AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782738148292
304 pages
Éditeur : Odile Jacob (10/04/2019)
3.74/5   78 notes
Résumé :
« Je sais maintenant, grâce aux récits intimes de mon for intérieur, et aux histoires des enfances fracassées, qu’il est toujours possible d’écrire des soleils. Combien, parmi les écrivains, d’enfants orphelins, d’enfants négligés, rejetés, qui, tous, ont combattu la perte avec des mots écrits ? Pour eux, le simple fait d’écrire changea le goût du monde. Le manque invite à la créativité. La perte invite à l’art, l’orphelinage invite au roman. Une vie sans actions, s... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
3,74

sur 78 notes
5
7 avis
4
5 avis
3
2 avis
2
3 avis
1
0 avis

Jmlyr
  10 février 2021
Je ne ferai pas un grand billet, je dirai juste que chaque fois que je lis Boris Cyrulnik, j'ai beaucoup de plaisir et il a l'art de vulgariser certaines données de psychologie ou psychiatrie afin de nous les rendre plus digestes !
Il est parfois décrié, d'aucuns le trouvent trop télévisuel, ou n'approfondissant pas toujours ses avancées, mais moi, j'aime son style, et sa voix !
J'ai lu aussi son histoire personnelle, et il est la preuve qu'écrire sauve, non ?
Alors, écrivez vos maux, vos blessures, et si vous êtes enfermés, évadez-vous par les mots, vous en sortirez plus apaisés ! C'est lui qui le constate, au travers d'écrivains célèbres dont il a analysé le parcours, depuis leur enfance traumatique jusqu'à leurs livres.
Art thérapie par l'écriture, tout est bon pour créer et se « recréer », la résilience au bout du chemin.
Commenter  J’apprécie          8713
denis76
  24 mai 2019
Boris revient sur son traumatisme d'abandon : son père disparu à la guerre, la mère déportée à Auschwitz, il est arrêté à 6 ans et mis en prison, il apprend qu'il est Juif. Bien placé pour en parler, Boris revient aussi sur beaucoup d'enfants traumatisés : François Villon, Jean-Jacques Rousseau, Sade, Tolstoï, Mary Shelley, Alice Miller, Primo Lévi, Jean Genet, Jean-Paul Sartre, Romain Gary, Simone Veil, Gérard Depardieu.
Chacun à sa manière, a subi un traumatisme plus ou moins précoce : perte d'un parent ou autre carence affective, Boris essaye de dégager un modèle.
.
Cependant, malgré la richesse des informations collectées, malgré la masse de références sur lesquelles il s'appuie, La nuit, j'écrirai des soleils reste à l'état d'analyse : il n'a pas fait la synthèse.
La nuit, j'écrirai des soleils : dans la souffrance, je créerai des oeuvres d'art.
.
Je vais essayer de dégager ce qu'il a voulu dire.
Que l'on soit carencé, orphelin, qu'on subisse un manque, une perte, un deuil, que l'on grandisse dans un milieu pauvre verbalement, on peut réagir de plusieurs façons.
-- On se laisse aller à l'isolement, on se renferme sur soi, et c'est une petite mort psychologique ;
-- on se révolte, mais on rumine en boucle dans sa prison psychologique, on écrit un réquisitoire, mais on s'enferme encore en vase clos ;
-- on a un projet, on part de la blessure psychologique pour rebondir sur un projet, une création artistique, poèmes, peinture, romans, et on crée une fiction avec plus ou moins de réalité, pour se libérer du trauma, et se réaliser : c'est la résilience.
.
On sent que le pauvre Boris, qui n'est plus à plaindre puisque médecin des neurosciences reconnu, a du mal à sortir de sa boucle de souffrance, et c'est à peine s'il glisse quelques mots de ce qui lui est arrivé ( ce qu'il ressent comme une brume ) au milieu des multiples biographies de compagnons d'infortune, qu'il réalise très bien.
.
Bref, non abouti, mais très riche : )
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4211
Cer45Rt
  21 août 2019
Ils s'appellent Jean Genet, Victor Hugo, Balzac ou Rimbaud, et face à la tragédie, la nuit, ils écriront des soleils… Comme nous le dit si bien Boris Cyrulnik dans son dernier livre, un essai magnifique et très pertinent sur les pouvoirs de l'imagination pour combattre l'affliction…
Dans "La nuit, j'écrirai des soleils", Boris Cyrulnik aborde à nouveau de la théorie de la résilience, et montre qu'on peut l'appliquer à nos chers écrivains.
Tous les passionnés de littérature ( et je les crois nombreux sur ce site ) aimeront cette analyse intelligente, sensible et pertinente de ce qui fit de certains des plus grands écrivains qui soit, des auteurs si grands…
"La nuit, j'écrirai des soleils" propose une analyse à la fois accessible et savante, permettant de s'initier à nombre de notions de neurologie/psychologie, etc.
Un essai brillant, sur une thématique fascinante !!!
Commenter  J’apprécie          342
fanfan50
  22 mai 2021
J'ai aimé la lecture de ce livre si riche et si touffu que j'aimerais en citer presque toutes les pages ! C'est un écrivain dont j'apprécie les convictions profondes et sa théorie de la résilience dont il nous a déjà maintes et maintes fois parlé dans tous ses écrits.
En Avril 2019, dans la Grande Librairie, François Busnel avait invité Boris Cyrulnik pour la sortie de son dernier livre La nuit, j'écrirai des soleils. A l'époque, j'avais aimé cette brillante confrontation et pris quelques notes que voici.
Dans ce livre il y est question de littérature et de résilience. Combattre la perte, le manque, la souffrance grâce aux mots. On y croise Romain Gary, Jean Genet, Jean-Paul Sartre, Balzac, Victor Hugo et bien d'autres.
François Busnel demande à Boris Cyrulnik : « Qui est Jean Laborde ?
- C'est le nom qui m'a protégé pendant la guerre. C'est le nom qui m'empêche de mourir mais ça n'est pas moi. A la Libération, j'ai été pressé de reprendre mon nom. »
Le silence communique beaucoup, même dans la musique. Quels souvenirs fixe-t-on à l'âge de six ans ? La mémoire traumatique est paradoxale. Il y a une trace presque toute la vie, un effet de sidération.
« Qu'est-ce qui se passe dans notre cerveau pour que la mémoire et les souvenirs soient si différents du réel. Dans la mémoire traumatique, elle n'évolue pas. La mémoire saine est évolutive. Elle dépend des récits collectifs. C'est la parole parlée et la parole écrite qui nous permettent d'évoluer. La psychothérapie et l'écriture. le mot écrit c'est la littérature, le roman, la fiction. La parole écrite agit sur la matière. »
« Quelles sont les conditions précises auxquelles l'écriture devient un facteur de résilience ? Parce qu'on redevient maître de son monde. le mot écrit est l'invention d'une réalité. le mot parlé, une intervention. »
