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EAN : 9782081310353
96 pages
Flammarion (17/04/2013)
3.62/5   77 notes
Résumé :
Recueil d'une centaine de poèmes inédits.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Fleitour
  11 avril 2020
Je suis un inconditionnel de Jean-Louis Aubert, cet album consacré à Michel Houellebecq a renforcé ma gratitude pour son exigence esthétique.
Aussi je vous parlerai de ce mariage avec Michel Houellebeck, comme d'une belle rencontre, bien éloignée des messes médiatiques que la France Inter ou d'autres organisent

Marié pour le meilleur de lui même, Michel Houellebecq semble se soigner, et se coiffer tous les jours, pour donner à cet ami toute l'énergie et l'élégance d'un combattant.
L'éditeur de l'Album audio, nous a fait un cadeau, en publiant leurs échanges sur la toile. On suit nos jeunes tourtereaux, tout au long de l'enfantement du petit, Les "Parages du Vide". En restituant leurs échanges par mail on rentre dans l'élaboration de l'oeuvre. C'est émouvant et l'on devine que l'admiration affichée de l'un pour l'autre, a comblé leur amitié et comblé les vides qui les opposaient.

Des photos en noir et blanc ponctuent les textes, en leur donnant une intimité; Ce sont des regards qui dialoguent, avec un minimalisme dicté par des souvenirs trop personnels pour être commentés.
Car l'essentiel est posé page 9,
"Je suis venu dans le jardin où tu reposes
Environné par le silence
Le ciel tombait, et le ciel se couvrait de rose,
Et j'ai eu mal de ton absence."
Il y peu de vers que je voudrais avoir écrit, comme ceux là.
Ils sont là, simples et si forts.
Je voudrais m'arrêter d'écrire. Relire novembre, ce novembre là. Jusqu'à sombrer pour la rejoindre. Depuis ce novembre, se confond avec le mien et je chante, je chante mes novembres, "et je voudrais que tout revienne, ce serait bien".

Après le deuil il ne reste que la souffrance, le vide, l'absurde, car c'est foutu, il a fallu que je connaisse ce que la vie a de meilleur.
Pour Michel Houellebecq en dehors du meilleur il n'y a que le néant. le tout ou le rien, "même la mémoire est vaine" dira t-il page 36 .

Dans toutes les pages, une certaine soif est sous-jacente.
C'est le cri d'Amélie Nothomb, "Soif", dieu désir d'absolu incarné par le Christ. Dans ses allusions au corps, il n'y a jamais Dieu mais l'absolu.
Dans le poème "Traversée", cette soif inexorable, s'affiche ; " il faudra réveiller la soif d'éternité, douteuse et pathétique", car c'est sans fin pourrions nous ajouter page15.

L'Espoir revient à travers le recours à la métaphore, la possibilité d'une île, un lieu à part. Il n'y a plus qu'à citer les titres des textes qui suivent, "Roi de Bohème, Lise, L'enfant, le second secret," pour s'aventurer dans ce lieu à part, un confinement à la Houellebecq, un retrait du monde ( on pense à l'Irlande).

