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ISBN : 2070368696
Éditeur : Gallimard (01/03/2000)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 291 notes)
Résumé :
"Cette pièce peut passer pour un complément, une suite aux Mains sales, bien que l'action se situe quatre cents ans auparavant. J'essaie de montrer un personnage aussi étranger aux masses de son époque, qu'Hugo, le jeune bourgeois, héros des Mains sales, l'était, et aussi déchiré. Cette fois, c'est un peu plus gros. Gotz, mon héros, incarné par Pierre Brasseur, est déchiré, parce que, bâtard de noble et de paysan, il est également repoussé des deux côtés. Le problèm... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
15 octobre 2012
« le diable et le bon dieu », une pièce en trois actes présentée pour la première fois au Théâtre Antoine le 7 juin 1951.
J'ai coutume de dire que pour ma part, je trouve le théâtre de Sartre plus intéressant que le reste de l'oeuvre… Je dois dire que me replongeant dans « le diable et le bon dieu » afin de rédiger cette modeste chronique, je suis bien obligé de reconnaître que cette pièce ne fait pas partie de mes préférées. Et pourtant…
On est dans l'Allemagne du XVIe siècle, lors de la révolte des paysans contre l'Église.
Goetz, le personnage principal - interprété par Pierre Brasseur lors de la création de la pièce - a participé à la rébellion à Worms, en Rhénanie-Palatinat, puis l'a trahie ... Désobéissant aux ordres du clergé, il décide de raser la ville. Pourquoi ? Pour faire le Mal et défier le bon dieu…
Le curé Heinrich - Jean Vilar à l'époque - réussit habilement à convaincre Goetz que le Bien est plus difficile à faire que le Mal. Il en résultera une série de catastrophes…
On le voit, un thème alléchant … Par contre, que la lecture de cette pièce est difficile. Bienheureux, les personnes qui ont pu la voir à sa création avec pierre Brasseur et Jean Vilar.
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Nelja
18 septembre 2014
Cette pièce se passe dans une Allemagne pseudo-historique, au tout début du protestantisme, à l'époque où l'Eglise catholique plutôt riche affrontait des protestants populistes et exaltés. le personnage principal, Goetz, est au début méchant et fier de l'être, qui défie Dieu, et après qu'on lui a dit que c'était plus difficile, il décide de faire le Bien, sur un pari... Mais il y a plein de personnages, et tous sont confrontés à la relativité du bien et du mal, tous sont forcés de "pactiser", de faire des compromis, de s'interroger sur ce que sont exactement le bien et le mal, dans un cadre personnel ou politique, et surtout sur le rôle de Dieu et du diable là-dedans.
J'ai donc beaucoup aimé. Les réflexions sont très interessantes, mais les personnages ne s'effacent pas pour autant derrière les idées : ils ont de la présence et leurs confrontations ont beaucoup de force.
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Darkcook
03 janvier 2013
Lue l'année dernière. J'avais adoré Les Séquestrés d'Altona, et voulais me plonger plus avant dans le théâtre de Sartre. Cette pièce relativement peu connue m'intéressait par son titre, je pensais avoir affaire à une sorte de grand dialogue entre le mal et le bien, mais ce n'était pas tout à fait ça. La quatrième de couverture indiquait déjà qu'on aurait un nouveau personnage à la Frantz des Séquestrés d'Altona, Goetz, en permanent questionnement sur lui-même, rien ne pouvait me ravir davantage.
Cette pièce traite vraiment de la question du mal et du bien sur la Terre, comment se situer, pourquoi les accomplir l'un et l'autre... On est loin d'un texte théologique hermétique, c'est ce qu'il y a de bien avec Sartre, son athéisme bien connu évite les références christiques érudites. L'évolution de Goetz, comme celle de Frantz, est celle d'un Hamlet, il se cherche constamment. D'abord monstre sanguinaire, pour incarner le mal absolu sur Terre, il devient ensuite le bien, surtout par amour pour Catherine mais aussi parce que justement, personne n'incarne le bien désintéressé et sincère sur Terre. Sauf que ce dernier constat, très fort, engendre son échec : il ne provoque que méfiance, haine et cruauté autour de lui. C'est bien connu, on profite toujours des plus gentils, plus généreux que soi... Et cela nous mène évidemment à la conclusion de la mort de Dieu, l'inutilité, la vacuité des actes sur Terre dans la perspective d'une portée divine.
Le théâtre de Sartre n'est vraiment pas aussi austère que le reste de son oeuvre, ou du moins, que la réputation du reste de son oeuvre. Ç'est proche de Shakespeare, mais désenchanté, et avec moindre sublimation.
