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EAN : 9782290339503
154 pages
J'ai lu (01/11/2003)
3.46/5   95 notes
Résumé :
Sur son cou et sa poitrine on voyait des traces de sang, et sa gorge portait les empreintes des dents cruelles qui avaient ouvert ses veines... " Minuit. L'heure où les ténèbres recouvrent le monde... L'heure du vampire ! Oh ! Bien souvent, on ne le voit pas. Mais la pâleur morbide de ses victimes et les deux points rouges qu'elles portent dans le cou signalent son terrible passage. Depuis un siècle, le comte Dracula n'a cessé d'enflammer les imaginations. Son éléga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Pouvons-nous vous recommander chaleureusement les anthologies "fantastiques" présentées par Barbara SADOUL ? Les six en notre possession sont d'un excellent niveau : les 3 premiers des 4 tomes de "La Dimension fantastique" (1996, 1998, 1999, 2007), "Les cent ans de Dracula" (1997), "Fées, sorcières ou diablesses" (2002), "La solitude du vampire" (2003)... et toujours disponibles aux éditions E.J.L. (Paris), en leur très populaire et remarquable collection "Librio 2 €"...

Allons-y cette fois-ci pour ce recueil "Les cent ans de Dracula. Huit histoires de vampires de Goethe à Lovecraft.", déjà présenté par neuf de nos petits camarades...

(1°) "La Fiancée de Corinthe" / "Die Braut von Korinth" (1797) de Johann Wolfgang von GOETHE [1749-1832], traduit de l'allemand par Léon Mis.

Un long poème de vingt-huit segments nous contant un étrange récit de l'Antiquité : la venue d'un jeune Athénien "païen" (de l'ancienne religion polythéiste où l'on révère Cérès et Bacchus) étranger à Corinthe, se rendant au domicile des parents de sa promise ("Die Braut") — il s'agit là d'un mariage "arrangé", et d'ancienne date, par les deux familles... Une jeune fille silencieuse et pudique, couverte d'un voile er d'un vêtement blancs" fait son apparition nocturne dans sa chambre d'hôte... Un rythme de narration très doux, très suggestif... L'étrange froid du corps de la jeune fille versus la tiédeur du corps du jeune invité... Les noces funèbres entre Eros et Thanatos auront bien lieu. L'amante finira par reconnaître :

"Une force me chasse hors du tombeau
pour chercher encore les biens dont je suis sevrée,
pour aimer encore l'époux déjà perdu,
et pour aspirer le sang de son coeur.
Et quand celui-ci sera mort,
je devrai me mettre à la recherche d'autres,
et mes jeunes amants seront victimes de mon désir furieux."

Pur et délicat. Aussi romantique, lyrique et désespéré que la quête éperdue de Werther dans "Les Souffrances du jeune Werther"/ "Die Leiden des jungen Werthers"(1774) ou que le récit des expériences durement "formatrices" du jeune naïf Wilhelm dans "Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister" /"Wilhelm Meisters Lehrjahre" (1796)...

(2°) "Le Vampire" / "The Vampyre" (1819) de John William POLIDORI [1795-1821], traduit de l'anglais par Henri Faber.

Là, nous sommes littéralement soufflés par la force hypnotique intacte de cette pièce composée à l'âge de 24 ans et si longtemps attribuée à Lord BYRON. Son jeune secrétaire était tout simplement un Génie du conte... le sort du malheureux Aubrey puis de sa soeur Miss Aubrey séduite par cette statue scandaleuse , glacée et glaçante de ce mondain de "Lord Ruthwen" : tout est d'une telle concision et pèse d'une telle présence qui nous fait oublier les faiblesses du roman-feuilleton aux saillies surréalistes géniales de Bram STOKER , "Dracula", complété de son prequel "L'invité de Dracula", qu'elles annoncent évidemment... Mais là où STOKER nous enlisera et nous ennuiera à partir des deux derniers tiers répétitifs de son intrigue un rien pesante, J. W. POLIDORI — dans l'extrême concision — nous fait frémir d'une belle inquiétude sourde. Cette saloperie sans âge de Lord Ruthwen (Les aristos n'étaient-ils pas là pour pomper la moelle nourricière et le sang de plus faibles qu'eux, au fond ?) se révèle non seulement immortel mais invincible. Il disparaît après le destin tragique du pauvre Aubrey et de sa soeur courtisée habilement et séduite par l'infâme... La gloire de Byron n'a-t-elle pas longtemps "vampirisé" (certes, à l'insu des deux hommes) l'oeuvre de son habile secrétaire — le très roué "poète" s'étant "rapidement lassé de l'immaturité de son jeune compagnon inexpérimenté" ? POLIDORI avait étudié la médecine et soutenu une thèse sur le somnambulisme ("Dissertatio medica inauguralis, quaedam de morbo, oneirodynia dicto, complectens") et reçu "son diplôme à l'âge de 19 ans". La force intacte, la rémanence et la pérennité de son "Vampire" sont d'évidents signes des erreurs de jugement de son "maître" des Vanités...