Dans le recueil, "Configuration du dernier Rivage", d'où sont extraits les poèmes de l'album, le lecteur retrouvera le Houellebecq provocateur, ou l'ado mal dégrossi. Un pied de nez à ses parents, sans doute par le titre relatif à ses démangeaisons nocturne ?
"Mémoire D une Bite", un petit florilège de phrases simples et élégantes.
"Promène ta langue. Tu Habites
dans un autre univers que nous".
+ Lire la suite
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ninachevalier
  05 septembre 2016
Michel Houellebecq Configuration du dernier rivage ( 100 pages , 10€)
Le recueil de poèmes de celui que David Caviglioli nomme « notre desdichado national » se répartissent en cinq rubriques sous un titre annonciateur du thème omniprésent, celui de l'ultime ligne droite avant l'éternité, le « dernier rivage ».
Le bandeau représente un paysage désertique, volcanique rappelant le sol noir de scories, de cendres, de lave de Lanzarote et préfigure la série liminaire intitulée: « l'étendue grise ». Michel Houellebecq aborde le nihilisme contemporain( à travers des mots puissants : aboli, effacer,néant, absences), la décrépitude du corps portant les stigmates de la vieillesse (flaccidité du sexe, perte de l'appétit sexuel). Il évoque la cécité,et la disparition des proches. le mot vide donne la tonalité au recueil.
Il s'interroge sur le sens de la vie et la pertinence de ses livres, déplorant en filigrane notre société déculturée et son « désert inattentif ». Il ne cache pas avoir peur de ses semblables et ressentir l'urgence de « quitter tous ces gens » tel un misanthrope.
Le titre « mémoires d'une bite » se démarque des autres par la crudité des propos, à l'instar de Catherine Millet ou de Claude Michel Cluny. L'auteur nous livre un pan de son intimité. Il lève le voile sur son tourisme sexuel, ne cachant pas une vie débridée et son attirance pour « la rotondité » des fesses et la chair fraîche devant assumer un organe « qui peine à se régénérer ». Se cacherait-il, à l'heure du bilan, sous les ailes « d'un vieil oiseau mazouté », conscient de son fiasco, d'avoir manqué de chance?
Il brosse d'ailleurs un tableau peu reluisant de ses congénères. Si , par hasard, les femmes n'ont encore rien compris, il fait fi de toutes convenances et définit leur libido de façon nette: « se faire sucer » à satiété! Ne mâchant pas ses mots, Michel Houellebecq est assuré de susciter des réactions, ce qui ne l'empêche pas d'être lu dans le monde entier , d' être l'invité d'honneur du salon de Budapest ( avril 2013) et le récipiendaire du prestigieux Grand Prix de Budapest.
Il revient sur les figures féminines qui ont traversé sa vie. Il convoque l'absente, celle qui repose dans un jardin, et qu'il voudrait ressusciter, car il n'a pas oublié la sensualité de sa peau. Celle qui l'a fui, fatiguée de lui. Il évoque les conséquences de la désintégration d'un couple opposant les « amours réciproques et durables ». Difficile pour le narrateur de faire son deuil de la séparation, étant pour lui synonyme de « se perdre soi-même ».La « gentille Lise » reste une source de bonheur à distance. A Maud, il lance l'injonction de lui procurer du plaisir, de la jouissance avant que son corps se gangrène, soit la proie des carcinomes. Quant à Delphine avec qui il partagea des moments extatiques, il aimerait la retrouver dans l'au-delà.
Il pose un regard très réducteur, voire méprisant sur des passagères allemandes, les considérant peu séduisantes, et comme « mystères d'humanité inutile. »
Il ne manifeste pas plus de complaisance sur la « vieille cougar fatiguée » ou la fille de dix-sept ans « au visage de cochon » et aux seins tombants.
Quant à HMT, le poète laisse planer le mystère pour cet ultime amour, cet « animal de tendresse » à la peau douce, légère et fine qu'il souhaite sentir à ses côtés au moment de « quitter ce monde ». Il orchestre ainsi la danse d' eros face à thanatos, se montrant sceptique sur la vie après la mort et lucide sur la finitude de l'être humain.
Le narrateur aurait-il perdu la mémoire dans le poème Isolement où il se sent perdu, à moins qu'il cherche les portes du paradis? Serait-ce pour lui « la fin de partie »?
Il brasse des thèmes universels: douleur, maladie, angoisse, désespoir, déréliction mêlant vivants et disparus, glissant des faits divers. le corps est fortement présent, un corps qui a besoin d'amour, se remémorant le désir des peaux, et le bonheur fusionnel de l'emboîtement des corps. de la face B de sa vie, de ce « monde désenchanté » en homme blasé, il attend peu, considérant le futur « nécrologique ». Toutefois les mots foi et espérance viennent contrebalancer ce constat de fiasco pour cet être « résidu perceptif ». N'avoue-t-il pas , avec agacement, posséder « la faculté d'espérer »?
