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Joël Cornuault (Préfacier, etc.)
ISBN : 2742716858
Éditeur : Actes Sud (04/06/1999)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Cet ouvrage de vulgarisation géographique, rédigé en 1875-1876, soit six ans après Histoire d’un ruisseau, s’adresse au public jeune et au public populaire.
Comme dans son précédent ouvrage Histoire d’un ruisseau, Elisée Reclus mêle ici l’étude scientifique, climat, géologie, flore, faune, à une réflexion morale et politique sur le progrès et le bonheur. L’exploration de la montagne se fait en compagnie d’un berger. Un classique. Originalité du sujet, charme ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Tempuslegendae
  02 novembre 2013
Bien caché quelque-part au fond des vignobles bordelais, l'Atelier de l'agneau publiait en ce début d'année une oeuvre intimiste, exsudant de rares pépites de textes. Il s'agissait de «L'Île Saint-Pierre» de Rousseau, «Les Abeilles» de Virgile, ainsi qu'une traduction inédite de «La Montagne» de Thoreau, le tout accompagné d'un texte signé Élisée Reclus. Évidemment, la juxtaposition des deux derniers textes attirera les amateurs de littérature comparée. Deux hommes de culture protestante, naturalistes et poètes, réfractaires aux idées reçues et à la société telle qu'on la rêve, et surtout visionnaires. Élisée RECLUS, géographe universellement reconnu, décrit la montagne avec la rigueur et le détail du voyageur, mais aussi avec l'oeil et la puissance du poète. Henry-David THOREAU, quant à lui, épris de littérature et de récits d'exploration, n'a d'yeux que pour ces montagnes du Massachussetts. Et pourtant, à quatre décennies d'intervalle, ces deux magnifiques récits résonnent familièrement et révèlent une chose curieuse: l'ambition frustrée de ne pas pouvoir surplomber la montagne. Vifs d'un bel esprit de curiosité, d'une intuition très sensuelle et d'une intelligence peu ordinaire, leurs écrits se rencontrent ici très opportunément et font osmose. «La Montagne» est un livre que j'ai beaucoup apprécié, tant pour sa valeur littéraire que pour le dédoublement visionnaire qui y est fait.
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Delex
  09 mai 2014
Un livre très différent de ceux que j'ai lus jusqu'à présent
Elisée Reclus était un anarchiste ayant passé du temps en prison pour avoir participé à la Commune de Paris. C'était également un géographe reconnu.
Histoire d'une montagne est un traité géographique sur la montagne et ses paysages écrits de manière poétique. le récit est rédigé à la première personne ce qui permet de solliciter l'imagination du lecteur. Il peut s'identifier au narrateur.
Si l'édition que j'ai lue date de 2006, le livre a été publié pour la première fois en 1880. Et pourtant, il est intemporel. La vision que Reclus avait de la montagne a très peu changé malgré les nombreuses années qui se sont écoulées. « Vue de la plaine, la montagne est de forme bien simple ; c'est un petit cône dentelé s'élevant, parmi d'autres saillies d'inégale hauteur, sur une muraille bleue, rayée de blanc et de rose, qui borne tout un côté de l'horizon. »
Reclus nous présente un portrait très singulier des paysages montagnards. Des paysages tous plus différents les uns des autres en fonction du point d'observation. « de chaque pointe, de chaque ravin, de chaque versant, le paysage se montre sous un nouveau relief, avec un autre profil. » J'ai voyagé en lisant ce livre.
Ce qui me chagrine, c'est qu'en cinq ans d'études de géographie, pas une seule fois on ne nous a recommandé de lire cet ouvrage alors qu'il fut un temps où on l'offrait à tous les élèves des écoles de Paris. Mais pour ceux qui se poseraient la question, il n'est pas nécessaire d'avoir fait des études de géographie pour comprendre cette histoire et se laisser transporter par le récit. Il était destiné à un public de jeunes lecteurs. le vocabulaire et le style font qu'il est compréhensible pour le plus grand nombre.
Je conseille vivement à toutes les personnes avides de voyages et de découvertes de lire ce volume.