Il a évoqué les écrivains résilients : les abandonnés tel Jean Genêt placé à l'âge de sept mois. Il faut distinguer l'orphelinage de l'isolement affectif. Genêt, enfant, se réfugie dans les livres, dans la rêverie. « Est-ce que la lecture nous ouvre un continent protecteur ? Oui, le monde actuel est en train de se séparer entre ceux qui lisent et ceux qui ne lisent pas. On possède chacun un monde mental différent. C'est une grande richesse, un large épanouissement. »*Est-ce qu'on voit la trace de la lecture dans le cerveau ? Oui. Les livres, c'est ce qui nous fait sortir de la prison, de l'ennui. C'est la nuit que nous pouvons le mieux rêver de liberté.
Le philosophe, Jean-Paul Sartre, perd son père à l'âge d'un an et demi. « N'ayant pas eu de père, j'avais toutes les libertés ». Il a écrit une trilogie : Les mots, La Nausée, les mains sales. Pour lui, le monde est sale, visqueux. Les chemins de la liberté, il les gagne.
A l'âge de 24 ans, Flaubert se sent délivré par la mort de son père.
Le manque invite à la créativité. La perte invite à la créativité immédiate.
Y a-t-il un rapport entre la perte, le manque et le génie ? Tolstoï, Gérard de Nerval, Rimbaud, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Stendhal, Maupassant, ces grands écrivains ont tous lutté contre la perte, le manque en écrivant.
Un autre exemple : John le Carré, qui fut l'écrivain de la résilience, a été abandonné par sa mère à l'âge de 5 ans. A 80 ans, il écrivit son autobiographie dans le Tunnel aux pigeons. Il s'agit de la question du pardon. Qu'est-ce que cela évoque cette persistance du traumatisme, cette incapacité durable de pardonner ? La mémoire de travail s'efface à partir de 40 ans. Avec l'âge, cela révèle les empreintes de la mémoire traumatique : l'abandon de la mère.
Le philosophe et poète français qui annonça le siècle des Lumières, Fontenelle meurt à 100 ans et il a beaucoup écrit. Après « Ne prenez pas la vie au sérieux ; de toute façon, vous n'en sortirez pas vivant », sa dernière phrase fut « Maman, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
Tout n'est pas aussi simple. On pourrait croire que toute littérature est résiliente mais non, bien au contraire ! Il y a eu après guerre une littérature de témoignage, de vengeance ce qui indique un syndrome post-traumatique. Pourquoi l'écrivain italien Primo Levi s'est-il suicidé ? Son ouvrage « Si c'est un homme », il ne l'a pas écrit pour remanier la représentation du passé.
La résistante, femme de Lettres et ethnologue française, Germaine Tillion (panthéonisée) a écrit ses souvenirs de guerre dans plusieurs livres dont Une opérette à Ravensbrück – le Verfügbar aux Enfers.
Les archives mentent aussi parfois. En France, on ne parle pas du bombardement de Dresde qui a plus tué qu'à Hiroshima. En Allemagne, on en parle.
François Villon, assassin, proxénète, coquillard (voleur dans une bande des plus féroces) a écrit en prison ses plus belles complaintes. Pour quelles raisons sommes-nous fascinés par les voyous littéraires ? Ils transgressent. On ne peut pas vivre dans l'eau tiède. Il nous faut des évènements pour nous rendre compte de qui nous sommes. Pour que résilience, il y ait, il faut métamorphoser le réel, accepter de faire ce long détour par une forme de fiction, que le langage soit énigmatique afin de laisser plus de place à l'interprétation. Les mots désignent non des choses mais des représentations de choses.
René Char – Pourquoi le chant de la blessure est-il de loin le plus prospère ?
On pourra toujours évoquer le pourquoi du comment des écrivains et ce sera toujours aussi passionnant. Un magnifique moment de lecture. Puisse-t-il continuer ainsi à refaire vivre tous ces disparus, ces moments tragiques et raconter encore et encore sur le phénomène de la résilience ! J'adore.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          102
Matatoune
  02 juin 2019
Avec ce titre somptueux, « La nuit, j'écrirai des soleils », Boris Cyrulnik nous entraîne sur les chemins de la littérature ! Où plutôt sur les traces des écrivains ! A partir de sa propre histoire et de la capacité de certains de pouvoir dépasser leurs traumatismes, Cyrulnik, neuropsychiatre, décortique l'enfance troublée, abimée de certains auteurs et dissèque leurs processus de création littéraire.
Le concept de résilience qu'il a largement contribué à concevoir et vulgariser en France à partir des travaux de psychiatres américains spécialistes de la petite enfance est analysé ici à partir de l'histoire orpheline ou maltraitée ou abandonnique d'un certains nombres d'écrivains. de la perte ou du manque sort la créativité à condition d'accepter de griffonner encore et encore pour éponger et mettre du sens sur cette souffrance.
A chaque ligne, à chaque mot, on croit entendre sa voix grave et sereine qui murmure en mots si simples qu'on finit par croire qu'il se répète, digresse et s'éparpille… Car, il se mérite, le bougre ! On le lit semblant radoter encore et encore! On pourrait se lasser. Mais d'un coup, les quelques mots couchés sur la ligne font sens et nous emmène vers une explication comme une évidence…Et, au détour de l'histoire de Genet, Sarthe ou Gary, c'est vers notre intime que Boris Cyrulnik nous plonge. Loin de moi, l'idée de me comparer à ces écrivains, mais leur mise en mots me concerne puisque je passe tant de temps à me perdre dans leur lecture ! Car, je ne serai pas la première à m'interroger sur ce qu'un auteur nous dit de son histoire personnelle même si nombres d'artifices viennent en cacher l'accès !
Je passerais sous silence les explications psychologiques des différents processus qui conduisent à la résilience par l'écriture! Je n'expliquerais pas la reconnaissance temporelle de l'enfant, la niche sensorielle et autres stades ! Je n'entrerais pas dans les pourcentages d'orphelins et les déportations juives ! Non ! Je me refuse de réduire une pensée si complexe, si riche en quelques phrases réductrices !
Pourtant, Boris Cyrulnik refuse de parler de thérapie par l'écriture, car il n'y a pas soin. Il a juste création à un moment donné dans une situation précise pour transformer le vide en vie !
Je souhaite aux prochains lecteurs autant de plaisir que j'ai pris à découvrir cet essai !
Lien : https://vagabondageautourdes..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160


