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Jean-Pierre Pedrazzini (Illustrateur)
ISBN : 222110546X
Éditeur : Robert Laffont (03/11/2005)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 30 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition Source : Robert Laffont - 10/2005)


Fascinés par les grands raids automobiles du début du XXe siècle, Dominique Lapierre, 25 ans, et Jean-Pierre Pedrazzini, 27 ans, tous deux reporters à Paris Match, arrachent l'autorisation de parcourir l'Union soviétique de Khrouchtchev en voiture, accompagnés de leurs femmes.

A bord d'un break Simca bicolore, les quatre jeunes français vont vivre treize mille... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
kielosa
  11 août 2017
Après la magnifique critique de Nadiouchka de ce livre, jai hésité à en produire la mienne. Je ne tenais pas à me contenter uniquement d' une page de pub sur les qualités insoupçonnées d'une Simca Marly, qui, en 1956, a réussi à parcourir 15.000 km sur les mauvaises routes de l'URSS et propulsé par du carburant pas trop raffiné. Sans trop de problèmes, ou comme le note l'auteur : "l'essence soviétique finit par détruire la fougue de notre puissant moteur", mais apparemment pas la bagnole elle-même. Dommage que la production de ces belles sportives françaises, V8, fût arrêtée au début des années 1960.
Si je m'y lance tout de même c'est par nostalgie pour cette épopée par 2 jeunes couples derrière ce fameux rideau de fer, qui nous donnaient, enfants, la chair de poule, rien qu'en y pensant. Un peu comme la BD d'Hergé "Tintin au pays des soviets. Mais surtout pour rendre hommage à Domique Lapierre, et son complice américain Larry Collins (hélas décédé), qui m'ont procuré tant d'heures de lecture fascinante. Non pas qu'ils nous relataient des histoires agréables, mais à cause de leur art de nous présenter des dossiers complexes et parfois tragiques d'une façon captivante.
En effet, le récit de la plus grande catastrophe industrielle de notre histoire, provoquée par le géant chimique américain Union Carbide et faisant, en 1984, dans une ville indienne plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de blessés, sans que le boss de cette multinationale soit jamais inquiété par la justice, n'est pas exactement un sujet plaisant bien sûr, pourtant "Il était minuit cinq à Bhopal" se lit comme un thriller. Il en va de même de la guerre sanglante entre l'Inde et le Pakistan en 1948 dans "Cette nuit la liberté" ; la libération de Paris dans "Paris Brûle-t-il ?" ; le conflit israélo-palestinien dans "O Jérusalem" et la misère dans les slums de Calcutta dans "La Cité de la joie". Tous des ouvrages lus par des millions de lecteurs et certains portés à l'écran avec un succès comparable. Surtout "Paris Brûle-t-il ?" , filmé par René Clément en 1966 avec une distribution singulièrement riche : Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Gert Fröbe, Kirk Douglas, Simone Signoret, Yves Montand, Orson Welles etc.
La 3ème raison de mon enthousiasme pour ce livre est personnelle. Sans vouloir comparer mon expérience modeste avec les prouesses de l'équipe de la Simca, toujours est-il, qu'en 1970, je me trouvais avec mon épouse - en voyage de noces - et ma voiture à la frontière de la Hongrie et de l'URSS (près de la ville d'Uzhhorod, actuellement en Ukraine). Une initiative qui ne pouvait compter sur la joie de nos parents respectifs, ni sur celui de la police locale. Comme Dominique Lapierre, en moins grave certes, j'ai connu des problèmes de manque d'octane dans l'essence et des pannes, mais aussi la curiosité et la grande hospitalité des autochtones. J'allais sur mes 24 ans, ma femme en avait 22.
Le livre relate l'extraordinaire odyssée de 3 couples : notre héros l'auteur (25 ans) et son épouse Aliette, son ami Jean-Pierre Pedrazzini, le photographe de Paris Match (le doyen avec ses 27 printemps) et sa toute récente épouse Annie, ainsi que le couple russe Slava Petoukhov et sa Vera. Les 2 russes avaient sûrement comme mission de veiller à ce que les 4 "Frantzouskï" ne mettent pas en péril la survie de l'URSS.