(3°) "La morte amoureuse" (1836) de Théophile GAUTIER [1811-1872].

Du génie à l'état pur, là encore ! Que de richesses bien concrètes (notamment linguistiques) contenues dans ce conte... L'argument ? Un narrateur (aujourd'hui accablé de ses soixante-et-dix années) se souvient de ses vingt ans : alors "apprenti-ratichon" tel le jeune tuberculeux du "Journal d'un curé de campagne" du film de Robert BRESSON (1951), adapté du roman de Georges BERNANOS (publié en 1936), disons que lui aussi n'a guère eu de chance en sa toute jeune vie... Tombant immédiatement amoureux d'une fidèle présente dans l'église lors de sa propre ordination. Il s'éloigne de cette (présumée) Belzébuth mais son amoureuse (transie) le rattrape jusqu'entre les murs moisis de sa première cure... L'épisode où le jeune Romuald précédé du Curé Sérapion (tous deux à dos de mule) se retourne une dernière fois sur sa cité de noviciat pour découvrir le palais de Clarimonde-la-Courtisane fait penser au départ du jeune lieutenant Drogo dans "Le Désert des Tartares" de Valerio ZURLINI (adapté du fameux roman éponyme de Dino BUZZATI, publié en 1940) : mêmes regrets, même promesse de nostalgie indicible... L'histoire d'amour durera trois ans. Trois ans à ne plus savoir démêler le rêve de la réalité. L'abbé Sérapion a l'oeil : en bon futur Abraham van Helsing (l'exorciste du fameux "Dracula"de Bram STOKER en 1897), on ne la lui fait pas... La belle Clarimonde n'a qu'à rester à sa place, bien au fond de son tombeau... Pourtant elle est vraiment amoureuse, cette morte-là, et économise farouchement le sang de son petit protégé... Une histoire de femme-vampire, de goule, de "non-morte" — "Strigoï", comme disent les Transylvaniens ? Si l'on veut... Une belle histoire d'amour contrarié. Maîtrise et concision du style, habileté d'effets dramatiques soigneusement ménagés. Chapeau, l'artiste ! La nouvelle fantastique qu'on aurait également aimé écrire à nos 25 ans...

(4°) "Car la vie est dans le sang" / "For the Blood is the Life" (vers 1880) de Francis Marion CRAWFORD [1854-1909], traduit de l'américain par Jacques Finné (1987).

Dieu, quelle belle surprise ! Si "la vie est destinée au sang" (selon le titre original), ce conte tiré de l'oubli se révèle d'une force suggestive sans pareille... La description des jeux d'ombres de la côte calabraise au crépuscule sont inoubliables... Ce malaise que crée dans l'âme du lecteur cette forme silencieuse apparaissant sur un tertre et qu'on ne peut surprendre qu'à la tombée du jour et depuis le sommet d'une tour quadrangulaire, cette forme indécise vers laquelle se rendra Holger l'invité scandinave du narrateur, bourgeois en villégiature bien au fait de l'ethnologie locale... Un serpent de brouillard maladif dans une lumière entre chien et loup... On tremble pour le visiteur qui s'en approche... S'ouvrira enfin le somptueux "récit dans le récit" (l'invité Holger, tout comme nous, "adorant les histoires")... On connaîtra le dépit du vieil Alario mourant en voulant cacher sa fortune, les déconvenues d'Angelo son fils d'abord envié, le destin tragique de la pauvre Cristina, victime de la "Ndrangheta" de l'époque... Les deux "brigands" de l'histoire sont évidemment pauvres, mais aussi lâches et sournois : voleurs et assassins sans scrupules... La mort violente et son sillage de "revenance"... Une construction magistrale. Merci au grand poète et écrivain américain, "romancier d'épouvante" si méconnu de nous !

(5°) L'invité de Dracula" / "Dracula's Guest" (1897) de Bram STOKER [1847-1912], traduit de l'anglais par Jean-Pierre Kremer (1992).

