AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2753303576
Éditeur : Editions SW Télémaque (22/06/2018)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 14 notes)
Résumé :
A l'occasion de leur 30ème anniversaire, vos libraires passionnés vous ont concocté un tout petit ouvrage de 30 nouvelles exclusivement écrit pour cette occasion ! en associations avec 32 de vos auteur(e)s préféré(e)s !!!!! C'est du Délire !!!!
La liste de vos auteur(e)s participant à ce magnifique ouvrage exclusivement en parution chez La Griffe Noire : Barbara Abel Marina Carrère d'Encausse, - Jérôme Attal - Jean Philippe Blondel - Jérôme Camut Nathalie Hu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  25 juillet 2018

Il faut indiquer le taux de cacao sur les romans noirs !
Telle est la revendication absurde d'un terroriste d'un nouveau genre. Une fois entré dans la librairie, il exige également que les romans policiers soient retirés de la vente, que les thrillers soient disponibles uniquement sur réservation après examen psychologique du lecteur.
Et pour se faire entendre, cet ancien professeur de lettres ne lésine pas sur les moyens ! Il massacre les plus grands titres de la littérature française et demande L'impôt de chagrin De Balzac, Les minables de Victor Hugo, En rouge et noir de Stendhal, L'entonnoir d'Emile Zola ...
Prêt à tout pour se faire entendre, ce forcené menace même de faire écouter aux libraires un album de Jul, volume à fond. Vous connaissez ce jeune rappeur marseillais ? Ses paroles font froid dans le dos.
♫ Alors wesh alors
Viens dans mon del' allez let's go
Ils parlent de moi mais je les laisse gros
Tiens ta gadgi j'ai pas la laisse gros
Ouais ouais ouais je baise tout ♪
Comment vont réagir les libraires de la Griffe Noire face à cette menace ?
Jamais ils ne pourront supporter qu'on martyrise à ce point la langue française.
Les académiciens trouveront-ils un compromis pour calmer ce fou furieux ?
Vous le saurez en lisant la nouvelle de Dominique Maisons, l'une des trente de ce recueil.
Si je me suis procuré "A peine entré dans la librairie", je vous avouerais que ça n'est pas parce que je voue un culte particulier à Gérard Collard ou à son acolyte Jean-Edgar Casel. Je n'ai jamais mis un pied dans leur célèbre commerce, et je n'ai jamais été au salon du livre de Saint-Maur-des-Fossés. Comme beaucoup j'ai en revanche déjà suivi quelques chroniques littéraires enthousiastes de l'homme à la houpette, et même si je ne rejoins pas toujours son avis il a le mérite de défendre tous les genres au-delà des best-sellers déjà hyper médiatisés et de donner envie de lire pour se faire plaisir.
Pour célébrer les trente ans de leur librairie , ce sont donc des auteurs dont les livres ont été défendus par La griffe noire qui ont été invités à écrire une nouvelle, et lorsque j'ai vu qu'au sommaire figuraient Claire Favan, Barbara Abel, Jacques Expert, Karine Giébel ou Olivier Norek, je n'ai pas résisté bien longtemps, avide de découvrir ce qu'ils avaient pu rédiger.
Ce sont donc principalement des auteurs de polars qui sont présents, à quelques exceptions près, et ils ont rivalisé d'imagination pour nous concocter des nouvelles originales, humoristiques ou portant à réfléchir.
Le thème, comme l'indique la couverture, c'est l'entrée dans une librairie ( qui sera 50% du temps celle de Saint-Maur-des Fossés ) mais s'étendra souvent à la défense des livres et des petites librairies de quartier face aux géants sans âme de la distribution.
Ces auteurs s'éloigneront majoritairement un instant de leur univers de prédilection, beaucoup se feront des clins d'oeil les uns aux autres.
Et c'est plutôt une belle réussite dans l'ensemble puisque les textes plaisants à lire sont vraiment majoritaires.
Je ne m'attarderai pas sur les trente textes, mais principalement sur ceux que j'ai préférés tout en en survolant quelques autres afin de montrer à quel point un sujet comme celui-là peut donner un échantillon extrêmement varié, beaucoup plus en tout cas que ne l'avait été celui du recueil québecois Crimes à la librairie.
