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EAN : 9782226454089
180 pages
Éditeur : Albin Michel (19/08/2020)
  Existe en édition audio
3.32/5   725 notes
Résumé :
"La jeunesse est un talent, il faut des années pour l'acquérir."
Dans ce nouveau livre, la romancière se raconte à travers le personnage d’une étudiante bruxelloise. Les aérostats sont des aéronefs dont la sustentation est due à un gaz plus léger que l'air. Elle nous emmène pour la première fois dans son pays natal. Ange, 19 ans "mène une vie assez banale" et étudie la philologie. Après avoir répondu à une petite annonce, elle donne des cours de littérature à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (251) Voir plus Ajouter une critique
3,32

sur 725 notes

Christophe_bj
  26 août 2020
Une jeune étudiante de dix-neuf ans, Ange, donne des cours particuliers à un jeune lycéen dyslexique de seize ans, Pie, et va l'éveiller aux bonheurs de la lecture des grandes oeuvres. ● Voilà très longtemps que je n'avais pas goûté au Nothomb de l'année, mais je retrouve bien ici les caractéristiques propres à cette autrice. Il ne fait aucun doute qu'elle possède un sacré talent, mais il fait peut-être encore moins de doute qu'elle le gâche dans les grandes largeurs. Elle se complaît à lâcher annuellement son (tout) petit opus sans se fatiguer, sachant que de toute façon il se vendra, ses fans étant suffisamment nombreux, sans jamais chercher à faire la grande oeuvre dont elle serait capable. C'est tellement dommage. Elle sait écrire sans gras, elle sait ciseler des dialogues, elle sait concevoir des personnages originaux – mais elle bâcle tout ce qu'elle fait. Elle fait le strict minimum. ● Ici nous avons donc un personnage complètement inutile à l'économie du récit : la colocataire, mais il fallait cela pour épaissir un peu le volume du livre. Nous avons une fin totalement, honteusement bâclée. Nous avons des clins d'oeil autobiographiques ou autoréférentiels bien appuyés pour que le lecteur ne puisse pas les manquer. Nous avons un personnage dyslexique guéri en une heure… Ne l'était-il pas ? Il fallait alors peut-être le dire… ● Et malgré tous ces défauts le livre n'est pas fondamentalement mauvais. Il se laisse lire. On imagine ce qu'il aurait pu être si Mme Nothomb avait daigné se donner un peu plus de mal…
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qmike549
  11 décembre 2020
Il est dommage de tisser en toile de fond un récit sur les plus grands récits de la littérature et de proposer un roman précipité qui non seulement ne restera pas gravé dans la littérature mais qui est/sera oublié dès la fermeture du livre.
En littérature, les auteurs/auteures peuvent tout se permettre sauf la perte de crédibilité…. !
I) – Quels sont les thèmes abordés ?
Les relations père-fils - le pouvoir de la littérature - la passion des aérostats - le crime - le châtiment - l'amour plus ou moins partagé.
II)) - Quel est le synoptique ?
L'histoire se situe dans la capitale belge Bruxelles, Ange Daulnay étudiante en philosophie, notre narratrice, a 19 ans, vit en colocation avec Donate, et est étudiante en philologie.....
Cette narratrice recherche un petit boulot pour arrondir ses fins de mois, elle trouve l'occasion de donner des cours au Fils de la famille Roussaire, Pie, jeune lycéen dyslexique de 16 ans.....
III)- Mon ressenti
Avons ici un jeune adolescent dyslexique accro aux mathématiques et aux armes qui n'a jamais réussi à lire, mais qui guérit de son handicap dyslexique comme par magie en lisant dans un premier temps un trait, « le rouge et le noir » de Stendal (un pavé de 672 pages).
Puis dans un second temps, ce jeune homme qui déteste la littérature avale au cul sec l'Iliade en 24 heures (Un pavé de plus de 1000 pages).
Nous savons tous que la Belgique est renommée pour ses excellentes bières dites « bières belges » mais Amélie, il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin, Bruxelles n'est pas Marseille – ville connue pour avoir bouché son port avec une sardine.
Il est vrai que la littérature a le pouvoir/ les pouvoirs du développement personnel, d'émancipation, de la connaissance et des savoirs mais de là à en guérir de dyslexie instantanément, il y a une marge à ne pas franchir.
De plus, les personnages choisis pour cette histoire frôlent le domaine de la psychiatrie….
