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ISBN : 2207139492
Éditeur : Denoël (16/05/2019)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Sa passion ? L'opéra. Son métier ? Tueuse à gages. Elle n'a pas de nom. Se tient à distance, de tout et d'abord d'elle-même. Restauratrice le jour, elle se transforme, la nuit, en machine à tuer. Quand elle n'obéit pas aux ordres de ses commanditaires, elle court le monde, d'opéra en salle de concerts, pour écouter les oeuvres de son compositeur fétiche, Richard Strauss. Son prochain contrat ? Une cheffe d'orchestre à la célébrité naissante...
Elle s'appelle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Nat_85
  08 juin 2019
Je remercie les éditions Denoël pour l'envoi de ce thriller.
Après des études de lettres et quelques années de recherche sur les rapports texte-musique dans l'opéra, Christine Féret-Fleury fait ses gammes d'éditrice chez Gallimard Jeunesse, avant de se consacrer à l'écriture depuis 2001. Auteure d'une centaine de livres pour enfants et adultes, elle est l'auteure du thriller » La femme sans ombre « publié aux éditions Denoël en ce printemps 2019.
Passionnée de Richard Strauss, elle est restauratrice la nuit et tueuse à gage la nuit. Une couverture qui lui permet de tromper l'ennemi. Ou bien de se tromper elle-même…Elle n'a pas de nom et emploie dans son récit la deuxième personne de singulier, comme si elle te confiait, à toi lecteur, ses secrets.
p. 16 : » Une réussite enviable, ou plutôt un mensonge très bien élaboré. Tu as vécu avec assez longtemps pour oublier, parfois, durant quelques minutes, qu'il n'a rien avoir avec ta réalité. »
Elle est rodée, et s'applique à exécuter chaque contrat avec la même méticulosité, la même froideur. Sauf que, une minute d'inattention lui fait prendre le risque d'être confondue.
p. 33 : » Quand tu bosses, tu n'as pas d'émotions, en principe. Mais la conscience subite que tu es rentrée, une fraction de seconde, dans le champ de la caméra de surveillance. «
Pourtant, elle a été à bonne école. Ils ont été des maîtres en la matière. Mais elle est incapable de les nommer, de leur donner une consistance réelle. Elle est le produit de leur acharnement. Et elle sait que la moindre erreur lui sera fatale.
p. 35 : » Tu le sais, pourtant. Ils te l'ont appris, chacun à sa manière, les deux hommes qui t'ont façonnée, ton grand-père et l'autre. Qui ont changé ton nom, la couleur de tes cheveux, la forme de ton nez, celle de tes pommettes. Qui ont fait de toi une arme de grand prix, affûtée et mortelle. «
Son prochain contrat : une cheffe d'orchestre d'origine rwandaise, Hope Andriessen. Cette femme métisse a assisté , enfant, au massacre de sa famille. Une blessure insurmontable qu'elle tente de cautériser à travers la musique, sa raison de vivre.
p. 57 : » Il n'y avait pas d'autre morale, pensait Hope, que celle-ci : nous avons tous besoin d'une ombre. Cette ombre qui relie notre corps à la terre sur laquelle nous marchons. Impalpable, elle est pourtant bien là, dès que la lumière nous touche. »
Récemment nommée à la tête de d'un orchestre, elle dirigera un opéra de Strauss, La femme sans ombre.
p. 69 : » Pour la main gauche de cette femme, tu éprouves quelque chose qui ressemble à de l'amour. C'est pour cela que tu la suis de capitale en capitale depuis presque dix ans. «
Deux femmes que tout sépare, sauf leur passion pour la musique…
Et si les rôles s'inversaient ? Et si ce contrat était l'occasion de piéger tes commanditaires ?
p. 113 : » Pister ceux qui te suivent. de très près, cette fois. de proie, redevenir prédatrice, un rôle taillé pour toi. «
Haletant, ce thriller a été l'occasion de plonger dans le monde de Richard Strauss, dans La Femme de l'ombre. le fait de ne pas nommer la narratrice, de la tenir à distance, tout en pénétrant un passé terrible, une sorte de survivante à la » My absolute darling » de Gabriel Tallent, crée paradoxalement un attachement. Une découverte intéressante, qui pique ma curiosité de découvrir d'autres ouvrages de Christine Féret-Fleury.
Lien : https://missbook85.wordpress..
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musemania
  17 juin 2019
Deux femmes que tout oppose : l'une est une tueuse à gages, sans identité et sans regrets; l'autre est une chef d'orchestre qui monte dans la profession et qui a perdu sa famille lors du génocide du Rwanda de 1994. Pourtant, elles ont un point commun : celui de la musique et surtout de l'opéra. Qu'est-ce qui a pu mener l'une à s'intéresser à l'autre ? Mais surtout à en faire sa prochaine cible?
Voilà un thriller qui présente plusieurs originalités, ce qui n'est pas pour me déplaire. Tout d'abord, je précise quand même que je ne suis pas une féministe convaincue, loin de là même, mais se retrouver avec comme personnage principal un tueur à gages de sexe féminin, cela ne se voit pas dans beaucoup de livres. Je pense qu'ils peuvent peut-être même se compter sur les doigts des deux mains (allez, comptons les pieds pour être certaine;).
L'auteure, Christine Féret-Fleury a réussi à me transporter dans un milieu que je ne connaissais que peu : celui de l'opéra. La musicalité peut se ressentir dans la lecture de ses mots et m'a fait découvrir ce milieu encore assez intimiste.
La narration est aussi loin d'être traditionnelle pour deux raisons. D'abord, les chapitres alternent les deux voix des deux personnages féminines principales que sont la tueuse à gages et la chef d'orchestre. Même s'ils ne sont pas identifiés spécifiquement comme concernant l'une ou l'autre des protagonistes, il est facile de s'y retrouver. En effet, la tueuse à gage n'ayant pas été nommément citée, la partie de son récit se déroule à la deuxième personne du singulier. Original, cela permet en quelque sorte de s'y transposer et de « vivre » cette partie avec et en elle.
Je me suis attachée à ces héroïnes singulières aux milieu et style de vie antagonistes. Pourtant, ce sont deux femmes fortes qui ont dû faire des choix difficiles qui les ont menés à des destins si particuliers, les rapprochant en quelque sorte.
Christine Féret-Fleury a pris le soin de terminer son thriller par un final soigné et travaillé. Là encore, je ne m'y attendais pas et ne l'ai pas vu venir effaçant ainsi les désagréments dûs aux petites longueurs au centre de l'histoire.
Je remercie BePolar.fr et les éditions Denoël pour l'envoi de ce très bon livre.
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livrement_ka
  08 juin 2019
Titre :  LA FEMME SANS OMBRE
Auteur : Christine FERET-FLEURY
Editions : DENOEL
Genre : thriller
Nombre de pages : 252
Date : 2019 
Prix : 17,90 €