L'une des plus belles trouvailles dans ce conte (prequel du célèbre roman "Dracula") ? Ce cocher qui se signe à chaque fois en grognant "Walpurgis Nacht !" ["La nuit de Walpurgis"] en l'accompagnant du muet et nécessaire "In nomine Patre, Filio et Spiritu sancto" de sa main droite... le narrateur s'engage ingénument "pour une promenade" dans les environs de "München"/"Munich"... Il poursuivra bientôt seul et à pied, ne tenant aucun compte des recommandations de son cocher... Que d'invraisemblances psychologiques et naïvetés déconcertantes et un curieux manque de consistance dans son art de conteur... Stoker se révèle là encore — et son fascinant roman "Dracula" publié la même année souffrira des mêmes lourdeurs étonnantes — assez piètre narrateur... Il ne sait ni éluder, ni "faire sec" : éliminer le gras (l'inutile) d'une narration... On ne trouvera non plus aucune crédibilité psychologique au personnage principal (qui serait donc Jonathan Harker, le clerc de notaire égaré du roman) ; les descriptions paysagères paraissent bâclées, les métaphores pesantes. Certes, la nuit tombe, le froid vient, la neige recouvre la terre dans ces contreforts des Alpes bavaroises... La grêle de la fameuse "Nuit de Walpurgis" est heureusement impitoyable : le visiteur doit se réfugier transi sous le portail d'un mausolée lui annonçant que la "Comtesse Doligen de Gratz / En Styrie / Chercha et trouva la mort / 1801" qui vaut bien une épitaphe du fabuleux Cimetière marin sous "Notre-Dame-des-Auzils" dans le Massif de la Clape près de Gruissan (Aude). La plus belle saillie poétique de la nouvelle, pour nous ? L'inscription en caractères cyrilliques découverte sur le tombeau de la Comtesse : « Les morts voyagent vite. » — « Die Todten reiten schnell. » : soit le vers devenu célèbre de la ballade "Leonore" de Gottfried August BÜRGER publiée en 1774 dans l'Almanach des Muses de Göttingen. Bram STOKER fut tout d'abord un formidable explorateur de manuscrits, de bibliothèques et de mythes. Un ethnographe amateur armé d'une formidable curiosité, devenu romancier par nécessité et pour notre bonheur...

(6°) "Aylmer Vance et le Vampire" / "Aylmer Vance and the Vampire" (1914) de Claude ASKEW [1865-1917], traduit de l'anglais par Marie-Lise Marlière (1997).

Les mystères et la malédiction de Blackwick Castle en Ecosse... L'héritier Paul Davenant subjugué sa jeune épouse, elle-même sous emprise. Une beauté rousse aux longs crins, sans tâches de son sur sa peau laiteuse. Une très belle nouvelle dont les descriptions des Highlands glaciales font chaud au coeur : elles auraient pu inspirer le romancier Bram STOKER qui souffrait sûrement de son amateurisme de bâtisseur de fictions immortelles... Apprenons que "Alice Askew et son mari, Claude Askew, étaient des auteurs britanniques, qui ont écrit ensemble plus de quatre-vingt-dix romans, dont beaucoup publiés en séries de six sous et sept sous, entre 1904 et 1918".

(7°) "Le Gardien du cimetière" (1919) de Jean RAY [1887-1964].

Raymond Jean Marie de Kremer dit "Jean RAY", l'immortel feuilletonniste père de ce dompteur de Surnaturel que fut "Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain" nous régale. Non de cailles mais d'attentes jamais déçues. Pourquoi ces deux Gardiens si attentifs à l'appétit et au bon sommeil du Nouveau gardien ? Pourquoi ce fichu poste de Gardien (pour "crèves la faim") réapparait-il à intervalle régulier après le "départ" du candidat précédent ? Bien sûr, nous nous douterons promptement du dénouement potentiel... Ce cimetière de Saint-Guitton à l'abandon, et cette satanée "richissime duchesse Opoltchenska" qui s'y fait inhumer seule, parmi les herbes sauvages et derrière des murs d'enceinte hauts de trois mètres... Un humour très fin, un sens de l'étrange inné et bien rôdé... Les deux compères Ossip et Velitcho ne manquent pas de culot ! A la place du Nouveau Gardien, je me méfierai de cette bonne tisane noire de "chur" d'avant sommeil...

(8°) "La Maison maudite" / "The Shunned House" de Howard Phillips LOVECRAFT [1890-1937], traduit de l'américain par Yves Rivière (1961).

Une nouvelle en cinq chapitres du Maître de Providence, et une nouvelle variation sur la dégénérescence "d'entre les murs" d'une antique demeure, s'étendant depuis la cave jusqu'au jardin... et qui n'est pas sans rappeler l'ambiance vénéneuse de l'extraordinaire conte "La Fille de Rappaccini" / "Rappaccini's Daughter" (1844) et l'inoubliable roman "La Maison aux Sept Pignons" / "The House of the Seven Gables" (1851) du toujours surprenant Nathaniel HAWTHORNE [1804-1864], son voisin de Salem dont il admirait l'oeuvre au caractère inclassable... Il faudra ici bien souvent s'y reprendre à deux fois pour retenir avec profit les détails d'un récit touffu (prénoms et patronymes des nombreux protagonistes, complexité topographique et chant spécial des noms des rues et de quartiers de Providence)... L'ombre prégnante d'Edgar Allan POE planant sur le tout premier chapitre... Nous pénétrons sur la pointe de pieds dans une saga familiale avec des sorciers d'origine française émigrant au XVIème siècle de bien avant "Les Lumières" européennes (Damnés et satanés "Frogs", pactisant si aisément avec ce "Prince des Ténèbres" cerné de toutes ses habituelles et obscures Autres Dimensions !!!), bien sûr à l'origine de cette terrible malédiction en forme de pourriture sournoise, évidemment transmissible de génération en génération : soit les obsessions lovecraftiennes habituelles (Cf. "La couleur tombée du ciel") qui font notre bonheur de lecteur depuis l'adolescence... Les scènes inoubliables de "l'horreur" évolutive avalant et intégrant les êtres humains successivement "vampirisés" qui nous avaient terrifié dans "The Thing" (ce remuant remake de "La Chose d'un Autre Monde" de Hawks, réalisé par John CARPENTER en 1982) se sont immanquablement superposées à notre lecture des dernières pages grouillantes de cette nouvelle de H-P. L., se terminant harmonieusement par un chant d'oiseaux dans des branches noueuses d'un arbre, au sein du jardin de la Maison maudite désempoisonnée à l'acide sulfurique... :-)