critiques presse (4)
LaLibreBelgique   16 juillet 2019
Dans "La nuit, j’écrirai des soleils", Boris Cyrulnik se penche sur les destinées d’écrivains qui se sont emparés des mots pour retrouver le goût du monde. "Le manque invite à la créativité", constate le neuropsychiatre.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeSoir   17 juin 2019
Dans La nuit, j’écrirai des soleils, Boris Cyrulnik convoque les déchirures d’écrivains célèbres pour mieux montrer les bienfaits de l’imaginaire et les pouvoirs de résilience que recèle l’écriture.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Liberation   03 juin 2019
Neuropsychiatre, il est monsieur Résilience (renaître de sa souffrance), concept qu’il a vulgarisé et qu’il décline une nouvelle fois dans cet essai aux accents lumineux et généreux, parfois autobiographiques, sur le rôle de l’écriture comme moyen d’échapper à l’horreur du réel.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro   25 avril 2019
Quand la littérature devient un moyen de revenir à la vie. Un livre d’utilité publique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (253) Voir plus Ajouter une citation
JmlyrJmlyr   08 février 2021
Ce n'est pas l'acte de parole qui apaise, c'est le travail de la recherche des mots et des images, l'agencement des idées qui entraîne à la maitrise des émotions. Cela explique pourquoi les traumatisés peuvent écrire des poèmes, des chansons, des romans ou des essais où ils expriment leurs souffrances, alors qu'ils sont incapables d'en parler en face à face.
Commenter  J’apprécie          362
denis76denis76   20 mai 2019
Alors, enfermé en prison, Jean Genet éprouvait le besoin d'écrire pour s'évader. Dans un contexte de chaleur affective, les mots, pour lui, sont sans saveur. La tombe, la prison, les égouts leur donne une odeur. C'est dans le noir qu'on espère la lumière, c'est la nuit qu'on écrit des soleils.
Commenter  J’apprécie          354
AnkouHibouAnkouHibou   21 avril 2020
L'esprit a horreur du vide, il ne sait pas faire une représentation de rien. Dès qu'il y a un trou, un manque ou une perte, le monde mental se remplit d'hypothèses, de pistes de recherche, de romans farfelus. Et quand la créativité ne comble pas ce vide, nous éprouvons l'angoisse d'un monde dépeuplé.
Commenter  J’apprécie          341
denis76denis76   22 mai 2019
" Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur."