J'évoquais la complicité entre les auteurs, et c'est ce que fait avec beaucoup de malice Olivier Norek qui choisit pour personnage principal de son récit son pote Nicolas Lebel. Ce Nicolas semi-fictif est un écrivain malmené par sa maison d'édition, dont les ventes ne décollent plus. Il est en cours de rédaction de son cinquième roman, "Une histoire triste", mais sans conviction aucune. Et puis le destin le conduira jusqu'à la commune de Saint- Griffe où il se rendra dans une étrange librairie. Il y découvrira avec stupeur "Dans mes mains, ton coeur bats", un roman de Claire Favan dont il n'a jamais entendu parler alors qu'il a toujours suivi de très près son actualité littéraire. Et ça n'est pas tout. Qu'est-ce que c'est que ce roman de Maud Mayeras intitulé La monstre et l'Enfant Nuit ? Par ta faute de Barbara Abel ? Prisonnière dans un puits de Karine Giébel ? Mourir debout de Jacques Saussey ? Il n'a jamais entendu parler de tous ces titres. En consultant les dates de publication, il se rend compte qu'il a fait un saut de dix ans dans le temps.
"J'ai devant moi les dix prochaines années du polar francophone."
Et si c'était la solution pour sortir de sa panne d'inspiration ?
J'en rêverais de me retrouver dans une librairie du futur pour avoir un aperçu de ce que nous réservent tous les auteurs que je suis avec assiduité !
A noter que Nicolas Lebel, présent également dans le recueil, est déjà l'auteur de cinq romans. Avant L'heure des fous ( premier livre avec le capitaine Mehrlicht ) il avait en effet déjà rédigé Les frères du serment, un roman moyennageux rédigé en alexandrins. Je l'évoque ici parce que sa nouvelle est ainsi composée ici, toute en rimes, et relate la délectation du diable lui-même à la lecture des romans tordus et machiavéliques ... d'Olivier Norek, Nicolas Takian, Sire Cédric, Claire Favan, Barbara Abel, Joseph Incardona ...
A peu de choses près, on retrouve les mêmes !
Jacques Saussey également va rendre hommage à ses collègues écrivains, mais d'une façon encore différente, et tout aussi imaginative. Deux policiers sont appelés sur une scène de crime dans une librairie et sur place, ils rencontreront une joyeuse bande hétéroclite de fous. Soit disant des collègues à eux. Qui est ce grand costaud qui joue avec une petite locomotive ? Ce dandy moustachu ? Ce loubard au blouson de cuir griffé "Code 93" ? Et il y en a beaucoup d'autres ! Une vieille anglaise qui boit du thé, un amateur de Gustav Mahler, un homme au visage de batracien, un solitaire d'un mètre cinquante, un amateur de lait de chèvre ... A vous de deviner qui ils sont ! Mais quel délice d'imaginer tous ces célèbres enquêteurs réunis dans la même pièce et interagissant de façon totalement surréaliste !
A l'instar de la nouvelle de Norek, un petit côté science-fiction sera également choisi par Jérôme Camut et Nathalie Hug. Un grand-père raconte à son petit-fils sa rencontre avec sa grand-mère. Il lui explique également ce qu'est un livre, puisque ces derniers ont aujourd'hui disparu, laissant place à une totale dématérialisation. La dernière des librairies, faute de clients, a du fermer ses portes.
Dans la même lignée, en plus pessimiste encore, Ingrid Desjours invente un monde d'anticipation régi par un système de castes. Léa, dernière lectrice et détentrice de livres, s'acharne pourtant à se rendre dans sa petite librairie chaque jour alors que la lecture est devenue obsolète. Et un jour, un sauvageon se présentera aux portes de sa boutique et elle essaiera de lui apprendre à lire, de lui transmettre son savoir. Reste-t-il un espoir de communiquer le goût de la lecture ? Tout n'est peut-être pas perdu.
Ces auteurs partagent leur appréhension de voir un jour les livres disparaître, alors que les lecteurs sont de moins en moins nombreux.
Karine Giébel n'a pas eu à chercher très loin l'inspiration puisqu'un passage de son dernier roman se déroulait dans une librairie. Alors si vous avez aimé Toutes blessent, la dernière tue vous devriez comme moi être ravi de retrouver un instant le personnage de Tama, cette esclave qui a appris à lire seule. Vous aurez cette fois le point de vue du libraire Tristan, celui-là même qui montrait un peu trop d'intérêt à la jolie Marocaine au goût d'Izri, son violent protecteur. Même si vous connaissez déjà l'histoire, c'est toujours intéressant de la lire racontée par un narrateur différent, malgré lui au centre d'un drame dont il ignorait tout.