Présentation physique du livre :
Un livre de moyen format comprenant environ 250 pages.
La couverture représente le visage d'une femme dans l'ombre. Et au dos, nous pouvons admire une partition partielle.

Résumé : 
Sa passion ? L'opéra. Son métier ? Tueuse à gages. Elle n'a pas de nom. Se tient à distance, de tout et d'abord d'elle-même. Restauratrice le jour, elle se transforme, la nuit, en machine à tuer. Quand elle n'obéit pas aux ordres de ses commanditaires, elle court le monde, d'opéra en salle de concerts, pour écouter les oeuvres de son compositeur fétiche, Richard Strauss. Son prochain contrat ? Une cheffe d'orchestre à la célébrité naissante... Elle s'appelle Hope Andriessen. D'origine rwandaise, elle a assisté au massacre d'une grande partie de sa famille. Depuis, la musique est son foyer et sa seule raison de vivre. Après des années d'efforts acharnés, elle vient enfin d'être nommée à la tête d'un grand orchestre ; juste avant Noël, elle dirigera un opéra de Strauss, La Femme sans ombre. Deux femmes que tout sépare, sauf leur passion pour la musique. Et le fait que la première va devoir tuer la seconde...

Sur l'auteur et son univers 
Christine Féret-Fleury est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages pour la jeunesse, mais aussi de romans pour les adultes et d'anthologies. Dans la collection Mon Histoire, elle a publié SOS Titanic. " L'époque de la Commune, si proche et si lointaine à la fois de la nôtre, a été l'occasion pour moi de découvertes passionnantes. Les photographies prises de Paris en 1870-1871 sont particulièrement émouvantes car elles nous restituent un passé souvent réduit à quelques lignes dans les manuels d'histoire... Je tiens à remercier Marc Séassau, qui m'a indiqué des sites où consulter d'anciens plans de la capitale et m'a prêté un ouvrage essentiel, Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie, de Maxime du Camp. Dans un ancien " livre de prix " trouvé dans la bibliothèque de ma grand-mère, Paris sous les obus, j'ai déniché des anecdotes intéressantes, notamment celle du " traître " dont le couteau sentait l'oignon ! Enfin, plusieurs phrases attribuées à Louise Michel dans ce roman sont directement tirées de ses Mémoires (La Commune, histoire et souvenirs). "