NDL : Victor Hugo vient de perdre sa fille Léopoldine, noyée dans la Seine.
J'ai trouvé ce passage, lu dans le livre de Cyrulnik, magnifique : pour une fois que j'apprécie la poésie !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          143
denis76denis76   23 mai 2019
Tout récit est une bienfaisante trahison du réel, car le réel est fou. Si nous pouvions tout percevoir, nous serions confus, bombardés d'informations insensées, impossibles à associer. Dans un réel chaotique, nous ne pourrions adopter aucune conduite cohérente. Incapables de nous adapter, nous serions éliminés. C'est pourquoi nous faisons le ménage, nous agençons des morceaux de réel pour en faire une fiction qui plante dans notre monde intime une image cohérente et oriente notre chemin de vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160

Videos de Boris Cyrulnik (88) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Cyrulnik
Boris Cyrulnik, neuropsychologue de renom, adepte et l'un des pionniers du concept de résilience en France, partage au micro d'Hélène Decommer, sa vision de l'impact de l'environnement sur le développement des enfants et des adultes. Cet épisode du podcast "Face au Monde", le revient sur l'évolution du l'être humain tout au long du XXIe siècle, des points de vue social, éducatif, culturel et éthologique. L'auteur "Des âmes et des saisons : psycho-écologie" évoque également les auteurs, artistes et personnages célèbres qui l'inspirent au quotidien ou qu'il apprécie tout simplement !
Une production Fnac et Slate.
Découvrez tous les podcasts Infusion Fnac sur la plateforme dédiée de la Claque Fnac : https://www.laclaquefnac.com#bl=YTFnac
Retrouvez-nous également sur Facebook @Fnac : https://facebook.com/Fnac Instagram @fnac_officiel : https://www.instagram.com/fnac_officiel Twitter @fnac : https://twitter.com/fnac
#LaClaqueFnac #RDVFnac #BorisCyrulnik #FaceAuMonde #Podcast #DesAmesetDesSaisons
+ Lire la suite
autres livres classés : résilienceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les titres de Cyrulnik

Un merveilleux...

jour
malheur
problème
sentiment

10 questions
41 lecteurs ont répondu
Thème : Boris CyrulnikCréer un quiz sur ce livre

.. ..