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Un peu partagé au moment de prendre ce recueil de huit nouvelles d'écrivains différents. D'un côté ce sont des histoires de vampires et ça m'emballe plutôt, de l'autre la plupart de ces nouvelles sont écrites par des auteurs du dix-neuvième siècle et la, avec eux, j'ai franchement du mal et tous sont concernés que ce soit Hugo, Maupassant, Flaubert, Zola et tous les autres je ne peux pas les lire, ah oui tiens sauf Jules Verne. Dois-je en conclure que je suis un handicapé de la littérature ? Un attardé au bulbe ramolli des grands auteurs ? Voilà une belle occasion d'en découvrir certains.
A part deux ou trois je n'ai pas été plus horrifié que ça. En ouverture un poème de Goethe, au dixième vers j'étais déjà largué. Ce n'est qu'à la troisième que j'ai pris réellement mon pied : une nouvelle de Théophile Gautier intitulé "la morte amoureuse". Un jeune séminariste convaincu jusqu'au bout des ongles doit être ordonné. Sauf que la veille du grand jour il croise une magnifique beauté à la peau blanche et aux lèvres rouge sang qui le font basculer et remettent en cause toutes ses convictions. Rien que pour celle-là le recueil vaut le coup d'oeil.
Par contre je me faisais une joie de découvrir celle de H.P. Lovecraft, celle pour laquelle j'avais sélectionné ce recueil, eh bien je suis resté sur ma faim.
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Ma précédente lecture des « cent ans de Dracula » remontait à cinq ans. Cinq ans durant lesquels mes souvenirs, format court aidant, s'en sont estompés... jusqu'à permettre une relecture avec un oeil presque aussi frais que la première fois.

Ne vous laissez pas leurrer par la relative faible épaisseur du bouquin, ses 155 pages A5 sont bien garnies et plusieurs soirées sont nécessaires pour en venir à bout. Mis à part la très courte « La Fiancée de Corinthe », les autres histoires sont en effet plus ou moins longues et certaines auraient tout à fait pu occuper un livre de poche type « folio 2€ » à elles seules.
Les huit histoires présentées ici appartiennent à la genèse de la littérature vampirique. Si l'intérêt pour celle-ci s'est actuellement un peu calmé passé l'effet de mode ayant suivi le ras-de-marée Twilight, ce n'était pas la première vague : les auteurs du 19e siècle s'étaient, aux aussi, pris de passion pour le thème, revisitant chacun à leur sauce le mythe originel... ou les versions des copains.

Plus ancien texte du recueil, « La Fiancée de Corinthe » était à l'origine un poème. Une fois traduit, plus rien ne rime et à défaut de la forme ne reste que le fond... A savoir l'histoire d'un homme se rendant chez sa future belle-famille pour un mariage arrangé et où en trente secondes chrono, lui et la première fille qu'il croise se jurent un amour éternel avant de consommer leur union illico. Encore plus rapide que dans un Harlequin (surtout pour l'époque) ! Bref, on n'y croit pas une seconde, ce n'est pas très palpitant et le seul intérêt du texte est finalement la place qu'il occupe dans l'histoire des récits de vampires. (4/10)

Sobrement intitulé « Le vampire », le texte de Polidori narre la longue descente aux enfers d'un jeune homme naïf et idéaliste aux côtés d'un compagnon fascinant dont la vie entière est dédiée à la perdition des âmes innocentes. Si le lectorat du 21e siècle comprendra tout de suite de quoi il retourne, Aubrey, lui, ne réalisera pas tout de suite à qui il a affaire... La plume de l'auteur parvient sans mal à maintenir un certain suspense horrifique et l'on ne cesse de se demander, avec une certaine curiosité morbide, jusqu'où le pauvre Aubrey va dégringoler avant d'enfin réaliser qu'il est en train de lui arriver précisément ce dont il a tenté de préserver les autres. Un texte assez sombre et pessimiste, certes sans surprise, mais plaisant d'un bout à l'autre. (7/10)

