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Marthe Robert (Traducteur)
ISBN : 2070422062
Éditeur : Gallimard (02/01/2002)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 424 notes)
Résumé :
« Très cher père, Tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre... » Réel et fiction ne font qu'un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris. Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l'oeuvre de Kafka... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  12 novembre 2015
Un courrier qui n’est jamais parvenu à son destinataire.
Franz Kafka a vécu toute son enfance dans la crainte de son père, un homme autoritaire et malveillant. A l’âge adulte, alors que la peur de ce père existe toujours, dans cette lettre qui lui est adressée, Franz Kafka essaie d’analyser les conséquences de cette relation destructrice. Cette domination paternelle qui a fait de lui un homme angoissé, solitaire et introverti, incapable de s’engager durablement dans une relation amoureuse.
Une angoisse qui a aussi fait naitre et a porté une œuvre incomparable.
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gouelan
  15 avril 2015
La Lettre au père écrite par Kafka alors qu'il est âgé de 36 ans, est un peu le Procès de son père.
Père tyran, incapable d'affection, il écrasera l'enfant par sa toute puissance, par son ironie, ses injures, son rire méchant. Il est trop fort pour cet enfant fragile et craintif. L'enfant ne pourra pas devenir un adulte confiant et serein. Il sera toujours poursuivi par l'ombre géante de ce père, il ne pourra jamais rivaliser avec lui. Aucune compréhension entre les deux n'est possible. Les outils de l'éducation du père ne sont pas adaptés à cet enfant sensible.
Le père reproche à son fils sa froideur, son ingratitude, sa bizarrerie. L'enfant rend le père responsable de l'homme qu'il est devenu, de son incapacité à vivre heureux, à s'affirmer par ses propres moyens.
Comment se libérer de l'emprise de ce père ? En fuyant grâce à l'écriture. On retrouve en effet beaucoup ce thème de la domination du père dans ses écrits. le mieux ; « l'extrême degré de ce qu'un homme peut atteindre », serait de fonder une famille. Mais cet acte de mariage serait trop lié à son père. Il ne peut acquérir son indépendance que par un acte tout à fait étranger à son père, pour qu'il ne souffre pas de la comparaison.
Il est donc resté l'esclave de ce père. Mais il en est aussi le parasite, puisqu'il reste bien à l'abri dans le confort offert par ce père, tout en le tenant responsable de ses échecs de son incapacité à vivre son indépendance. Il se délivre ainsi du poids de ses responsabilités.
On peut se reconnaitre dans cette lettre. Chacun se demande un jour comment nous sommes devenus l'adulte que nous sommes. Quelle est la part de responsabilité parentale dans cette construction, dans nos échecs, dans nos angoisses, dans nos choix ? Quelle vie aurions-nous eu si nous avions reçu une autre éducation ?

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mariecesttout
  05 mars 2014
Comme j'ai lu très récemment le témoignage de Céline Raphaël, intitulé La démesure, j'ai repensé bien sûr à cette fameuse Lettre au père.
C'est une lettre dont chaque page, chaque mot, même, du fait de la concision du texte, serait à détailler, et il y aurait tant à en dire..... Mais cette concision même fait la beauté de ce texte, sans doute.
C'est un texte qui démarre sur le mot "peur", et c'est un texte encore habité par la peur, du moins au début. En effet, Franz Kafka commence par le disculper, ce père. "Absolument innocent". Ben voyons.Oui, dans un sens, bien sûr. Si le père est ce qu'il est, c'est qu'on a fait de lui ce qu'il est. C'est l'éternelle répétition de l'histoire. Donc, une histoire familiale où l'on note une réussite sociale manifeste, un père donc qui a travaillé tôt et qui pense qu'il suffit de délivrer ses propres enfants (car cette lettre ne concerne pas que le fils, les filles -les soeurs- sont évoquées aussi, et même la nièce) des difficultés matérielles qu'il a endurées, lui, pour qu'ils lui soient reconnaissants. Que du classique.
