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EAN : 9782072706707
320 pages
Éditeur : Verticales (03/01/2017)
2.97/5   19 notes
Résumé :
«Je m'utilise comme si j'étais un instrument. De toute façon, je suis une toute petite partie d'un être immense et souvent je dis des conneries. C'est pour ça que je cherche à n'être personne. Ça me permet d'en dire moins. Ou plus, mais sans craindre pour ma réputation.»

Hôtesse d'accueil accidentellement enfermée un week-end entier dans les wc de son entreprise, la narratrice de N'être personne va endurer cette épreuve avec les moyens du bord (de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
pyrouette
  16 octobre 2017
Ceux qui me connaissent vont comprendre la raison du choix de ce livre en lisant le résumé (vont rire et se moquer).
La narratrice enfermée un weekend dans les toilettes de l'entreprise où elle travaille comme réceptionniste va vite se résigner. Armée de papier wc et d'un stylo, elle se remémore des instants de sa vie avec des dates précises mais sans ordre cohérent. Ce livre pourrait aussi s'appeler : la voix de ma vie intérieure.
Et il faut dire qu'elle est riche cette vie intérieure. notre réceptionniste se pose des questions sur tout, nous raconte son enfance à la campagne, puis la vie à la ville, les voyages dans le monde, l'amitié, l'amour, la politique tout y passe. Malgré son don pour les langues, pour l'écriture, la littérature, son choix premier est de passer inaperçue : n'être personne prend toute sa dimension. Vaguement communiste, franchement en marge de la société, elle s'entoure de ses morts et de ses souvenirs. Son boulot est une planque, rien d'autre.
C'est une écriture différente, une construction hors norme, un récit savoureux mais déroutant. Des pensées jetées pêles-mêles, un questionnement sur le sens de la vie. Si vous aimez les romans classiques, passez votre chemin.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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igolenerougier
  16 mars 2017
Au sortir de ce livre j'ai surtout à dire à tous les lecteurs qui ont absolument besoin qu'un livre développe une fiction que ce n'est pas la peine d'essayer. « N'ÊTRE PERSONNE » ne raconte pas une histoire avec un début, un récit et une fin.
D'ailleurs, est-ce un livre, cette suite de notes, de réflexions, de souvenirs, de rêves, de mots qui renvoient à des situations imaginaires ou vécues, on ne sait jamais et c'est ce chaos apparent qui m'a donné la main. A vrai dire, mon embarquement difficile, la tentation de ne pas monter dans le bateau. Mais une fois partie, le voyage est tellement inédit qu'il m'a retenue.
« N'ÊTRE PERSONNE » m'est devenue une sorte d'autobiographie de l'auteur, volontairement décousue. Mais j'ai rencontré une femme, qui se tient de manière très volontariste sur les marges de l'existence, attirée par ce et ceux qui constituent l'autre côté. Je la verrais bien militante de Lutte Ouvrière, cette hôtesse écrivaine. Et pour tout dire, elle m'est devenue sympathique au milieu des ombres et des morts dont elle s'entoure jusqu' à ne plus avoir envie de retrouver les vrais vivants.
Ce n'est pas un coup de coeur, mais une lecture originale, et ça vaut toujours le coup.
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LabiblideVal
  08 février 2017
J'ai beaucoup entendu parler de Gaëlle Obiégly en ce début d'année: article dans Télérama, émission culturelle à la radio, et une amie m'a conseillé de lire "Petite figurine en biscuit qui tourne sur elle-même dans sa boîte à musique", son premier roman, qu'elle avait particulièrement apprécié.
Mais comme mon libraire ne l'avait pas, je me suis lancée dans la lecture de son dernier livre, tout juste paru.
Au final, j'en ressors très déçue...
J'ai lu ce livre en plusieurs fois, car les ressassements de la narratrice sont jetés sur le papier au fur et à mesure de ses pensées, donc sans être reliés par des liens de cause à effet.
On y trouve donc pèle-mêle les derniers instants de vie du grand-père, une occlusion intestinale en Turquie, une rencontre punk entre communistes, une intervention en établissement scolaire, etc, etc, etc.
Décevant et surtout, lassant...