Nous retrouvons la famille Roussaire, composée d'un père Cambiste de profession, limite abominable qui espionne les entretiens de son fils avec la Ange la narratrice de ce récit. et d'une mère extravagante dont le violon d'Ingres est de collectionner de la porcelaine qu'elle n'a jamais eu entre les mains. (Hic.)
Il faut donc lire cet opus d'Amélie Nottomb comme un conte des temps modernes doté de personnages inattendus, extravagants, surprenants, dérangeants.
Amélie Nottomb nous fait l'apologie, les bienfaits de la littérature, de la vraie littérature, les auteurs et titres de livres présents tout au long de son récit ne sont pas cités au hasard.(Le rouge et le noir – L'Iliade – Homère – le diable au corps –Le bal du comte d'Orgel – La princesse de Clèves).
L'écrivaine belge Amélie Nothomb nous rappelle combien la société, les us et coutumes ont changé, ont été modifiés depuis l'apparition/utilisation de Internet.
En conclusion
Ce nouvel opus de Amélie Nottomb « Les aérostats » est un livre court de 180 pages. Il permet une lecture aisée rapide.
Sauf que l'histoire est démente, les situations sont saugrenues, l'intrigue est bâclée ratée. (Comme si Amélie Nottomb avait hâte d'en terminer avec cette histoire extravagante)...
Il n'en reste pas moins que nous retrouvons le talent d'écriture, la finesse, la force des mots d'Amélie Nottomb.
Mais la lecture de ce roman laisse un coup amer de non terminé.
Dommage, surtout après l'excellente prestation de l'auteure Amélie Nottomb dans « Soif ».
IV) – Passages appréciés dans le livre :
Page 70
Que les aérostats coûtent cher ne me semble pas un argument. L'avion, la recherche spatiale, tout cela coûte affreusement cher. La vérité est qu'on les a abandonnées à cause de leur immensité, qui les rendait peu pratiques, en particulier au sol.
Page 76
Avant, un collectionneur était in maniaque qui conservait ses trésors avec des précautions folles. A présent, le collectionneur se contente d'en procéder l'image sur Internet.
Page 91
Le rejet du père n'est pas réservé à l'adolescence. Ce que je hais chez mon père, ce n'est pas sa paternité, c'est le sort qu'il me propose : à partir du vingtième siècle, l'héritage que nous laisse la génération précédente, c'est la mort.

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Antyryia
  19 août 2020

Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé lire.
A l'instar d'Ange, l'héroïne des Aérostats, ce sont des auteurs comme Hector Malot ou la Comtesse de Ségur qui ont accompagné mon enfance.
Sans oublier les bibliothèques roses puis vertes, les aventures de Bob Morane, les livres dont vous êtes le héros et mes premiers romans policiers dès l'âge de treize ans avec Agatha Christie et Charles Exbrayat.
Ce goût pour la lecture, c'est mon père qui me l'a transmis, et j'en profite encore pour le remercier et lui rendre hommage.
Sans lui je ne serais pas le même lecteur, peut-être même que je ne lirais pas du tout.
Je me souviens encore de ma première lecture imposée, en sixième.
C'était le soleil d'Olympie, de Jean Séverin.
Je n'en n'ai plus aucun souvenir si ce n'est celui d'un profond ennui.
Heureusement que je savais que la littérature ne s'arrêtait pas à ça.
Ange est une étudiante en philologie, à Bruxelles. Elle a dix-neuf ans.
"En Allemagne et en Belgique, la philologie englobe toutes les sciences du langage et suppose une connaissance approfondie du latin et du grec ancien."
Afin de gagner un peu d'argent, elle va proposer des cours de soutien de français à domicile. Grégoire Roussaire la contactera afin qu'elle puisse soigner la dyslexie de son fils Pie, seize ans, auquel la lecture du Rouge et du Noir est imposée.
J'ai trouvé une réflexion très intéressante au sein du roman : "Nous vivions dans une époque ridicule où imposer à un jeune de lire un roman en entier était comme contraire aux droits de l'homme."
Honnêtement, j'ignore quels livres sont désormais proposés au collège ou au lycée désormais. Mais j'ose espérer que ce sont des romans plus attrayants que par le passé. Si les jeunes lisent beaucoup moins que par le passé, c'est aussi parce que leurs parents ne lisent pas.
Inutile de tout mettre sur le dos d'internet et des réseaux sociaux.
Autant à mon sens l'éducation relève du rôle parental, autant le goût de la lecture ( et par son intermédiaire celui de l'orthographe et de la grammaire ) devrait être assuré par l'éducation nationale.