L'ouvrage contient une kyrielle d'anecdotes, certaines intéressantes, d'autres cocasses ou les deux. En faisant allusion à la qualité du réseau routier par exemple, Nikita Khrouchtchev avait prévenu nos voyageurs : Vos épouses demanderont le divorce au bout de quinze jours". Je m'empresse de rassurer les lecteurs : au moins cette fois-là, le premier secrétaire du parti communiste s'est trompé. Ou l'adolescent à Minsk, tout fier de citer un passage de Victor Hugo en français, sans pour autant parler la langue. Partout où nos voyageurs passaient, ils pouvaient compter sur l'étonnement, la curiosité, la bienvenue et parfois même les bains de foule. À se demander qui avait le plus de succès : la splendide Simca bicolore ou ses 'martiens' à bord ?
Dominique Lapierre se garde bien de faire des exposés sur les bienfaits de notre régime par rapport à celui de l'URSS, ou l'inverse. Au contraire, sur la base de la description de la vie quotidienne du simple citoyen russe, il ouvre une fenêtre sur un monde, qui nous était inconnu en 1956. Un univers colorié et déformé par la propagande et la contre-propagande.
Il y a longtemps que je n'ai pas lu un livre avec autant de plaisir, bien qu'il m'ait valu une nuit blanche et un réveil difficile. Un divertissement sans prétention, agréablement illustré par 32 pages de photos, dans lequel Dominique Lapierre nous offre son grand talent de raconteur-né.
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nadiouchka
  06 septembre 2016
Après avoir lu de nombreux livres de Dominique Lapierre, pourquoi celui-ci est -il passé à travers les mailles de mon filet ? En effet, IL ETAIT UNE FOIS L'URSS a été publié en 2006 et ce n'est donc que récemment que je viens de le lire.
Sur la quatrième de couverture il est écrit que c'est un incroyable voyage. Et je confirme.
Dominique Lapierre raconte ici une de ses aventures avec son ami Jean-Pierre Pedrazzini, journaliste comme lui à Paris Match. Ils décident de traverser l'URSS en voiture, avec leurs épouses. Après beaucoup de mal ils finissent par obtenir l'autorisation de Krouchtchev et nous voilà à bord de leur voiture, un break Simca surnommé Marly, pour traverser treize mille kilomètres, de la Pologne à l'Oural.
Pendant ce périple les aventures sont nombreuses car les routes ne sont guère praticables, l'essence (la bonne) est rare, les rencontres agréables ou pas pimentent l'expédition et les incidents sont nombreux (comme il fallait s'y attendre en Russie). Cela aussi bien du point de vue mécanique que politique ou humain.
Ce qui ressort de cette expédition, c'est la question de savoir comment font les soviétiques pour se sentir heureux (ou faire croire qu'ils le sont).
Cela paraît invraisemblable étant donné leurs conditions de vie.
Il n'est pas facile à nos aventuriers de rentrer en contact avec les russes et lorsque cela est possible, c'est avec l'accord des dirigeants. Tout est sous contrôle et terriblement surveillé.
Mais parfois nous avons droit à des situations comiques racontées avec humour par l'écrivain.
Ces personnages gardent toujours le moral et nous font partager leurs moments d'extase devant des régions ou des villes particulièrement belles. C'est simple : on s'y voit nous aussi à leurs côtés.
Chaque ville importante traversée est décrite avec justesse et cela m'a donné la nostalgie de mes parents en Biélorussie et disséminés ailleurs dans ce vaste continent. Nostalgie quand tu nous tiens !
On assiste également à de beaux liens d'amitié noués au fil de leurs rencontres.
J'ai vraiment bien réparé mon oubli de ce livre pour lequel j'ai relevé tellement de citations décrivant si justement cette formidable expédition et certains faits ou remarques, qu'il ne me sera pas possible de toutes les publier mais je les garderai pour moi en souvenir de ce beau livre si attachant.
J'en distillerai tout de même quelques unes pour donner envie à ceux qui n'ont pas lu ce livre, de le rechercher et d'être emballés eux aussi comme je l'ai été.
De toute façon, avec Dominique Lapierre, chaque ouvrage est magnifique. Impossible de se tromper en choisissant un des ses livres.
Maintenant que j'ai fini ce livre je vais repartir pour une nouvelle expédition.