Les séances de dédicaces seront également récurrentes. le recueil commence d'ailleurs très fort avec, ordre alphabétique oblige, Barbara Abel qui se rend compte que la lectrice en face d'elle, Bérénice, possède de nombreux points communs avec l'héroïne de son futur roman. Son prénom, son métier, le prénom de son époux ... C'est forcément une farce !
Mais en discutant, l'auteure belge se rend compte que les coïncidences sont trop nombreuses. Comme si elle avait jusqu'alors écrit exactement la vie de cette admiratrice. Si vous avez vu l'excellent film L'incroyable destin de Harold Crick, c'est exactement le même principe : L'auteure a le pouvoir de décider du destin de son personnage, qui s'avère être une personne réelle.
Alors que feriez-vous à sa place ? La douce et jolie Barbara Abel décevrait ses lecteurs avec une happy end, ce n'est pas ce qu'ils attendent d'elles. Elle doit malmener ses personnages, et plus si affinités ! D'une profonde gentillesse dans la vraie vie, d'une monstruosité sans limite dans ses romans, quel sera son choix ? Quelle suite donnera-t-elle à son manuscrit ?
Philippe Jaenada nous livre quant à lui une anecdote personnelle, un instant de solitude bien réelle qu'il a vécu, j'en ai bien peur. Avec énormément d'humour, il nous relate son invitation dans une librairie bretonne pour la promotion de son roman Sulak. Personne ne l'attendait. Il s'est retrouvé relégué dans l'arrière salle du bistrot d'en face, pour ne pas déranger les clients. Et seule une amie se rendra sur les lieux. Depuis, il choisit beaucoup plus minutieusement les endroits où il se rend. Mais il a une telle façon de raconter ce moment, à la fois pince sans rire et totalement désabusé, que le lecteur ne peut que rire de ses déboires.
A l'inverse, David S. Khara, qui doit en partie le succès inattendu de son roman le projet Bleiberg aux éloges de Gérard Collard, raconte timidement sa venue pour une séance de dédicaces dans une librairie. Avec émotion, il a découvert que son livre trônait entre Stephen King et Maxime Chattam. Et il a même provoqué l'évanouissement d'une libraire encore plus émue que lui de le rencontrer. Avec beaucoup d'humilité, il a compris l'espace de ce court instant ce que devaient ressentir au quotidien George Clooney ou Brad Pitt.
Jacques Expert, dans son style toujours si reconnaissable, nous parlera d'une séance de dédicace de Bernard-Henri L. ( un personnage de fiction, assurément ) qui se rend dans une librairie sans son assistante pour dédicacer son dernier chef d'oeuvre, le jardin d'éternité. Avec stupeur, il s'aperçoit que son roman a été classé au rayon jardinerie. Et qu'il n'y a strictement personne à l'exception d'un idiot avec une houpette, qui s'interroge sur la qualité de son livre ...
Vous découvrirez la face cachée de Gérard Collard et de Jean Casel dans ce petit bijou plein d'humour noir.
Jean-Philippe Blondel relate quant à lui la rencontre fictive entre le célèbre écrivain Philippe Dulery et son plus grand fan, Antoine, tremblant à l'idée de rencontrer enfin son idole, l'auteur de romans dans lesquels il s'est reconnu, qui l'ont bouleversé. Et rappelle malicieusement que les lecteurs doivent avant tout aimer les livres et non les auteurs qui les ont écrit, qui peuvent s'avérer décevants.
Le surnaturel sera le choix de quelques auteurs, à l'instar de R. J. Ellory qui signe une nouvelle pleine d'émotion, décrivant de sa plus belle plume l'improbable histoire d'amour d'un photographe de guerre anglais et d'une libraire parisienne. Mais son terrible métier persiste à hanter l'artiste. Dante et Elise pourront-ils surmonter son envie de retourner en enfer ?
Laurence Peyrin décrira quant à elles les étranges circonstances lors desquelles son héroïne Bonnie sera embauchée dans la plus grande librairie d'occasion du monde : Chez Strand, à New York.
Dans le texte de Bernard Prou, lire un extrait de roman permet de le voir se matérialiser sous nos yeux.
Très inspirée, Dominique Sylvain raconte quant à elle la rencontre entre un libraire et Diane Duranger, auteure qu'il adore au-delà de toute raison, et qui lui réserve un sort pour le moins inattendu.