Et je crois sincèrement que les classiques ne peuvent plus remplir cette mission puisque leur lecture est davantage une corvée et qu'il est presque normal de n'en lire qu'un résumé avec une brève analyse sur un site de la toile.
Ne m'en veuillez pas si vous avez adoré leurs livres, mais du collège à la faculté de lettres modernes j'aurais pu être dégoûté de la lecture par Maurice Genevoix, Jean Giono, Stendhal, Racine , Michel Butor et bien d'autres auteurs dont l'exigence avait entraîné le désintérêt.
A l'inverse, c'est avec un certain plaisir que j'ai découvert Herman Hesse, Fiodor Dostoïevski, Emile Zola, Julien Green ou Franz Kafka.
Je garderais toujours en mémoire mon professeur de français de seconde, qui n'a pas hésité à sortir un peu du programme et à nous imposer une vingtaine de fiches de lecture sur des romans ou pièces de théâtre souvent court(e)s pour élargir notre horizon littéraire.
Pour revenir au nouveau roman d'Amélie Nothomb, Ange va très rapidement venir à bout de la dyslexie de son élève, le rouge et le Noir suffira en effet à guérir son élève quand il en lira un extrait à voix haute après l'avoir lu en quarante-huit heures.
Trop fort Pie ! Un jeune homme isolé, malheureux, qui n'avait jamais rien lu d'autre que des articles d'armes sur internet et qui vient à bout en deux jours du pavé De Stendhal tout en étant capable d'en débattre avec son attachante professeur particulière.
Et en vingt-quatre heures, après une nuit blanche, il viendra à bout de l'Iliade d'Homère.
Toute vraisemblance mise de côté, ce millésime 2020 d'Amélie Nothomb n'évoque pas seulement cette façon qu'aura Ange de donner le goût de lire à Pie au travers de différents classiques tels que L'idiot de Dostoïevski, La métamorphose de Kafka ou encore La princesse de Clèves de Madame de la Fayette.
Les aérostats offre différents points de vue sur la richesse de la lecture, et sur les différences qu'il peut y avoir entre les lecteurs qui ont lu un même ouvrage. Ils ne vont pas forcément s'identifier aux même protagonistes, ils ne vont pas forcément interpréter le roman et ses éventuelles métaphores de la même façon, ils n'ont pas non plus les mêmes critères d'appréciation.
"Aimer un roman ne signifie pas nécessairement qu'on aime les personnages."
Et on le voit bien sur Babelio. Aucun roman ne fait l'unanimité parce que tous les lecteurs sont différents, ont une sensibilité propre, et ne recherchent pas la même chose.
Quant aux romans qui plaisent au plus grand nombre, les raisons sont là encore variable. L'un va avoir été envoûté par l'écriture, un autre fasciné par les personnages, un troisième transporté par l'intrigue.
Et il y fort à parier que Les aérostats recevra des critiques enthousiastes, des avis très négatifs ou encore des opinions un peu plus partagées comme la mienne.
Donner un avis sur un livre, c'est presque comme écrire un commentaire composé au baccalauréat. Chacun interprétera ce que l'auteur a rédigé même si ce dernier l'a fait de façon parfois totalement involontaire.
Et puis lire, c'est aussi être libre. Libre de choisir, libre de s'évader.
Et la liberté est l'autre thème principal du roman. Symbolisée par ailleurs par la présence de ces anciens zeppelins gigantesques dans le ciel auxquels le titre fait référence.
Cette liberté, Pie en est totalement dépourvu. Ses parents sont aussi étranges l'un que l'autre, en particulier le père qui surveille chacune des leçons données par notre étudiante.
Prisonnier au sens propre comme au figuré, Pie verra en Ange une personne capable de le sauver, et pas uniquement par le biais de la littérature.
"Quand vous arrivez ici, c'est comme si la vie débarquait. Lorsque vous partez, tout s'éteint."
"Ce garçon était conscient du drame qu'il vivait, il m'appelait à l'aide."
Mais comment l'aider ? Comment s'interposer face à un père odieux qui veut tout contrôler ?
Comme dans la majorité de ses romans, avec une économie de mots propre à son style, Amélie Nothomb va droit à l'essentiel.
Et c'est dommage.
Dommage parce que les personnages d'Ange et de Pie auraient réellement pu être attachants si leur histoire et leur personnalité avaient davantage été mises en relief. Là ils n'auront rien d'inoubliable.