« La morte amoureuse » est l'un des meilleurs textes du recueil. D'abord à cause de son protagoniste : avouez qu'un curé, ce n'est pas banal... Mais la véritable point fort du texte, c'est son ambiance, perdue d'un bout à l'autre dans une atmosphère onirique, entre rêve et réalité... à moins qu'il n'y ait eu deux réalités ? Même si le choix narratif fait que l'on sait dès le début comment les choses vont finir, on aimerait qu'il en soit autrement, principalement parce que cette fois, il n'y a pas de « bien » et de « mal » clairement définis. Si l'histoire n'est pas très longue, on a néanmoins le temps de s'attacher aux personnages. Et la plume de Théophile Gauthier est vraiment belle, notamment lorsqu'elle décrit le palais éclairé par un rayon de soleil à travers les nuages... (8/10)

« Car la vie est dans le sang », c'est l'Italie, c'est une histoire de fantôme autant que de vampire, racontée au coin du feu par une belle soirée d'été. C'est la campagne profonde, avec ses superstitions, un crime en apparence bien rôdé, une histoire d'amour tragique et deux hommes courageux. le récit qui nous est conté se veut majoritairement basé sur les suppositions du narrateur, et pourtant, on y croit. On se laisse happer à l'intérieur, par ces histoires de brigands fuyant dans la nuit, par l'atmosphère inquiétante nimbant cet étrange tertre... et c'est que l'on frissonne, en plus ! Avec trois fois rien, Francis Marion Crawford nous pond une histoire délicieusement flippante. Un vrai coup de coeur, confirmé avec cette relecture ! (9/10)

On attendait en revanche mieux de Monsieur Bram Stoker et du prologue de son chef d'oeuvre... « L'invité de Dracula », c'est une balade dans la cambrousse qui tourne mal, une tempête de neige, et pour le reste... eh bien, on ne sait pas trop tant les évènements là-bas s'avèrent confus. le texte vaut surtout pour ses décors mais n'a rien de particulièrement transcendant en dehors de ça. (6/10)

« Aylmer Vance et le vampire », c'est Supernatural version début du 20e siècle. Un riche héritier se rend chez un enquêteur du paranormal pour lui parler de son étrange baisse de santé depuis qu'il a épousé une charmante demoiselle... persuadée d'être issue d'une famille de vampires. Niveau suspense, c'est donc le point mort, la plus grande partie du récit étant une transposition de celui fait par Jessica à son futur époux. C'est une sorte de mini-saga familiale, qui se lit sans déplaisir... Jusqu'au moment où Vance et Dexter doivent tirer ça au clair en personne. le dénouement de l'histoire se révèle assez brouillon, le « duel mental » dont il est question nous échappe totalement... Bref, le potentiel était là mais l'intérêt retombe comme un soufflé. (5/10)

Difficile de faire plus classique que « Le gardien du cimetière », où l'on devine l'intégralité de l'histoire dès ses premières lignes. Mais qu'elle soit prévisible n'empêche pas la narration d'être efficace, avec une montée en tension croissante au fur et à mesure que notre homme comprend dans quel pétrin il s'est fourré. Un texte certes simple dans le fond, mais très réussi dans la forme et porté par une plume si moderne que l'on a du mal à croire qu'il a été écrit il y a un siècle ! (6/10)

« La maison maudite » était la seule histoire dont je me souvenais encore assez nettement... mais, hélas, pas pour de bonnes raisons. J'en avais gardé une très forte impression de « nul à ch*** » et elle avait bien failli me dégoûter de Lovecraft avant que ne vienne la réconciliation via « L'abomination de Dunwich ». Verdict : cinq ans plus tard, c'est toujours aussi mauvais. Un début d'une lenteur abominable, l'histoire complète du lieu avec noms et dates, des descriptions à rallonge dont on décroche à la moitié... L'atmosphère est moins HORrifique que SOPOrifique ! Quant à la conclusion... après toutes ces précisions pas toujours utiles, comment ne pas être déçu de ne finalement rien « voir » de ce vampire très différent des autres ? Bref, c'est long, incroyablement chiant et pour finir frustrant. (3/10)