Sur les éditions

Depuis 1930, Denoël propose une littérature engagée, française & étrangère, imaginaire & noire, ainsi que des essais & documents.
À travers ses différentes collections, la maison publie une cinquantaine de titres par an.
En fiction française, Denoël joue depuis toujours un rôle de découvreur, aussi bien dans le domaine du roman littéraire que dans celui du thriller ou du roman d'aventures.
En fiction étrangère, une place majeure revient au roman littéraire (Arto Paasilinna, Mark Z. Danielewski, Eve Ensler, Chuck Palahniuk, Sarah Waters, Viktor Pelevine, Mircea Cartarescu…), mais aussi à la science-fiction et au fantastique (Ray Bradbury, Philip K. Dick, Christopher Priest, J. G. Ballard…).
Denoël publie également des documents d'enquête et de témoignage dans la collection Impacts, où les sujets d'actualité politique côtoient des questions de société.
La collection Denoël Graphic incarne la tendance nouvelle de la bande dessinée à se rapprocher de la littérature et s'adresse aux publics adolescent et adulte.
Enfin, Denoël publie une collection d'albums d'humour qui accueille des auteurs comme Sempé, Topor, Delhomme.


AVIS
Un grand merci aux éditions Denoël pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une opération organisée par bepolar.

Début du livre 
On ne voit que cela : le sang. Un long serpent dun rouge profond qui ondule sur la partition , paresseusement, coupant une portée juste à l'armure de la clé...

Nous avons cette femme Elle, qui se passionne pour la musique et notamment l'opéra.
Mais la nuit elle exerce un tout autre métier beaucoup moins agréable....
Cette femme, qui n'a pas de nom, et qui ne semble pas exister ou plutôt ne pas être, a été élevée par des hommes en vue d'en faire ce qu'elle est aujourd'hui : leur arme. Elle vit pour tuer et pour remplir des contrats.
Aucun sentiment ne lui est autorisé. Même le jour où elle commence à connaitre l'amour avec une femme; cette dernière est froidement abattue. Tout pour pour montrer que tel n'est pas son objectif et qu'elle ne doit pas s'écarter des missions qui lui sont confiées.
Et un jour malheureusement, sa mission va interférer avec sa passion : comment ? La cible à abattre sera sa cheffe d'orchestre fétiche : Hoppe Andriessen. Fabuleuse, cette dernière voit sa célébrité grandir de jour en jour.
Toutes deux sont des fidèles fans de Richard Strauss.
Hoppe, quant à elle a un passé vraiment trouble et plutôt triste puisqu'elle a assisté au massacre de sa famille au Rwanda. Elle se réfugie depuis dans la musique qui semble l'apaiser.
Mais pour quelles raisons est-elle visée ?
La tueuse sans ombre arrivera t'elle à dépasser ses sentiments et à agir comme on lui demande ?
De nombreuses références à la musique classique sont à noter et permettent lorsque le lecteur est un peu connaisseur de se sentir dans son élément. 


Le personnage de Elle : c'est une jeune femme à qui on n'a pas laissé le droit de vivre sa vie comme elle l'entendait. Depuis toute petite, elle est élevée et éduquée pour devenir une machine à tuer, une tueuse à gage, dont le seul rôle est de remplir des contrats.
Elle n'a pas le droit d'aimer, elle n'a pas le droit de s'écarter de la vie qu'on lui a tracée.
Son absence de nom lui confère encore plus ce sentiment de n'être qu'un objet qui sert à assouvir les désirs de ses commanditaires.
Elle a néanmoins sa passion qui lui permet de supporter l'insupportable.

Le personnage de Hope : Cette cheffe d'orchestre a tellement bravé d'épreuves et connu des moments de désespoir qu'elle semble aujourd'hui insouciante, voire presque inconsciente.
En effet, à certains moments alors que son assistante remarque des évements particulièrement étranges, Hope feint de ne rien voir.
Est-ce vraiment ce qu'elle ressent ou essaie t'elle juste de se persuader que tout va bien ?

Et si tout cela était le résultat d'une énorme machination internationale? 

