une petite maison d'édition indépendante, il aime son métier depuis une vingtaine d'années pour les relations avec des auteurs pas forcément connus mais qu'il aide à avoir du succès. Depuis quelques temps il n'est plus en accord avec la politique de l'entreprise et décide de démissionner. Il va vois son ami bouquiniste, qui lui parle d'un poste de VRP.
Pierre Lombard va donc devenir ce voyageur de commerce, ce représentant en encyclopédies. Nous allons découvrir la vie d'un homme solitaire, mais aussi la richesse des rencontres qu'il peut faire et l'introspection que cela peut apporter.
Un livre très agréable, sur la vie ordinaire d'un homme, qui n'est bien évidemment pas un livre d'aventures trépidantes. Il nous indique que la vie est pleine de rebonds et qu'il faut savoir saisir sa chance quand elle se présente.
Quatrième de couverture : Pierre Lombard a tout perdu : un poste prestigieux dans un grand groupe d'édition, sa femme, ses ambitions d'écrivain. Amer et désabusé, il accepte un poste de représentant en librairie pour de petits éditeurs. Tournée après tournée, dans la solitude de sa voiture, il se nettoie des faux-semblants de sa vie antérieure et se reconstruit par la lecture.
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MadameTapioca
  11 février 2021
Un roman qui avait tout pour me plaire sur le papier.
L'auteur qui connait bien le milieu de l'édition, nous amène à travers la vie de Pierre Lombard dans les méandres de la chaine du livre.
Cet ancien cadre dans un grand groupe à quitté sa boite sur un coup de tête et se retrouve VRP pour une petite structure, sillonnant la France pour placer des encyclopédies. On croise des des libraires, des bibliothécaires, des grands patrons et désenchantement, nostalgie, amour de la littérature se mélangent.
Tout cela en effet aurait du me séduire mais c'est l'ennui qui l'a emporté. Ça tourne en rond, ça pinaille, ça se regarde le nombril.
J'attendais sans doute trop de ce roman en raison du sujet abordé.
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sylire
  10 novembre 2020
Pierre vient de perdre un poste haut placé dans un grand groupe d'édition, après avoir refusé de faire un "rapport" sur une personne accusée de malversations et qu'il croit innocente. Désormais au chômage, Pierre accepte un poste de VRP qui lui fait parcourir la France pour faire la promotion de livres et d'encyclopédies. Il visite essentiellement les libraires et les bibliothèques. Ce poste est moins passionnant que le précédent mais lui fait voir du pays et rencontrer des gens. le temps passé en voiture lui permet de réfléchir à l'évolution du monde du livre avec la disparition des petites maisons d'éditions, avalées peu à peu (à son grand regret) par des grands groupes.
Pierre Lombard est un personnage attachant. Il ne manque pas d'humour, se lie facilement et pratique l'autodérision. J'ai pris plaisir à le suivre le long des routes de France, partageant ses réflexions. Je n'ai pas réussi à replacer le roman dans le temps. Il me semble que cela fait belle lurette qu'on ne vend plus d'encyclopédies papier.
La description du monde du livre est assez pessimiste et désabusée. Aux côtés de quelques passionnés de littérature, nous découvrons des gestionnaires peu soucieux de la qualité des ouvrages qu'ils proposent. Plus généralement, il est question du rapport de l'homme au travail. J'ai trouvé certaines réflexions très justes, comme celle-ci, par exemple, qui peut s'appliquer à n'importe quel métier.

On peut lire, sur la quatrième de couverture, que Christian Estèbe a été libraire puis représentant en librairie et qu'il est aujourd'hui bouquiniste à Marseille. Son personnage principal, Pierre Lombard, a un parcours assez proche. L'auteur semble bien connaitre son sujet. Amoureux des livres et des mots il partage avec nous sa passion.
Voilà un roman intelligent, à l'écriture soignée et non dénué d'humour. Bien qu'il n'y ait pas de réelle intrigue (juste un petit rebondissement à la fin), l'histoire est assez prenante.
Une belle découverte !
Lien : http://www.sylire.com/2020/1..
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Sophie_Bazar
  03 novembre 2020
Pierre Lombard occupait un poste important dans une prestigieuse maison d'édition jusqu'à ce qu'il décide d'en claquer la porte, lassé de trop de compromissions. Il retrouve alors une place dans la chaîne du livre en devenant représentant en librairie...
Que seraient les livres (et leurs auteurs) sans les représentants qui parcourent les routes à longueur de temps jusque dans les régions les plus reculées pour les défendre auprès des libraires ?
L'auteur raconte, de manière tout à fait désabusée, le quotidien de ce colporteur, les tournées de librairie en bibliothèque en passant par les salons du livre, entre deux hôtels et entre deux rencontres, dressant un tableau plutôt méconnu et finalement assez triste de cette vie de VRP avec pour seul moteur la passion du livre. Tandis que Pierre Lombard passe ses journées à vendre, à argumenter, à compter, il parvient entre besoin de solitude et souci du chiffre d'affaires à prendre du recul et à réfléchir sur sa propre existence.