Dans « les cent ans de Dracula », le meilleur côtoie ainsi le pire, même si dans l'ensemble, même le « moyen » se lit sans vrai déplaisir. Restent deux gros « maillons faibles », l'un heureusement très court, l'autre hélas interminablement long, qui viennent ternir l'enthousiasme des trois pépites du recueil... et sacrément baisser la note globale ! Car pas question de déroger à la règle... Ceci dit, 6, ça correspond très bien à une lecture qui souffle le chaud et le froid, tantôt excellente, tantôt beaucoup moins bonne, mais laissant tout de même une impression plutôt bonne... et à mon ressenti de "sympa, sans être exceptionnel".
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En 1997, le genre fantastique a célébré les cent ans d'un monstre sacré, celui qui figure tout de suite dans nos esprits quand on mentionne le nom et l'apparence du vampire : Dracula le comte transylvanien. Il a eu ses inspirateurs tout comme il a ses descendants littéraires et c'est que propose cette sympathique anthologie consacré au mythe du vampire, avec de grands noms comme Goethe, Gautier, Polidori, Ray où encore Lovecraft, rappelant que beaucoup des grands maîtres de la littérature dit de l'imaginaire ont une fois dans leur parcours ont été mordus au cou par cette fascinante créature dont ils écrivent leurs versions, parfois singulières.
Le recueil débute avec le long poème de Goethe, La Fiancée de Corinthe rédigé en 1797, qui est une des premières histoires littéraires sur le vampire, bien que la trame de base provient d'un livre relatant les contes fantomatiques antique du romain Phlégon. Un jeune homme reçoit dans sa chambre une sombre sa fiancée. Mais celle-ci est supposée être morte... ici le vampire est plus proche d'un spectre que d'un démon, et est féminine, inaugurant le thème de la femme-vampire si prédominant au siècle suivant qu'est le XIX, avec sa connotation érotique, qui est ici bien marquée et ce dans une époque où la sensualité est vue comme taboue. La vampire conserve encore les traditions folkloriques issus des Balkans qui lui sont rattachées, celle d'une morte-vivante revenant du tombeau pour assouvir sa soif auprès de son être aimé. Une belle nouvelle romantique et poétique sur l'amour plus fort que la mort et l'érotisme.
Puis on continue avec le véritable récit qui voit naître notre vampire moderne tel qu'on connait, le Vampire de Polidori (oui le titre n'est guère original mais en son temps il devait faire l'effet) paru en 1819. Un noble anglais devient ami avec un étrange lord du nom de Ruthven et doute peu à peu de sa nature... l'ancêtre de Dracula se manifeste avec sa pâleur morbide, son charme vénéneux et la séduction irrésistible sur ses pairs, et bien que de nos jours l'intrigue est vite prévisible, on ne peut que frémir cependant à la perversité de ce vampire, double démoniaque de Lord Byron que détestait copieusement Polidori, et qui parvient à se fondre dans une société élégante mais superficielle.
La Morte Amoureuse de Théophile Gautier datant de 1836 exploite à nouveau mais avec plus de flamboyance le thème de la femme vampire avec l'amour puissant mais dangereux que voue Clarimonde le frêle prêtre Romualt, une romance interdite et sulfureuse alliant Eros et Thanatos, et qui montre pour la première fois une vampire " humaine" tant Clarimonde n'est pas un monstre assoiffée de sang mais une femme morte sentimentale ne songeant point à faire du mal à Romual. Bien que d'un ton très misogyne (la morale étant que les femmes sont des êtres malsains dans l'amour), il y a tout de même une certaine célébration de la féminité le tout dans une atmosphère très picturale où les couleurs abondent. Avec un style raffiné, Théophile Gautier nous convie à suivre une jolie mais tragique passion défiant la morale et les lois naturelles entre les vivants et les morts et qui va bien inspirer des relations amoureuses vampiriques dans les romances fantastiques à venir...
Car la vie est dans le sang de Francis Marion Crawford parut en 1880 est une histoire bien curieuse, très gothique autour d'une tour hantée par une apparition troublante... ici le vampire est proche du fantôme et est guère matériel. Bien que j'ai été ennuyée par le rythme lent et les longues disgressions de la nouvelle, celle-ci est toutefois plaisante par l'atmosphère angoissante et le cadre typiquement mélancolique.
Au milieu de ce florilège arrive enfin notre iconique vampire des Carpathes avec la longue nouvelle de Bram Stoker intitulée l'Invité de Dracula de 1897 mais publié en 1914 qui est une préparation du futur roman incontournable du genre vampirique. le notaire londonien Jonathan Harker est en voyage à Munich et se rend dans un village abandonné lors de la nuit de la Walpurgis, où il sera témoin de phénomènes plus qu'anormaux... Une nouvelle importante puisqu'elle jette ses premiers fondements de l'ouvrage vampirique majeur, où surgissent le héros Jonathan et surtout notre vampire Dracula dont la venue inattendue annonce les déboires qu'il va faire subir au protagoniste. Elle devait être le premier chapitre de l'ouvrage mais fut retiré par les éditeurs et il faudra attendre plus de vingt ans pour que les lecteurs puissent découvrir ce qui apparait comme la base d'un chef d'oeuvre du fantastique. Brève et efficace, elle insuffle la peur et l'incertain qui seront prégnant dans le roman par la suite. Un avant-gout délicieux de l'oeuvre de Stoker que les novices n'ayant pas encore lu son ouvrage pourront justement découvrir après avoir lu cette nouvelle.
Nous entrons dans le XXeme siècle justement avec dans la même année que la parution du premier chapitre avorté de Dracula, cette histoire de Claude Askew, Aylmer Vance et le Vampire où un sportif voit sa santé s'amoindrir depuis qu'il a épousé une splendide femme mais à l'ascendance réputé maléfique et appelle à l'aide deux amis qui vont vite découvrir l'origine de son mal... si cela commence comme un roman à la Sherlock Holmes avec une enquête minutieuse et le fait que le narrateur soit plutôt l'ami de la victime, il n'en est rien dans cette belle surprise littéraire où le vampirisme provient des sombres légendes de l'Ecosse et est une malédiction familiale mais l'écriture est hélas guère passionnante, et parfois ennuyante.
Le Gardien du cimetière publié en 1919 et écrit par Jean Ray connu pour son roman Malpertuis considéré comme une des perles du fantastique français et a bien de l'originalité. Un type est embauché pour garder le cimetière de Saint-Guitton et particulièrement la tombe d'une défunte riche comtesse. Or, il apprend que tous les gardiens mortuaire avant lui ont trouvé la mort peu de temps après leur emploi... que serait la source de tous ces trépas soudains ? Voilà une nouvelle bien flippante où si l'on se doute vite de qui est responsable de ces décès, on ne peut qu'être admiratif de son stratagème très élaboré et sortant de l'ordinaire. le vampirisme ici perd bien sa beauté et ses charmes, étant qu'un cadavre hideux et effrayant. Assurément une histoire incroyable qui m'a bien terrorisé et on tremble pour la survie du héros. Bravo Jean Ray !
Et on conclut par un morceau du père littéraire de Cthulhu et des Dieux Anciens, je veux parler de Lovecraft qui s'attaque au vampire dans La Maison maudite de 1928. le neveu du docteur Whipple décide de se rendre dans une maison de Providence réputé maudite. Il n'est pas prêt à ce qu'il s'attend à trouver à l'intérieur des murs délabrés de l'édifice... Lovecraft oublie un instant ses divinités mais pas son ambiance horrifique et visqueuse où le mal est suintant et viscéral et le vampire est très loin du démon glacial et pourvu de canines, mais je vous laisse la surprise de le découvrir... la science se mêle au fantastique et la manifestation paranormale est analysé tel un phénomène scientifique, avec des références à Edgar Allan Poe influenceur de Lovecraft. Une nouvelle bien corsetée et parfois peu évidente à suivre et qui n'est pas de mes préférées, mais qui permet d'apprécier une fois de plus le talent de Lovecraft.
Une anthologie assez agréable sur le vampire et qui nous montre que sa figure n'a cessé d'évoluer et continuera de l'être pour notre grand plaisir. Décidément il n'est pas prêt de nous quitter cet être de la nuit !
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Une anthologie bien sympathique consacrée à Dracula et aux vampires en général.

