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ISBN : 2234086167
Éditeur : Stock (12/02/2020)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :
« La scène se joue non loin du lac Baïkal, où je vis, où j’aime, où j’ai la chance d’être aimé, à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Des hommes cagoulés surgissent, c’est le matin. Ma fille crie. Elle a cinq ans. Je suis arrêté sous ses yeux, frappé ensuite avec science, interrogé, mais surtout frappé de ce mot ignominieux qu’il m’est pénible d’écrire : pédophilie. Sous les cagoules et dans l’ombre, des hommes veulent ma peau. Ils ont enclenché une mécaniqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
PatriceG
  20 février 2020
Qu'est-ce que le petit français a-t-il pu faire de grandement répréhensible à Irkoutsk (Sibérie orientale) pour mériter pareil châtiment de la part des autorités russes, d'abord locales, puis kremelines peu enclines à se laisser marcher sur les pieds à une époque où le gros balourd de Hollande montrait toute sa couche de merde intellectuelle de gauche en refusant de livrer les deux frégates aux russes pourtant payées, et en tournant le dos à Poutine avec la pire ingratitude du siècle lors de l'anniversaire du débarquement de alliés ; ce même gros balourd affublé d'un ministre bon à rien qui a laissé s'enkyster l'affaire pendant 14 mois, le temps que notre fugitif passa à l'Ambassade de France à Moscou, placé sur les hauteurs à côté du siège de Danone avec vue sur la Moskova.
A propos de la surveillance de l'Ambassade, ce que n'ose avouer notre chérubin, qu'on se rassure, tromper la vigilance de la garde est un jeu d'enfant quand il arrive qu'on cherche les gardiens et qu'on sorte de l'enclos en se demandant si on est sorti par le bon endroit et non pas par une porte dérobée.
Au départ, au moment des faits, je n'y ai pas cru à la bonne foi de notre directeur de l'Alliance française d' Irkoutsk quand il prétend qu'il menait une existence rangée avec sa femme russe (de laquelle il était séparé) et sa fille de 5 ans. Je connais trop la mentalité française pour ne pas y voir ses ressortissants (un certain nombre) jouer les matadors en Russie, être tentés de dupliquer la-bas notre modèle bordélique français. J'ai trop vu de petits français se comporter comme des voyous, d'affreux gâtés, se croyant encore au temps de Napoléon, en sol russe pour y voir dans cette aventure rocambolesque l'ombre d'une machination grossière ..
Je serais tenté de dire que tous les ingrédients étaient là pour que ça se passe ainsi et qu'il ne faut pas jouer les apprentis sorciers, ça risque de coûter cher. L'homme est capable de bien des exploits quand il apprend qu'il risque 15 ans de prison à régime sévère. Il y a toujours cette vieille épée de Damoclès qui plane sur votre tête : avec courrier, sans courrier !..
L'auteur Barbereau a écrit son livre à Douarnenez avec vue sur la baie qui est magnifique. Curieusement les gens de Douarnenez lui rappellent ceux d'Irkoutsk, peut-être un même caractère entier et des vues sommaires encore à gauche qui datent ma foi au moins de Staline, notre petit père des peuples.
Le mieux est encore de lire ce livre : chacun jugera en fonction de l'état de ses connaissances, entre kompromat et "pas de fumée sans feu". La clef réside dans l'idée qu'on peut s'en faire, pour ce qui est de la vérité, totale comme dirait le grand professeur Steiner qui vient de nous quitter, j'ai ma petite idée que je réserve pour plus tard.
Ca démarre tambour battant, j'aime bien le mot de l'éditeur quand il parle de roman vrai !
Je précise que ce livre est plutôt bien écrit, dans un style presque de reporter de guerre, qu'il comporte à chaque ouverture de chapitre une référence d'auteur russe (ce qui n'est pas pour me déplaire) et aussi à l'intérieur des chapitres de nombreuses références littéraires plus larges. Somme toute il ne faut pas s'étonner du succès de ce livre qui ne doutons pas constitue en puissance un excellent scénario de film, ce qui est d'ailleurs d'actualité à condition encore qu'on y trouve un bon metteur en scène, ce qui n'est pas gagné en France ! Je laisserais ça à Clint Easwood avec Brad Pitt ! ..
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christi45
  20 février 2020
Même s'il se lit comme un roman d'aventure, cette histoire n'en demeure pas moins véridique. L'auteur Yoann Barbereau, livre le témoignage terrifiant et angoissant d'un homme. Son témoignage. Victime d'un complot russe, poursuivi par la justice sur la base d'un dossier compromettant monté de toutes pièces (le Kompromat), il sera emprisonné dans les geôles d'Irkoutsk en Sibérie.
C'est au travers d'une écriture fluide et poétique qu'il décrit la magie et la beauté de la Russie, ce pays qu'il aime. Sa passion pour la littérature russe l'empêchera de sombrer dans le désespoir et la folie lui donnant la force de s'évader tandis que ses amis, fidèles, l'aideront dans sa fuite.