Sur un ton mélancolique, une ode aux livres et à leurs défenseurs.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   19 janvier 2021
Pierre Lombard était conscient qu'il lui faudrait soigner la première phrase de son livre. Depuis la terrasse du Saltimbanco, il regarde sur l'horizon la fumée de son cigare qui dessine des hiéroglyphes à contre-ciel. Il la tourne, la retourne, cette phrase.
La mer, sans cesse recommencée, son ressac, un passé à l'endroit, un passé à l'envers.
Comment était celle qui ouvrait l'Ulysse de Joyce ?
«Majestueux et dodu, Buck Mulligan parut en haut des marches, porteur d'un bol mousseux sur lequel reposait en croix rasoir et glace à main.»
Et cette autre, dans Cent ans de Solitude de Garcia Marquez :
«Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena voir la glace.»
Exercice de mémoire. pierre Lombard n'est pas sûr que ces citations soient exactes. Il avait découvert, émerveillé, ces deux romans et sa vie en avait été changée. Il se souvient des bords du Lez, sa rivière, où il avait fait connaissance avec les méandres de Dublin, en compagnie de Bloom, et de Macondo, la ville mythique et pourtant si réelle de l'écrivain colombien.
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fanfanouche24fanfanouche24   09 septembre 2020
Passer de l'écrit vain, à l'écrit vrai, lever le voile des mots d'usage, des mots d'usure. Comment gratter les mots. Ecrire pour retrouver en soi ce qui parle à soi, donc à tous. Etroite est la passerelle, et il faut être un peu funambule pour tirer l'or de cette vieille matière corrompue que sont les mots. (p. 147)
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fanfanouche24fanfanouche24   07 septembre 2020
Elle raconte à Lombard, qu'elle a toujours été libraire, puisqu'elle a succédé à sa mère qui elle-même avait succédé à la sienne.
"Nous ne quittons pas nos montagnes, vous voyez, Monsieur Lombard, libraires de mères en filles depuis cent cinquante ans.
-Vous n'avez pas peur de ce qui se développe: Internet, Amazon, les grandes chaînes de distribution, ce métier qui se modifie à toute vitesse ?
- Non, je n'ai pas peur, je le connais, mon métier, et mes clients me connaissent, c'est ça mon assurance. La librairie Arcade, c'est comme l'église du village, le boulanger, le boucher. Tant qu'il y aura de la vie dans le bourg, je serai là, c'est le Chaminadour de mon cher Marcel Jouhandeau." (p. 86)
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Erik35Erik35   19 janvier 2021
Il lisait aussi les Mystères de Paris, le Dernier des Mohicans, Le Bossu. «Si tu ne viens pas à Lagardère, Largardère viendra à toi.» Il se dit que désormais Lagardère n'est plus qu'un groupe financier, majoritaire dans Audience Groupe. Les petits comptables en costume gris auxquels personne ne faisait attention, que tout le monde méprisait un peu, ont pris le pouvoir. Interchangeables, incassables, inusables, ce sont eux qui ont inventé l'écriture pour les livres de comptes à l'aube des temps et ils seront encore là lorsque le soleil commencera à mourir.
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fanfanouche24fanfanouche24   08 septembre 2020
Lombard se dit qu'il a eu une mauvaise idée de vouloir revoir Pargueminière. N'avait-il pas barré son nom sur son agenda ? Pas si facile de quitter les gens sans se retourner, de couper des liens qui furent parfois si longs, si complexes à tisser. (p. 108)
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Vidéo de Christian Estèbe
Rencontre avec Christian Estèbe, “La vie fugitive mais réelle de Pierre Lombard, VRP” (Finitude) Rencontre présentée par : Elodie Adde et Sarah David, étudiantes en apprentissage dans le cadre de la licence professionnelle librairie de l'IUT Bordeaux Montaigne.
Pierre Lombard a tout perdu : un poste prestigieux dans un grand groupe d'édition, sa femme, ses ambitions d'écrivain. Amer et désabusé, il accepte un poste de représentant en librairie pour de petits éditeurs. Tournée après tournée, dans la solitude de sa voiture, il se nettoie des faux-semblants de sa vie antérieure et se reconstruit par la lecture.
Retrouvez son livre chez vos librairies indépendantes : https://www.librairies-nouvelleaquitaine.com/
Inédite édition de l'Escale du livre, du 24 au 28 mars 2021 et durant tout le printemps https://escaledulivre.com/
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© musique : Hectory - Réalisation et sound design : Grenouilles Productions - création graphique : Louise Dehaye / Escale du livre 2021 - Inédite édition
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