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André Gabastou (Traducteur)
ISBN : 2264041781
Éditeur : 10-18 (17/08/2006)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 39 notes)
Résumé :
À l'occasion d'une conférence qu'il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d'apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d'Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l'écriture. Maniant en maître l'ironie et la digression, Enrique Vila-Matas nous offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Pirouette0001
  06 juillet 2017
Émouvante autobiographie de Enrique Vila-Matas, qui, au début de sa carrière d'écrivain, est venu à Paris et a été hébergé par Marguerite Duras. Vila-Matas nous raconte avoir voulu imiter et réincarner Ernest Hemingway pour qui Paris était une fête et représentait une période de sa vie, sa jeunesse, où il avait été pauvre et heureux alors que Vila-Matas, tout aussi pauvre, se vivait malheureux.
Ce texte romancé est soi-disant celui préparé pour une conférence qui doit durer trois jours, je vous l'assure, où Vila-Matas doit parler du thème de l'ironie et quoi de plus ironique que le regard porté sur ces années de jeunesse marquées par le doute par celui qui a été en définitive reconnu.
Idéal à lire lors d'une escapade dans la capitale française car ce livre vous donne l'envie de suivre à la trace Vila-Matas et, tant qu'on y est, de repérer les endroits où le personnage principal de son roman Docteur Pasavento, se terrait dans Paris.
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QPerissinotto
  10 septembre 2015
Vils-Matas nous livre, sur fond de références à Hemingway, un panorama non pas de Paris, mais de sa vie – littéraire – parisienne. Un récit constitué sur la base de ses souvenirs nés de deux années de pérégrinations et lamentations en capitale. La narration se découpe en courts chapitres, qui fonctionnent comme des unités-anecdotes: Vila-Matas vogue de citations de poètes espagnols à des histoires culinaires, met en lumière le caractère plutôt austère de Duras, nous explique de quoi sont partis certains de ses romans… Mais cet opuscule de deux-cents pages se révèle surtout comme un possible guide pour l'apprenti écrivain. Vils-Matas étant lui-même novice en littérature, il nous livre les conseils reçus mais ne se cantonne pas seulement à ça: il prend du recul par rapport à tout ceci, analyse les conseils donnés des années auparavant et disserte quelque peu. Car Vila-Matas ne cesse de se poser des questions, qui débouchent sur d'autres interrogations, d'autres doutes. Un roman qui peut se lire comme un recueil de chroniques, mais qui affichent un soucis de cohérence narrative.
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NMTB
  19 décembre 2014
Toujours le même humour, la même culture chez Vila-Matas. le même poids des écrivains du passé qui ont déjà tout dit. Ce labyrinthe d'érudition sans issu, où le peu que le lecteur a le bonheur de capter au passage n'efface pas le sentiment d'être passé à côté de beaucoup de références.
Ici, Vila-Matas s'est penché sur sa jeunesse, ses années d'apprentissage d'écrivain, poseur désespéré, dans le Saint-Germain-des-Prés des années 70. Ce livre est placé sous le double patronage d'Hemingway et de Duras, représentant chacun une voie opposée et qui semblent toutes les deux bouchées. Il fait un portrait très convaincant de Duras, sa logeuse, en terrible prospectrice, presque inquisitrice, s'exprimant dans un français supérieur, que lui, pauvre catalan exilé, ne comprend pas. Paris n'a pas vraiment été une fête pour lui, il n'y pas vécu « pauvre et heureux » comme Hemingway, mais « pauvre et malheureux » et il s'il s'en sort, ce n'est que grâce à l'ironie. Constant volte-face.
« Paris ne finit jamais » n'est pas le livre le plus virtuose de Vila-Matas, mais il m'a confirmé dans l'idée que cet auteur était en train de construire une oeuvre de grande qualité. On peut regretter un manque d'évolution, mais finalement Vila-Matas n'a jamais vraiment prétendu se considérer comme autre chose qu'un imposteur. Très réjouissant à lire.
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Nanne
  21 mars 2009
Alors que Enrique Vila-Matas se rend à Barcelone pour participer à une conférence sur l'ironie intitulée "Paris ne finit jamais", il en profite pour revenir sur ses années de jeunesse d'apprentissage et de bohème à Paris. Passionné depuis son adolescence par la personnalité d'Hemingway, Enrique Vila-Matas décide que sa vie future sera calquée sur celle de son mythique modèle littéraire. Et quelle autre ville que Paris pour étudier la littérature, tenter de se rapprocher de son idole et ressentir les mêmes émotions intellectuelles et culturelles que celui-ci ? Après un premier séjour éclair, Enrique Vila-Matas reviendra à Paris pour deux ans, réussissant à se loger chez Marguerite Duras grâce à un ami commun. Sans vraiment le savoir ni le vouloir, Marguerite Duras sera celle qui lui permettra d'élaborer son style littéraire.
Ses débuts de futur écrivain désenchanté feront de lui un être pédant et insupportable. Pour cacher sa sensibilité profonde, il la masquera sous de grands airs d'intellectuel, méprisant et arrogant. Parce que ce jeune homme a des ambitions.