Mais très vite, le réquisitoire démarre sur une phrase magnifique du père: " Je t'ai toujours aimé et quand même je ne me serais pas comporté extérieurement avec toi comme d'autres pères ont coutume de le faire, justement car je ne peux pas feindre comme d'autres".
C'est un typique exemple du double discours si déstructurant : je t'aime et si je ne te le montre pas, c'est que je ne sais pas feindre.......... Sans commentaires. Il aime qui, là? L'enfant tel qu'il est, ou celui qu'il aurait voulu avoir, c'est à dire lui renouvelé? Tout est dit.
Tout ce qui est à même de détruire la personnalité d'un enfant, une logique de mort dont peu réchappent, d'ailleurs, ou bien abimés:
- l'écrasement et l'humiliation physique (la cabine de douche) et spirituel, une seule vision des choses est acceptable, et ce jusque dans l'inconséquence (très vite notée par les enfants, ça....) et le manque de logique.
- la remise en cause par l'ironie, la moquerie de toutes les paroles, les sentiments, les émotions de l'enfant, ce qui fait qu'il n'a plus qu'une alternative, tout cacher
- l'encore classique " fais ce que je te dis, ne fais pas ce que je fais" (le repas, la religion), ma loi est pour toi, elle n'est pas pour moi, comment dès lors comprendre cette loi?
- la peur entretenue de la violence physique (avec l'excellent exemple du pendu), qui même si elle est rare, est toujours suggérée et entretient la même et constante terreur
- l'ambivalence, avec de temps en temps une éclaircie qui entretient l'amour (même les enfants les plus maltraités aiment leurs parents..): le regard inquiet du père à l'enfant malade, par exemple. Après, il attend d'autres signes, et c'est reparti.
-la tyrannie appliquée dans tout l'univers proche, qui s'étend aux employés et s'arrête complètement à l'extérieur de ces deux cadres, familial et professionnel. le désarroi que peut ressentir un enfant devant cette complète transformation de son père dans un cadre différent, le secret qu'il doit garder, la culpabilité qu'il ressent par assimilation.
- l'emprise, ce que Kafka quelque part nomme "amour" en parlant de la jalousie du père pour ses amis, mais qui n'est pas du tout de l'amour, mais un besoin de possession totale
- le chantage à la maladie, le surmenage, etc
-et enfin, la mère........ Dans un film australien, Shine, l'histoire de David Helfgott, un père détruit son fils, pianiste virtuose, et le rend fou. C'est un peu la même chose, la mère n'est qu'évoquée. Et pourtant. Quel rôle important a la mère dans ces drames familiaux. Là, Kafka le dit aussi, la mère aime plus son mari que ses enfants. Et c'est ce qui complète le tableau, elle a une position très ambivalente qui est juste suggérée, mais qui n'a pas dû aider un fils à véritablement faire ce qu'il avait à faire, c'est à dire ou se révolter, ou au moins fuir.
Cela aboutit donc fatalement à un personnage qui par définition rate tout..Normal, pour le personnage le plus important de sa vie, ce père pervers (avec lequel il ne cesse d'entretenir une relation d'un masochisme assumé d'ailleurs, faut être deux pour que ça continue, ce genre de relations), dans tout ce qu'il fait, dit, ressent, exprime, il n'y a jamais rien eu à admirer. Et il le constate avec une lucidité admirable. La fin de cette lettre, les réflexions sur son incapacité à fonder sa propre famille et les propos prêtés au père sont un miracle d'intelligence et d'introspection.
Ce texte devrait être plus lu, à mon avis, tant il est puissant et intelligent, mais il parle peut être plus à une certaine catégorie de lecteurs, ceux qui ont vécu d'une manière ou d'une autre ce que Kafka décrit. Qu'ils aient pu -un peu- dépasser ce genre d'enfance, ou pas encore. C'est d'ailleurs à mon avis un texte qui pourrait en aider beaucoup à ce que l'on nomme maintenant la résilience.