Sans port d'attache fixe, en errance, le narrateur s'accommode d'hôtels minables, de « chambre malsaine » où il trompera sa solitude et son ennui avec des cafards ou devant une « émission érotique », faute d'avoir son chien, une cigarette.
Les lieux sont pour lui des embrayeurs de souvenirs: Madrid , la ville où sa «  vie se dissocia ». Cassis, où la plage attire des corps « où l'esprit est à vendre », ce qui le conduit à faire la distinction de l'esprit et du corps, « mind and body ».
On croise plus le voyageur dans les aéroports que dans les gares. Il anticipe une évasion hivernale « sous le soleil torride », sans préciser le lieu. On le quitte en partance pour Alicante, escorté par son chien. Compterait-il sur le climat plus tempéré de l'Espagne pour mieux supporter la souffrance et négocier le dernier virage avant « la fin de partie »? Souhaitons lui des moments forts, des joies, des plaisirs même minuscules plus nombreux que la tristesse et cette souffrance dont il pense l'évolution « inéluctable » et l'oblige à augmenter la dose d' Halcion.
On peut se demander pourquoi la langue de Shakespeare s'invite dans deux vers.
Est-ce par besoin de rimes( Sunrise/paradise, sex-friend/end) ou parce que l'auteur a pratiqué l'anglais en Irlande? Ses aficionados reconnaîtront des allusions à des titres précédents: « la possibilité d'un île » ou « les particules ».
Le poète s'est imposé une métrique variée: des rimes croisées ou embrassées.
Diversité aussi dans la longueur des vers ( alexandrins) et des poèmes, allant d'une strophe à deux, trois , quatre ou plus. L'emploi du conditionnel: « j'aimerais que cela soit vrai » traduit la lucidité face à la réalité et aussi l'espérance en ces traces écrites.
Et l'auteur de confesser que cesser d'écrire serait un calvaire, comme « la sensation d'un arrachement d'organe » bien que redoutant d'exhumer l'insoutenable, l'indicible.
Si on pense à Paul Auster, Philippe Roth et même à Daniel Pennac dans cette méditation sur le naufrage de la vieillesse, à la différence de ses pairs Michel Houellebecq a choisi, pour s'épancher, la poésie , pourvoyeuse de lyrisme, capable de nous faire oublier le réel, d'occulter ce qui est pénible, de tirer un écran entre nous et le monde et de sauver un homme en peine pour qui la vie est « une sépulture », « une torture ». La poésie, selon Sylvain Tesson , n'est-ce pas« une échelle de corde pour s'échapper du cachot de nos vies »?
Michel Houellebecq signe un recueil aux accents autobiographiques et nostalgiques devant un passé révolu, aux couleurs dominantes sombres ( gris, noir), mais il laisse pointer un soupçon de « clarté », un rai de lumière dans le poème de clôture, témoignant de la confiance en « un destin positif » et « un coeur aperceptif ».
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colimasson
  05 février 2016
Ramassez n'importe quel livre ramassant la poussière sous votre lit, n'importe quel article de journal ou n'importe quelle chronique de blog, ou bien penchez-vous par-dessus votre poubelle et extirpez-en un détritus (il y aura forcément quelque chose d'écrit dessus). Alors, lisez. Quels que soient le fond et la forme du texte ainsi harponné, il sera toujours plus compliqué, moins précis, moins touchant et moins drôle qu'un vers de ce recueil.
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Bazart
  18 mai 2013
Je connaissais bien sur le Houellebecq écrivain, j'ai fait connaissance avec le Houellebecq poète, bien que cette configuration du dernier rivage est déjà son cinquième recueil de poésie.
"Configuration du dernier rivage" rassemble en à peine 100 pages une centaine de poèmes, rimés ou non, sombres, provocateurs, ironiques ou lyriques, certains écrits il y a plusieurs années, d'autres récemment.
Le livre est divisé en cinq sections aux titres "houellebecquiens": l'étendue grise, week-end prolongé en zone 6, mémoires d'une bite, les parages du vide et plateau.
Dans ce recueil, Michel Houellebecq dit en vers ce qu'il dit d'habitude en prose.
On sait que ce misanthrope de Houellebecq ne croit en rien, qu'il habite l'absence et que son "chemin se résume à une étendue grise". On sait que, pour cet ours, "rien ne subsiste après la mort", qu'il ne veut pas trop savoir si des réincarnations seraient possibles.
Si ces poèmes restent cohérents avec l'ensemble de son oeuvre, ses poèmes restent quand même dans l'ensemble moins pertinents et moins profonds que sa prose et on peut se demander si ce recueil aurait été publié et aussi bien accueilli s'il n'avait pas été signé Houellebecq....