Certains incorrigibles restent dans la littérature noire, à l'exemple de Sonja Delzongle où un homme est le seul à voir un chat dans une librairie qui lui tient particulièrement à coeur, et également à l'entendre lui parler. Sa folie ne fait guère de doute. Mais quelles extrémités franchira-t-il, lui qui semble si inoffensif, et pour quelle obscure raison ?
Maud Tabachnik a pris quant à elle un malin plaisir à mettre le couteau sous la gorge de Gérard Collard. Celui d'une mère désespérée qui veut à tout prix que son fils soit publié, alors que son roman est refusé par tous les éditeurs. Et elle voit dans le co-gérant de la Griffe noire son ultime espoir de voir les rêves de son fils se concrétiser, quitte à prendre en otage ce dernier. Beaucoup d'humour à nouveau dans ce texte, ainsi qu'un bel hommage à John Kennedy Toole.
Quant à Valentin Musso, il réserve une belle surprise au terme de "Parenthèse poétique", nouvelle dans laquelle un homme cherche le recueil de poèmes le plus approprié pour sa chère correspondante Yvonne. Quel poète sera susceptible de la toucher le plus ? Yvonne succombera-t-elle à ses avances ?
Claire Favan et Jean-Michel Guenassia vont tous les deux dire ce qu'ils pensent des livres de développement personnel, la première insistant sur la bêtise voire les dangers de ces derniers en mettant en scène un jeune homme que son épouse va quitter pour son frère en public, et qui espérera trouver le remède à sa tristesse dans le livre "Reprendre sa vie en main, retrouver la joie de vivre". Ce qui ne va pas se passer tout à fait comme prévu.
"Pour lire des trucs pareils, faut vraiment être au bout du rouleau."
Moins sévère, le second met en scène un SDF tout juste sorti de prison, qui se persuade que le livre "Découvrez le trésor qui sommeille en vous" va lui permettre de faire fortune. Toute référence à un titre de Laurent Gounelle serait bien sûr fortuite. Mais comment se procurer cette ultime solution sans un sou en poche ?
Le reste des nouvelles est majoritairement "Feel-good" et donc guère convaincant à mes yeux.
Aurélie Valognes et Gaëlle Nohant sont toutes les deux parties sur une idée similaire : les romans qui soignent et que les libraires délivrent comme une ordonnance. Ils prescrivent donc des auteurs à consommer matin, midi et soir pour guérir de l'ennui, de la solitude, des insomnies, de la dépression. Mais aussi des laxatifs, des vomitifs. Attention toutefois aux effets secondaires.
Et je n'insiste pas davantage, je pense avoir déjà laissé un bel échantillon de ce qui vous attend dans ce recueil.
S'il rend en effet hommage aux trente ans de la Griffe Noire, chaque auteur sélectionné le fait à sa façon. Exprimant pour les uns leur crainte de voir disparaître ces petites librairies de quartier qui ne se contentent pas de vendre des livres mais qui assurent la promotion de romans de qualité qui, sans eux, auraient pu passer inaperçu.
La peur de voir le livre papier disparaître, ou même la lecture devenir facultative, semble hanter quelques uns des écrivains.
Mais au-delà de ces réflexions pessimistes, les auteurs ont souvent eu des idées géniales et inédites pour parler de leurs expériences, pour concocter d'improbables scénarios, choisissant souvent l'humour ou le second degré, parfois le drame ou la tristesse, pour s'exprimer en moyenne sur une dizaine de pages.
Je sais bien que les nouvelles sont souvent boudées par les lecteurs, mais ici les trois quart des textes valent le détour. Ils s'adressent à tous, même si j'avoue que bien connaître l'univers du polar francophone actuel peut aider à saisir davantage quelques petites subtilités.
Et pour résumer le plus simplement du monde, j'ai passé majoritairement un excellent moment avec ces textes, petite pause bienvenue entre deux épais romans !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          306
lagrandeval
  26 août 2018
La librairie La Griffe Noire située à Saint-Maur-des-fossés et créateur du salon le Saint-Maur en poche (SMEP) a demandé, pour le 10ème anniversaire du salon, à 30 auteurs de rédiger une nouvelle ayant pour objet le monde du livre. A chaque fin de nouvelle, les libraires de la Griffe noire conseillent son coup de coeur de l'auteur.