Je ne pense pas que ce texte soit vain parce qu'il n'a pas été envoyé. A mon sens, il ne servait à rien de l'envoyer, car son destinataire, tel que décrit (et je n'ai aucun doute quant au réalisme du portrait) n'était pas à même de le recevoir. Enfin, intellectuellement et affectivement, non. Ce genre de personnage ne peut se permettre une telle déstabilisation, tant son identité tient justement dans les tares reprochées. S'il les admet, il n'est plus rien.Mais cette analyse, de par sa lucidité, aurait pu être le début d'une autre étape dans la vie de Kafka, lui permettre de repérer les situations dans lesquelles il se remettait lui-même dans la même position qu'on l'avait contraint à adopter dans l'enfance. Il avait tout compris........ un peu tard. Or, pour se sortir (plus ou moins...) des ornières (à savoir rejeter tout le malheur de sa vie sur l'enfance vécue, même si elle a été tragique), il faut impérativement, et le plus tôt possible, comprendre ce que l'on a vécu. Céline Raphaël l'a fait.
Maintenant, c'est évident que cette enfance dramatique, et l'incapacité de la dépasser, cette pure création -quasi expérimentale (et pourtant si fréquente..) -d'une névrose majeure d'angoisse, a permis l'oeuvre de Kafka. Qui n'est qu'angoisse.
Après, c'est tout le problème de la souffrance nécessaire-ou non- à la création.



Lien : http://www.youtube.com/watch..
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Winter-
  22 octobre 2017
La Métamorphose avait été un véritable coup de coeur pour moi. L'univers kafkaïen m'avait complètement retourné. J'avais une terrible envie de m'y replonger pour pouvoir retrouver ce style unique et d'une puissance rare. Cette lettre publiée en 1952 de manière posthume a été écrite à l'attention d'un père. Kafka est un juif et praguois de naissance qui fait preuve de beaucoup d'audace dans l'ensemble de son oeuvre où il traite souvent les mêmes thèmes comme la famille et son oppression, l'amour féroce et le manque total de communication. On peut lire ce petit livre indépendamment des autres même si l'auteur fait des liens entre sa vie et son oeuvre (Cf. le Procès). Dans cet ouvrage, Kafka devient procureur de son père mais il le défend pathétiquement par moments. Ce père a dévalorisé ses enfants, il les a découragés mais aussi humiliés. La mère est aimante mais soumise à un mari tyrannique. Les 80 pages qui composent cette lettre sont d'une violence extrême, on plonge dans l'intimité de Kafka qui constitue un monde inexploré. La sincérité de l'auteur est particulièrement touchante, il se révolte contre une éducation stricte qui lui a laissé des séquelles à vie. L'éducation qu'un enfant reçoit définit son futur, ses émotions et sa vie en générale. Kafka n'a pas réussir à vivre une existence normale à cause de cette haine profonde qui n'a cessé de le ronger, il avait peur de décevoir son père à chaque étape de sa vie. Ses sentiments sont décrits avec beaucoup de précision, les déchirures sont profondes et la souffrance exprimée ici est terrible. Cette lettre doit être lue au moins une fois dans sa vie, elle témoigne des angoisses européennes d'une époque tourmentée.
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Under_the_Moon
  08 mai 2017
Il y a des écrivains qui font peur (à tort ou à raison), Kafka est de ceux-là pour moi. J'ai lu La Métamorphose au lycée , et n'y avait absolument rien compris, et puis, passé la trentaine, je vois et entends de plus en plus de choses intéressantes sur cette oeuvre et son auteur. Pourquoi ne pas lui redonner sa chance alors ? Mais avec des étapes !!
Et c'est là qu'intervient la Lettre au père. Ce petit ouvrage n'est pas une fiction. C'est une "véritable" lettre que Franz Kafka a écrit à son père, mais il ne lui a jamais donnée. ( Il paraît que cette lettre contiendrait des clés pour comprendre la si fameuse métamorphose du jeune écrivain tchèque !)