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clement_M
  26 juin 2017
Malgré les nombreuses critiques élogieuses que j'ai lues à la rentrée littéraire de janvier 2017, j'ai su très rapidement que ce livre ne serait pas pour moi. L'auteur a le mérite de décrire rapidement ce qu'elle considère comme un livre et ce qu'elle a envie d'écrire. En effet, elle écrit (page 17) : "Je ne parviens plus à écrire si je joue à écrire comme un écrivain et non comme j'écris moi. Si je joue le jeu de l'académie [...], si je compose un roman avec des personnages, un personnage principal, une intrigue, une problématique, un sujet, je n'écris plus". le peu que j'ai lu m'a fait pensé au livre Tomates de Nathalie Quintane (que j'avais abandonné aussi...), on y lit des fragments de pensées de l'auteur, certains sont intéressants, d'autres beaucoup trop vagues ou mal écrits pour qu'il puisse m'intéresser. Merci à l'auteur de m'avoir fait comprendre clairement que je ne devais pas insister.
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lilicrapota
  10 octobre 2018
Les éditions verticales me séduisent toujours par la qualité de leurs publications et celle-ci n'échappe pas à la règle ; je savais que je n'étais pas dans l'état d'esprit d'assumer de belles rencontres littéraires te j'ai pris celui-ci parce qu'il me semblait plus... humoristique! L'héroïne se retrouve enfermée dans les WC de son entreprise pendant un week end entier et on suit les pérégrinations de son esprit qui lutte contre l'ennui ;-)
J'ai laissé tomber à la page 60 parce que je n'arrivais pas à accrocher : ça partait dans tous les sens, de souvenirs en souvenirs je ne trouvais dans l'éruption, l'explosion de ces traces de passé sans queue ni tête aucune logique... Je me suis donc dit que je reprendrai ce roman plus tard, là, ce n'était juste pas le moment...!
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critiques presse (3)
LeMonde   10 juillet 2017
Sans le revendiquer jamais, Gaëlle Obiégly forge de livre en livre une langue en résistance, à rebours de tant de romans qui n’offrent que le spectacle d’une résistance aux idéologies dominantes.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeDevoir   27 mars 2017
Elle publie depuis une quinzaine d’années des livres singuliers. Des livres hors-norme, aux structures éclatées. C’est on ne peut plus vrai pour son 8e ouvrage.Et c’est on ne peut plus assumé.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Telerama   11 janvier 2017
Les WC étaient fermés de l'intérieur... De ce postulat sans gloire, Gaëlle Obiégly tire une fiction facétieuse, déconstruite, enjouée.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   16 octobre 2017
J'ai fermé la porte brusquement et au moment où j'ai tourné le verrou, plus par réflexe que par nécessité vu que j'étais seule dans l'immeuble, j'ai regretté mon geste vigoureusement.
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WyomingWyoming   21 mai 2018
Raconter un souvenir, c'est-à-dire une anecdote, requiert l'emploi du passé. Une phrase au passé c'est sinueux, c'est volumineux, c'est liquide. Le souvenir résulte d'un présent qui a fondu. Quelque chose a eu lieu. Il fait chaud dans le passé, beaucoup plus que dans le présent, et l'avenir est glacial, on y va tout droit par une grande avenue. A l'instant où je l'expose, le souvenir se fige comme moi quand on me fait une prise de sang. Si je raconte une anecdote du passé, ce n'est pas uniquement pour parler, pas uniquement pour raconter quelque chose, pas seulement pour meubler un vide, faire passer le temps, pas pour oublier la seringue, pas pour produire un effet et diminuer ma peine mais pour savoir ce que j'en pense au moment où je la raconte, c'est pour savoir ce que le présent dit du passé. Comment ils s'accrochent tous les deux.
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pyrouettepyrouette   05 octobre 2017
On se fait soi-même, avec l'aide des autres, chaque jour on recommence. Et la nuit nous défait.
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pyrouettepyrouette   09 octobre 2017
Des terreurs et en même temps je n'ai peur de rien. Le danger, il vient de moi-même. Je me fais tout un monde de rien et soudain je tombe dans le désespoir.
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pyrouettepyrouette   10 octobre 2017
La pensée c'est inclassable, c'est imparfait, autonome, ça n'entre pas dans un genre.
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Videos de Gaëlle Obiégly (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaëlle Obiégly
Gaëlle Obiégly a grandi en Beauce. En 1993, elle commence à expérimenter la littérature à New York. de retour à Paris, elle apprend, à partir de 1996, le russe à l?Inalco. Écrit en marge des cours, son premier livre est publié en 2000 chez Gallimard-L?Arpenteur. Huit autres suivront, notamment N?être personne [Verticales, 2017]. Elle est pensionnaire de la Villa Médicis en 2014-2015. On peut déceler dans ses écrits une préoccupation constante pour la désertion, la vie à rebours, le retrait et les stratégies mises en ?uvre à cette fin
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