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chartel
09 octobre 2007
Il me faudrait peut-être voir une représentation de cette oeuvre pour l'apprécier, parce qu'à la lecture ce fut un véritable calvaire. Mais je ne crois pas que beaucoup de metteurs en scène s'y aventurent. Peut-être aussi devrais-je lire une étude analytique de l'oeuvre pour comprendre son enjeu, mais l'intérêt et la valeur d'un texte ne sont-ils pas de cotoyer l'universel et donc d'être accessible par le plus grand nombre?
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olivberne
03 juillet 2012
Peut-être a-t-elle mal vieilli, peut-être était-elle trop moralisante, en tous cas, cette pièce a disparu du répertoire, et bientôt des mémoires. Dans la mienne, elle n'a plus beaucoup de place!
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Citations & extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
gteisseire2gteisseire227 juillet 2010
Mais que me font les hommes ? Dieu m'entend, c'est à Dieu que je casse les oreilles et ça me suffit, car c'est le seul ennemi qui soit digne de moi. Il y a Dieu, moi et les fantômes. C'est Dieu que je crucifierai cette nuit, sur toi et sur vingt mille hommes parce que sa souffrance est infinie et qu'elle rend infini celui qui le fait souffrir. Cette ville va flamber. Dieu le sait. En ce moment il a peur, je le sens; je sens son regard sur mes mains, je sens son souffle sur mes cheveux, ses anges pleurent. Il se dit "Goetz n'osera peut-être pas" - tout comme s'il n'était qu'un homme. Pleurez, pleurez les anges : j'oserai. Tout à l'heure, je marcherai dans sa peur et dans sa colère. Elle flambera : l'âme du Seigneur est une galerie de glaces, le feu s'y reflètera dans des millions de miroirs. Alors, je saurai que je suis un monstre tout à fait pur.
+ Lire la suite
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots08 janvier 2013
Gœtz : Inutile, oui. Inutile aux hommes. Mais que me font les hommes ? Dieu m'entend et c'est à Dieu que je casse les oreilles et ça me suffit, car c'est le seul ennemi qui soit digne de moi. Il y a Dieu, moi et les fantômes. C'est Dieu que je crucifierai cette nuit, sur toi et sur vingt mille hommes parce que sa souffrance est infinie et qu'elle rend infini celui qui le fait souffrir. Cette ville va flamber. Dieu le sait. Et en ce moment, il a peur, je le sens ; je sens son regard sur mes mains, je sens son souffle sur mes cheveux, ses anges pleurent. Il se dit « Gœtz n'osera peut-être pas » — tout comme s'il n'était qu'un homme. Pleurez, pleurez les anges : j'oserai. Tout à l'heure, je marcherai dans sa peur et dans sa colère. Elle flambera : l'âme du Seigneur est une galerie de glaces, le feu s'y reflétera dans des millions de miroirs. Alors, je saurai que je suis un monstre tout à fait pur.
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lecassinlecassin17 février 2013
L'ennui avec le Mal, c'est qu'on s'y habitue, il faut du génie pour inventer.
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DonaSwannDonaSwann26 juin 2016
L'enfer est une foire, imbécile ! (...) Voici le visionnaire le plus étrange : l'homme qui se croit seul à faire le Mal. Chaque nuit, la terre d'Allemagne est éclairée par des torches vivantes ; cette nuit comme toutes les nuits, les villes flambent par douzaines et les capitaines qui les saccagent ne font pas tant d'histoires. Ils tuent, les jours ouvrables et, le dimanche, ils se confessent, modestement. Mais celui-ci se prend pour le Diable en personne parce qu'il accomplit son devoir de soldat.
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gillgill18 avril 2012
Premier tableau
A gauche, entre ciel et terre, une salle du palais de l'Archevêque ; à droite la maison de l’Évêque et les remparts.
Seule la salle du palais est éclairée pour l'instant.
Le reste de la scène est plongé dans l'ombre.
Scène unique
L'archevêque, à la fenêtre
- Viendra-t-il ? Seigneur, le pouce de mes sujets a usé mon effigie sur mes pièces d'or et votre pouce terrible a usé mon visage : je ne suis plus qu'une ombre d'Archevêque. Que la fin de ce jour m'apporte la nouvelle de ma défaite, on verra au travers de ma personne tant mon usure sera grande : et que ferez vous Seigneur, d'un ministre transparent ?
- (le sergent entre) - C'est le colonel Linehart ?
Le serviteur
- Non. C'est le banquier Foucre. Il demande...
(Lever de rideau de l'édition parue chez "Folio" en 1977)
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Vidéo de Jean-Paul Sartre
Serge Nicolaï A puerta cerrada .A puerta cerrada , d?après Huis clos de Jean-Paul Sartre www.salondellibro.fr
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