N'étant pas une fiction, le fil est parfois dur à suivre car Kafka couche sur le papier toutes ses peines à mesure qu'elles lui viennent.
Malgré cela, cette lettre à son père se révèle intéressante à plusieurs points de vue. Après sa lecture, plus besoin de lire une biographie sur l'auteur tant on ressent tous ses sentiments contraires vis-à-vis de son père qu'il décrit comme un stentor lui inspirant la peur autant que l'admiration. On sent bien aussi le désarroi du jeune Franz face au manque d'empathie que son père semble avoir pour lui. Et tout est sujet à désaccord entre le père et le fils ! Deux visions s'oppose, celle plutôt matérialiste et distante ("à l'ancienne") du père, et celle de Franz qui fait les études de droit comme on l'y oblige alors qu'il est passionné de théâtre yiddish et autres plaisirs artistiques dans la Prague effervescente au tournant du siècle. Mais aussi le rapport que chacun entretien à la religion (le judaïsme), etc
Ce qu'il dit de ses besoins de jeune garçon et de jeune homme sur le besoin d'encouragement mais aussi de celui de se démarquer est assez moderne pour une époque où les sentiments des enfants sont très peu (pour ne pas dire pas du tout) pris en compte.
Toutefois, malgré les petites bassesses, jalousies et déceptions, c'est tout de même le point de vue de l'homme "en maturation" qui se dégage, comprenant qu'aucun deux n'est totalement victime ou bourreau. Mais, à titre personnel, Franz se demande si la parentalité n'est pas , pour chaque individu, synonyme de sacrifice de bonheur personnel et épicurien ... et quand un autre être que soi-même compte, l'erreur est quasi inévitable. Alors, est-ce vraiment impardonnable ?
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   14 avril 2015
C'est comme pour quelqu'un qui a cinq marches basses à monter,
tandis qu'un deuxième n'en a qu'une, mais une qui, du moins pour lui, est aussi haute que les cinq autres réunies ; le premier ne se contentera pas de venir à bout de ses cinq marches, il en montera des centaines, des milliers d'autres, il aura même une vie pleine et fatigante, mais aucune des marches qu'il a gravies n'aura eu pour lui autant d'importance que n'en a pour le second cette unique marche, la plus haute, celle qu'il ne pourrait pas monter quand il y mettrait toutes ses forces, celle qu'il ne peut pas atteindre et que, bien entendu, il ne peut pas non plus dépasser.
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SteftchaSteftcha   01 novembre 2015
A table, on ne devait s'occuper que de manger, mais toi, tu te curais les ongles, tu te les coupais, tu taillais des crayons, tu te nettoyais les oreilles avec un cure-dent. Je t'en prie, père, comprends-moi bien, toutes ces choses étaient des détails sans importance, elles ne devenaient accablantes pour moi que dans la mesure où toi, qui faisais si prodigieusement autorité à mes yeux, tu ne respectais pas les ordres que tu m'imposais. il s'ensuivit que le monde se trouva partagé en trois parties : l'une, celle où je vivais en esclave, soumis à des lois qui n'avaient été inventées que pour moi et auxquelles par-dessus le marché je ne pouvais jamais satisfaire entièrement, sans savoir pourquoi ; une autre qui m'était infiniment lointaine, dans laquelle tu vivais, occupé à gouverner, à donner des ordres, et à t'irriter parce qu'ils n'étaient pas suivis ; une troisième, enfin, où le reste des gens vivait heureux, exempt d'ordres et d'obéissance. J'étais constamment plongé dans la honte, car, ou bien j'obéissais à tes ordres et c'était honteux puisqu'ils n'étaient valables que pour moi ; ou bien je te défiais et c'était encore honteux, car comment pouvais-je me permettre de te défier ! ou bien je ne pouvais pas obéir parce que je ne possédais ni ta force, ni ton appétit, ni ton adresse - et c'était là en vérité la pire des hontes. C'est ainsi que se mouvaient, non pas les réflexions, mais les sentiments de l'enfant.