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soleil23
  11 avril 2017
Je continue mon incursion dans l'histoire de la Russie et cette fois, Dominique Lapierre me fait découvrir l'URSS soviétique. Impatiente, je plonge dans ce petit roman dont le titre sonne comme un conte « Il était une fois l'URSS »
L'auteur nous raconte ce voyage incroyable de 13.000 Km et nous livre son ressenti sur la société russe en 1956. La visite aux « Bisons » à Brest-Litovsk qui marque le point de départ de la grande aventure.
Décrire les paysages, les monuments mais surtout les gens et leur quotidien demeure le vrai objectif de ce travail journalistique. Pour ce faire, cinq personnes sont choisies au hasard et répondront aux « questions » des français.
A Minsk, Victor le cheminot nous fait pénétrer dans son minuscule appartement (32m2) et nous fait découvrir l'hospitalité russe et bien d'autres détails sur le quotidien de travailleurs.
A Moscou, la croisière sur la Moskova et le célèbre magasin Goum font la joie des deux françaises en vadrouille. le second portrait est celui d'une jeune étudiante Genia, l'une des 250 vendeuses du rayon parfumerie qui révélera le charme et la beauté de la femme russe dépourvue de tout artifice (maquillage).
Kharkov, une ville industrielle où la voiture se refait une santé.
Kiev, la célébration d'un mariage religieux orthodoxe de Vladimir et Maria restera un grand moment. Chaque étape est immortalisée par le photographe Jean-Pierre Pedrazzini. Les lecteurs pourront s'attarder sur les plus petits détails et mettre ainsi des visages sur les noms, ce qui rend le récit plus plaisant.
Le 3eme portrait est celui de Gregori, un tractoriste d'un Kolkhoze.
La Crimée, plus connue par la « Riviera soviétique », le « Nice » des anciens Tsars avec ses plages, ville convertie en colonies de vacances puis passage au Palais Livadia, lieu de rencontre des trois géants de l'Histoire, Churchill, Roosevelt et Staline en 1945.
Ce petit livre se lit rapidement et assouvira la curiosité de mes amis Babeliotes.

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BVIALLET
  27 mars 2012
En 1956, deux jeunes reporters de Paris-Match, Dominique Lapierre et Jean-Pierre Pedrazzini, rêvant d'égaler les exploits des grands raids automobiles du début du siècle (Croisière jaune, Larigaudie etc...) décident de traverser l'URSS en pleine guerre froide alors que le rideau de fer s'est abattu à l'Est et qu'aucun touriste ne peut y circuler en voiture individuelle hors des circuits prévus et encadré par des agents de l'Intourist. Ils réussissent à arracher une permission exceptionnelle de Nikita Kroutchev qui vient juste de dénoncer les crimes de Staline et souhaite donner une meilleure image de son pays. A bord d'un magnifique break Simca Marly bicolore 8 cylindres en V, ils vont vivre en compagnie de leurs épouses une aventure exceptionnelle qui les mènera de la Pologne à Moscou, à Kiev en Ukraine et jusqu'au fond du Caucase (où ils seront les premiers et uniques campeurs étrangers) et même à Yalta au bord de la mer Noire. Partout l'accueil du peuple russe sera des plus chaleureux. Nos journalistes, accompagnés de Slava, leur alter ego russe et de son épouse, découvriront la misère et la souffrance des gens du paradis soviétique. La Simca, qui fait l'effet d'une soucoupe volante partout où ils passent, souffrira mille morts par manque d'essence convenable. Nos aventuriers rentreront à Paris juste avant le soulèvement de Budapest et la répression sanglante pratiquée par l'armée Rouge dans laquelle le malheureux Pedrazzini trouvera d'ailleurs la mort.