Lien : http://fievrelitterairededel..
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ChaCan
  09 novembre 2015
Cet essai est un traité geographique qui decrit chacun des éléments constituants la montagne des cols aux pics, la neige... Les différents chapitres se composent uniquement de decription, cela peut parfois paraître lourd à lire mais si on lit les chapitres comme des nouvelles cest un vrai plaisir.
La conclusion d'Elisée Reclus est extrêmement réaliste. Il explique entre autre qu' avec les progrès de la société notamment en terme de transports nous ne prenons plus le même plaisir à gravir une montagne mais cherchons à l'atteindre le plus vite possible pour apprécier la vue sans même prêter attention à tout ce qu'il y avait à admirer sur notre passage.
Sans parler du manque de respect dont font preuve certains en vers la nature en jetant leurs déchets ou autre.
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Laureneb
  03 mai 2018
Dégoûté du monde politique des hommes, Elisée Reclus se réfugie dans la nature, auprès d'une montagne (non précisée). Là, au milieu de la nature et des hommes simples, il redécouvre le bonheur, et livre un récit poétique, historique, géographique, naturaliste, du monde qui l'entoure. Il ne faut pas y chercher une vérité scientifique, mais plutôt la beauté du monde.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
sumitsukisumitsuki   12 juin 2011
Ce que j'ai appris, je le dois à la collaboration de mon berger, et aussi, puisqu'il faut tout dire, à la collaboration de l'insecte rampant, à celle du papillon et de l'oiseau chanteur.
Si je n'avais passé de longues heures, couché sur l'herbe, à regarder ou à entendre ces petits êtres, mes frères, peut-être aurais-je moins compris combien est vivante aussi la grande terre qui porte sur son sein tous ces infiniment petits et les entraîne avec nous dans l'insondable espace.
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sumitsukisumitsuki   12 juin 2011
Si, dès mes premiers pas dans la montagne, j'avais éprouvé un sentiment de joie, c'est que j'étais entré dans la solitude et que des rochers, des forêts, tout un monde nouveau se dressait entre moi et le passé ; mais, un beau jour, je compris qu'une nouvelle passion s'était glissée dans mon âme. J'aimais la montagne pour elle-même.
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JacopoJacopo   11 juin 2019
Sans trop savoir où me conduisaient mes pas, j'étais sorti de la ville bruyante, et je me dirigeais vers les grandes montagnes dont je voyais le profil denteler le bout de l'horizon. Je marchais devant moi, suivant les chemins de traverse et m'arrêtant le soir devant les auberges écartées. Le son d'une voix humaine, le bruit d'un pas, me faisaient frissonner ; mais, quand je cheminais solitaire, j'écoutais avec un plaisir mélancolique le chant des oiseaux, le murmure de la rivière et les mille rumeurs échappées des grands bois.
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JacopoJacopo   11 juin 2019
Pour la première fois depuis bien longtemps, j'éprouvai un mouvement de joie réelle. Mon pas devint plus allègre, mon regard plus assuré. Je m'arrêtai pour aspirer avec volupté l'air pur descendu de la montagne.
Dans ce pays, plus de grandes routes couvertes de cailloux, de poussière ou de boue ; maintenant j'ai -quitté les basses plaines, je suis dans la montagne non encore asservie ! Un sentier, tracé par les pas des chèvres et des bergers, se détache du cheminot plus large qui suit le fond de la vallée et monté obliquement sur le flanc des hauteurs. C'est la route que je prends pour être bien sûr d'être enfin seul.
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LaurenebLaureneb   03 mai 2018
Si, dès mes premiers pas dans la montagne, j'avais éprouvé un sentiment de joie, c'est que j'étais entré dans la solitude et que des rochers, des forêts, tout un monde nouveau se dressait entre moi et le passé ; mais, un beau jour, je compris qu'une nouvelle passion était entrée dans mon âme : j'aimais la montagne pour elle-même.
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Videos de Elisée Reclus (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elisée Reclus
Élisée Reclus
>Géographie générale>Géographie générale. Voyages>Histoire de la géographie (83)
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