Lien : http://dunlivrelautredenanne..
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paullilas
  07 septembre 2014
magnifique livre sur l'ambition et l'ironie de la jeunesse... et Paris retrouve une vie littéraire même après 1930
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Pirouette0001Pirouette0001   09 juillet 2017
Après tout, c'est une question de patience, je serai, un jour, un bon écrivain. Mais je me souviens aussi que j'ai été, à cet instant, assailli par une foule de questions : Et pourquoi, diable, ne suis-je pas déjà ce bon écrivain que je serai un jour ? Que me manque-t-il pour l'être ? Vie et lectures ? Est-ce ce qui me manque ? Et si je n'arrive pas à être, un jour, un bon écrivain ? Que serais-je alors ? Serai-je toute ma vie un jeune homme sans expérience ni lectures, incapable d'écrire bien ? Pourrai-je le supporter ?
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Pirouette0001Pirouette0001   09 juillet 2017
"Un conseil, voilà ce qu'il me faut, de l'aide pour le roman." Cette fois, Marguerite a parfaitement compris. "Ah, un conseil" a-t-elle dit, et elle m'a invité à m'asseoir dans l'entrée (comme si elle me trouvait très fatigué), a éteint lentement sa cigarette, l'a posée dans le cendrier qui était là et s'est dirigée, de façon un peu mystérieuse vers son bureau, dont elle est revenue, une minute plus tard, avec une feuille de papier qui ressemblait à une ordonnance de médecin et contenait des instructions qui pouvaient - m'a-t-elle dit ou ai-je cru comprendre - m'aider pour écrire mes romans. J'ai pris la feuille et suis directement sorti dans la rue. Dans la rue Saint-Benoît, j'ai lu, peu après, les instructions et ai senti tout le poids du monde fondre d'un seul coup sur moi, je me souviens encore aujourd'hui de l'immense panique - du frisson qui m'a secoué, pour être plus précis - qui s'est emparé de moi quand je les ai lues :
1. Problèmes de structure. 2. Unité et harmonie. 3. Thème et histoire. 4. Le facteur temps. 5. Effets textuels. 6. Vraisemblance. 7. Technique narrative. 8. Personnages. 9. Dialogue. 10. Cadres. 11. Style. 12. Expérience. 13. Registre linguistique.
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NMTBNMTB   19 décembre 2014
Je crois que je ne vais pas tarder à m’absenter d’ici. Je m’en irai avec ma conscience qui a toujours été pour moi une ironie croissante qui, à mesure qu’elle se fortifiait et grandissait, tendait en même temps et paradoxalement à disparaître. Chose que j’ai découverte à mesure que je vivais et que s’agrandissait cette conscience, qui ne serait rien sans l’ironie. Je m’en irai d’ici pour me dissoudre, me dissocier, me désintégrer, réduire à néant tout désir de personnalité ou de conscience, toute nostalgie de Paris. Après tout, ironiser, c’est s’absenter.
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douziemedouzieme   28 août 2007
"J'allais beaucoup au cinéma voir India Song. Pour une raison ou pour une autre, j'étais toujours en train de voir India Song, le meilleur film de Duras. Si quelqu'un ne l'avait pas vu, je l'accompagnais. Je l'ai très souvent vu quand il est sorti, couronné de succès en 1975 dans plusieurs salles de Paris, je l'ai très souvent vu et il m'a toujours fasciné, en outre je le considérais comme quelque chose qui m'appartenait un peu, peut-être parce que j'avais très souvent assisté au tournage, surtout au palais Rostchild du bois de Boulogne, à deux pas des lieux où, deux mois auparavant, nous avions, un soir, cherché, elle et moi, des putains déguisées en premières communiantes." (p. 166)
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NanneNanne   21 mars 2009
Je m'étais dit qu'être antifranquiste n'était pas grand chose et, influencé par les idées situationnistes, avec ma pipe et mes deux paires de fausses lunettes, j'ai commencé à me promener dans le quartier en prototype de l'intellectuel poétique et secrètement révolutionnaire. Mais, en fait, j'étais situationniste sans avoir lu une seule ligne de Guy Debord, dont j'étais donc partisan de l'extrême gauche la plus radicale, mais seulement à cause de ce que j'en avais entendu dire.
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Videos de Enrique Vila-Matas (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Enrique Vila-Matas
Enrique Vila-Matas - Marienbad électrique .Enrique Vila-Matas vous présente son ouvrage "Marienbad électrique, Dominique Gonzalez-Foerster" aux éditions Bourgois. Traduit de l'espagnol par André Gabastou. Rentrée littéraire automne 2015. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/vila-matas-enrique-marienbad-electrique-9782267028874.html Exposition Dominique Gonzalez-Foerster au Musée Beaubourg du 23 septembre 2015 au 1er février 2016 : https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cLboMKK/rrXMkod Notes de Musique : Vibe Ace by Kevin MacLeod. Free Music Archive. www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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