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ISBN : 2213617724
Éditeur : Fayard (21/01/2004)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 23 notes)
Résumé :

" On ne meurt que du premier homme ",écrivait Colette en 1909, au moment de son divorce. Vingt-cinq ans plus tard, la blessure n'est pas encore refermée. Mes apprentissages (1936) en témoigne.

Si elle se penche sur ses premières années de femme, raconte ses souvenirs de jeune épousée et évoque des personnalités du milieu journalistique et du monde littéraire auxquels elle fut très tôt liée, Colette dresse surtout un saisissant réquisitoir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
araucaria
  07 juillet 2019
Récit des rencontres qui eurent pour effet de construire la "Colette" écrivain. La personne qui tient la place la plus important dans ce texte est Willy (Henry Gauthier-Villars) homme mûr qui l'épousa lorsqu'elle avait 20 ans. le portrait qu'elle brosse de cet individu n'est pas flatteur, mais certainement très réaliste : personnage grossier, volage, escroc qui signait des manuscrits dont il n'avait pas rédigé la moindre ligne employant pour cela une cohorte de "nègres" parfois très talentueux mais bien mal considérés et sous-payés, lorsqu'ils l'étaient.
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Lune
  09 février 2011
Le sous-titre "Ce que Claudine n'a pas dit" donne le ton. Voici donc la jeune Gabrielle (quelque peu "Claudine") au temps de "ses apprentissages" amoureux et littéraires. Dans ce court livre, Colette nous confie ce qu'elle veut bien. Que ces relations avec le premier homme aimé "Willy" (Henry Gauthier-Villars) furent tourmentées, difficiles, troubles. Nous la suivons depuis le départ de son village, jeune épousée de vingt ans en passant par son arrivée à Paris, introduite directement dans la bohème littéraire et musicale, dans le monde journalistique par le "bon Willy" pour arriver à la naissance de son écriture et de sa participation en tant que nègre dans les "ateliers" de son mari jusqu'à leur séparation. de logis en logis, de noms parvenus jusqu'à nous (Debussy, Pierre Louys...), de noms quelque peu oubliés (Jean Lorrain, Marcel Schwob...), nous parcourons les débuts de Colette et des "Claudine", livres et créations théâtrales avec Polaire dans le rôle ambigu de la jeune héroïne scandaleuse créée par Colette, "pimentée" sous l'impulsion de Willy. Nous la suivons dans ses villégiatures (anecdote savoureuse à Belle-Isle) et aux Monts-Boucons (Franche-Comté) qui inspireront Casamène dans la "Retraite sentimentale". L'écrivain règle ses comptes avec son Pygmalion. Il est donc intéressant de lire ce témoignage et ensuite de se référer, soit aux commentaires de la Pléiade, soit à l'excellente et complète biographie de Claude Pichois et d'Alain Brunet qui analyse avec une grande rigueur cette période et les relations particulières entre Colette et Willy.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   07 juillet 2019
(...) J'ai des amis de trente ans qui ne m'ont jamais vu une larme aux cils...
"Vous, pleurer?" s'étonnent-ils. Ils me regardent en plein visage, par-dessus ou par-dessous leurs lunettes, imaginent avec effort, là, entre l'oeil et le nez, là, au coin de la bouche, le trajet de mes larmes... "Vous, pleurer? C'est trop drôle!" Ils en éclatent de rire, et moi aussi, car en somme les larmes publiques sont le fait d'une sorte d'incontinence, qu'on n'a pas le temps, lorsqu'elle vous saisit, de courir cacher derrière un pan de mur. Peut-être à cause de la peine que je me suis donnée pour les refouler, j'ai horreur d'elles.
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fanfan50fanfan50   16 septembre 2014
Les demeures des Liane, des Line, des Maud, des Vovonne et des Suzy (tenez ces diminutifs pour prénoms inventés) furent d'un luxe "écrasant", je veux le croire puisqu'il s'agissait bien, pour chacune, d'écraser quelque autre. Deux salons valaient mieux qu'un, et trois que deux, dût la majesté céder devant le nombre. Le style étouffant n'était pas près de sa fin, et l'on suffoquait de meubles. Les crémaillères se pendaient à l'étuvée. Songez que je parle là d'une époque où le luxe traitait l'hygiène intérieure et le sport en petits serviteurs. Tel boudoir "arabe" n'avait pas de fenêtre. La carrosserie automobile prenait humblement conseil du grand modiste et se réglait sur la hauteur des chapeaux. Je vois encore la Mercedes bleue de Mme Otero, boîte à aigrettes et à plumes d'autruches, limousine si étroite et si haute qu'elle versait mollement aux virages.
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araucariaaraucaria   07 juillet 2019
Ce qu'il faudrait écrire, c'est le roman de cet homme-là. L'empêchement est qu'aucun être ne l'a connu intimement. Trois ou quatre femmes tremblent encore à son nom - trois ou quatre que je connais. Puisqu'il est mort, elles cessent peu à peu de trembler. Quand il était vivant, j'avoue qu'il y avait de quoi.
Nous sommes assez nombreux à posséder chacun une petite idée personnelle de M. Willy. Ceux qui ne l'ont presque pas connu l'appellent : "le bon Willy". Ceux qui ont eu, d'un peu près, affaire à lui, se taisent. Anecdotes, références, je me suis forcée de parler de cet homme-là, quoique, comme dit Tessa, ce ne soit vraiment pas "un sujet de conversation". Mais son nom est lié à un moment, à un cas de la littérature moderne, et au mien.
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araucariaaraucaria   05 juillet 2019
Vivre sans bonheur, et n'en point dépérir, voilà une occupation, presque une profession.
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sabine59sabine59   26 octobre 2016
Je crois gravir la côte, claquer la barrière, tordre au passage une vrille de la treille, respirer la glycine, l'ombre du chat au ras de ma jupe, je franchis les seuils, j'ouvre une à une les chambres qui me virent heureuse et jeune,je les habite encore...
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Bande annonce du film Colette (2018), film sur la vie de Sidonie-Gabrielle Colette
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