Dommage parce que les réflexions autour de la littérature et des goûts littéraires de chacun autour de débats souvent passionnés entre l'élève et son enseignante ne sont qu'effleurés alors qu'elles auraient méritées d'être approfondies.
Ces différences de ressentis tout comme les appréciations communes après des lectures qui peuvent parfois nous parler ou pas, être interprétées de tellement de façons différentes, auraient pu je pense rendre le roman bien plus riche si l'auteure avait davantage poussé sa réflexion.
D'autant qu'elle est importante puisque notre rôle sur ce site ne consiste pas à mon avis à juste donner son opinion sur une lecture mais aussi à comprendre pourquoi d'autres internautes ont adoré ou détesté la même oeuvre quand leurs avis sont argumentés.
On apprend d'ailleurs qu'il existait déjà des critiques littéraires cinq siècles avant Jésus Christ, à l'époque de l'Iliade et de l'Odyssée.
"Avec l'édition est née la critique littéraire. Et il s'est trouvé un critique, Zoïle, pour déclarer qu'Homère écrivait comme un tâcheron. Eh bien, le public s'est emparé de Zoïle et l'a pendu."
Et puis j'ai trouvé quand même exagéré qu'un jeune homme dyslexique de seize ans n'ayant quasiment jamais lu un livre de sa vie vibre autant à la lecture des grands classiques de la littérature internationale et intemporelle du jour au lendemain. Si je n'avais pas lu depuis mon plus jeune âge, je ne crois pas beaucoup m'avancer en disant que ni Stendhal, ni Homère, ne m'auraient fait passer des nuits blanches, même pour les beaux yeux de ma prof particulière. Certes Pie est un garçon à part mais il aime les mathématiques et pas le français et ça me paraît d'autant plus inconcevable que du jour au lendemain il tombe amoureux des livres sans passer auparavant par des romans young adult à la mode ou des livres adultes à la portée de tous.
En outre il reste quand même beaucoup de zones d'ombre une fois la lecture achevée.
Les aérostats marque donc le retour à la normale d'Amélie Nothomb après l'ambitieux et déconcertant Soif auquel je n'avais pas du tout accroché l'année dernière.
C'est un court roman agréable à lire, sujet à quelques souvenirs pour ma part, qui évoque rapidement quelques idées intéressantes, qui réserve également quelques surprises.
Mais qui à mes yeux n'est tout simplement pas tout à fait abouti.
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Kittiwake
  03 octobre 2020
29ème édition de l'incontournable de la rentrée d'automne, avec Les Aérostats.

On se délecte du prénom d'un des personnages, une coquetterie que l'auteur glisse régulièrement dans ses écrits. Ici c'est Pie, un jeune homme supposé dyslexique (je dirais plutôt cabochard, je n'ai jamais vu une dyslexie disparaître en une séance de lecture à voix haute, orchestrée par la narratrice dont le prénom est plus courant, mais épicène, Ange). Trois ans séparent les deux protagonistes . Ange se fait fort de faire découvrir au lycéen rebelle mais prêt à puiser dans sa révolte ce qui fera le terreau d'un éveil culturel. Et cela en quelques heures les must de la littérature classique, Stendhal, Homère, Radiguet et quelques autres. Pour un gamin qui déteste la lecture, il acquiert rapidement un niveau de débat littéraire à faire pâlir un prof de français de lycée, même dans une classe motivée et en préparation du bac!
Un troisième personnage s'immisce dans le couple élève-prof, le père de Pie qui épie les leçons et fait son compte-rendu exhaustif à la fin de celle-ci.
Et enfin un autre prof, qui enseigne à Ange la philologie, dans une clace où la jeune fille semble être une sorte de souffre-douleur.
L'ensemble n'est pas désagréable, mais comme à chaque fois, je suis envahie par la voix la voix d'Amélie Nothomb, comme si c'est elle qui me racontait l'histoire lorsque je parcours ces lignes.
Le roman aurait gagné à être plus étoffé, il est extrêmement court et on reste un peu sur sa fin. Même si l'histoire est improbable, elle est le prétexte à jeter un regard original sur les oeuvres citées.
C'est une belle leçon de littérature déguisée en fable moderne.