Le point fort de l'histoire se trouve dans l'ambiance du livre un peu particulier puisque tout est écrit autour de l'oeuvre de la femme sans ombre de Richard Strauss.

Le style de l'auteur
Une intrigue bien ficelée, des personnages attachants et surtout avec un passé hors du commun, qui est particulièrement bien développé; ce qui permet de comprendre leurs personnalités assez troubles et surtout peu banales.

Le genre
Un thriller autour du thème de la musique classique.

La forme de l histoire
Le roman est divisé en plusieurs chapitres.
Le texte est aéré et l'écriture est fluide. Ce qui en fait une lecture agréable.
J'ai cependant trouvé certains moments un peu longs.
Ce qui n'enlève rien à l'originalité de l'histoire. 

Conclusion : 
Pour la musicienne que je suis, je n'ai pas eu de mal à me plonger dans cette ambiance et à apprécier les références musicales présentes tout au long de l'histoire.
+ Lire la suite
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nathalou93
  12 juin 2019
Fin de #unefemmesansombre de @feretfleury sélectionne par @bepolar.fr et expédié par @editionsdenoel -
Une femme qui n'as pas de nom est restauratrice le jour et tueuse à gage la nuit, passionnée de musique classique, elle vois beaucoup d'oeuvres de son compositeur préférée Richard Strauss
Jusqu'au jour on lui demande d'assassiner Hope Andriessen, Une cheffe d'orchestre, qu'elle as vue plusieurs fois en concert, elle décide de comprendre pourquoi elle doit être tuée ? Iras t-elle jusqu'au bout ?
Trame psychologique ou la toile de fond est l'opéra, deux femmes qui aiment cette musique, c'est prenant, et les personnages sont bien construits, et on es très vite pris dans l'histoire, la fin est étonnante.
J'ai beaucoup aimer ce mélange de psychologie et de meurtre
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Maks
  21 juin 2019
Je ressors mitigé de cette lecture, plusieurs paramètres ont fait que ma lecture a été assez difficile dans l'ensemble.
Tout d'abord il y a des grands passages du récit où le narrateur utilise la deuxième personne du singulier, et j'ai trouvé cela très déstabilisant, voir agaçant. C'est une manière de lire que je n'ai jamais réussi à apprécier.
Deuxièmement, pour rester dans les choses qui ne m'ont pas aidées à aimer ce thriller, ce sont les longueurs, j'ai trouvé qu'il y en avait beaucoup, malgré le nombre de pages peu conséquent, j'ai donc fais que reposer mon livre, le reprendre, le laisser, et enfin me dire "il faut que je le termine car je souhaite connaître le fin mot de l'histoire" mais ce ne fût pas sans peine.
Passons à de meilleurs sentiments. La psychologie des personnages est vraiment bien travaillée et je pense que c'est ce qui m'a poussé à terminer, en plus du fait que j'ai beaucoup apprécié le monde de la musique comme il est décrit ici, la musique classique qui pourtant ne m'est pas familière (j'écoute principalement du rock et du rap), mais ici j'ai bien aimé.
Je conseille tout de même ce thriller aux amateurs d'histoires originales, si vous n'avez pas d'appréhensions sur la narration à la deuxième personne du singulier, vous aimerez certainement.
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
nathalou93nathalou93   11 juin 2019
Depuis longtemps, elle sait que le ciel est vide. Ou que dieu, si ça existe est un nœud dans l'univers, un croisement de lignes de force, une divinité sans intention, sans pensée, bonté, ni justice. Une sorte de robot, ou de poupon géant jouant à édifier des tours pour mieux les démolir ensuite.

Chapitre 14 page127 sur 251
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Nat_85Nat_85   08 juin 2019
En chaque être humain habite une innocence qui lui est propre.
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LalitoteLalitote   06 juin 2019
Tu restes là des heures, à savourer la musique, les yeux fermés, laissant ton corps – ce corps mince mais puissant, aux muscles quotidiennement exercés – se détendre. Tu ne t’endors jamais, bien sûr.
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Videos de Christine Féret-Fleury (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Féret-Fleury
?Miroirs?, la web-série : Christine Féret-Fleury .13 écrivains de la nouvelle vague de la littérature pour ados et Young Adult font face à de jeunes lecteurs, âgés de 14 à 17 ans, pour des portraits chinois croisés en 13 capsules vidéo. Scénariste et réalisateur : Andrés Jarach sur une idée originale du Salon du livre et de la presse jeunesse
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