Ce n'est pas le genre de récit que j'apprécie car souvent je trouve que l'histoire est trop courte, non aboutie. Pour ce recueil, un peu plus de la moitié est de qualité, seules quatre m'ont vraiment plu et une nouvelle que j'ai détesté, celle de Valérie Tong Cuong, autrice que je n'ai jamais lu. J'ai beaucoup aimé la première nouvelle, celle de Barbara Abel, aussi une autrice que je ne connais pas. J'ai été très intriguée par deux auteurs : David S. Khara dont le coup de coeur, la trilogie de Bleiberg, me tente ; et Nadine Monfils pour son roman les vacances d'un serial killer. Vous connaissez ?
Commenter  J’apprécie          22
ArlieRose
  09 octobre 2018
Comme dans tout recueil de nouvelles il y a du bon et moins bon, mais cela n'est que subjectif. J'ai retrouvé avec plaisir et je n'ai pas été déçue. D'autres auteurs, que je ne lis pas après un premier essai, m'ont agréablement surprise. Enfin, d'autres m'ont donné envie de les découvrir.
A dévorer par petits morceaux ou d'une traite, à emporter dans son sac, un régal.
Commenter  J’apprécie          40
Fafnirlit
  08 février 2019
Pour les 30 ans de la Griffe Noire, 32 auteurs ont écrit 30 nouvelles ayant pour point en commun de se passer, au moins pour quelques lignes, dans une librairie.
Pour le reste, elles sont toutes différentes : macabres, ironiques, humoristiques, mélancoliques, festives, dramatiques… On passe de la nouvelle historique, au poème en passant par la dystopie ou encore le thriller… il y en a pour tout les goûts. le petit plus, le coup de coeur de la Griffe Noire à chaque fin de nouvelle pour d'autres idées de lecture.
Un très bel hommage de la part de ces auteurs à cette librairie et à ses deux créateurs.
Commenter  J’apprécie          00
topobiblioteca
  11 juillet 2018
''A peine entré dans la librairie...'' est un recueil de 30 nouvelles écrites en faveur des 30 ans de la librairie La Griffe Noire et des 10 ans de leur salon Saint-Maur en poche.
Un livre qui rend hommage au métier de libraire.
Un livre qui rend ses lettres de noblesse à la lecture comme acte de plaisir, qui déculpabilise ceux à qui l'on dit trop souvent que ce qu'ils lisent n'est pas de la littérature. Chaque livre, si il vous fait du bien ou si il vous apprend quelque chose, sera votre littérature. Chaque mot lu est un pas de plus vers d'autres livres.
Chaque auteur, dans son style propre, compose une nouvelle sur le thème du livre, de la littérature, de la librairie ou parfois même prenant pour protagonistes Gérard Collard et Jean-Edgar Casel, les fondateurs de la Griffe Noire. Ce recueil est l'occasion de retrouver les plumes les plus influentes du moment ou d'en découvrir d'autres.
Un recueil de nouvelles parfait pour cet été, à glisser sans modération dans toutes les valises !
Lien : https://topobiblioteca.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   22 juillet 2018
Dans un livre les personnages ont l'apparence qu'ont leur imagine. Ils ont le sourire qu'on leur donne. Leurs voix sont celles que nous voulons entendre. Par le pouvoir de l'imagination, nous ressentons avec eux leurs bonheurs et leurs peines. Nous portons le deuil de leurs pertes, nous célébrons leurs passions, nous vivons ces fragments de leur vie comme s'ils appartenaient à la nôtre. Il est rare de lire un ouvrage qui n'altère pas notre vision du monde, même si c'est à peine définissable.

R. J. Ellory - Le sursis
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
ArlieRoseArlieRose   09 octobre 2018
J'ai dans les cartons quelque chose de bâclé et bien ennuyeux. Tiens, celui-ci avec son bandeau écrit par des amis pour dire tout le bien qu'ils ne pensent pas. Ce sera parfait ! (Aurélie Valognes)
Commenter  J’apprécie          10
FafnirlitFafnirlit   08 février 2019
"Je tiens également à préciser que si tout ce que vous venez de lire est absolument vrai, aucune libraire n'a été maltraitée durant cette séquence." Les vapeurs du succès David S. Khara
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Barbara Abel (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Barbara Abel
http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quiz sur le livre "Derrière la haine" de Barbara Abel.

Quel cadeau le parrain de Milo offre-t-il au garçon pour ses 4 ans ?

un ballon de foot
une petite voiture
des gants de boxe

10 questions
19 lecteurs ont répondu
Thème : Derrière la haine de Barbara AbelCréer un quiz sur ce livre