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VanilleBL
  18 septembre 2013
"Et puis soudainement tout perd de son attrait
Le monde est toujours là, rempli d'objets variables
D'un intérêt moyen, fugitifs et instables,
Une lumière terne descend du ciel abstrait.
C'est la face B de l'existence,
Sans plaisir et sans vraie souffrance
Autres que celles dues à l'usure,
Toute vie est une sépulture
Tout futur est nécrologique
Il n'y a que le passé qui blesse,
Le temps du rêve et de l'ivresse,
La vie n'a rien d'énigmatique."
Après son Goncourt en 2010 pour "La Carte et le Territoire", c'est avec un recueil de poésie que Michel Houellebecq revient en librairie. Un recueil inattendu, bref – une centaine de pages –, dense, dans lequel on retrouve le ton, le balancement, le rythme et les thèmes de toute son oeuvre. Car en poésie, l'écrivain dit en vers ce que dans ses romans il dit en prose. La Configuration du dernier rivage n'est donc, pas plus que ses autres livres, un ouvrage joyeux. Et pourtant, ce recueil n'est pas non plus morose ou désespéré. Une transfiguration sans doute opérée par l'art poétique. La petite musique des mots rend plus douce et plus acceptable la lucidité la plus implacable, et en ce sens, Michel Houellebecq est un musicien des mots. Ces poèmes sont pour la plupart écrits en vers, presque classiques, si ce n'est quelque fantaisie sur les longueurs et les rimes. Parfois, comme la phrase dans ses romans, le poème se termine par une évidence brutale qui claque à la pensée du lecteur.
D'aucuns, déconcertés sans doute par le mélange d'une certaine sagesse et d'une trivialité brute, questionneront l'ouvrage en mettant en doute son appartenance à la poésie. Mais qu'est-ce que la poésie...? À lire les vers de l'écrivain, nul doute qu'il existe en tout cas une "poétique" chez Houellebecq qui s'inscrit dans la définition que Lorca donne de la poésie : "La poésie est l'union de deux mots dont l'on n'aurait pu imaginer l'association, et qui forment quelque chose qui ressemble à un mystère." ("Poesía es la unión de dos palabras que uno nunca supuso que pudieran juntarse, y que forman algo así como un misterio").
Ce qui est le plus touchant chez Houellebecq – ce que l'on aime ou que l'on déteste – c'est qu'il perpétue dans toute son oeuvre son univers singulier, personnel, "houellebecquien"... On peut apprécier ou non ses romans mais force est de constater que même en prose, ses phrases sont empreintes d'une certaine poésie, ni lyrique ni absurde, une poésie à son image : sobre, a minima, sous-tendue de sens. le temps des cent pages de ce recueil, Houellebecq revisite ses obsessions (le monde qui change, les postures pathétiques des hommes, un romantisme un peu "dark"...) dans des textes qui ne sont jamais éloignés de notre temps, ni au-dessus, qui jouent sans cesse avec le contemporain. Certains vers sonnent comme des aphorismes, de mini-nouvelles, des idées de romans futurs, peut-être...
Les vers, les phrases, résonnent, claquent et demeurent, des phrases dont l'articulation est parfois inattendue mais qui disent que la vie s'enfuit, que le temps n'est hélas pas infini... Bien sûr, d'aucuns diront qu'une fois encore, une fois de plus, Houellebecq est d'un fatalisme déprimant, alors qu'il s'agit surtout, sans doute, de cette lucidité sombre et vraie sont on fait preuve de grands écrivains. Et puis tout ceci n'est peut-être pas si grave ni si désespéré puisque la magie de la poésie est là, puisque même désabusé, résigné à attendre la mort, on peut encore entrevoir qu'il reste "l'amour, où tout est facile/Où tout est donné dans l'instant/Il existe, au milieu du temps/ La possibilité d'une île"
Lien : http://www.paroles-et-musiqu..
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critiques presse (6)
Bibliobs   16 avril 2013
On retrouve ce qui faisait le charme des précédents volumes, l’aspiration naïve au bonheur qui côtoie le désespoir le plus sordide, la belle musique romantique de l'alexandrin dégonflée par la laideur contemporaine
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Liberation   15 avril 2013
Les nouveaux poèmes de Michel Houellebecq balayent toute l’étendue de la poésie française. Ils la chevauchent pour aller plus loin, plus fort. Oui, le recueil Configuration du dernier rivage peut être vu comme un hommage aux plus grands versificateurs de notre pays, et comme une apothéose de cet art.
Lire la critique sur le site : Liberation
Liberation   04 avril 2013