En 1897, Bram Stoker écrivait le mondialement connu Dracula. A l'occasion du centenaire de cet événement, Barbara Sadoul a réuni 8 nouvelles mettant en scène le vampire.

Certains textes sont antérieurs au roman de Stoker (ceux de Goethe, de Polidori, de Gautier et de Crawford).Preuve que Stoker n'est pas l'inventeur du mythe du vampire, mais que celui-ci existait déjà depuis longtemps et avait déjà nourri la littérature de nombreuses oeuvres.

Faisant la jonction entre les oeuvres antérieures et postérieures à Dracula, on trouve une nouvelle de Stoker lui-même, L'invité de Dracula. A l'origine, cette nouvelle ouvrait le roman ,mais ayant été jugée trop longue elle avait été retirée. C'est l'occasion de découvrir comment le célèbre roman devait commencer.



Et enfin, on trouve trois nouvelles écrites après le roman de Stoker, au début du vingtième siècle (de Askew, de Ray et de Lovecraft). Ecrivains qui en dignes successeurs perpétuent le mythe du vampire.

Ou de la vampire devrais-je dire. Car sur le 8 nouvelles, 5 mettent en avant une femme vampire. Et ce, même si toutes les histoires sont racontées par des narrateurs.



Cette anthologie est le moyen de découvrir le mythe du vampire dans la littérature, en dehors de Dracula. Car bien souvent quand on demande une histoire de vampire classique (écrite avant la fin du vingtième siècle), c'est le nom de Dracula qui apparaît. Les nouvelles sont toutes très intéressantes. Certaines un poil trop longues néanmoins. Certaines descriptions diluent un peu l'histoire et font un peu décrocher le lecteur.

Néanmoins, pour tout amateur de vampire classique, je recommande cette anthologie, point de départ très intéressant pour découvrir le mythe du vampire à travers la littérature.
Lien : http://mondedemara.canalblog..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Ce soir, je veux rester éveillé, je veux voir ; j’ai bu le « chur » ; je suis couché sur le lit de camp, je ne veux pas dormir, je ne veux pas, de toutes les forces de mon cerveau. Oh ! la terrible lutte contre ce sommeil de plomb et de fer !

