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ISBN : 2021341941
Éditeur : Seuil (21/09/2017)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Comment en suis-je venue à écrire ? Je revois ma mère. Je l’entends. Elle avait un don inouï pour les histoires. Courtes ou longues, vraies ou fausses.
C’était sa façon de conjurer la souffrance, la vie difficile. Elle m’a ainsi ouvert ces portes invisibles qui transfigurent le monde et font jaillir l’espoir.
Dès ma naissance, pourtant, elle m’avait rejetée. Les circonstances. Et un secret qui faillit me détruire.
Pour m’en sortir, je suis deven... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
fanfanouche24
  08 octobre 2017
"Les mots de ma mère étaient puissants. Les uns m'ont émerveillée, ont réussi à réenchanter ma vie. D'autres furent meurtriers. Ils ne m'ont pas tuée-J'ai toujours préféré les premiers. A-t-elle mesuré ce que je lui dois ? S'est-elle un jour aperçue qu'elle était la mère de mes histoires. "(p. 249)
Un texte bouleversant, touchant où l'auteur du "Nabab" nous conte son enfance, son milieu familial, où l'écriture était taboue, où le métier d'écrivain n'était pas considéré comme réel ni sérieux !

"L'écrivain, lui, est seul. Sa parentèle, au mieux, voit en lui un être à part. Excentrique, un peu baroque, "spécial", dit-on parfois. le plus souvent, il dérange les siens, les inquiète. C'est compréhensible. Il passe son temps à interroger des énigmes et tenter de les déchiffrer. (...)
Entre la fidélité au groupe et la liberté, l'écrivain choisira toujours la liberté. "(p.11-12)

Irène Frain nous relate le chagrin provoqué par le désamour maternel à son égard , dans une fratrie de cinq enfants... désamour qu'elle ne parvenait pas à expliquer, un père aimant, mais solitaire ...
Ses demandes enfantines pour comprendre le pourquoi des non-dits familiaux, et son besoin irrépressible d'inventer et de raconter des histoires ...pour "survivre"...
Une mère qui rejette, se ferme, et un père qui protège et défend un maximum ce "petit vilain canard", portant de plus, le prénom d'une femme que son père a passionnément aimée !
Un texte des plus intimes, absorbant, riche d' émotions qui exprime en profondeur la valeur ainsi que le pouvoir des mots, qui aident à comprendre, à grandir, à se construire...
Un écrit autobiographique puissant, à la fois quête filiale, bataille d'un enfant pour se faire aimer d'une mère "rejetante"...souvenirs d'enfance, construction d'une petite fille pleine de vie, et d'imagination, qui va s'aider des mots et des histoires , pour faire face à l'adversité et aux non-dits,
aux drames souterrains, familiaux...
"C'est ce jour-là, je pense, à l'instant où je me suis ouvertement dressée contre elle, qu'a commencé à s'écrire en moi le livre interdit.
Et sans doute ce livre-ci. A chaque mot, pourtant, comme ne ces temps lointains, je me cogne et me recogne au mur du silence.
Pas seulement celui de mes parents. le mien, d'abord le mien, ce que j'ai peur de dire. Puis de phrase en phrase, je les apprivoise, ce silence et cette peur. Je m'aperçois que ma caméra intérieure ne fut pas aussi neutre que je l'ai cru. Et qu'il était écrit que j'écrive. "(p. 208)
Les MOTS, outil puissant de RESILIENCE !
Dans la prolongation de cette lecture troublante , si personnelle, j'éprouve la curiosité de lire deux écrits antérieurs, l'un en hommage et mémoire de son père "Sorti de rien", et le fameux livre interdit , qui dérangea la famille, "La maison de la Source". Irène Frain explique fort bien deux versants de son oeuvre: celle, fort longue où elle a été faire ces fameuses "fouilles d'urgence" afin de comprendre les racines de son besoin d'écriture, et cette opacité familiale, ce désamour maternel incompréhensible qui l'étouffèrent , la rendirent malheureuse...et l'autre versant de ses écrits, qui sont " autres " ... libéré de son histoire familiale, enfin apaisée ou du moins acceptée !!
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Les critiques presse (1)
Culturebox   09 octobre 2017
La romancière Irène Frain publie au Seuil "La fille à histoires", un livre qui raconte le chemin qui l'a menée à l'écriture. Un chemin qui commence à l'aube de sa vie avec une mère qui refuse la maternité et en conséquence le bébé qu'elle a eue.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   08 octobre 2017
C'est ce jour-là, je pense, à l'instant où je me suis ouvertement dressée contre elle, qu'a commencé à s'écrire en moi le livre interdit.
Et sans doute ce livre-ci. A chaque mot, pourtant, comme ne ces temps lointains, je me cogne et me recogne au mur du silence.
Pas seulement celui de mes parents. Le mien, d'abord le mien, ce que j'ai peur de dire. Puis de phrase en phrase, je les apprivoise, ce silence et cette peur. Je m'aperçois que ma caméra intérieure ne fut pas aussi neutre que je l'ai cru. Et qu'il était écrit que j'écrive. (p. 208)
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fanfanouche24fanfanouche24   08 octobre 2017
A cette époque-là, "ailleurs", c'est un mot que je n'aime pas. Il me terrorise. Dès que je me dispute avec la Soeur Modèle, ma mère me le crie aux oreilles : " Tu verras comment les gens te dresseront quand tu iras ailleurs ! "[...] heureusement, il y a le Quelque Part. Lui, c'est l'ailleurs sans la peur. (p. 160)
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fanfanouche24fanfanouche24   08 octobre 2017
Je les ai portés , ces vêtements. (...)
Puis j'ai fini à mon tour par les embaumer dans un placard. Je les ressors de loin en loin.
Je ne les enfile pas. Je fais comme Grande-Marraine le jour où elle me les a donnés, je les étale un moment sur un lit et je les effleure de la main. Et c'est chaque fois la même chose: je crois sentir sous mes doigts la matière dont on fait les romans, le tissu du Temps. (p. 173)
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fanfanouche24fanfanouche24   08 octobre 2017
Les mots de ma mère étaient puissants. Les uns m'ont émerveillée, ont réussi à réenchanter ma vie. D'autres furent meurtriers. Ils ne m'ont pas tuée-J'ai toujours préféré les premiers.
A-t-elle mesuré ce que je lui dois ? S'est-elle un jour aperçue qu'elle était la mère de mes histoires. (p. 249)
Commenter  J’apprécie          60
fanfanouche24fanfanouche24   08 octobre 2017
C'est qu'il était vivant, le silence de la maison. Tant de choses s'y racontaient. (p. 209)
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