D’une part, Houellebecq s’inscrit clairement dans une tradition (il reprend le vocabulaire baudelairien et mallarméen) et d’autre part, la gent masculine n’est pas en reste de sarcasmes - ou de vérité honteuse (...).
Lire la critique sur le site : Liberation
LaLibreBelgique   03 avril 2013
Près de quinze ans après son dernier recueil de poésie, "Configuration du dernier rivage" rassemble en à peine 100 pages une centaine de poèmes, rimés ou non, sombres, provocateurs, ironiques ou lyriques, certains écrits il y a plusieurs années, d'autres récemment.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   22 mars 2013
Houellebecq nous donne l'impression de dire adieu au monde, ou de vouloir rejoindre le «dernier rivage». [...] Un aveu qu'il a voulu discret, dit du bout des lèvres, hors d'haleine?
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaPresse   20 mars 2013
Configuration du dernier rivage rassemble en à peine 90 pages et cinq sections des poèmes courts et sombres, rimés ou non.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
aleatoirealeatoire   26 mai 2013
Novembre

Je suis venu dans le café au bord du fleuve,
Un peu vieilli un peu blasé
J'ai mal dormi dans un hôtel aux chambres neuves
je n'ai pas pu me reposer.

Il y a des couples et des enfants qui marchent ensemble
Dans la paix de l'après-midi
Il y a même des jeunes filles qui te ressemblent
Dans les premiers pas de leur vie.

Je te revois dans la lumière,
Dans les caresses du soleil
Tu m'as donné la vie entière
Et ses merveilles.

Je suis venu dans le jardin où tu reposes
Environnée par le silence
Le ciel tombait et le ciel se couvrait de rose,
Et j'ai eu mal de ton absence.
+ Lire la suite
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BibaliceBibalice   10 avril 2013
Je n’ai plus d’intérieur
De passion, de chaleur ;
Bientôt je me résume
À mon propre volume.

Vient toujours un moment où on rationalise,
Et toujours un matin au futur aboli.
Le chemin se résume à une étendue grise
Sans saveur et sans joie, calmement démolie.
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colimassoncolimasson   21 février 2016
La connaissance n’apporte pas la souffrance. Elle en serait bien incapable. Elle est, exactement, insignifiante.
Pour les mêmes raisons, elle ne peut apporter le bonheur.
Tout ce qu’elle peut apporter, c’est un certain soulagement. Et ce soulagement, d’abord très faible, devient peu à peu nul.
En conclusion, je n’ai pu découvrir aucune raison de rechercher la connaissance.

Impossibilité soudaine –et apparemment définitive- de s’intéresser à une quelconque question politique.

Tout ce qui n’est pas purement affectif devient insignifiant. Adieux à la raison. Plus de tête. Plus qu’un cœur.
+ Lire la suite
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FleitourFleitour   07 février 2017
Je suis venu dans le jardin où tu reposes
Environnée par le silence
Le ciel tombait et le ciel se couvrait de rose,
Et j'ai eu mal de ton absence.

]e sens ta peau contre la mienne,
]e m'en souviens je m'en souviens
Et je voudrais que tout revienne,
Ce serait bien.

Novembre
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colimassoncolimasson   26 février 2016
Je tenais des propos concernant les teckels,
A l’époque
Je voulais établir quelque chose d’univoque
(Un nouveau paradigme, un projet essentiel).

Je me sentais rempli de faim philosophique
Entre les herbes
Dans le jardin de mes après-midi pathétiques ;
Le ciel était superbe.
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