Ossip et Velitcho me regardent. Ils croient que je dors. Je résisterai encore une minute, une seconde peut-être...
Horreur ! Le courlis a crié près de la fenêtre.
Oh ! quelque chose d’atroce, d’épouvantable s’est passé !... Là... contre la vitre, un visage d’enfer s’est collé. De terribles yeux vitreux, des yeux de cadavre, des cheveux d’un blanc de neige, hérissés comme des lances, et une bouche immense ricanant sur des dents noires, une bouche rouge, rouge comme du feu, ou comme du beau sang qui coule. Puis la roue de feu a tourné dans ma tête et le sommeil est venu, et les cauchemars.

Je bois le « chur », je le bois tous les soirs. Ils me gardent comme des tigres et je sens que, toutes les nuits, quelque chose d’atroce se passe.
Quoi ? Je ne sais, je ne peux plus penser, je ne peux que souffrir...
Quelle force mystérieuse m’a poussé de nouveau vers l’enclos des croix ?
Comme je m’apprêtais à partir, mes yeux se sont attachés à un bout de bois dépassant de terre à côté de la huitième croix. Machinalement, je l’ai tiré : c’était une planche portant quelques mots écrits difficilement.
L’inscription avait beaucoup souffert, mais j’ai pu lire quand même :
« Ami, si tu ne peux pas fuir, ceci sera la place de ta tombe. Ils en ont tué sept. Je serai le huitième, car je n’ai plus de force. Je ne sais ce qui se passe ici. C’est un horrible mystère. Fuis !
« Pierre Brunen. »
Pierre Brunen ! Je me rappelle : c’est le nom de mon prédécesseur. Les huit croix indiquent les tombes des gardiens adjoints qui se sont succédé depuis huit années.
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Le gardien du cimetière de Jean Ray
« Peu de temps avant sa mort, la richissime duchesse Opoltchenska — noblesse russe ou bulgare — proposa à la ville d’acheter le cimetière désaffecté pour une somme fantastique, à la condition qu’elle pût y avoir sa tombe et qu’elle fût la dernière à y être inhumée.
« Elle ajouta que le cimetière serait gardé nuit et jour par trois gardiens, aux frais desquels un legs pourvoyait. Deux de ses anciens serviteurs étaient désignés, un troisième était à adjoindre. Je le répète, la ville était pauvre, elle accepta d’emblée.
« Aussitôt, une foule d’ouvriers s’occupa d’ériger, dans le coin le plus reculé du cimetière, un vaste mausolée des dimensions d’un petit palais, et le mur d’enceinte fut triplé de hauteur et hérissé de hallebardes de fer.
« Le mausolée fut à peine achevé qu’il reçut la dépouille de la duchesse. Le monde n’avait vu dans tout cela qu’une pointe d’originalité : la millionnaire, s’étant fait enterrer avec des joyaux d’immense valeur, voulait mettre sa dernière demeure à l’abri des détrousseurs de tombes.
— Et voici mon histoire... :
Les deux gardiens m’ont fait excellent accueil.
Ce sont des colosses à la mine de bouledogues. Pourtant, ils doivent être de braves gens, car j’ai vu leur joie et leur énorme satisfaction devant mon bel appétit, et ce ne sont que les braves cœurs qui sourient à l’appétit des misérables.
En entrant en fonction, j’ai dû jurer la rigoureuse observation du règlement : ne pas quitter le cimetière pendant la durée de mon engagement — une année —, n’avoir aucun rapport avec l’extérieur, ni chercher à en avoir. Ensuite, ne jamais approcher du mausolée de la duchesse.
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"Si tu veux être avec moi, je te ferai plus heureux que Dieu lui-même dans son paradis : les anges te jalouseront. Déchire ce funèbre linceul où tu vas t'envelopper : je suis la beauté, je suis la jeunesse, je suis la vie : viens à moi, nous serons l'amour. Que pourrait t'offrir Jéhovah pour compensation ? Notre existence coulera comme un rêve et ne sera qu'un baiser éternel."

(La Morte Amoureuse. Théophile Gauthier).
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L'ironie participe, souvent même, aux pires horreurs. Elle entre parfois directement dans la texture des événements : d'autres fois elle n'intervient que dans leurs rapports fortuits avec les êtres et les lieux.

(La Maison Maudite, Howard. P. Lovecraft).
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Pourquoi les morts m'auraient-ils fait peur ? Les vivants m'avaient tant fait souffrir.
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Vidéo de Barbara Sadoul
Conférence Encore des vampires ? Oui ! Ça mord mais ça ne lasse pas ! enregistrée aux Imaginales 2018. Avec Jeanne-A Debats, Jean Marigny et Barbara Sadoul.
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