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PiertyMPiertyM   03 août 2014
Je crois que tu as un certain talent d'éducateur ; ton éducation aurait certainement pu être utile à un être fait de la même pâte que toi ; il aurait aperçu le bon sens de ce que tu disais, n'aurait point eu d'autres soucis et aurait tranquillement accompli les choses de cette façon ; mais pour l'enfant que j'étais, tout ce que tu me criais était positivement un commandement du ciel, je ne l'oubliais jamais, cela restait pour moi le moyen le plus important dont je disposais pour juger le monde, avant tout pour te juger toi-même, et, sur ce point, tu faisais complètement faillite.
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PetitebijouPetitebijou   27 juillet 2011
Tu as aussi une façon particulièrement belle de sourire, silencieuse, paisible, bienveillante, - un sourire qui se manifestait rarement mais qui pouvait rendre très heureux s'il vous était destiné. Je ne me rappelle pas que tu me l'aies expressément accordé dans mon enfance, mais cela a bien dû se produire, pourquoi me l'aurais-tu refusé en ce temps-là, puisque tu me jugeais encore innocent et que j'étais ton grand espoir ? A la longue, d'ailleurs, ces impressions agréables n'ont pas eu d'autre résultat que d'accroître mon sentiment de culpabilité et de me rendre le monde encore plus incompréhensible.
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lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier   19 avril 2015
« Tu attendais au moins un peu de prévenance, un signe de sympathie ; au lieu de quoi, je t’ai fui depuis toujours pour chercher refuge dans ma chambre, auprès de mes livres, auprès d’amis fou ou d’idées extravagantes ; je ne t’ai jamais parlé à cœur ouvert, je ne suis jamais allé te trouver (…) d’une manière générale je n’ai jamais eu l’esprit famille »

« Absolument innocent, je le suis (…). Si je pouvais t’amener à le reconnaître, il nous serait possible d’avoir, je ne dis pas une nouvelle vie, nous sommes tous deux beaucoup trop vieux pour cela, mais une espèce de paix, - d’arriver non pas à une suspension, mais à un adoucissement de tes éternels reproches."

« Je n’ai jamais pu comprendre que tu fusses aussi totalement insensible à la souffrance et) la honte que tu pouvais m’infliger par tes propos et tes jugements. Moi aussi, je t’ai sûrement blessé plus d’une fois en paroles, mais je savais toujours que je te blessais, cela me faisait mal, je ne pouvais pas me maîtriser assez pour retenir le mot, j’étais encore en train de le prononcer et je le regrettais déjà. Tandis que toi, tu attaquais sans te soucier de rien, personne ne te faisait pitié, ni sur le moment, ni après, on était absolument sans défense devant toi. »

« Se marier, fonder une famille, accepter tous les enfants qui naissent, les faire vivre dans ce monde incertain et même, si possible, les guider un peu, c’est là j’en suis persuadé, l’extrême degré de ce qu’un homme peut atteindre. Que tant de gens y parviennent si facilement en apparence n’est pas une preuve du contraire »

« Il n’est vraiment pas nécessaire de prendre son vol pour arriver au beau milieu du soleil, mais il importe de ramper sur terre jusqu’à ce que l’on y trouve une petite place propre où le soleil luit parfois et où il est possible de se réchauffer un peu. »
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"En conclusion, la métamorphose est un manga qui te permettra de te plonger ou de replonger dans un classique de la littérature, tout en redécouvrant l'oeuvre sous un autre jour."
Salut à toi ! Voici une nouvelle fois un Mangado - La voie du manga sur La métamorphose de SAKURAI Toshifumi et Franz KAFKA. Pour ne louper aucune vidéo et nous soutenir, pense à t'abonner à la chaine youtube de Manga-News et de la Bande Animée !
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