Un récit à la fois touchant et effrayant dans lequel l'auteur affronte, seul, l'injustice dont il est victime, dans un pays où règnent complots et corruptions. Et c'est avec une réelle émotion que l'on ressent toute l'absurdité d'une telle situation.
Dans les gêoles de Sibérie Editions Stock
Merci à NetGalleyFrance
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critiques presse (1)
LeMonde   13 février 2020
Le résultat est un ouvrage inclassable. Dans les geôles de Sibérie se lit bel et bien comme un roman d’aventures, angoissant et terrifiant, qui met en scène la prison, l’étouffement, une suite de pièges dont le héros ne se sort qu’en comptant sur lui-même.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
PatriceGPatriceG   27 février 2020
Dans les Geôles de Sibérie
On en parle (LGL, Figaro, Le Monde, TF1..), ce n'est pas pour autant que c'est vrai ! S'interroge-t-on sur les raisons qui ont poussé les autorités locales puis du Kremlin à traiter ce français comme persona non grata sur le sol russe, à part les relater comme des chefs d'accusation ridicules ? Non pas vraiment !..
De grands maîtres de la littérature ont professé dire la vérité, leur vérité dans leurs romans, ici on se sert de la littérature pour faire du roman vrai. Autant je comprends les grands maîtres, autant ici je m'interroge sur la sincérité des auteurs "de terrain" pour peu qu'ils aient quelque talent littéraire. Ce nouveau genre menaçant version USA qui n'a pas grand chose à voir avec l'art , pour l'heure je ne suis pas sûr qu'il rende service à la littérature. Pourquoi ce supplément d'âme comme besoin nouveau pour faire passer leur histoire ?
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rkhettaouirkhettaoui   20 février 2020
Il y avait des adultes qui abandonnaient les enfants, qui leur faisaient du mal, très mal quelquefois, c’était la pire chose, et pire encore, cet adulte pouvait être son père ou sa mère. Les deux parfois étaient maltraitants. J’ai entendu ce mot, maltraitance, puis plus tard j’ai découvert le champ lexical, j’ai vérifié le sens de certains verbes dans un gros dictionnaire Larousse : martyriser,infliger des sévices, des handicaps irréversibles, violer. Dans l’amour que je portais à ma mère, il y avait cette fierté de la savoir du côté des réparatrices. Je le voyais, elle donnait d’elle-même littéralement au prix de blessures qu’elle ne cachait pas. J’ai parfois entendu rire les enfants dont elles s’occupaient, ce qui me semblait un prodige compte tenu des définitions du dictionnaire.
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rkhettaouirkhettaoui   20 février 2020
Rapidement la rancune contre la société envahit le cœur du détenu. Il s’habitue à haïr cordialement tous ceux qui l’oppriment. Il divise le monde en deux parties : celle dont lui et ses camarades font partie, et le monde extérieur, représenté par le directeur, les gardiens et les employés. Une ligne se forme entre tous les détenus contre tous ceux qui ne portent pas l’habillement des prisonniers. Ce sont leurs ennemis, et tout ce qu’on peut faire pour les tromper est bien. Aussitôt libéré, le détenu met sa morale en pratique. Avant la prison, il pouvait commettre des méfaits sans réflexion, maintenant il a une philosophie à lui, qui peut se résumer dans ces mots de Zola : “Quels gredins que les honnêtes gens !”
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rkhettaouirkhettaoui   20 février 2020
Il m’inspire l’amitié, comme tout ce qui est orphelin. Ces deux billes noires enfoncées dans un visage vérolé ne sont pas menaçantes. Elles sont contristées. Elles savent le chemin de douleur qui arrive. Vanka parle peu. Comme tous, il est songeur, il fait ses calculs en prévision de la note qu’il paye déjà. Il s’adresse à moi comme par habitude. Fraterniser en quarantaine ne prend pas plus de deux heures. Il me dit que le grand Koltchak a été enfermé dans cette prison, il y a bien longtemps, l’amiral Koltchak, le commandant suprême de la Garde blanche.
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rkhettaouirkhettaoui   20 février 2020
La prison n’est pas un lieu pour les endormis, les faibles y périssent. « Le tri est fait en un clignement de paupière », m’a dit Vladimir un jour que je me plaignais au parloir ; ce fut ma première et mon unique jérémiade. La dégringolade arrive vite, on a tôt fait de devenir la proie, le rouge ou le coq. La prison est un exercice spirituel et corporel. C’est une représentation, une ascèse, une lutte. Oncle Sania me demande si je connais le dessin de Victor Hugo qui représente de manière exacte notre promenade. Je lui fais confiance, il existe quelque part. Un jour, je vérifierai. Je lui parle de La Ballade de la geôle de Reading , quand Oscar Wilde évoque les singes et les clowns qui en silence tournent sans fin. Je n’avais pas les vers en tête, mais j’avais en moi leur empreinte et la certitude qu’ils disaient ma promenade.
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