Un beau livre d'aventures passionnant et palpitant qui nous fait revivre une époque difficile, le temps où les communistes russes croyaient qu'ils allaient rattraper leur retard sur les économies capitalistes, celui où les stakhanovistes faisaient des concours de zèle productif pour hâter la venue du socialisme et malheureusement aussi celui de la pénurie, de l'absence de liberté, des appartements collectifs, des salaires de misère et de la répression sauvage par le KGB. Un arménien, né en France et retourné là-bas par naïveté, embrasse devant eux le fanion tricolore de la Simca, le lendemain, il est envoyé au Goulag au delà du cercle polaire. Il mettra des années avant de pouvoir rentrer en France. Slava, leur accompagnateur et traducteur, qui devait faire le voyage parallèle chez nous ne pourra pas emmener sa femme, gardée en otage pour qu'il ne passe pas à l'Ouest. A son retour, il se retrouvera également déporté en Sibérie pour avoir trop laissé de liberté à ses hôtes. Un livre pour se rappeler un régime qui réussissait à persuader tout un peuple enchaîné qu'il était le plus heureux de la terre. Sans information, sans possibilité de comparaison et dans une sorte de prison à ciel ouvert, ce n'était pas trop difficile. On sait comment tout cela s'est terminé. Souhaitons que cela ne se reproduise plus nulle part, quel qu'en soit l'avatar.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Iboo
  13 août 2012
Nous ne sommes que onze à l'avoir lu ? Dommage... Ce récit de voyage et traité de géopolitique est riche d'enseignements.
Ceci dit, je reconnais que L Histoire et la vie des pays de l'Est m'intéresse vraiment. Si ce n'est pas le cas, je comprends que l'on passe à côté mais ne serait-ce que pour l'information en elle-même il vaut le coup d'être lu.
Et, Dominique Lapierre est vraiment un "grand Monsieur".
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   06 septembre 2016
Les soviétologues que nous consultons sont formels : ce discours annonce probablement un changement spectaculaire dans les relations entre Moscou et les pays du Rideau de fer, et au-delà, entre l’Est et l’Ouest. C’est la naissance de la déstalinisation. (…) Je décide d’envoyer tout bêtement ma lettre au Kremlin . Les facteurs de Moscou doivent bien connaître l’adresse exacte du tovaritch Nikita.
- As-tu pensé à mettre un timbre pour la réponse ? s’inquiète Jean-Pierre que ma persévérance remplit d’admiration. P.20
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nadiouchkanadiouchka   28 septembre 2016
- Pourquoi ne pas demander à Match de nous envoyer sur la Lune ? s’esclaffe Jean-Pierre, surpris par ma déraison. Comment peux-tu imaginer une seconde que les Chinois vont ouvrir leurs portes à quatre touristes capitalistes en voiture ? D’abord, il n’ y a même pas de routes en Chine. Il faudrait disposer d’une jeep, et encore… (…)
- Tu connais des gens qui ont tenté le coup ? s’inquiète Jean-Pierre.
- Oui. Ceux de la Croisière jaune. Ils sont allés de Paris à Pékin en démontant leurs voitures quand il y avait des montagnes infranchissables ou des rivières sans pont.
Jean-Pierre éclate de rire.
- C’était il y a vingt-cinq ans ! Depuis, Mao s’est emparé de la Chine !
- Et si on tentait l’aventure en Russie ? Ce serait peut-être plus facile… P.14
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nadiouchkanadiouchka   21 septembre 2016
Le petit homme au crâne luisant qui vient d’ébranler le communisme mondial en jetant Staline à bas de son piédestal fait aussi partie de la fête. Il colle d’autorité un verre de champagne dans la main d’Auriol, puis dans la foulée dans celle de Jean-Pierre puis dans la mienne et porte un toast vibrant à l’amitié franco-soviétique. Comment croire que nous trinquons avec Nikita Khrouchtchev, le premier secrétaire du parti communiste. P.25
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nadiouchkanadiouchka   23 octobre 2016
Je me retourne vers Jean-Pierre pour recueillir son approbation et conclus :
- Pour ce qui nus concerne, nous ne ferons rien qui puisse porter atteinte à l’hospitalité de ceux qui vont nous recevoir.
Nous nous levons et je fais courtoisement signe à nos visiteurs déçus que l’entretien est terminé. En regardant les deux hommes s’éloigner, une idée me vient : Et si c’étaient des provocateurs envoyés par le KGB ? P.37
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nadiouchkanadiouchka   01 octobre 2016
Le choc. Le choc d’une odeur. Une odeur qui nous saisit dans les premières toilettes de Pologne où nous faisons halte. Une odeur entêtante de désinfectant qui ne nous abandonnera jamais tout au long des treize mille kilomètres de notre périple. C’est d’abord avec les narines que s’appréhende le monde communiste. P.38
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