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fertiti65
  14 septembre 2020
Le goût de la lecture je l'ai depuis que je sais lire. Nous n'avions pas à la maison une grande bibliothèque mais nous en avions une. J'ai toujours adorer lire et le plaisir est toujours là à cinquante ans passé. le goût de lire c'est le thème que développe Amelie Nothomb dans son dernier livre. Ange, une jeune femme de 19 ans suivant des cours de philologie, est chargée de soigner Pie un jeune adolescent de 16 ans qui est dyslexique. Seul remède, la lecture de grandes oeuvres, de beaux textes. le problème c'est qu'il n'aime pas lire et n'en a pas l'envie. Mais Ange n'a pas dit son dernier mot. Elle le fait lire à voix haute et très vite sa dyslexie s'enfuit. Un peu fort de café, mais le style du livre permet de ne pas vraiment être dans la réalité. Bien que dans le texte, je m'y suis plongée allègrement, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire (auparavant j'avais lu deux romans assez rudes et violents) et j'y ai trouvé une certaine légèreté du moins au début. le thème de la lecture m'intéresse beaucoup mais c'est un de ses romans que j'oublierai assez vite peut-être parce que léger et fantasque à la fois. Mais je ne boude pas mon plaisir à l'avoir parcouru. Mis à part "Soif" et "Acide sulfurique", j'ai toujours fini ses livres. Mon préféré reste toujours l'inégalable "Les catillinaires" roman absurde et drôle. Bonne lecture !
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critiques presse (5)
LaCroix   13 octobre 2020
Dans un roman bref et vif de la romancière Amélie Nothomb, l'héroïne inocule la passion de la lecture à un lycéen. Mais l'apprentissage de la littérature se révèle hautement explosif.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeJournaldeQuebec   17 septembre 2020
Pour son 29e roman, Les aérostats, Amélie Nothomb s’est penchée sur les grands classiques de la littérature et l’intérêt (ou le manque d’intérêt) des ados pour la lecture.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   16 septembre 2020
Longtemps après La Leçon de Ionesco, elle met en scène à sa manière les privilèges et les périls de la relation de maître à élève, laissant paraître que la communion de l’un avec l’autre dans l’éros de la vérité est toujours possible.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   28 août 2020
L'écrivaine revient sur sa jeunesse et évoque, par un conte, la force transformatrice de la littérature.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeSoir   24 août 2020
Agréable, vif et aérien. Mais trop fugace.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (138) Voir plus Ajouter une citation
LeaaJonesLeaaJones   14 juin 2021
- Vous êtes drôle. Et alors, à présent que vous êtes adulte, vous avez l'impression d'aller mieux ?
- Nous ne sommes pas là pour parler de moi.
- Oui, ça vous arrange, ce faux-fuyant. Je suis sûr que vous vous sentez aussi mal qu'il y a trois ans.
- Je suis vivante.
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fabienne1809fabienne1809   20 août 2020
Nous vivions une époque ridicule où imposer à un jeune de lire un roman en entier était vu comme contraire aux droits de l'homme. Je n'avais que trois ans de plus que Pie. Pourquoi avais-je échappé au naufrage ?
(page 44)
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MahaDeeMahaDee   30 septembre 2020
J’arrivai à seize heures. C’était une belle maison de ville comme on n’en voit qu’à Bruxelles dans les quartiers riches. L’homme qui me reçut était celui qui m’avait parlé au téléphone. Il pouvait avoir quarante-cinq ans et respirait les plus hautes responsabilités.
– Qu’est-ce que la philologie ? me demanda-t-il.
– En Allemagne et en Belgique, la philologie englobe toutes les sciences du langage et suppose une connaissance approfondie du latin et du grec ancien.
– Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
– Parce que Nietzsche était philologue avant d’être philosophe.
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NievaNieva   19 août 2020
Passer le plus clair de mon temps à lire ou à étudier n'étais pas un problème pour moi. Mais certains soirs, je pouvais souffrir de solitude. Je sortais, j'allais marcher dans les rues de Bruxelles. L'effervescence de la ville me montait à la tête. Les noms des rues me fascinaient : rue du Fossé-au-Loup, rue du Marché-au-Charbon, rue des Harengs.
J'atterrissais souvent dans une salle de cinéma où je voyais le premier film venu. Ensuite, je rentrais à pied, ce qui me prenait environ une heure. Ces soirées, que je trouvais aventureuses, me plaisaient.
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fertiti65fertiti65   13 septembre 2020
Couchée sur le lit, j'imaginais que j'étais un tramway, moins pour me nommer désir que pour ignorer ma destination. J'aimais ne pas savoir où j'allais.
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